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 von Δ james

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Lun 27 Oct - 0:34




MUSIQUE – Quand bien même tu saisiras cette vie tant désirée, tant fantasmée, tu ne seras jamais rassasié de la vengeance. Il existera toujours, quelque part, des individus à éliminer, à sacrifier, à oublier. Voisins ou lointains, tu étais prêt à mettre n'importe quoi en œuvre pour arriver à tes fins.

Tout ça, tu aurais aimé le penser sans appréhension, ce jour là. Tu aurais aimé le penser comme l'a pensé Sébastien De Nivral il y a deux ans lorsque ses pas ont foulé le sol encore propre d'Atlantide et d'y reprendre sa terreur, son totalitarisme. Cette fois où le sang ne te dégoûtait pas et ou tu te réjouissais de ton autorité écrasante. Cette fois où tu avais, sans ménagement, arraché les joues de Solveig, où tu avais insulté les trainées de ce gang, où tu avais frappé Anasthasia sans l'ombre d'un regret, où tu avais regardé Masanobu comme si tu regardais ta prochaine victime, où tu avais tiré trois balles dans le torse de Sora, où tu avais défier le monde entier de t'achever là, tout de suite.
Mais dans ce monde effrité, tu n'y as créé qu'une brèche, engendrant trop de violence, trop de peur, trop d'émotions.

« Désolé de briser tes maigres espoirs, mais on ne me tuera pas si facilement. Tu t'en souviens ? »

Effrayé à présent, renaissant à l'image de ta victime qui a survécu aux flammes de l'Enfer, tu ne pouvais pas laisser les cicatrices grandes ouvertes, les laisser s'infecter, pourrir, affecter sa peau. Sa peau à lui, son corps, son âme, son nom.
Assassiner les parents de Sora Kitsue avait été sans doute la pensée la plus cruelle à laquelle tu avais pu songer toutes ces années, sans relâche, maudissant ce lien familial. Au final, tu étais peut-être le mieux placé pour savoir ô combien sont détestables ces membres que l'on ne choisi pas, ces ombres qui vous suivent et puis qui vous délaissent, qui vous laissent imberbe, frêle et sans bagages. Des ombres qui vous hantent sans relâche par la force des liens. Et si Sora n'avait pas été capable d'exécuter ses souhaits les plus sanglants ; alors tu le ferais.

« Mais.
Il y a des choses que j'suis plus capable de faire seul. Je ne peux pas me cacher derrière mon grade, je ne suis ni Traqueur, ni chef de gang.
Alors, ouais.
J'ai besoin de toi, cette fois.
 »

Tu le ferais mais tu n'avais plus le goût de tuer. Au travers de ton regard brumeux, quelques étincelles de bon sens semblaient persister et rendaient la tâche ardue, douloureuse. Tuer pour toi n'avait jamais été un problème jusqu'au jour où tes meurtres ont fini par se venger à leur tour. Les morts t'ont attrapé les chevilles et t'ont fait couler dans des profondeurs abyssales, entraînant dans ta noyade le seul être que tu estimes être ton accroche à ce monde désaxé.

« Tu vas sans doute aboyer comme tu as l'habitude de le faire. Crois-moi, ça ne me fait pas plus plaisir que ça d'avoir à collaborer avec toi.
Les parents de Sora ; il faut les supprimer. J'peux pas rentrer dans l'immeuble. T'es devenu un mutant, n'est-ce pas ? Alors utilise tes capacités pour quelque chose qui va nous être utile, au moins une fois dans ta misérable existence.
 »

Y a plus le choix, vous savez.
C'est comme ça. On a tous une horloge qui fait tic tac au-dessus de nos têtes. Des bombes à retardement que certains se feront le plaisir d'amorcer plus rapidement que prévu.

« Débarrassons-le de ce putain de poids. Ca fait un an qu'il a été enfermé entre les quatre murs d'un putain d'hôpital à devoir parler à des putains de médecins sans le soutient de ses putains de parents.
Pourquoi tu ferais ça ?
Peut-être parce que si on ne le fait pas, Sora te tuera sans aucun doute.
Parce que tu fais parti de ses douleurs les plus profondes et les plus sales, toi aussi. Et que s'il me demande de te buter, alors j'le ferai.
Tu comprends ? T'es le prochain sur la liste si on arrête pas ce processus. Donne-lui une bonne raison de ne jamais avoir à vouloir ta tête loin de tes épaules.

On va devoir collaborer, James.
 »

Tu raccroches ton téléphone aussitôt, planté devant une gigantesque bâtisse, à l'abri des regards dans la pénombre de Tokyo.



sébastien & james


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Lun 27 Oct - 12:03



TIME TO SAY GOODBYE
Musique nulle -
Le goût de l'amertume, des regrets. Tu la connaissais & tu passais constamment ton temps à prétende qu'elle n'était pas là ; parce que tu es quelqu'un qui n'a pas le droit de compatir. Pourtant, derrière ce masque d'indifférence que tu affichais consentement, derrière tes mots aussi cruels que tranchant et surtout au delà de ton pseudo-détachement : tu gardais un œil constant sur eux, sur lui. Tu n'avais pas vu Sora Kitsue depuis plus d'un an, pas depuis ce jour là, pourtant son visage lui, tu l’apercevais presque chaque soir, son nom s’inscrivait lui dans des enveloppes scellées qu'on t'apportait. Films, rapport psychiatrique, analyse tout finissais par tomber entre tes mains ; tu n'avais pas besoin qu'on t'appelle pour que tu saches de quoi il en ressortait. Tu savais, mais là aussi tu feignais l'ignorance comme tu sais si bien le faire.

Sébastien est mort. Non, il est en vie. Les morts de disparaissent jamais aussi facilement qu'on le croît, notamment lorsqu'il s'agissait d'eux. Pourtant, il avait disparu pendant si longtemps. C'était parce qu'il n'avait plus été là que Sora avait sombré, qu'il était tombé dans ce gouffre & aujourd'hui alors qu'il était réapparu il venait de demander de l'aide, c'était une mauvaise farce. Si tu savais pourquoi Sora en était arrivé là ; tu ignorais de ce qu'il était arrivé du parti qui a engendré la chose. Il ne peut plus se cacher effectivement & ce soir il avait besoin de toi, pourtant ;

- Tu me dois des explications. Tu n'aurais jamais dû laisser cela se produire, jamais.

Il savait que ça ne te faisais pas plus plaisir qu'à lui, étrangement il semblait aussi te soupçonner d'avoir gardé un œil lointain sur son fiancé. Ils étaient vraiment incorrigible, les uns autant que les autres. Oh que oui tu aboyais, mais tout comme il s'en doutait certainement ; t'en avais le droit. C'était la même chose que lorsque tu étais parti en Italie, mais toi, toi, tu ne l'avais pas laissé confronté à lui-même dans un putain d'asile pendant plus d'un an après lui avoir faits des belles promesses. Après lui avoir dit que vous pourriez voler loin ensemble, pour qu'il se retrouve à faire la chute seul.

Les parents de Sora : il faut les supprimer. Tu as l'impression de t'entendre en lisant une énième fois le dossier que tu t'étais procuré. T'avais eu un grand nombre de fois eu l'envie de tenir sa nuque dans le creux de tes mains ; de le mettre face à son fils, face à sa putain de progéniture qu'il avait largué dans cette ignoble de vie assez cruelle pour chercher à le dévorer dès qu'elle en avait l'occasion. Tu détestais ce père qui avait été absent pour lui ; comme le tien l'avait été pour toi. Pourtant, tu te disais que ça ne te regardais pas ; alors tu n'intervenais pas. C'était son vœux ; mais personne ne vous disais que ce c'était son choix.

fait pas, Sora te tuera sans aucun doute.
Parce que tu fais parti de ses douleurs les plus profondes et les plus sales, toi aussi. Et que s'il me demande de te buter, alors j'le ferai.
En un sens, vous en faisiez tous parti, des belles & des mauvaise chose & encore une fois, tu avais été tu côtés le plus pénible. C'était presque comme s'il te demandait de te racheter ; parce que tu es le prochain sur la liste si on arrête pas ce processus. léger rire sarcastique ;

- On pourrait presque croire que tu t'inquiète pour moi, mais je suis comme toi : on ne me tue pas si facilement. Même toi Sébastien, tu ne pourrais pas avoir ma misérable existence comme tu la qualifies si bien. Cependant, j'accepte. Pas pour ma soit-disant survis, ni pour toi, mais parce que Sora ne sortiras jamais de cette spirale si on le ne fais pas.

Alors qu'il raccroche ; tu es déjà là, au pied de cet immeuble où vivent les Kitsue. Où le bourreau de sa belle-famille t'attend. Les lumières de l'étage où ils résidaient étaient éteinte ; probablement parce qu'ils dormaient, probablement parce qu'ils ne s'attendaient pas à ce que la fin de leur jours soit datée à cette nuit là, parce que ce soir là ; ils n'avaient aucune raison de mourir, si ce n'était que votre existence compromettrait la leur. Ton visage est difficilement dissociable dans l'obscurité, tout comme les brûlures causées l'autre soir à l'hôtel. Décidément, tout le monde réapparaissait en même temps.

- Je pourrais le faire seul si tu le souhaite ; je n'aurais aucun mal à les faire disparaître ou à faire passer ça pour un suicide. Tu es sûr de vouloir venir ? Tu as expié tes crimes, tes fautes. Ta place est aux côtés de Sora désormais, pas ici, pas du côté des cadavres de ses parents.


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Lun 27 Oct - 17:44




MUSIQUE – J'en sais rien.
J'en sais foutrement rien. Pourquoi lui, pourquoi moi, pourquoi nous, pourquoi eux. Ca semblait une évidence de composer son numéro, ça semblait une évidence de tuer ceux qui font obstacle. Ca semblait une évidence, tout simplement, ça ne m'a pas pris des siècles pour y réfléchir. Mais j'sais pas.
J'sais pas, face à lui, là, j'me suis senti dans le fléau, face à un démon dont j'avais dévié les regards tout ce temps.

L'horloge tourne, et aujourd'hui, tu es absorbé. Face à face, yeux dans les yeux, sans possibilité d'échappatoire. Ta place est aux côtés de Sora. Tu ne bouges plus, tu ne cilles plus, ta respiration semble s'être arrêtée l'espace de quelques secondes tandis que le blanc de tes yeux semblent scintiller de rage au travers des ténèbres. Tu n'as rien dit, t'as gardé ta bouche gentiment fermée juste pour faire peser l'ambiance. Peu importe le nombre de fois où tu allais crever, tu ne renaîtras jamais bon. Tu ne regretteras sans doute jamais assez tes crimes, tu ne regretteras sans doute jamais véritablement les peines causées par ta faute du moment qu'elles n'étaient jamais relié directement à toi, à vous. Salope, salope, salope, le souvenir de la mort d'Arisa restait paradoxalement plaisant. Dans le fond, le seul échec ; c'était elle. Si elle n'avait pas décidé de revenir vous hanter, rien de tout cela n'aurait poussé les portes de votre havre de paix et peut-être même que vous n'auriez pas dû avoir à faire de James Winchester une tête à couper.

Ton corps pivote jusqu'à lui et tu fais quelques pas, rongeant cette maigre distance qui vous séparait. Son visage semblait étrange, décharné, tu remets la cause sur les reflets lumineux des voitures passagères. Et qu'importe, au final, balafré ou blanc comme un linge, le sort de James ne t'intéresse plus.
Il ne t'a jamais intéressé. Dès l'instant où tu t'es soumis à son désir pervers.

« Ta gueule.
Juste, ta gueule.
 »

Lances-tu froidement. Ton timbre était comme le couteau qui s'est planté dans le corps d'Arisa une vingtaine de fois. « Ta place y était aussi. Au lieu de ça, tu as choisi cette garce. Alors non. Non.
Je refuse d'entendre un seul sermon de ta part, je refuse d'entendre un seul de tes conseils.
 »

Ton expression semble se durcir tout à coup, soulignant les cernes sous tes yeux. « Je te demande juste de nous amener là-haut. Je te demande juste de m'aider à en finir.
Je te demande pas de sauver mon couple. Tu ne seras jamais capable de le faire parce que tu ne sais pas ce que c'est.
 »

Et peu importe le temps qui passera, ta haine viscérale envers ce personnage abject ne sera jamais rassasié. T'avais vu ses pires facettes.
Les pires facettes qu'un homme peut avoir. Quelque part, t'avais vu ton reflet dans le miroir.
Tu l'avais simplement brisé à coup de poings.

« Quand bien même tu pourrais savoir ce que c'est, tu n'es pas un homme fait pour ça. Je te l'ai dit, à notre première rencontre. Mon discours demeure inchangé. »

Tu glisses ta main contre ta ceinture et sors doucement ton pistolet. « Mais tu as fait tes choix.
Maintenant, dépêchons-nous.
 »



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Mar 28 Oct - 12:31



TIME TO SAY GOODBYE
Musique -
 Ta gueule.
Juste, ta gueule.


Comme d'habitude. C'était le genre de phrase auquel on s'attend typiquement à force de fréquenter Sébastien de Nivral. C'était le genre d'homme qui change sans vraiment le faire. Qui a la rancune dure, l'animosité solide. Toujours aussi froid ; toujours aussi fier. On ne refaisait pas un homme tel que lui. Pourtant, il était devenu une sorte de lueur d'espoir dans la vie du gamin, c'est pourquoi tu lui laissais une chance de l'être totalement. Et puisque chaque lumière avait son ombre, tu lui proposais de devenir la sienne, rien que pour ce soir là. Mais de toute évidence, il venait de refuser. Tu t'en doutais, même lorsqu'il arrivait à admettre qu'il avait besoin d'autrui, il n'en restait pas moins solitaire.

 Ta place y était aussi. Oui. Non. Elle n'y était pas.

Tu n'étais que passager dans la vie de Sora. Tu n'avais fait que le recueillir dans l'espoir qu'on te soit redevable. Tu n'étais pas un père, et encore moins un frère, juste un horrible profiteur qui n'aurait jamais du s'attacher à son otage. Tu n'avais rien à faire près de lui contrairement à Sebastien. Qu'il te blâme s'il le souhaite, c'était un fait. Au lieu de ça, tu as choisi cette garce. Alors non. Non. Cette grâce pour toi, c'était ce que l'ancien traqueur était pour l'Atlantide; l'amour de toute une vie. Une personne qu'on ne trouve pas, mais qui vous trouve. C'était la femme pour laquelle t'as pas hésité une seconde à périr dans les flammes ; pour laquelle tu t'es laissé ronger par la braise écarlate parce que sans elle tu menais une vie des plus monotone, sans elle les flammes ardentes n'étaient que noire et blanche.

Je te demande pas de sauver mon couple. Tu ne seras jamais capable de le faire parce que tu ne sais pas ce que c'est. Tu ne lui proposais pas de sauver leur couple ; c'était bien là la dernière de tes attentions. Tu ne fais pas ça pour lui, mais pour Sora. Qu'il l'admette ou non, tu savais ce que c'était que de partager son lit & sa vie avec autrui. Et tu connaissais le résultat de concessions non faites. Le mariage, le coup de foudre, l'amour à en crever & la perte, malgré insensibilité que tu affichais, malgré ton abstraction devant les faits: tu les avais tous touchés du bout des doigts.

Quand bien même tu pourrais savoir ce que c'est, tu n'es pas un homme fait pour ça. Je te l'ai dit, à notre première rencontre. Mon discours demeure inchangé. Tu n'es pas fait pour ça & c'est bien pourquoi alors que tu en étais à chaque fois si proche : tout s'est évaporé. Si proche & si loin du but. C'est pourquoi tu es né seul & tu mourra de la même manière & tu savais qu'il avait pertinemment raison; Mais à quoi bon se plaindre d'une fatalité irréversible, rien ne pouvait changer une vérité absolue, alors elle te fait doucement sourire.  Mais tu as fait tes choix. Maintenant, dépêchons-nous.  Choix qu'il ne cesse de te reprocher. Pourtant lui aussi avait fait ses choix & le voilà aujourd'hui face à toi.

- Que tu es cruel, Sébastien. Lâches-tu presque sarcastiquement. Je faisais preuve de bienveillance à ton égard à l'instant ; tu pourrais presque briser mon pauvre petit cœur s'il était toujours en lieux et place. Mais sache que, tu te mets face à lui portant ta main à son visage, laissant glisser ton index et ton majeur sur les paupières de ton interlocuteur afin qu'il ferme les yeux quelques instant. Tu lui rappelais ce jour où il est venu te rendre la vue. Ta voix se baisse. Tu n'es pas du genre à respecter tes choix non plus. Après tout, n'étais-tu pas celui qui disais que jamais nos chemins ne se recroiserons ? Je ne suis pas venu vous chercher; tu l'as fait. Je te l'avais dit pourtant que je n'induirais rien pour que cette rencontre se fasse. Tu t'approches, ton ton se fait encore plus bas, plus sec. Tout comme je t'avais dit que malgré le fait que tu me considères comme un traître, si tu laissais Sora sombrer: tu aurais affaire à moi.

Tu relâchera pression sur sa membrane et t'éloignes furtivement avant qu'il ne réagisse. Surprise; vous étiez dans l'appartement des parents de son amant. Tu te laisses glisser sur le canapé du séjour sans grand gène. Après tout, les propriétaires n'allaient plus avoir le luxe de se préoccuper de ce genre de détails.

- Mais avant, j'imagine que c'est eux qui auront affaire à toi. Malgré toute la rancune & la haine que tu portes à mon égard, n'oublie jamais une chose Sébastien: tu avais payé ta dette & aujourd'hui tu en as une nouvelle à mon égard.


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Mar 4 Nov - 9:54




MUSIQUEQue tu es cruel, Sébastien.
Ca, on ne vous le fera pas dire.
Depuis trop longtemps on a associé ton nom à la cruauté et la cruauté à ton nom. Deux éléments indissociables, jumeaux. Non ; siamois. Tu pourrais remettre à nouveau la faute sur ta mère, sur cette personne qui t'a mis sans dessus-dessous, qui ne t'a offert qu'un amour sale, un véritable poison qui coule dans tes veines. Elle était une vipère alors que tu n'était qu'un rat et même après qu'elle ait planté ses crocs dans ta chaire, tu as survécu. Mais tu n'as jamais pu être le même, dans cette tête où tant de contradictions s'entremêlent. Cette existence ressemble à une énorme rature.

Tes yeux parcouraient la pièce dans laquelle tu te retrouvais soudainement transporté, tous les deux plongés dans une légère pénombre,vos visages déchus éclairées par les bras de la Lune. Tu ne pouvais discerner que les grands yeux translucides d'émotions de James Winchester dans l'obscurité, son visage semblant découpé par la forme des rideaux. Tu avais payé et aujourd'hui tu en as une nouvelle à mon égard.

« Tu dis ça avec tellement de satisfaction, ça me donne envie de gerber. Rétorquais-tu aussitôt d'une voix ternie. Alors ? Je vais devoir poser les deux genoux à terre et finir à nouveau la tête entre tes cuisses ? Ne me fais pas rire. Je n'ai rien à te devoir. »

De quelques pas, tu rongeais votre distance. Ta paume se posait sur le dossier du canapé pendant que ton corps se penchait en avant, pendu au-dessus de Winchester. « Dis-toi qu'en faisant ça, tu as payé une partie minime de ta dette. Ou tes excuses. J'aurais pu te tuer pour avoir trahi Sora. »

De ta main robuste et – enfin – humaine, tu serrais son visage, cramponnant presque tes griffes à l'intérieur de sa mâchoire dans un énième combat de regard. Toute la puissance de l'instant se lisait dans le silence tandis que sous ton toucher, tu pouvais sentir de nombreuses boursouflures, une peau difforme. Qu'est-ce qu'il s'était passé pendant toute cette année où tu as dû demeurer chevilles et poignets liés pour ta survie ?

« Je sauverai Sora et peu importe le prix pour. Même si ça m'oblige collaborer avec toi et revenir sur mes affirmations. »

Tu te détachais d'un coup de lui alors que la porte venait de s'ouvrir grandement. Un cri de panique s'échappait des lèvres de l'individu. La partie pouvait enfin commencé.

Tu te retournais lentement en la direction du couple dont tu pouvais y reconnaître les quelques traits de ton amant que tu ne connaissais que trop bien. Mais en eux, tu n'y voyais rien d'autre qu'un échec. Tu ne disais rien, tu contenais tes mots et pourtant ta haine commençait à bouillir à l'intérieur de tes tripes. Mais cette mort sera lente et douloureuse, à l'instar de ces années de torture infligées à quelqu'un qui valait plus que n'importe qui.



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Mer 12 Nov - 20:36



TIME TO SAY GOODBYE
Musique -
Quand bien même on pouvait y croire, on pouvait l’espérer & prier pour ; personne ne pourrait sauver vos âmes. Vous les aviez vendu sans trop d'hésitation à l’empereur des démons, aux rois des cauchemars. Vous étiez la personnification des mauvais rêves, vous étiez deux vils esprits dans le corps d'hommes ; Prêt à tous pour arriver à ses fins. Incapable de supporter l'un l’existence de l'autre comme si elles s'empiétaient mutuellement, se forçant à cohabiter pour ne pas disparaître avant de réaliser des desseins. Tu dis ça avec tellement de satisfaction, ça me donne envie de gerber. Quand-est-ce que ce petit jeu avait-il commencé exactement ? Quand-est-ce vous aviez commencé à énoncer les dettes que l'un devait à l'autre ? Il avait probablement toujours duré. Dès l'instant où vos deux entités s'étaient rencontrées elles avaient comprit. Un simple regard avait suffit pour que vous sachiez que vous alliez vous haïr, non pas seulement par la force des événements mais aussi par cette ressemblance que vous refusiez de vous admettre.

Alors ? Je vais devoir poser les deux genoux à terre et finir à nouveau la tête entre tes cuisses ? Ne me fais pas rire. Je n'ai rien à te devoir.
Tu ris légèrement dans un coin. Il n'avait décidément pas digéré cette première rencontre où tu t'étais imposé par la force. Cette fois là où tu ne lui avais pas réellement laissé le choix pour arriver à ses fins & au mieux conserver sa couverture de l'époque. Un chef de gang en réalité traqueur; un chien de l'état qui 'est retrouvé à quatre pattes pour ne pas se retrouver avec quatre balles dans le crâne. Tu connaissais leurs petits systèmes à l'époque où tu faisais parti de ce programme qu'était l'Heptagramme. Sébastien était bien des choses à cette époque là. Alors que toi, tu demeurais inchangé -toujours à la tête de ta petite entreprise- qu'est ce qu'étais devenu et homme qui te regardait avec haine & mépris ? Rien. Il gardait cette même force de caractère, mais n'avait plus aucune place dans la société. Il n'avait plus grand chose à perdre, c'est pourquoi il s'amusait à te tenir tête; Pourtant son existence pouvait maintenant être balayée d'un revers de la main.

Dis-toi qu'en faisant ça, tu as payé une partie minime de ta dette. Ou tes excuses. J'aurais pu te tuer pour avoir trahi Sora.
Il se penche au dessus de toi, comme cette fois où il t'avais offert de nouveau la vue -malgré qu'il n'avait pas réellement eu le choix en ces temps là-. Il comptabilisait ta trahison comme une dette que tu avais envers eux, mais tu l'as toujours dis: tu n'as jamais été de leur côté. Des excuses, personne ni même Zero ne t'as entendu & t'entendra en donner. Tu n'as pas de regrets pour le faire. Tu n'as pas hésité lorsque tu as tiré sur Sora, lorsque tu as tordu la nuque de Riku. Il soulève de sa main de nouveau humaine ta mâchoire. Le contact de sa peau lisse contre ton visage abrupt par les brûlures te dérange, il se fait désagréable. Il dit qu'il aurait pu te tuer pour avoir trompé Sora, au final ce n'était que des mots qu'il n'avait fait que te retourné. Tu l'as déjà dit & le répéterais s'il le faut: il avait abandonné le gamin & par conséquent, allait devoir aussi payé pour cela.

Je sauverai Sora et peu importe le prix pour. Même si ça m'oblige collaborer avec toi et revenir sur mes affirmations.
Il sauverait peu importe le prix, parce que s'il n'était pas parti, jamais tout cela se serait produit. Un monstre collaborant avec un autre ne donnait jamais rien de bon. Un démon trahissant sa parole n'est pas digne d'en être un. Seuls les idiots de changent pas d'avis, les diables sont tous des idiots; alors qu'est ce que ce soit disant génie faisait encore ici à s'enfoncer encore un peu plus dans la misère à chaque minutes, seconde qui défilaient. Tu plantes ton regard dans le sien.

- Tu ne peux pas me tuer. C'était un fait. Il pouvait parler autant qu'il le voulait, Sebastien ne Nivral ne serait jamais l'homme qui aura raison de toi, de ta chair, de ton sang. Il ne serait jamais celui qui pourra se proclamer avoir un jour vaincu James Winchester quand bien même il essaierait. C'était au delà de ses forces, non pas parce qu'il ne veux pas, mais parce qu'il ne peut pas. N'importe qui pourrait vous dire que s'il le voulait, alors cela aurait fait bien longtemps que ton cadavre aurait été découvert & pourtant tu es toujours là, vivant & le sang chaud.

Il se retire & la panique s'installe pour les propriétaires de ce petit appartement en plein centre de Tokyo ; tu sentais Sebastien bouillir intérieurement tandis que tu quittais le canapé mains dans les poches. Le laisser s'en occuper ou non, le laisser être le seul à accomplir le rêve de Sora ; Oui. Non. Tu avais que trop lu les rapports psychiatrique de Kitsue pour savoir de quoi il en retournait. Je veux qu'il meure. Tu te souviens avoir eu pendant très longtemps cette même pensée à l'égard de ton paternel & au final quand c'était arrivé tu avais fini par comprendre ses réels sentiments à ton égard. D'un regard froid tu détailles le géniteur de celui que vous vengerez ce soir pour tout le mal qu'on lui avait causé.

- Dites moi, avez vous ne serait-ce qu'un jour aimé votre fils ? Tu te tiens alors aux côtés de Nivral, bloquant à vos victimes toute sortie possible, ne leur laissant aucun échappatoire. Ton interlocuteur s'agite alors, se fige & grimace. C'était une corde sensible & pourtant sa réponse s'était faite avec le visage le plus impassible qui soit, la voix la plus sèche existante. Je n'ai plus de fils. Tu te mets alors instantanément à glousser & à rire, tu éclates presque fou & l'instant d'après tu avais sorti de sous ta veste un flingue chargé & tout droit pointé vers ce cher monsieur Kitsue Ryoma.Dans ce cas ; je suis ravi d'apprendre qu'il n'y aura plus personne pour vous pleurer.

Pan. C'était d'une exactitude effroyable que tu venais de coller une balle entre les deux yeux de cet homme, contrairement à Sora, à lui tu ne lui laissais aucune chance de survie, alors que tu arraches à l'épouse de ce type un cri strident. Horrifiée, désemparée elle vous lance un regard de haine, de dégoût, de peur. Ahaha. Désolé Sébastien, tu devras te contenter de celle-là. La tête de son père ne me revenait pas. Pitoyable excuse dont il allait falloir se contenter. Ta pensée aura beau dépasser tes mots, tu n'en diras jamais plus. Tu avais jamais eu un bon feeling avec les figures paternelle ; alors celle-ci : t'en avait fait une affaire personnelle.  


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Mer 12 Nov - 23:47




MUSIQUE – Tu ne peux même plus compter le nombre de tir que tu as pu entendre.
Un, deux, vingt, cent, des millions, des trillions.
Beaucoup trop, assez pour espérer qu'un jour tu en deviennes sourd, que tu ne puisses plus y porter attention. Ce bang qui résonne depuis des années dans ton crâne comme une éternelle symphonie, ce gong de fin qui signe le dernier chapitre de la vie d'autrui. Le chapitre où vous pouvez choisir la dernière ligne, le dernier point, les derniers mots. Ces derniers mots dans lesquels tu t'es retrouvé. Si chacune de tes victimes avaient eu l'occasion d'écrire leur mort, elles auraient sans doute terminées par « un homme m'a abattu de sang froid, et je ne pourrai pas dire au revoir à ceux que j'aime. ».

A tes pieds gisait un nouveau corps et tes pieds pataugent dans la flaque poisseuse. L'odeur de la poudre et du sang s'entremêlent et te voilà pris d'un nouveau vertige lorsque Winchester t'offre sur un plateau sanglant ta partie du travail. Un travail que tu ne peux pas mâché ; tu dois l'avaler cul sec, même si ta gorge te brûle, même si t'es prêt à recracher tes tripes. Tu trembles, elle tremble. Deux oiseaux tombés du nid en face à face, ou plutôt ; deux grands charognards sous le joug de l'intransigeance. A ton tour, tu mets la main sur la gâchette.  
Mais tu ne parles pas, tu ne cherches pas à comprendre, ni à recevoir de fausses explications. Tu ne veux pas en entendre parler, tu ne veux pas te rappeler combien on te l'a fait souffrir avant que tu arrives, avant même que tu existes réellement. Tu ne veux pas savoir, tu veux juste fermer les yeux sur cette nouvelle mort prochaine, tu veux juste qu'elle soit le sceau d'une ancienne réalité et le commencement d'une nouvelle destinée.

Dans ses yeux, tu reconnais les perles que tu as pu déceler dans les iris de Sora. Ces perles que tu as contemplé ; tes plus beaux joyaux, tes plus belles armes. Dans ses yeux larmoyants, tu n'y vois que des reflets sans couleurs, des reflets ternis par le temps et l’impassibilité. Ton bras se lève, se tend, ton index repose sur la gâchette, mais n'appuie pas.
Ton cœur bat si vite.
Bam, bam, bam.
Le tambour dans ta poitrine devient insoutenable au moment où la pensée suivante traverse ton esprit : tu vas tuer une mère.

**

« Sébastien. Sébastien ! Lance-t-elle de sa voix abîmée par la cigarette. Sébastien !! »

Elle insiste, et il se lève.
Il était resté des heures et des heures caché dans les draps salis, le corps usé, le regard déjà décédé. Mais il se lève, et il titube doucement. Ses épaules se heurtent lamentablement au mur du couloir avant d'arriver timidement dans le salon. Ses reins le font souffrir, il est nu et désœuvré, son corps osseux semble se décomposer comme un puzzle.
Il ne répond pas, sa voix est déjà cassée, sa gorge est sèche. Il a faim, soif, et sommeil. Mais par-dessus tout : il a mal.

« Va à l'épicerie, j'ai mis la liste des courses sur la table à l'entrée. »

Il détourne le regard l'espace d'un instant et semble ne même pas comprendre le sens de ces mots. Ce n'est qu'un bruit sourd dans son petit crâne. Mais l'odeur de la cigarette qu'il déteste tant le fait réagir, la fumée éparse s'étale sur ses joues tandis qu'il relève le bout de son nez, toujours en évitant son regard.

« Je n'arrive pas à bien marcher... »

Il ne se plaint jamais, habituellement : il souffre en silence. Mais aujourd'hui, c'est plus douloureux, plus vif. C'est plus profond, plus intense.

« Et alors quoi ? J'dois t'en coller une pour que tu arrêtes ton cinéma ? Allez dépêche toi !
Mais, maman, je saig-
J'ai dis ; DEPECHE-TOI. »

Elle s'est redressée hystériquement, ses cheveux bruns se sont agités et sa voix est partie dans un trémolo étrange.
Sans un mot, l'enfant a rejoint la salle de bain, a glissé une serviette entre ses jambes, là où coulait un filet de sang.
Déchiré, dans tous les sens du terme.
Il attrape maladroitement ses sous vêtements, son pantalon et sa chemise froissée. Puis la porte s'ouvre.

« Toujours pas parti ?  
Très bien, on va devoir mettre des points sur les i. Tu vois où je veux en venir, Sébastien... ?
 »

**

Et soudain, tu sursautes.






sébastien & james


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von Δ james

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