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 shine no matter where you are Δ james

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Mar 2 Déc - 21:06




••the faster we're falling we're stopping and we're stalling we're running in circles again just as things we're looking up you said it wasn't good enough but still we're trying one more time.

C'est une belle journée.
Tu l'as décidé aux alentours de quatorze heures, lorsque ta tartine de Nutella t'a fait la faveur de s'écraser au sol du côté biscotte plutôt que pâte choco-noisette, ce qui, on ne va pas se mentir, est tout de même extrêmement rare ; de quoi illuminer l'après-midi de n'importe quel être humain normalement constitué. Tu t'étais réveillé en sursaut, juste avant que le soleil ne se lève - toujours le même cauchemar, de plus en plus pressant, insistant. Aussi loin que tu sois en mesure de te rappeler, tu as toujours rêvé de ce visage ; un sourire, une main sur ta joue, l'attente d'un baiser que tu n'as jamais reçu. Puis l'entêtant parfum floral, aussi - myosotis & jacinthes, un soupçon d'orchidée. Ça t'dérange ; comme une démangeaison juste au milieu du dos, là où malgré tous tes efforts il t'est impossible de l'atteindre.

C'est une belle journée, oui.
Tu t'es installé dans la véranda, un dragon de komodo étendu à tes cotés, sa tête confortablement installée sur ta cuisse - tu l'as recueilli il y a quelques semaines à peine, plus ou moins à l'article de la mort dans une cage du zoo le plus proche que son responsable avait oublié de verrouiller (oui, bon, tu l'as volé. Ok. Mais personne n'est en mesure de te le reprocher. Ce genre de créature ne supporte pas la vie en captivité et toi t'es un peu le Robin des Bois du secteur animalier. Tu voles les riches pour... ben, pour conserver le profit). Deux mètres cinquante d'écailles & trois belles rangées de dents ; exactement la fantastique touche exotique qu'il manquait à ta collection. Tu as installé ton petit refuge dans une villa traditionnelle, assortie d'un gigantesque jardin - un joli cadeau de tes parents, lorsqu'ils ont fini par comprendre que s'ils ne te logeaient pas, tu finirais certainement ta vie en tant que clochard de capitale, avec l'harmonica et tout c'qui va avec (même si ton truc à toi, c'est plutôt le banjo. C'est carrément swag, le banjo). Bref. Il fait beau, même pas froid ; le temps idéal pour te prélasser au sol au lieu de faire quoi que ce soit de constructif. Ou du moins, ce serait vraisemblablement le cas, si tu n'étais pas en présence d'un client.

Ou plutôt d'un invité, étant donné que ton commerce se base exclusivement sur le critère "hey frère, ça te dit un alligator ? Super, je préconise deux heures de câlins par jour et une sacrée dose de viande rouge". Il est venu régulièrement, cette semaine - toujours le même manège. Ce type franchit le porche, regarde autour de lui d'un air aussi méfiant qu'hagard, puis s'installe dans un coin pour caresser les chats ; un peu chelou, mais t'es clairement pas en mesure de le juger (après tout, tu es celui qui a fabriqué des lits superposés miniatures à tes lézards pour le plaisir de pouvoir les y border). Très honnêtement, si tu n'avais pas immédiatement eu accès aux informations nécessaires, tu l'aurais confondu avec un vétéran d'la guerre froide - des membres bandés, une démarche boiteuse, un bandeau sur l'oeil. De quoi faire fuir n'importe quel mec sain d'esprit ; ce qui, de fait, n'est pas tout à fait l'adjectif que tes amis auraient utilisé pour te qualifier - ou du moins, c'est certainement ce qu'ils auraient fait, tu faisais l'effort de fréquenter qui que ce soit. Bien. Aujourd'hui, tu as un cadeau pour lui ; ça, au moins, tu es certain que ça lui fera plaisir.

"- Ne bougez pas ! ordonnes-tu d'un ton aussi joyeux qu'impérieux. J'ai quelque chose qui va vous plaire."

Tu quittes la pièce d'un pas enjoué, te dirigeant tout droit vers ta propre chambre - à l'étage, à gauche du vivarium de fortune aménagé pour tes adorables reptiles. Un pas, cinq, douze ; tu t'arrêtes devant un carton Ikéa tout ce qu'il y a de plus banal, négligemment recouvert d'une couverture de laine. Voilà qui fera l'affaire - tu le saisis sans effort en dépit de ton allure gracile, l'emportant dans la pièce principale.

"- Voilà, reprends-tu avec un grand sourire, déposant ton fardeau devant l'inconnu - James. James Winchester. Tu sais très bien comment il s'appelle. Comme tu sais tout le reste. Ils ont trois semaines."

Et sur ces mots, tu retires théâtralement le tissu, dévoilant ta toute dernière portée de chatons à son regard borgne - l'antidépresseur idéal des âmes les plus misérables, qu'on se le dise.


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