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 As-tu peur de la mort...? (feat. K. Solveig Nielsen)

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POINTS : 16
CITATION : My heart's missing a piece but it still beats
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FEAT : Heine Rammsteiner
CRÉDIT : Penguin Factory
DATE D'INSCRIPTION : 06/11/2014

FICHE PERSO
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PV:
22/22  (22/22)
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Lun 17 Nov - 1:47





Œil pour œil

« Ils se contentent de tuer le temps en attendant que le temps les tue. »





HRP


J'ai pas d'excuse pour le temps que ça m'a pris à pondre ça. J'accepte toute sentence /meurt Alors en espérant que ce début de rp soit potable. Enjoy. ♥







AS-TU PEUR DE LA MORT

Un visage. Si tant soit peu qu'il me soit familier. « Tue-le. Comme tu veux, quand tu veux, mais qu'il crève. Apporte-moi une preuve, ne te fais voir par personne et tu auras ce que tu demandes en retour. Mais tue-le. Et qu'il soit effacé de cette Terre. » Cette voix, dure comme la pierre, tranchante comme une lame affutée, cinglante comme le vent glacial du Nord... C'est une résonance, un écho du passé. J'ai beau regarder autour de moi, écouter le moindre son. C'est une musique vocale, une voix cruelle qui tambourine dans le noir. Son visage flotte, comme un ballon déformé, un rictus ensanglanté dont le sang perle à mes pieds. Non. Tu ne m'as jamais donné ce que tu me devais en échange, cadavre oublié. Toutes mes plus plates condoléances. Tu auras été mon dernier.

J'ouvre les yeux, ennuyé, désabusé. Le temps tourne, quelle heure est-il? Je n'ai même pas envie de me forcer à le demander. Je lève une jambe, engourdie, et je sens finalement la lourdeur de mon corps fatigué. Je passe une main sur mon visage puis dans mes cheveux, fronçant les sourcils. Je ne suis pas fervent des rêves prémonitoires, mais les souvenirs de cet homme ne me sont sûrement pas revenus à l'esprit pour me rappeler le vieux temps, après toutes ces années. M'ennuierais-je de ma liberté d'autrefois? De mes propres choix morbides? Ou alors ai-je encore envie de demander mon dû à celle qui me l'a volé?

Stupide. À quoi bon y penser. Je dois sûrement avoir un subconscient nostalgique. Peu importe. Je détends de nouveau ma jambe, mes muscles ne demandant qu'à être inactif, lorsqu'un homme en uniforme apparaît dans mon champ de vision, son visage au-dessus du mien, sa bouche s'ouvrant comme s'il voulait gober des mouches.

. Monsieur, vous ne pouvez pas dormir dans le restaurant. Si vous avez terminé, vous devriez aller vous coucher.
. Le temps.
. Pardon?
. Quelle heure est-il?
. Une heure quinze de l'après-midi monsieur.
. Merci.

Les chiens nocturnes ont du mal à suivre le rythme du jour. Je me lève sur mon séant, libérant la partie de banquette que j'occupais de toute ma longueur, mes yeux se posant sur la tasse vide devant moi. Je pose un coude sur la table tandis que l'homme s'éloigne, ramassant une assiette vide au passage. La tête calée dans la paume de ma main, je scrute de mon regard sanguinolent le petit restaurant. C'est vrai, j'ai erré à l'aube. Après une douche, lavant mes mains souillées de sang. J'ai erré sans mot, contemplant la faune humaine et sans raison valable, j'ai mis les pieds dans ce restaurant du quartier. Je bâille, me redresse et cale mon dos contre la banquette.

J'extirpe mon cellulaire - que le gouvernement m'a si généreusement donné - de ma poche de veston et le déverrouille. La clochette de l'entrée résonne alors, musique claire qui perce mon esprit fatigué. Et mes yeux gorgés de sang se vrillent sur... elle.

Son physique. Son visage étranger, sa pâleur, sa minceur... Son physique. Putain il s'est détérioré. Que t'est-il arrivé dis-moi? Tu as changé, pourtant je te reconnais. Oui, je n'aurai pas oublié ton visage au final. Même si tu te retrouves défigurées, même si tu es plus mince qu'autrefois. Non. Je ne t'ai pas effacé de ma mémoire.

Avec une indifférence prédatrice, je ne te quitte pas des yeux, j'attends qu'à ton tour tu m'aperçoives. Tu me dois mon dû.

Nielsen.

OU CRAINS-TU DE VIVRE?
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