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 Nous sommes la lumière des abysses ▬ Chihiro

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Ven 26 Déc - 23:46




Entends-tu le souffle de la vie ? Entends-tu les appels de mon esprit ?



▬ Je vous propose de reporter notre rendez-vous la semaine prochaine. Mh ? Ça vous gêne ? Rien à battre mon tendre, vous n'avez pas à discuter, à la prochaine. ▬

Dans le bureau du PDG de Color Street, seule la voix de Byakuya et une petite boîte à musique faisaient office de son dans cette salle. Rien d'autre à part ces deux éléments. Mais ces musiques étaient toutes les deux différentes ; la boîte à musique effectuait une mélodie magique et parfaite, attendrissante et douce. La voix de Byakuya résonnait comme étant forte, exaspérée et fatiguée. Mais l'homme gardait le sourire. De son âge, bientôt 41 ans ... Il souriait encore et il sourira toujours. Un sourire moqueur et provocateur, son sourire habituel. Même en s'occupant des dossiers les plus chiants, le blond platine ne cessait de sourire. Car il a toujours vécu comme ça, car il sait que sa vie est parfaite. Et elle le sera encore plus dans une petite heure.

Car Byakuya n'allait pas rester à Color Street car il avait autre chose affaire, il était 17 heures lorsque le directeur sortait de son entreprise. La neige tombait, l'hiver est arrivé. Habillé d'un beau costard noir et d'une chemise violette pas trop tape à l'oeil ... Et cette fois-ci, le directeur n'avait pas de manteau à plumes roses sur lui mais un manteau à plumes noirs. Pourquoi tant de noirceur et de ténèbres en toi, Byakuya ? Il pourra répondre : parce que le manteau rose est en rupture de stock ... Ce qui n'est pas un mensonge. Mais l'homme ne supporte pas cette période hivernale, il n'a pas envie de briller de mille feux ... Il préfère se réserver pour le printemps prochain, lorsqu'il éclorera comme une rose devant son public. Byakuya aime charmer, Byakuya aime épater et émerveiller. Byakuya prenait place dans sa voiture avant d'indiquer un chemin à son chauffeur.

▬ Shibuya. ▬

Et le chauffeur n'attendait pas trois secondes avant de partir d'ici. Byakuya se contentait de regarder la fenêtre, enfouie dans ses plus grandes pensées. Il s'était passé tant de chose ces derniers temps, notamment la venue de James. Qu'est-ce que Byakuya doit en penser, concrètement ? Il ne sait pas, il se sentait perturbé. Ca l'énervait énormément mais il ne le montrait pas forcément. Ça ne se voyait même pas, acteur comme il est. Cependant, il restait quand même quelque peu perturbé.

Arrivé à destination, Byakuya remettait correctement son manteau avant de sortir de la voiture, demandant au chauffeur de le laisser ici. Puis il se retournait pour regarder un grand immeuble fort simple et banal. Pourquoi Byakuya se trouvait-il là ? La raison est toute simple ; il voulait juste voir quelqu'un. Lentement, le violet entrait dans le bâtiment et prit l'ascenseur jusqu'à l'étage souhaité. Arrivé à destination, il avança vers la porte de sa destination. Un numéro, pas de nom. Byakuya ne se trompe jamais, car il sait qu'elle habite ici. Il le savait parfaitement, même si il n'était jamais venu ici. Chez elle, chez Chihiro. Doucement, le blond platine toquait à la porte cinq fois, puis trois fois avant d'attendre. Il remettait correctement ses gants en cuir noir, son manteau noir et ses lunettes sur ses yeux. Il avait le sourire aux lèvres, pâle, mais il avait toujours ce sourire provocateur aux lèvres.

Je sais que tu es là.


_______


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Dim 28 Déc - 21:49

L’hiver est là, et avec lui les nuits froides et glaçantes sans un seul flocon. Le chauffage a beau être à son maximum, je frissonne tout de même. J’avais été tenté par une maison disposant d’une cheminée, mais l’école primaire était beaucoup plus près pour Akimitsu, ici. Akimitsu… Je n’arrive toujours pas à l’appeler « mon fils », ni à me faire à l’idée qu’il est de mon sang… Après toutes ces années passées, ne reste du garçon aux cheveux désormais blancs qu’une chambre vide, des souvenirs de regards et de pleurs qui me laissaient de marbre. Une bonne mère ? Non, je n’ai pas été cela. Ni une mère tout court. Femme fatale, amante, amoureuse, ex, femme de pouvoir et femme qu’on exhibe. Mangeuse d’homme, croqueuse de vie, démente, sadique, cruelle. Voilà ce qui me définie, voilà ce qui est moi. Chihiro. Kokonoe. Prénom et nom se complétaient pour former une entité à la beauté déclinante et pourtant toujours là, présente dans ce sourire lumineux, dans ce fessier sculptée par le yoga et cette taille fine ; une poitrine généreuse et, surtout, ces yeux d’un bleu saphir inoubliable. Lentilles, teinture et maquillage outranciers, certes, mais c’était le prix à payer pour qu’on se souvienne de vous. Qu’on se souvienne de moi. Qu’on continue à m’aduler, me détester, m’envier, m’aimer. Mais que je continue de faire briller le patronyme de Chihiro Kokonoe, marque déposée.

Un verre de champagne à la main, je savoure le cadeau trop luxueux d’un petit bourgeois trop épris. Monsieur Chitô m’a bien envoyé une bouteille de saké, je n’ose l’ouvrir, attendant une de ces occasions rares et précieuses comme la visite d’un bon ami. Ou d’une personne inattendue mais qui sache apprécier les bonnes choses à leur juste valeur. Je n’en connais pas beaucoup, de ces gens. A peine tiennent-ils sur les doigts d’une main. A ASGARD… Mephisto, à la rigueur. Sinon… James Winchester, si j’arrivais à lui mettre le grappin dessus. En tout bien, tout honneur, évidemment !

Un tintement dehors. Le vent joue avec les innombrables clochettes de verre et de métal, créant un univers de musique lancinante et claire comme du cristal. Aucune radio, aucun cd ne tourne. Il n’y a que des chants de Noël que j’exècre par dessus tout. Rien de pire n’existe dans ce monde, le fromage mis à part. Les chants de Noël me rappellent toujours ces dîners guindés que je me forçais à organiser entre Akimitsu et quelques uns de ses « amis », ces dîners où l’on invite des gens que l’on n’aime pas forcément pour se faire bien voir, où l’on exhibe les photos de famille, heureuse, souriante, où l’on met les petits plats dans les grands. Seule. J’aurais aimé être seule. Et je l’ai été cette année. Un Noël d’une perfection rarement atteinte. Un Noël à ne rien faire, strictement rien. Manger quand on le veut, boire plus que de raison, s’empiffrer de sucreries sans remords – ou presque. S’habiller d’un vieux pyjama et de chaussettes trouées, regarder des feuilletons anglais en pleurant comme une madeleine devant une déclaration d’amour fausse, mais touchante. Ecouter des tubes des années 20, danser pieds nus sur un morceau de jazz et jouer la panthère rose sur le piano à queue trônant au milieu du salon. Et puis, fatiguée, me coucher sur le canapé… pour me réveiller deux heures plus tard et recommencer. Noël tel que je voulais. Tel que j’aurais cru le vouloir. Je me suis… Ennuyée. J’ai trompé le temps, j’ai souri comme jamais je ne l’avais fait. J’en ai encore mal aux mâchoires. Même avec moi-même, je suis incapable d’être… eh bien, moi. Je ne sais plus qui je suis, ce que j’aime ou pas, ce que je veux faire de ces années me restant à vivre. Et j’erre. ASGARD est le seul lien qui me maintient encore en forme. ASGARD et la popularité dont je jouis encore. Alors… Aimez-moi, détestez-moi, étonnez-moi.

Sortir, ce soir ? Une belle robe, un peu de maquillage, un chignon vaguement lâche et une étole pailletée, un voile de brume argentée jetée négligemment par-dessus mes épaules. Deux pschits de parfum français, un bracelet autour de mon cou… Je soupèse mon dernier cadeau de Noël offert par Byakuya, dix ans auparavant… Et je… Non, pas le temps de céder au sentimentalisme. Les boucles d’oreille de mon dernier anniversaire offertes par ma mère, et voilà, prête pour fêter comme il se le devait mon retour sur la scène mondaine. Il ne me reste plus qu’à me saisir de mon téléphone et d’appeler James, justement, ou bien… Byakuya ? Qaund la sonnette résonne, brisant le silence.

« Merde. »

Et voilà que mes plans tombent à l’eau. A moins que ce ne soit le livreur ? A cette heure-ci ? Peut-être pas. Je hausse des épaules et ouvre sans même prêter garde à mon invité mystère. Lorsque ses pas résonnent déjà près de la porte d’entrée, je me tiens à son embrasure, un fin sourire aux lèvres. Qui se fait un poil moqueur lorsque je distingue un visage familier dans tout ce noir.

« Et alors, le rose, c’est fini ? Tu déprimes, Bya-chan ? »

Je me recule, lui laisse la place de rentrer en lui ouvrant grand la porte.

« Ca te dit de noyer ton chagrin dans l’alcool avec moi ? »

Et sans lui laisser le temps de répondre, je lui tends une coupe que je remplis de champagne.

« Tching, dear… »
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Dim 28 Déc - 23:16




Entends-tu le souffle de la vie ? Entends-tu les appels de mon esprit ?



Remplie d'énergie, Chihiro ne savait pas faire de pause. Car elle désire être parfaite jusqu'au bout des ongles, parce qu'elle fera tout pour avoir la première place dans toutes les catégories, parce que c'est Chihiro, tout simplement. La porte s'ouvrait en grand, dévoilant une femme sûre d'elle et très galante. Le bleu était la couleur dominante sur toute cette personne. Ah Chihiro, tu ne changeras jamais. Elle lui faisait un commentaire sur son nouveau manteau en plume et Byakuya ne pouvait s'empêcher de rire aux éclats. Toujours aussi mignonne cette douce furie, son imagination était toujours débordante et ça avait toujours amusé le jeune homme. Celui-ci rentrait dans la demeure de la demoiselle avant de fermer derrière lui. Qu'était-elle en train de faire ? Byakuya était curieux à son sujet mais celle-ci lui offrait directement une coupe de champagne. Avant ça, le blondinet retirait ses gants et les rangea dans ses poches avant de prendre le verre. Un petit sourire charmeur ornait ses lèvres tandis qu'il fixait Chihiro à travers ses lunettes.

▬ Que se passe-t-il donc, Chi-chan. Aurais-tu passé des fêtes longues et chiantes à en mourir ? ▬

Byakuya leva son verre pour trinquer avec Chihiro, portant le verre à ses lèvres pour y boire ce liquide qui paraissait plutôt bon. Il détailla la jeune femme du regard. Jolie comme tout, adorable à croquer. Qu'importe l'âge, elle restait toujours aussi belle à regarder. Byakuya posait son regard sur le manteau à plumes noirs qu'il portait, affichant une petite mine faussement déçue avant d'hausser les épaules.

▬ Concernant mes manteaux roses, va-t-on dire qu'ils ont vécu une expérience peu plaisante et qu'au final ... Je me retrouve avec cette couleur dark-emo. C'est pas plus mal et ça me change. Que veux-tu, la mode évolue constamment. ▬

Tout comme ma gueule. Byakuya posait son verre sur la table avant de pencher sa tête sur le côté, fronçant légèrement des sourcils tout en retirant son manteau qu'il posait sur une chaise, dévoilant son beau costard simple et élégant.

▬ Et puis qui te dis que je déprimes ? Je ne connais pas ce mot là. T'apprêtais-tu à sortir ? ▬

Sans gêne, Byakuya posait ses fesses sur le canapé de la propriétaire des lieux. Un lieu plutôt simple et banal, pas grand du tout mais ce n'était pas petit non plus ... De quoi vivre à deux. Dire qu'il y a dix à vingt ans, Chihiro vivait sous le toit de Byakuya. Ils vivaient ensemble avec Akimitsu. Mais ça n'avait jamais été un lieu plaisant. Personne ne s'y retrouvait, personne ne s'y attendait. Personne n'était là au bon moment. Akimitsu demeurait seul tandis que ses parents enchaînaient leur vie de petite célébrité. Peut-être que Chihiro vivait mieux ici. Qui sait. La luxure n'était pas au rendez-vous.


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