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 nos pères étaient nos images de dieu. si nos pères nous ont abandonnés, qu’est ce que tu en déduis à propos de dieu ? Δ byakuya

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All the times that I cried, keeping all the things I knew inside,
It's hard, but it's harder to ignore it.
If they were right, I'd agree, but it's them you know not me.
Now there's a way and I know that I have to go away.
I know I have to go.
musique – Tu regardes la porte qui se dresse devant toi comme un ours affamé. Ca t'effraie, ça t'étouffe. T'as envie de tourner les talons, de partir, de renoncer, de vomir sur le palier ou juste de pleurer. Ou juste de tirer trois balles dans le panneau de bois et partir sans regret en espérant qu'elles aient fini par le toucher lui, à lui transpercer la peau, les os.
Dans cette drôle de haine pourtant, tu ne fais que penser. Penser, et encore penser. Imaginer, rêvasser, cauchemarder. Tu vis fictivement à travers tes fantasmes cinglés. Mais tes mains, elles, elles sont trop propres, trop innocentes. T'essayes de les conserver dans tes poches, de ne jamais rien faire, d'être propre sur toi alors que t'as l'impression d'avoir un goût de fer dans la bouche depuis toujours. Un goût de sang, un goût de larme. C'est amer, c'est triste et ça devient fade au fil des années, ça te donne juste envie de te couper la langue et d'oublier cette saveur écœurante.

Tu glisses la clé à l'intérieur du verrou et sans grande surprise, il est là, dans l'appartement. Tu ne le regardes même pas, tu l'ignores comme tu as appris à le faire, ou plutôt comment il t'a appris à le faire, ce grand homme qui trône sur Tokyo. Byakuya Kô avait beau paraître être le plus honnête des présidents de la capitale entre Motors District et Paris Avenue, quand était-il de sa vie plus... personnelle ?
Ton cœur bat contre ta poitrine, t'as l'impression qu'il va exploser. C'est pas de la hâte, ni de la peur, c'est juste une étrange tristesse qui te suit comme un poids autour de la cheville, un boulet que tu traînes derrière toi depuis ta plus tendre naissance – qui n'aurait peut-être pas dû avoir lieu si ta mère avait avorté quand il le fallait.
Drôle d'histoire qui n'a fait qu'engendrer des mauvaises blagues.

« Ne fais pas attention à moi, je viens juste récupérer mes affaires. Même si je pense que ça ne devrait pas être difficile pour toi... »

Tu le regardes en coin l'espace d'un instant. Ce grand homme aux cheveux décolorés, aux joues creusées et à la carrure forte, puissante. Un homme, un vrai, dans toute son excentricité.

« ... Papa. »

Akimitsu Kô.
Tu as toujours renié ton identité, ton appartenance à la descendance de cette famille. Renié ton père, ta mère. T'as renié toute ton existence, tout ce que tu étais, au profit d'une vie simple et sans contrefaçons.

Il y a quelques temps maintenant, tu as fugué de chez toi pour t'installer chez Haku. Haku qui t'a offert un toit, un semblant de famille, un amour semblable à celui d'une sœur que tu as toujours rêvé d'avoir. Elle t'a offert son nom de famille illégalement par protection.
Il y a quelques temps, tu as fugué de chez toi.

Et personne n'est parti à ta recherche.


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Dim 30 Nov - 22:29



J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais ça me file la haine.



Oublier était un acte humain. Oublier pour mieux vivre ou au contraire, vivre dans l'ignorance. Il n'avait pas envie de se rappeler de cette nuit. Nuit aspergée de sang et de mots sans aucun sens. Byakuya soupirait. Ses yeux dorés fixaient la personne se trouvant en face de lui. Son miroir, sa vue, sa personne. Il sortait de sa salle de bain tout en remettant sa chemise noire correctement. Les plumes n'étaient pas là, les lunettes non plus. L'excentricité n'a jamais été présente dans la demeure du PDG de Color Street. Tout se trouvait dans son entreprise, pas ici. Clack. Quelqu'un rentre. J'savais pas qui c'était exactement. Chihiro ?

Non, c'était une autre personne. Quelqu'un que Byakuya ne reconnaissait pas, mais qui avait l'air de connaître l'appartement par coeur, comme si il avait déjà vécu ici. Et puis cette voix. Cette seule et unique voix qui ne pouvait appartenir qu'à une seule et unique personne sur cette terre. J'en souriais, il y avait trop d'ironie dans mes gestes, j'aurais dû en rire. Byakuya posait son regard sur l'homme à la chevelure blanche comme neige. Papa.

▬ Je pensais que tu avais tout laissé chez ta mère ... ▬

Chihiro. Car c'est elle qui avait la garde de l'enfant. De cet enfant. De leur enfant.

▬ Akimitsu. ▬

Quel changement. Est-ce que je dois en vomir ou en rire ? Bonne question. Ces airs de petit faible, ces cheveux étonnamment blancs, ses yeux perdus dans un monde flou et sans douceur. C'était bien son fils. Un fils qu'il n'avait pas vu depuis trop longtemps. Un fils qu'il avait presque oublié. Byakuya se contentait d'hausser les épaules avant de sortir une clope de son paquet, portant celle-ci à ses lèvres.

▬ Tu trouveras rien ici. ▬

Byakuya prend de l'attention. Il préfère la perfection même si elle n'est qu'éphémère dans la vie des gens. Byakuya aurait pu jeter les affaires de son fils, il a pu les oublier ou ne pas les toucher ... Byakuya ne savait pas exactement. Inspirant une bouffée de cette drogue avec l'avoir allumé, le grand blond fixait l'horizon que pouvait lui offrir son duplex. Et un petit rire sortait de sa bouche.

▬ Je ne pensais pas que le monde extérieur pouvait autant te faire changer. ▬

Parce que Byakuy'a l'avait connu avec ses cheveux noirs, sa peau extrêmement pale, cette dégaine faible et sans intérêt. Mais ça ne te rappelle pas quelqu'un ? Si, moi. Depuis son départ, il avait extrêmement changé. La preuve ici. Tant mieux pour lui.


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Dernière édition par Byakuya Kô le Mar 2 Déc - 10:22, édité 1 fois
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Dim 30 Nov - 22:57


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musique – T'as jamais été du genre à l'appeler papa. Que ça soit en privé, en public. Ca n'a jamais été un père. C'était Byakuya Kô, pour toi comme aux yeux du reste du monde. Et toi, tu n'étais sans doute pas un fils, juste un citoyen parmi tant d'autre qui porte par hasard le même nom de famille, le même regard, la même haine, la même avidité, la même fierté.
Tu te sens frissonner quand il prononce ton nom avec une totale indifférence. C'est pourtant lui qui t'a donné ce prénom, c'est lui, lui, et personne d'autre. Akimitsu ; lumière éclatante.
Il était où, ton éclat ?

J'crois qu'tu l'as perdu, quelque part, quand t'es sorti du corps de ta mère. Tu pourrais presque imaginer le tableau de ta naissance : deux visages qui ne regardent même pas le résultat de leur amour superficiel. Deux visages qui se croisent et qui ne se concentrent pas sur le troisième qu'ils viennent de créer. Ca a l'air si facile de faire un enfant, mais l'amour, ça demande du travail, des efforts.
Et il est où, ce putain d'amour ? Il est où ?
Il est où ?!

Je ne pensais pas que le monde extérieur pouvait autant te faire changer.

Ton regard devient tout à coup agressif, froissé. Tu te tournes vers lui, enragé comme un charognard et tu pestes :

« Qui m'a laissé dans le monde extérieur ? »

Tu serres les poings, prêt à les fracasser sur les murs, les meubles, sur lui. Cette haine qui te bouffe de bout en bout, que t'as envie d'assouvir mais qui se fait automatiquement calmée par la crainte des représailles. Tu fais un pas, puis tu reprends de plus belle :

« Si tu comptes dire des choses aussi inutiles : ta gueule. Ta gueule, ta gueule, ta gueule, ta gueule, ta gueule, FERME TA GRANDE GUEULE PUTAIN DE MERDE !!! »

T'as hurlé, t'as vidé tes poumons, tu t'es déchiré la voix jusqu'à en avoir mal, jusqu'à ce qu'elle se termine dans un trémolo aiguë, jusqu'à ce que tu te sentes essoufflé, fatigué.
Tu reprends ta respiration, ton front désormais humide. Et tes yeux, peut-être. Tu ne sais pas, tu ne sais plus. T'as l'impression de chialer depuis toujours.
T'essuies ton visage dans un geste enragé alors que tu commences à fouiller le premier placard, à la recherche de quelque chose qui t'appartient.
T'ouvres les tiroirs, pousses les vêtements.

Mais rien.
Il n'y a rien ici, ni nulle part. Même pas une photographie dans un cadre, qui prend la poussière quelque part entre deux cartons.
Rien.
C'est le vide.

Comme si tu n'avais jamais existé.
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Mar 2 Déc - 8:26



J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais ça me file la haine.



Il hurle et crache sa putain de colère. Quelle colère, sérieusement ? Byakuya avait envie d'en rire. T'es vraiment le fils de Chihiro. Ceux qui ne savent pas tenir leur langue et qui perde le contrôle d'eux-même de par leurs émotions. Qui m'a laissé dans le monde extérieur ? Tout le monde. Tout le monde et à la fois personne. Est-ce qu'il fallait répondre à cette question ? Byakuya se contentait d'hausser les épaules face à la réaction de son fils. Fils. Putain, est-ce vraiment le bon mot à utiliser ?

▬ Du genre, te faire la morale ? Est-ce que je l'ai déjà faite une fois dans ta vie ? ▬

Il s'approchait lentement de ce jeune homme. Un homme de son sang, de sa conception, à lui et à elle, à Byakuya et Chihiro. Il n'y avait aucune émotion dans ses yeux, même son sourire n'était pas présent pour rire de sa connerie. T'es passé où, Byakuya ? Il soufflait sa fumée juste au dessus de sa tête. Le PDG des artistes fixait intensément cette petite créature faible et innocente avec ses cheveux aussi blancs que la pureté de ce monde d'illusion, cette créature qui cherchait quelque chose qui pourrait lui appartenir ... Rien.

▬ J'pense pas, donc si t'as des trucs inutiles à me balancer dans la gueule, soit, mais j'pense pas que ça va t'aider à vivre dans de meilleures conditions. ▬

Byakuya se demandait même quand est-ce qu'il a pu aider son fils dans la vie de tous les jours. Quand exactement ? De ce qu'il avait comme souvenir, c'était encore un enfant innocent qui ne demandait que de l'attention et rien d'autre. Pas de jouet, pas de richesse ni rien d'autre. Juste l'amour de ses parents et c'est tout. Mais non. Ça s'est pas passé comme ça. Quand est-ce que j'ai commencé à le lâcher, à me détacher de lui ? Putain, j'm'en souviens même plus. C'est à la fois magique et tragique. Byakuya faisait tomber les cendres de sa clope dans un cendrier non loin d'eux, s'éloignant d'Akimitsu sans poser le moindre regard sur sa gueule.

▬ Considère toi heureux de ne pas être l'objet d'un pseudo-héritage ou d'une exploitation. Profite de ta liberté au lieu de venir chialer devant ma gueule.  ▬

Violence.
Parce que c'est comme ça qu'on utilise ses enfants pour exploiter ses richesses, n'est-ce pas ? Même pas pour Byakuya, il s'en fichait pas mal. Il avait une bonne fortune pour son cul, mais où est-ce que ça partira dès lors qu'il perdra la vie ? Avec moi, dans mon tombeau sûrement. Et il en riait faiblement. Akimitsu, putain. T'es mignon mais tu me dégoûtes à la fois. C'est bizarre, non ?


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Mar 2 Déc - 12:01


All the times that I cried, keeping all the things I knew inside,
It's hard, but it's harder to ignore it.
If they were right, I'd agree, but it's them you know not me.
Now there's a way and I know that I have to go away.
I know I have to go.
musiqueConsidère-toi heureux.
Profite de ta liberté au lieu de venir chialer devant la gueule.


Et le coup de poignard. En plein cœur.
Il n'en faudra pas plus pour t'achever : ce seul coup sera amplement suffisant. Tu te figes. T'oses même pas te retourner pour le regarder, pour lui faire face. Il t'effraie et il te détruit. Il te donne envie de vomir. Il ne veut pas que tu chiales devant sa gueule, Akimitsu, t'as pas compris ? T'as pas compris ? Si, alors arrête de t'acharner putain, arrête de t'acharner. Ca fait dix-huit ans que tu cherches ce quelque chose que tu vois dans toutes les autres familles, ce quelque chose qui semble pourtant scellé quelque part, derrière les verrous, dans la famille Kô. Amour, amour, amour. C'est un trop joli mot pour votre famille, à vous. Tu devrais peut-être même pas songer à l'appeler famille. Juste groupe. Oui, un groupe d'individu, ayant par hasard tous le même nom mais que rien ne semble unir : même pas le sang.
Mais tu sais ton père capable d'aimer quelque part. Tu serais prêt à parier qu'il a aimé le monde entier, mais pas toi.

Pas toi alors que tu possèdes ses gênes, que tu es son fruit, son résultat. Pas toi, pas toi, pas toi, toujours les autres. Pourquoi eux, qu'est-ce qu'ils ont de plus que toi ?

Ta main se pose contre la porte du placard et ton front s'y repose à son tour. Tes mèches blanches tombent devant ton visage et ton dos se courbe.

« Le 10 août 2007 c'était le Tokyo Bay Fireworks. J'avais 10 ans. J'avais dit que je voulais y aller avec toi. On s'était donné rendez-vous sur la baie, à Minato. Maman m'avait laissé prendre le métro tout seul, j'm'en souviens, ça me faisait peur. Y avait des gens qui me regardaient et j'étais compressé dans les transports. Putain je souriais. Je souriais parce que j'allais passer un vrai moment avec toi. J'avais peur du monde extérieur mais j'me suis dit que tu serais là. Que tu serais là et que tout irait bien. »

Tes talons se tournent et tu lui fais face, un maigre sourire se dresse sur tes lèvres. C'est pas un sourire heureux, c'est un sourire nostalgique, un sourire mort, un sourire triste. Un sourire qui ne veut rien dire. C'est un sourire, mais ça ressemble à une vulgaire grimace.

« Mais t'étais pas là. T'es pas venu. J't'ai attendu jusqu'à la fin. Les gens étaient émerveillés et moi j'te cherchais dans la foule. Tu t'rends compte ? Je cherchais quelqu'un qui n'était même pas là ! Je cherchais quelqu'un qui discutait affaire à l'autre bout de Tokyo. Je cherchais quelqu'un qui m'avait oublié, putain ! J't'ai tout pardonné, j't'ai TOUT pardonné. Maintenant quand j'entends des feux d'artifice, ça sonne comme des coups de feux dans ma poitrine. »

Chiale pas, chiale pas. Chiale pas, ou tu vas le regretter encore.
Ou il va regretter ton existence, encore.

« Tu m'as offert un jouet qui valait une fortune pour compenser la semaine qui suivait. Tu t'en souviens pas, mais moi si. J'ai maudit ce jouet. Et j'le maudit toujours autant. J'me suis dit que j'allais peut-être le retrouver ici et pouvoir le brûler. Mais non.. Non... ahah... Ici il n'y a même pas une trace de moi. »

Ton mère ne te regarde même pas. Et d'aussi loin que tu t'en souviennes ; tu ne connais pas son regard. Si tu devais le dessiner, tu ne serais pas capable de crayonner ses yeux. Ce serait un visage avec une expression indifférente, un aveugle.

« Regarde-moi. C'est sorti tout seul. Et t'as agi sans réfléchir, l'attrapant par le bras, lui serrant les épaules et l'obligeant à te faire face avec une folie furieuse. Et tu le regardes, enfin, droit dans les yeux. REGARDE-MOI PUTAIN ! REGARDE CE QUE T'AS FAIT DE MOI ! REGARDE CE QUE TA PUTAIN DE FORTUNE A FAIT DE MOI ! Tu me crois libre ?! LIBRE ?! Libre de quoi ?! De pas avoir à assumer ton nom et toutes les merdes qui s'en suivent ?! Mais tu sais même pas ce qu'il s'est passé après que j'sois parti ! Tu te réjouis des combats de gang, t'es au-dessus de la chaîne alimentaire, et t'oses même pas imaginer ce qu'il se passe six pieds sous terre, là où TU m'as envoyé, Byakuya Kô ! »
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Mar 2 Déc - 20:38



J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais ça me file la haine.



Akimitsu venait lui conter une gentille petite histoire. Celle qu'on aime écouter pour y tirer une jolie petite morale à la con. Celle d'un père absent et lâche, celle d'un père qui préfère largement sa vie et son travail qu'à sa famille. Mais Byakuya se souvenait de ce moment-là, bizarrement. 10 ans que ce gosse avait à ce moment là. Son père et sa mère avaient rompu et Byakuya ne l'avait pas bien vécu dans le fond, mais il a dû faire avec. Il s'occupait de Color Street pour faire passer le temps. Et s'occuper de son fils adoré, est-ce qu'il a pensé à ça un instant ? Même pas. Il avait rayé cette option de sa tête. Parce que je me devais de le faire, y'avait une raison derrière ça.

Le jeune homme s'accrochait au bras de Byakuya, il le violentait d'une certaine façon, mais d'une violence beaucoup trop faible. Le violet était plutôt surpris. Il était grand. Aussi grand que son père, à cinq centimètres près. C'était bien son fils. Visage et taille. Un peu de son caractère. Peut-être même tout. Ce gosse haussait le ton de sa voix. Hystérique, c'est ce qu'il était en train de devenir. REGARDE CE QUE TA PUTAIN DE FORTUNE A FAIT DE MOI ! Bah putain, j'l'ai bien vu.  Mais tu sais même pas ce qu'il s'est passé après que j'sois parti ! Vraiment aucune idée. Vu ta dégaine, j'arrive à me faire quelques idées. Et t'oses même pas imaginer ce qu'il se passe six pieds sous terre, là où TU m'as envoyé, Byakuya Kô !


Clack.


Ce coup est parti tout seul. Une claque bien forte qui avait bien résonné dans cette salle beaucoup trop vide, beaucoup trop simple, voire même carrément normale. Pas de signe d'affection ni rien qui montrait ce qu'aimait réellement Byakuya ici ou non. Mais cette claque est partie fouetter le visage d'Akimitsu. Si ça pouvait lui remettre les idées en place. Si ça pouvait le calmer un minimum, pour lui rappeler à qui il avait affaire. La voix de Byakuya se faisait plus grave et autoritaire alors qu'il secouait sa main qui venait d'utiliser la violence.

▬ Akimitsu Kô. ▬

Byakuya savait parfaitement que ce nom ne lui plaisait pas, à ce gosse. Un objectif déjà accompli. Un nom qu'il'avait du renier depuis bien trop longtemps, qu'il ignorait sa mère, qu'il l'esquivait. Il attrapait son visage pour le forcer à le regarder les yeux dans les yeux. Violent et dur, il n'avait pas de pitié pour certaine chose. Akimitsu en faisait parti.

▬ Qu'est-ce que t'attends de moi ? Que j't'accueille les bras ouverts ? Qu'on rattrape le temps perdu ? Y'a strictement rien à rattraper et tu le sais mieux que moi. Tu t'es cassé d'ici, t'aurais très bien pu rester ici et supporter ma gueule irritable et insupportable. T'as fait ton choix, tu te démerdes avec ça alors viens pas te plaindre. ▬

Aucun sourire sur ses lèvres, aucun expression sur sa face, mettre un masque ou ne pas en mettre ... Byakuya avait fait son choix.
Pourquoi être si dur avec un gosse, hein ? Avec son propre enfant.


Je suis horrible.

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Mar 2 Déc - 21:53


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musique – « Papa, papa ! Papa regarde j'ai faim un dessin super méga trop beau de la mort qui tue ! Papa ! »

Tu cours dans la maison, au travers des différentes pièces. Les innombrables pièces, toutes ternes, tristes, modernes, sans personnalités. Tes cheveux bruns volent dans ton mouvement empressé, tes joues sont rouges et tes yeux pétillent. Tu es un paradoxe en ces lieux. Mais tu cours, encore, toujours. Tu cours à vive allure mais tu n'entends que ta voix résonner inlassablement.

« Papa... ? Maman... ? »

Et tu cours, cours, cours. Encore et encore, sans relâche, jusqu'à l'épuisement. Les pièces s'allongent et s'assombrissent. Ton cœur s'emballe, tu appelles à l'aide, tu t'étouffes dans tes propres hurlements.

**

Clac.
Tu reviens sur terre, retiré du terrifiant cauchemar de ton enfance. Akimitsu Kô. Tes yeux grands ouverts, tes pupilles contractées, ta joue aussi rouge que le sang qui afflue dans tes veines, ton faciès se tourne doucement en sa direction. T'as l'air d'être en état de choc, comme si on venait de tuer quelque chose en toi, à nouveau. Comme si on venait de tuer quelqu'un sous ton nez, sans que tu puisses y faire quoi que ce soit. En vérité, ton père venait de t'achever de lui-même, avec ses poignards de mots. Il attrape ton visage entre tes mains et tu ne peux pas fuir.

T'as fait ton choix.
T'as fait ton choix, c'est vrai. T'as fait le choix d'essayer de vivre honnêtement, t'as fait le choix de chercher un peu d'amour car comme n'importe qui, tu en as le droit. Tu en as le droit, et s'il ne vient pas à toi, alors tu vas le rattraper, l'enfermer dans une cage et le garder jalousement.
Tu manques de tomber en arrière, cette gifle t'a assommée, non pas par sa puissance ; mais parce qu'elle vient de faire exploser quelque chose en toi.

« ... Ne... m'appelle... plus... jamais... comme ça... »

Ton cœur s'est arrêté de battre quelques secondes et pourtant tu ne sais même pas si tu dois pleurer ou juste hurler. Ou peut-être juste le tuer. Le tuer, en finir avec ça, en finir avec cette souffrance inutile, ne plus le laisser régner sur toi, sur le reste du monde. Ne plus le laisser avancer, le laisser juste six pieds sous terre à son tour. Le démonter, de haut en bas. Comme Némésis t'aurait dit de le faire. Ta douce Némésis qui a étalé du sang sur tes mains pour que tu prennes ça pour une habitude.
Une partie de toi regrette d'avoir fui le cocon familial trop tôt : échec scolaire, un mental déréglé, plus aucun rêve, plus aucune saveur. C'est un drôle de vide, ça oui.

T'as toujours eu espoir qu'un jour vous puissiez prendre une photo, ensemble. Une photo où vous seriez fiers l'un de l'autre.

« Ne m'appelle plus jamais comme ça où je souille ton nom... A la prochaine session de combat, si tu mises sur moi, je me laisserais mourir. Je te laisserais perdre ton argent qui vaut plus que moi. »

Tu siffles tes menaces entre tes dents.
Peut-être même que Byakuya ne savait même pas que tu combattais, que tu étais de ceux qui devaient saigner pour gagner. Que tu avais suivi ta mère par défaut dans sa folie décadente.

Et peut-être bien qu'elle t'avait elle aussi contaminée.

Tu arraches la peau de ta main avec tes dents, là où des traces habitaient déjà ta peau : combien de fois tu t'es mordu ici, jusqu'au sang ?
L'hémoglobine coule lentement dans ta paume dans laquelle se forme un piquet aussi acéré qu'une griffe d'aigle. Tu trembles, et tu le lui tends sous la gorge.

« Maintenant... lâche-moi...
Lâche-moi... comme tu sais si bien le faire... ou je te tue...
 »

**



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bouffe ça sale pute :(

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Jeu 4 Déc - 20:10



J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais ça me file la haine.



Il le savait.
Byakuya savait parfaitement que ces mots tuaient son fils petit à petit, lentement mais sûrement. C'était le but. J'avais pas envie qu'il s'attache à moi dans le fond. Et il avait presque réussi son objectif. Presque, parce qu'il était là. Il était encore là, se tenant devant ce qu'il peut appeler son père. Un mot trop flou pour lui, voire même quasi-inexistant dans sa tête. Et là, une belle découverte. A la prochaine session de combat, si tu mises sur moi, je me laisserais mourir. Je te laisserais perdre ton argent qui vaut plus que moi. Byakuya haussait d'un sourcil en entendant cette remarque. Akimitsu faisait parti d'un gang. Atlantide, Eldorado ou Asgard. Byakuya ne savait pas lequel, mais c'était l'un d'eux. Belle découverte ? Bonne question.

Et tout allait si vite. Ce gosse s'emportait trop vite, beaucoup trop vite. Le sang d'Akimitsu se transformait en une petite lame tranchante, ça impressionnait le violet. Byakuya sait bien qu'Akimitsu est capable du meilleur comme du pire. Mais tuer ? Ca ne doit pas faire parti de son vocabulaire. Alors doucement et lentement ...
Il lui offrait un simple sourire. Pas d'ironie dans ses gestes, rien de tout ça.

▬ Vas-y. ▬

Byakuya ne lâchait pas cet homme de ses mains déjà souillé par le malheur d'autrui et de la drogue. Ses mains d'artiste qui ont déjà bercé cet enfant il y a de cela fort longtemps. Trop longtemps même. Sa voix était à peine audible alors qu'il approchait ses lèvres à l'oreille de son fils.

▬ Ose. Tu es aussi lâche que moi, tel père tel fils. Un enfoiré qui n'est même pas capable d'aller au bout de ses plus grands objectifs. ▬

Et il finissait enfin par le lâcher, cette créature qui tremblait de tout son corps, qui ne savait même pas ce qu'elle faisait réellement. Tuer ? Mais tuer pour le bien de qui ? De son âme ? Est-ce que ça servait vraiment à quelque chose de tuer quelqu'un pour apaiser ses peines ?
Non, ça n'a jamais servi à rien.

▬ Mais tu sais quoi ? J'ai pas le droit de t'en vouloir, que tu me haïsses pour ça. J'ai pas le droit. Que tu me blesses, j'ai pas le droit de t'en vouloir. ▬

Parce que t'as toutes les raisons du monde de vouloir ma mort et qu'est-ce que je peux comprendre ça.


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Jeu 4 Déc - 21:40


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musique – Un lâche, un lâche, un lâche.
Tu le savais et tu le disais toi-même, quelque part ; tu l'acceptais. Mais lorsque ça sortait de la bouche des autres, tu devenais une vraie furie. Tu étais un gamin susceptible, capricieux, avide de compliment, jaloux et possessif. Alors lâche, lâche... lâche ça rime avec faible. Et dieu, tu ne veux même plus compter le nombre de sacrifice que tu as fait, que tu fais, et que tu feras. T'avais envie de lui gueuler que tout ça ce n'était jamais rien de plus que des putains de mensonge pour te rabaisser, parce que, lui, qu'est-ce qu'il pouvait bien en avoir à foutre d'être un lâche ?
Il avait réussi sa vie, il coulait sous des liasses de billet et les femmes de Tokyo se l'arrachaient. Et encore aujourd'hui, se l'arrachent. Y a pas eu de place pour toi, mais y en a sans doute eu pour des coups d'un soir, ici et là. T'osais même penser qu'en fin de compte, elles avaient toutes reçues plus d'amour pendant une nuit que toi pendant dix-huit longues années à te remémorer les maigres souvenirs de ton enfance. T'aurais donné n'importe quoi pour avoir une mémoire absolue et le soir, en t'endormant, pouvoir te rappeler de ces jours heureux passés dans les bras de tes parents, pouvoir te rappeler que ça te faisait presque mal aux joues de rire, de sourire.

Et sa dernière phrase t'avait achevée, mais en même temps, elle t'avait fait peur. C'était peut-être bien pour ça que ton bras avait fait un très grand geste, vif, violent. Une trace profonde et rouge s'était mise à apparaître le long de la joue de celui que tu avais osé appelé père fut un temps. Une trace qui s'écoule lentement, à flot. Tu t'étais mis à trembler, faible, crétin. Tu n'avais jamais blessé qui que ce soit volontairement, sans qu'on t'y oblige. Et là, là... c'était la toute première fois. La toute première fois que tu faisais du mal en le voulant, en ayant conscience de ton geste. T'étais soudainement pris de panique – et tu ne saurais dire ce qui t'effrayait le plus : la vue du sang ou bien les conséquences de ton acte. La dague sanglante reprenait sa forme liquide et tombait comme une flaque à tes pieds. T'étais prêt à tomber en arrière, toi aussi, chancelant. Mais t'étais encore debout. T'étais encore debout, comme toujours.

« ... Si j'étais un lâche... je serais resté avec toi. J'aurais profité de ton nom, et de ton argent. J'aurais profité des médias et je serais devenu riche, célèbre. Et un jour on aurait parlé de moi comme ton successeur. Mais j'aurais réussi tout ça parce qu'on a le même sang... Pas parce que je l'aurais mérité. »

Tu fermais les yeux et tu serrais les dents. C'était dur, à expliquer. Dur à assumer. Dur à dire, dur à penser. T'avais encore envie de lui dire que tu le détestais mais tu savais que peu importe combien tu aboyais : ça ne changerait rien. Tu ne pouvais pas détester ton père, ni même ta mère. Tu ne le pourrais sans doute jamais car ils sont tes seuls piliers, les seuls êtres qui t'ont accompagnés pendant de longues années, même à moitié. C'était les premiers à t'accueillir dans ce monde, mais ce ne seront jamais eux qui seront là pour te dire au revoir.

« Je veux être reconnu à ma juste valeur... Tu ne comprendras jamais, parce que c'est toi, le plus lâche de nous deux. »

Tu te mordais la lèvre avec violence, tête baissée. T'avais pas été capable de décrocher cette provocation par peur de croiser son visage balafré, son regard de braise. S'il devait te frapper : qu'il le fasse, vite, et surtout : que tu ne vois pas le coup arrivé. Ca sera sans doute plus facile à oublier.
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Mar 9 Déc - 20:16



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La vie nous offre de belles surprises. On ne peut pas s'attendre à certaines choses. Ca peut nous faire "surprise" dans notre gueule soudainement, sans s'y attendre. Là, le sang qui coule, la violence qui ne durait même pas trois secondes. Akimitsu avait blessé Byakuya. Et le PDG en restait bouche-bé. Il restait immobile tandis que son fils était pris dans la panique. Une panique pas si énorme que ça. Une panique plutôt contrôlé. Mais Byakuya était beaucoup trop concentré sur ce qu'il venait de voir. Il ne pensait pas qu'Akimitsu était capable de faire ça. De blesser son père, de blesser un membre de son sang. Comment ça ? Ne pensait pas ? Mais dans le fond, Byakuya ne connait strictement rien d'Akimitsu. Il le considère comme un lâche, un ignorant et un faible sans intérêt ... Mais est-ce qu'il disait ça juste parce que c'était sa première impression, lui faisant croire qu'il a toujours été comme ça ?
C'était ça.
Parce que le violet ne connaissait rien de la vie de son fils. Enfant, il connaissait ses goûts, adolescent et jeune adulte ... Akimitsu avait totalement disparu de sa vie. Posant sa main sur sa joue en sang, Byakuya regardait ensuite celle-ci pour voir les traces de ce liquide qu'il ne pensait pas voir de ses yeux ce soir. Et sa seule réaction était de sourire.
Un sourire bête.
Un sourire stupide.
Un sourire satisfait.
Byakuya serra son poing avant de le laisser tomber, posant son regard sur cet être qui n'osait même pas le regarder.

▬ T'as raison. T'as totalement raison. Le plus lâche de nous deux, c'est bien moi, je te l'accorde. ▬

L'adulte haussait les épaules avant de lâcher un soupir las.

▬ Mais qu'est-ce qui est lâche en moi, actuellement ? Te frapper ou ne pas te frapper ? Dans tous les cas, ça reviendrait à la même chose : je serai un lâche. ▬

Il tentait d'essuyer le sang qui coulait un peu trop à son goût sur sa joue. Byakuya pouvait ressentir une petite douleur mais rien de grave.

▬  Mais j'aurais réussi tout ça parce qu'on a le même sang... Pas parce que je l'aurais mérité ... Dis-tu. ▬

Lentement, le grand blond s'approchait de celui aux cheveux blancs comme neige. Il le fixait tandis que son fils esquivait son regard. Soit. Ça ne dérangeait pas Byakuya.

▬ Crois-tu vraiment que j'ai tout mérité parce que je suis un Kô ? Crois-tu vraiment que la richesse m'est venue à moi parce que je suis un Kô, que ma destinée était déjà toute tracée parce que je suis un Kô et que j'ai profité de la richesse de mes parents parce que je suis un Kô ? Non. T'as entièrement faux Akimitsu. J'ai choisi cette voie car je l'ai voulu. Pas parce qu'on m'y a obligé pour la famille. C'était mon choix. ▬

Il prenait le menton du jeune homme pour lui faire relever la tête. Juste pour croiser ses yeux. Son visage. Son regard. Parce qu'il est le portrait craché de son père à ses 19 ans.

▬ T'as choisi ta propre destiné, t'es libre et inconnu aux yeux de tous, peut-être dans le malheur de Tokyo, mais libre. Et ça, ça m'arrange énormément. Un choix que je respecte énormément. Et tu sais pourquoi ? ▬

Oui, sais-tu pourquoi, Akimitsu-kun ?


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Jeu 1 Jan - 23:27


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musique – Yeux dans les siens après des années – des siècles – de cécité absolue. Pour la première fois de ton existence, tu regardes ton père, tu découvres derrière cette couleur artificielle l'étendue de son narcissisme, de son égocentrisme, de sa solitude volontaire, désirée. Et tu sais pourquoi ? T'arrives pas à décrocher ton regard. C'est comme un puissant aimant, c'est comme si c'était la toute dernière fois que vous vous affrontiez. Ca te pétrifie, ta seule envie se résume à tourner le dos, partir en courant, les idées en l'air, encore, toujours ; mais au moins loin de tes responsabilités. Et tu sais pourquoi ? Ca reste dans ta tête mais tu ne comprends pas. Tu ne comprendras sans doute jamais, Byakuya Kô est fou, totalement fou. Désaxé, décalé.
T'avales ta salive, goulûment. Ca reste presque coincé dans ta gorge, comme la haine que tu contiens qui ne sera jamais rassasiée. Une haine sans fin, increvable, constamment insatisfaite. En fin de compte, ce qui serait le plus étrange ; ce serait de ne plus être apte à la ressentir.

« Non. J'sais pas pourquoi. Mais j'crois bien que j'm'en fous. »

Ca te déchire, encore. Parce que t'es trop fier, trop haineux pour avouer que t'as envie de savoir, que t'as envie de comprendre, que t'as envie qu'il te parle, qu'il te dise tout sous toutes les coutures. T'as envie de connaître ton père par cœur et qu'il te connaisse sur le bout des doigts réciproquement, que vous soyez comme cul et chemise, comme père et fils.
Tu serres les dents et tu gifles sa main, te dégageant de l'emprise sur ton menton en pestant ta rage dans un sifflement.

« Ta morale, ravale-la. Qui es-tu pour oser me la donner ? Qui es-tu pour OSER me parler de toute manière ? Je ne porte plus ton nom, c'est fini, fini. J'me fiche de ce que tu penses de tout ça, si ce que je fais est bien ou mal. »

Tes sourcils se froncent et les traits de ton visage se durcissent un peu plus, ta peau semble presque être prête à craqueler sous les effets de la colère. Tes doigts craquent, et du plus profond de ta rancoeur, tu lui lances, sans foi ni loi :

« J'aimerais que tu crèves. »

C'est douloureux, c'est sans doute un mensonge, mais t'as jamais été un type honnête. Ton adolescence, tu l'as passé à fuir comme un lâche, à te cacher derrière des dires que tu n'as jamais vraiment pensé. Et c'était une fatalité, parce que tu as conscience de ce que tu dis. Mais la haine, vous savez, la haine.. ah, la haine. C'est une marionnettiste hors-pair, et tu n'as jamais réussi à te défiler des ses liens.

« J'aimerais que tu crèves, tellement. »

Tu tournes les talons et t'as même plus envie de voir sa sale gueule, plus envie d'entendre ses sales mots d'enfoiré, plus envie de reconnaître son existence. Vos chemins allaient se séparer pour la énième fois et dieu sait combien t'allais en chialer ce soir, entouré dans ton cocon de drap, plongé dans la pénombre d'une petite chambre. Puis penser, penser, pleurer, penser... jusqu'à ce que tu tombes de sommeil. Encore, toujours. C'est un interminable cercle vicieux.
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Lun 5 Jan - 16:00




Les jours heureux sont les plus rares et les plus éphémères du monde.




Akimitsu se fout de Byakuya. Mais il ment comme il respire et le violet le savait parfaitement. Tel père tel fils. Mais il n'allait faire aucune remarque là dessus. Qui suis-je. Un père, je ne sais même pas ce que c'est exactement. J'ai oublié la définition exacte de ce mot complexe et j'ai pas envie d'en apprendre plus que ça. Je ne suis plus rien pour toi, Akimitsu.
Et puis les mots tombent.
J'aimerais que tu crèves.

Un long silence s'installait entre eux. Byakuya aimerait bien dire que ça ne lui faisait ni chaud ni froid ... Mais ce n'est qu'un gros mensonge, une pensée malsaine et fausse. Crever, moi ? Face à cette remarque répétée deux fois, il se contentait de sourire. Un sourire qui n'avait ni joie, ni tristesse, ce sourire n'avait aucune signification, il ne voulait juste rien. Byakuya souriait pour rien. Peut-être aurait-il dû crever ce jour là. Avoir sauver son fils pour l'enfoncer dans cet enfer, ça n'a jamais été la meilleure des idées, ça n'a jamais été la meilleure des solutions. Byakuya lâchait un rire peu discret avant de s'installer sur son canapé, se mettant à son aise malgré la situation catastrophique entre lui et son fils. Il brisa ce silence avec sa voix grave et autoritaire.

▬ Alors tue moi maintenant. ▬

Pourquoi ne pas le faire maintenant, pourquoi ne pas tout arrêter ici et tout de suite ? Ici. Là où l'horreur a commencé, elle se terminera peut-être ici, dans cet appartement. C'était l'occasion rêvé pour Akimitsu. Alors pourquoi ne pas le faire maintenant ? Les yeux de Byakuya étaient posés sur ce beau paysage qu'était la ville de Tokyo. Une ville dynamique qui commençait à mourir lentement mais sûrement. Une ville qui n'a jamais voulu devenir néfaste, une ville qui n'a jamais voulu devenir mauvaise malgré le nombre de délinquants et de mutants présents ici même. Il reprenait calmement après quelques secondes de long silence. Mais cette fois-ci, il prenait un ton beaucoup plus calme et plus faible, comme si ses mots se transformaient en un murmure.

▬ J'aurais pu mourir il y a fort longtemps, mais je t'aurais emporté dans ma tombe. C'était pas mon intention parce que t'avais rien à voir avec tout ça. Mais tue moi, si c'est ce que tu désires tant. ▬

C'était des chuchotements qui ne se voulaient pas discret. De toute façon, son fils ne les écoutera pas, il ne le fera plus. Tranquillement, Byakuya sortait une clope de sa poche qu'il alluma avec un briquet. Souffler, respirer, s'exploser les poumons avec ce tabac trop nocif pour cette santé fragile, une santé humaine. Tue moi, puisque je sais que t'en es juste pas capable. Mais casse-toi puisque c'est ton envie.

Il n'y avait plus rien à dire.

▬ Ou pars d'ici si t'en es pas capable. ▬


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Lun 5 Jan - 20:44


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musiqueMais moi j't'ai aimé. J't'ai aimé comme un fils.
J't'ai aimé comme tu n'le voulais pas.


Tu le regardes, tu le dévisages. Tu le regardes parce qu'il te tourne le dos, parce qu'il ne te regarde pas. C'est tellement plus facile ainsi, à l'abri de ses airs sauvages, de ses airs dominateurs, de ses faux airs de père effrayant. Ce n'est pas un père, c'est juste un homme qui partage le même nom, le même sang ; c'est une erreur, un bug. Comme si quelqu'un là-haut s'était pitoyablement trompé. Alors tue-moi maintenant. Un homme qui te provoque, qui te pousse à bout. Parce que malgré tout, malgré votre haine : il te connaît mieux que quiconque. C'est le sang, ça, c'est ça ? Le même sang qui circule dans vos veines, qui jaillit de votre cœur. Ca noue des liens, dommage qu'ils soient fait de ronces aux épines tranchantes.
Tu sursautes un peu, tu frissonnes. Parce que la proposition est tellement alléchante, tellement jouissive. Pouvoir en finir avec tout ça, oublier Akimitsu Kô à tout jamais car tu le tuerais en même temps. Ah, ce serait trop beau, trop magnifique ; c'est pour ça que tu ne peux pas le faire, et que ton père le sait. Ton poing se serre et tu regardes autour de toi ; tu ne peux pas t'empêcher de regarder les nombreux objets qui te permettraient de lui exploser le crâne, le défigurer, le réduire à l'état de néant ; faire de Byakuya Kô une poussière sur laquelle tu soufflerais. Il passerait de grand à rien du tout. Rasé de l'existence, rasé de la terre entière comme une gigantesque muraille que tu as toujours eu peur de franchir.

Lève ta main Akimitsu, attrape ce vase, fais-le tomber, tranche lui la gorge avec les débris. Laisse son sang couler, couler, couler... Laisse-le mourir lentement, te regarder avec effroi parce qu'il a eu tort, parce qu'il s'est trompé, parce que tu n'es plus un petit garçon inoffensif.

Mais putain, pourquoi t'es si faible, si pitoyable, si incapable ? N'apprendras-tu jamais ?

« J'ai dis que je voulais que tu crèves, pas que je voulais te tuer. »

Tu te mets face à lui, encore. Droit comme un pique, pour une fois. Parce que les choses vont changer. Les choses changent toujours.

« Je veux que tu meurs de façon injuste. Je veux qu'on dise de toi que tu ne le méritais pas, pas comme ça. Je veux que ta mort soit lente, douloureuse, et surtout stupide, inutile. »

Tu ne seras jamais capable d'assassiner un être humain par principe, peu importe les douleurs infligées. C'est comme ça que tu dessines ta vie.

« Si je te tue, tu le comprendrais, ce serait légitime, normal, prévisible en fin de compte. »

Et au final, la tristesse s'essouffle.
Akimitsu Kô n'est plus, et ce, depuis longtemps. T'es juste un tas de chair, d'os et de sang. Une boule de haine.
Tu le fixes avec les yeux grands ouverts, comme si t'étais prêt à le bouffer, ou tout simplement à le voir mourir.

« Je ne te tuerai pas. Pas parce que tu es mon père : je n'ai jamais eu envie de tuer qui que ce soit. Je ne suis pas un monstre, pas comme toi. Ca semble si facile de prendre des vies de nos jours que c'est devenu plus difficile d'être un innocent. Et toi, t'es un meurtrier ? J'crois bien que oui. J'crois bien que j'suis pas le seul que t'as tué dans cette histoire. Et si comme tu l'dis, on aurait dû partir bien plus tôt que ça dans l'autre monde, eh bien t'as fait la plus grosse erreur de ta vie. Fallait me laisser me faire buter, t'aurais pu te masturber tranquillement avec tes liasses de billets plutôt que d'avoir un fils. »

Un sourire en coin creuse ta joue et tu tournes les talons.
Putain.
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nos pères étaient nos images de dieu. si nos pères nous ont abandonnés, qu’est ce que tu en déduis à propos de dieu ? Δ byakuya

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