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 We can never flee the misery that is within us • Byakuya [Y]

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Ven 28 Nov - 23:39





Il y a ses moments où l'on veut juste oublier & fuir aussi loin que possible.



Musique

Tu t'étais réveillé dans cette pièce détruite & le corps en pièce. Tu avais fait un étrange rêve ou plutôt un doux cauchemar. Tu ne saurais réellement dire parce que la douleur se faisait réelle & les larmes sèches sur ton visage aussi. Tu te relèves difficilement & une fois sur pieds, tu titubes au milieu du chaos. Le désordre se faisait roi & en passant devant la fenêtre & voyant le paysage tu as comme un flash & tu te remémores amèrement le début de ta folie. Tu détournes le regard ; tu ne veux plus voir cet endroit ni tout les souvenirs qui s'y rattachent. Tu utilises ton pouvoir pour maintenir tes os brisés entre-eux & te déplacer plus aisément. Tu perds encore du sang & tu ne peux pas te rendre dans un hôpital ou autre pour te faire soigner si tu ne veux pas faire la une des journaux. De même que tu ne pouvais pas te rendre à l'entreprise dans cet état-là & quand bien même on viendrait te chercher ici on se poserait alors des questions.  

Tu traînes des pieds jusqu'à la salle de bain & tu fouilles & use de tout ce que tu trouves alors dans ton armoire à pharmacie. Calmant, injection de morphine, bandages & compresse. T'es maladroit avec tes mains ; tu ne l'as jamais autant été. C'en était presque ridicule. Tu n'oses pas relever les yeux & te regarder dans le miroir, peur d'y voir un reflet plus que misérable ; effrayé à l'idée d'y retrouvée ton ombre.

Tu retournes sur tes pas & cherche quelque chose de propre à te mettre sur le dos ; quand bien même tu saignes encore & que cela ne servirait très probablement & inévitablement à rien. Tu balayes d'un regard la pièce la vivre & l'instant d'après il n'y avait plus rien. Plus de meuble renversé ; plus de table en verre brisée, plus de sang versé. Tout avait disparu & t'avais fait en sorte de transporter ça dans un endroit des plus oublié ou rien ni personne irais repêcher ce genre de futilité pour te l’exposer en plein visage.

• • •

Tu fais irruption dans le plus grand des silences. Tu savais pas trop où aller & tu ne pouvais pas rester chez toi. Tu avais fuis pour la seconde fois ton domicile & tu ne pouvais pas te cacher dans un hôtel. T'as personne sûr qui réellement compter. Après tout tu es James Winchester, tu n'as pas d'amis, que des ennemis. Au final, peut importe chez qui tu squattais ; ça ne changeait pas grand chose à ta vie, mais étrangement celui qui allait probablement le plus te laisser en paix vis à vis du silence que tu voudrais faire sur ta folie était Byakuya.

Tu te laisses tomber sur son canapé faisant pr la même occasion un boucan d'enfer en faisant tomber une lampe ; t'en pouvais plus. T'avais que trop usé de ton pouvoir malgré son sale état. Tes plaies n'étaient pas prêt de se fermer & visiblement s'étaient d'autant plus ouverte. La fièvre monte & tu blanc comme neige. Même le roi des cons était capable de dire qu'un truc n'allait pas. T'es en train de mourir sur place & tu sais que la morphine t'y aide bien. Tu balances ta tête en arrière & tu crois apercevoir ce qui semble être l'hôte de l'appartement. Tu lui fais rapidement un signe & prend un ton un peu trop léger pour quelqu'un dans un état aussi misérable que le tien.

- Yo. C'est sympa chez toi ; je me permets de m’inviter pour inverser la tendance. Menteur ; tu cherches juste une excuse pour fuir de chez toi. De plus, tu n'as même pas prêté attention à la décoration ou encore à l'allure des lieux bien trop sombre & simple pour être à l'image du PDG de color street. T'as juste l'impression que ton crâne va exploser & ça te fait un bien fou de pouvoir t’écraser & de ne plus maintenir artificiellement ton squelette en place bien que la douleur elle s'accentuait. Ahaha ; t’allias pas pouvoir faire semblant bien longtemps de rien avec tout se sang qui débordait sur ton pull & tes faux airs de type en parfait état avec un bandeau sur la tête.



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Dernière édition par James Winchester le Ven 2 Jan - 0:04, édité 1 fois
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Sam 29 Nov - 0:30



J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais ça me file la haine.





Ca m'insupporte.

Jamais ça n'aurait dû se produire. Jamais ça n'aurait dû arriver. Mais le voilà, le voilà désemparé par ce qu'il venait de se passer. Byakuya est un connard, il le savait parfaitement. Mais c'était un con, un idiot fini qui aime voir de belles choses dans la vie. Les découvertes, tout ce qui pourrait l'impressionner. Mais il ne s'attendait pas à ça, il ne s'attendait pas à ne pas pouvoir le contrôler.

Ce putain de pouvoir. Ce putain de malheur de merde. Ce pouvoir qui était actuellement en train de lui dévoiler une chose qu'il a voulu oublier pour le restant de sa vie. Ses 25 ans. Qu'est-ce qui se passe putain, qu'est-ce qui se passe, c'est quoi cette merde, putain merde BORDEL DE MERDE. La chaise juste à côté de lui partait en éclat dans un excès de colère. Ce changement d'état n'était pas dû qu'à ça, la drogue venait de prendre le dessus. Qu'est-ce qui s'est passé. Le Byakuya actuel n'était pas là. Il était là sans être là, il était là ... Mais ce n'était pas lui. Fixant le seul miroir présent dans cette salle de bain, il voyait un jeune homme d'une peau claire et lisse. Ses yeux étaient bridés et paraissaient légèrement fatigués, ses cheveux étaient uniquement longs et blonds platine sur le dessus de son crâne. Juste autour, ses cheveux étaient courts pour ne pas dire rasés, on pouvait voir sa couleur naturelle qu'était le noir ténèbre. Il était plus petit et beaucoup moins musclé. 170 cm tout au plus. Une cicatrice était marqué sur tout son cou. Une marque rosée et affreuse, une pseudo brûlure. Et sur son bras, un patch qui se décollait lentement .... Pour tomber ensuite par terre.

C'était Byakuya. Ce patch ? Un produit digne de Lux. Il est con, il ne s'attendait pas à une telle connerie et ça l'énervait au plus au point. Le pouvoir du contrôle d'âge. Quelle idée d'avoir acheté l'un de leur produit. peut-être pour tester ? Pour voir si cette connerie marchait vraiment ... Pire que ça. Un malheur. Un malheur car Byakuya devait conserver ce pouvoir durant une heure. Un malheur car il ne savait pas contrôler ce pouvoir, c'est un putain d'humain de base. Infernal, il ne savait rien faire en tant que pseudo-mutant. Ca lui foutait la haine. Ce pouvoir était insupportable pour Byakuya. Ce pouvoir venait de faire un copier/coller de ce qu'était cet homme à ses 25 ans. D'où la présence de cette cicatrice qui n'avait jamais existé avant ... Avant ? Avant de s'être transformé en ce qu'il était autrefois une idole aimée. Un chanteur admiré. Un homme populaire mais surtout ... Un homme qui venait de vivre la pire expérience de sa vie. Pourquoi 25 ans. Pourquoi. POUR-.

Le silence et le maître du monde. Les bruits ne sont que des parasites. Celui que venait d'entendre Byakuya n'était pas commun. Quelqu'un était chez lui ... Et il tremblait. A la fois de rage, de colère mais de peur car personne ne devait le voir dans cet état là. Le jeune homme prenait ce qu'il y avait sous la main, à savoir un jogging gris et un sweat noir, les seuls vêtements qui pouvaient lui aller durant toute le temps où ce pouvoir lui dévorera sa tête. On ne te reconnait plus, Byakuya. Qui es-tu, homme en noir ? Où sont passés tes couleurs ? Sortant de la salle de bain, la scène qu'il venait de voir le laissait sans voix. James Winchester en sang sur son canapé, le saluant comme si de rien n'était. Il avait l'air perdu, il n'avait pas remarqué le changement physique de Byakuya. Dû à ses blessures ? Tant mieux. Remettant correctement ses cheveux en pétard, le blond ne disait rien, il fixait la scène de ses yeux plongés dans la drogue.

▬ ... ▬

Tout l'impressionnait. L'arrivée de James l'impressionnait, le boucan qu'il faisait l'impressionnait. Ce sang, ce flot de sang et ce visage dans un état pitoyable ... Ça l'émerveillait à tel point qu'il gardait le silence. Mais pas longtemps.

▬ Comme à ton habitude, tu te fous dans la merde la plus profonde qui puisse exister sur terre. Ça ne m'étonne pas venant de toi, Winchester. J'imagine que te servir un café ne va pas t'aider à te remettre sur pied. ▬

Sa voix n'était pas la même. Beaucoup moins grave et autoritaire. Celui qui montre que cette voix savait chanter. La voix d'un jeune adulte de 25 ans. Mais Byakuya fixait l'état de James. C'était catastrophique, pire ; un cadavre vivant. On en vomirait, pas Byakuya. Il se contentait juste de s'approcher de cet être à moitié mort pour pouvoir imaginer ce qu'il s'était passé. Des choses, beaucoup de choses sûrement. Je tousse, drogue de merde. Calmement, le blond partait à la recherche de sa trousse de secours. Le pire dans tout ça, c'était sa lenteur inhabituel. L'excitation mélangé à la terreur et à la fatigue ... Quel mélange de merde. Il revenait quelques minutes après, ne s'approchant pas trop de James pour le moment. Il posait la trousse par terre sans croiser une seule fois le regard de James. Ce bandeau cachait déjà un de ses yeux, pourquoi pas les deux ? Tss. D'un air agacé, Byakuya lâchait :

▬ Ton pronostic, j'suis pas médecin. ▬

Où est-ce qu'on t'a touché ou détruit ? Byakuya aurait pu en rire, il aurait pu en pouffer de rire, il aurait pu le clasher ou l'insulter de tous les noms avec son sourire habituellement narquois. Mais il n'en n'était rien. C'était un air blasé qu'avait le PDG de Color Street sur sa gueule. Terrifié, oui il l'était. Et James venait d'en rajouter une couche par sa venue et son état.

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Sam 29 Nov - 1:23





Il y a ses moments où l'on veut juste oublier & fuir aussi loin que possible.



Musique

Ta respiration se saccade & se fait forte. Il fait incroyablement sombre ici, plus que chez toi & tu es dans l'incapacité de discerner correctement les choses. Parce que tu as un œil en moins, parce que tu as perdu trop de sang, parce que tu as prit de la morphine, parce que tu ne discerne plus réellement les visages, que tu as juste cédé à la folie. Tu es incapable de dire si Byakuya a changer ou non, il te semble différent, moins lumineux, moins étincelant comme s'il avait perdu sa couleur. Comme si son amour de vivre & sa joie avait disparu ; mais tu sais étrangement que tu n'es pas à l'origine de ce mal. Pas cette fois. Il te fais rapidement la morale, mais il à la tête ailleurs & toi aussi. Vous êtes là, mais vous êtes aussi totalement déconnecté de la réalité, de ce monde. Chacun combattant ses propres fantômes. Pour ta part tu te tais, t'essaie de reporter ton attention sur ses soupirs, sur sa voix plus harmonieuse qu'avant. T'essaies d'ignorer la silhouette de Sébastien que tu aperçois du coin de l’œil assis à tes côtés. T'avais beau fuir, elle te suivait. Il se faisait silencieux & il t'observe & t'éprouves le plus grand des malaise. Tu l'ignores du mieux que tu peux & tu finis presque par t'habituer à sa présence & à celle de ses yeux translucide à travers l'obscurité. Byakuya s'éloigne quelque instant te laissant en tête à tête avec cette ombre que tu es le seul à percevoir & reviens bien vite à ton plus grand soulagement. Parce que tu peux te concentrer sur ce qui semblait avoir changé & non sur ce qui s'était encré en toi. Ça te permettait d'oublier un peu bien qu'il se tenait à distance. Il avait peur, tu le sentais. De quoi ? Tu ne peux pas le dire ; tu n'es même pas certain de vouloir savoir.

Ton pronostic, j'suis pas médecin.
Ça t'arrache un de ces sourire vaniteux & déplaisant. Il s’inquiétait ? Tu ne lui en demandais pas tant. Tout ce que tu voulais c'était un coin ou squatter jusqu'à te trouver un nouvel appartement ou n'importe quoi d'autre ; un coin où tu pourrais te vider de ton sang jusqu'à que mort s'en suive dans la meilleure des optiques. Y avait pas de pronostique à faire ; t'étais foutu. Tu ne comptais plus le nombre d'os que t'as senti se briser sous les coups de Sébastien ; sous ses poings vengeurs & haïssant. Tu poses ton regard sur ton hôte auquel tu t'étais imposé bien plus que par la force ; par fatalité & ce au pire moment qu'il soit pour se dernier.

- J'vais bien. C'est rien, je m'occuperais de me soigner tout seul. Y a pas de pronostique à faire. J'suis tombé, c'est des trucs qui arrivent. T'essaies de te lever tant bien que mal pour ramasser la trousse de premier de soins qu'avait apporté ton égal. Tu prends maladroitement appuis sur le fauteuil, manquant de tomber une énième fois. Tu as même plus la force d'utiliser tes pouvoirs pour t'éviter de bouger un peu plus ; c'en est ridicule. Tu vois alors un peu mieux par la même occasion le visage du violet ; tu n'avais pas fait attention mais ce n'était pas la seule chose qui semblait différente chez lui. Tout avait l'air différent. Non, ça n'avait pas l'air : il avait changé. Tu devrais t'occuper de tes propres soucis avant de vouloir jouer aux apprentis aide-soignant. Je viens juste squatter ; fais pas attention à moi, t'as jamais eu un visage aussi sombre. T'fais peur à voir. T'essaies de jouer la carte de la légèreté pour bien la première fois de ta vie. T'as pas envie qu'on s'attarde sur ton cas & t'es pas sûr de vouloir connaître ce Byakuya-là aujourd'hui. La morphine te jouait des tours & tu avait toujours ces yeux transparents posé sur ton dos.

La vérité c'est que tu as tout simplement appris à avoir peur James. A redouter de connaître réellement les gens & que les gens eux aussi découvre ce que tu es devenu. En temps normal, tu te serais juste moqué un peu de lui & aurait profité de la situation comme le pire des escroc ; mais pas aujourd'hui, mais plus maintenant. Tu joueras à ce jeu d'être celui que tu as toujours été ; à ce jeu du mec méprisant & méprisable en retour, mais tu voulais t'en débarrasser au plus vite.

- Ton diagnostic ? J'suis pas psychiatre. Tu lui retourne plus ou moins sa question sachant pertinemment que ça ne fera que l'énerver. Avec un peu de chance, il te laisserais tranquille pour retourner broyer du noir. Tu l'écouterais quand les effets de la morphine se serait dissimulée. Tu crains trop le genre de folies auxquelles tu peux encore céder. Tu te laisses alors tomber en arrière, reprenant ta place initiale. Tu ne tiens même plus debout. Ça t'arrache un léger rire, t'es fatigué plus que tout & ce soir, t'étais surtout fatigué de tout.



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Sam 29 Nov - 2:09



J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais ça me file la haine.





Ça m'insupporte tellement.

Il saigne, il se meurt petit à petit et ses faits et gestes sont aussi pathétiques que sa personne actuel. Qu'est-ce qu'il cherchait à faire ? Un coin où il pouvait être tranquille, ici ? Un coin où il pourra creuser sa tombe surtout. Mais le pire dans tout ça, c'est lorsque James lui disait de ne pas s'occuper de lui. De le laisser faire. De ne rien voir, de faire comme si de rien n'était. S'occuper de son propre cas ? Le visage de Byakuya se crispa, ses nerfs ressortaient au niveau de ses tempes. Qu'il ferme sa gueule putain.

Et bam.

Ce coup de poing est parti tout seul. Un poing fatal qui a du remettre au moins la mâchoire de James en place. Il était pire qu'amoché ... Et Byakuya arrange son cas par la méthode barbare ... C'est aussi une solution pour lui d'évacuer ce stresse qu'il a envie de dégueuler. Son regard n'en disait pas moins sur ce qu'il pensait de la situation actuelle de James.

▬ Prends moi pour un vrai con et je te jure que tu vas te prendre plus de 200gr de morphine dans le peu de sang qui te reste.  ▬

Même la force faisait la différence. Il n'était même plus capable de balancer un vrai coup dans la gueule des gens. Bien sûr, la cocaïne y était pour quelque chose. L'âge aussi. Pourtant, les jeunes ont de l'espoir et de l'énergie à en revendre. Pas Byakuya. James pense peut-être que le PDG ne peut rien faire actuellement ? Qu'il arrête de le prendre pour un con. Qu'il arrête, ça l'insupporte. Je l'ai déjà assez été comme ça, empire pas la situation ... Aurait-il aimé lui dire, mais rien ne sortait de sa bouche. Du moins, Byakuya voulait surtout parler d'autre chose.

▬ Ferme ta gueule et laisse toi faire. ▬

Puisque c'est comme ça, il allait faire tout par lui-même. Il ne veut pas de mort chez lui, où qu'on le considère comme étant un criminel à laisser crever un homme ici. Pense à autre chose, pense à James puisqu'il est ton gros soucis actuel. Oublions cette apparence, je reste Byakuya Kô. Rien de plus, rien de moins ... Mais c'est pas avec de belles paroles qu'il va se rassurer, il n'y arrive pas.

Reprenant avec violence la trousse des mains de James, Byakuya y fouillait pour trouver un rouleau de fils. Ca pouvait servir à quoi cette connerie ? A tellement de chose. Cette chose a sauvé la vie de Byakuya tant de fois .. Il ne compte plus le nombre. Pourtant, il ne restait plus beaucoup de fils, est-ce qu'il y en aura assez pour guérir les principales blessures de James ? Byakuya l'espère. Avant de faire quoi que ce soit, il se devait de retirer les vêtements du ténébreux. Une chose qu'il devait faire mais pour ça, il fallait bien s'approcher de James. Ça sert à rien d'avoir peur, il oubliera, drogue-le et il oubliera. C'est peut-être la meilleure des solutions. Lâchant un long soupir, le blondinet retirait au moins le haut dégueulasse et ensanglanté pour constaté les dégâts.

C'était beaucoup trop surprenant, à tel quoi que Byakuya restait immobile quelques longues secondes. J'en ai vu du sang, j'en découvre chaque jour, à chaque session de combat, j'adore ça. Mais pourquoi ça me dégoûte ici ? Pourquoi putain. Il ne connait pas les dégâts exacts et ce que va faire ce fil sur James, mais Byakuya tente le coup. Il passa le fil autour du bras droit de James, il coupe. Le bras gauche, il coupe. Autour du torse, il coupe. Sa taille, son ventre, il coupe. Sa jambe droite, il coupe. Sa jambe gauche, il coupe. James était à présent entouré de fil. Puis lentement, doucement ...

Ces fils prenaient une couleur dorée et on pouvait y ressentir une certaine chaleur.

Oui, Byakuya, en plus de tester les produits à la con de Lux, ne se gêne pas pour conserver certains produits de chez Motors District. Un artefact, celui que l'on appelle "le fil de la guérison". Mais ce n'était  qu'une guérison simple, beaucoup trop simple pour pouvoir tout guérir d'un seul coup. Ça le dégoûtait cette scène. Pourquoi je l'aide, hein ? Juste pour oublier ce que je suis actuellement ? Ca m'aide pas. Ça va pas m'aider e je le sais parfaitement bien. Byakuya fixait ses mains qui étaient tâchés du sang de James. Puis le blondinet se souvenait d'une phrase qu'avait dit James entre temps. Ton diagnostic. Tss. Byakuya n'était même pas capable de le regarder dans les yeux de James. Il se contentait juste de fixer ses mains, encore et encore. Ses poings se serrent et ses bras tombent le long du corps. Son regard fixait le vide, rien ni personne, juste le vide.

▬ T'es pas psychiatre alors j'ai rien à te dire putain. La morte te colle au cul. Et je tiens pas à avoir un cadavre chez moi, de plus un cadavre de ton genre, Winchester. Maintenant bouge pas le temps que ça fasse un minimum effet. ▬

Chaque minute compte. Et qui sait si les effets du patch peuvent durer plus longtemps à cause d'un élément. La panique, le stresse, l'addiction à la drogue, la dépendance ... Mais le temps compte ... La patience de Byakuya a cependant un énorme défaut. Une limite extrêmement courte. Winchester. Et pourquoi pas James ? Parce que. Dans le fond, dans le fond ... Qu'est-ce qu'il lui est arrivé. James Winchester. Byakuya se posait la question que maintenant. Pourquoi, comment, où et quand. Pourquoi ici. Merde. Le blond mettait la capuche de son sweat sur sa tête avant de partir dans sa salle de bain pour laver ses mains pleins de sang. La chaise était encore là, en mille morceaux. Détruite par la haine du propriétaire de ces lieux. Où est-ce que je peux aller comme ça ... Où sont mes limites putain ...

Une limite ... Sa limite ... Byakuya fouillait ses tiroirs de sa salle de bain, quitte à tout foutre en bordel, il cherchait une petite boîte qu'il trouvait rapidement. Dedans se trouvait une seringue avec un petit flacon rempli d'un liquide incolore. Ma limite ... Y'a que ça. On peut guérir le mal par le mal, tout le monde le sait parfaitement bien. Alors le blond n'attendait pas trois secondes pour remonter sa manche et enfoncer cette seringue dans son bras pour se prendre cet substance plus ou moins douteuse. Il gémissait discrètement.

Son addiction.
Sa vie.
Sa drogue.
Sa seule façon de garder le contrôle de lui-même.



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Trop de swag.:
 
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Sam 29 Nov - 3:06





Il y a ses moments où l'on veut juste oublier & fuir aussi loin que possible.



Musique

Prends moi pour un vrai con
Tu savais que ça l'énerverais quelque part ; mais c'était le meilleur moyen pour toi de le faire fuir loin de tes conneries. T'essaies de croire au moins en ça ; parce que tu si tu voulais vraiment lui épargner ça tu ne serais jamais venu chez lui. T'étais venu comme un de ces gars un peu paumé dans une période de leur vie qui croient que la connerie & la joie et contagieuse & qui espère la chopper comme on attraperais la peste. Tu ne voulais pas voir ce Byakuya-là, ce n'étais pas dans tes attentions & maintenant c'était trop tard & tu ne pouvais plus l'ignorer. je te jure que tu vas te prendre plus de 200gr de morphine dans le peu de sang qui te reste. Il arrivait bien trop tard pour ça. Ça te fait doucement rire. S'il en avait en réserve se serait un mensonge de dire que t'en voudrais pas. Tu sais même plus combien de millilitres tu t'es alors déjà injecté & franchement ça t'importe peu parce que ça fait taire la douleur & efface Sébastien de ton esprit.

Il reprend de force ce que tu t'étais donné tant de peine à avoir & te dis de la fermer. Tu te tais alors, parce que tu sais pas quoi répondre, parce que tu sens l’agacement dans sa voix montant d'un ton & que aucun de vous deux n'était humeur à plaisanter où à jouer. Tu te tais & tu te laisses faire très certainement pour la première & la dernière fois. Il n'a pas hésité à te cogner quand bien même tu avais chaque parcelle de ton visage qui avait déjà céder sous les coups de l'ancien traqueur. Tu ne rappliques pas, tu ne te débats plus. Tu te fais presque trop sage tandis qu'il retire tes vêtements pleins de sang & fait face à l'horreur laissé par tes démons. Tu ne sais pas réellement ce qu'il compte faire, mais rien de ce qu'il pouvait t'enter remettrais tes côtes en place & comblerait le trou laissé dans ta poitrine par cette balle qui avait été tirée. Frères d'armes. Frère de sang.

Il t’entoure de fils sans que tu comprennes réellement l'intérêt de la procédure. Encore une fois, tu gardes le silence & le fixe tandis que lui au contraire esquive ton regard. T'es pas psychiatre alors j'ai rien à te dire putain. Tu hausses les épaules tandis qu'il continue de se plaindre. Winchester. Il t’appelait par ton nom. Ça devait bien être la première fois depuis votre rencontre qu'il se montrait aussi distant & froid. Il n'était pas le genre d'homme à s'attarder sur les formalités ou autres choses s'en approchant aussi bien  de près que de loin. Il te demande de pas bouger & te laisse à nouveau seul. T'as l'impression qu'il se fout clairement de ta gueule & franchement t'en avait rien à foudre que ses fils dorés te sauve la vie ou non. Tu te lèves & cherches où est ce que cette enflure avait pu se barrer encore. Un gémissement, tu te retournes & trouves là où il avait pu se planquer.

Salle de bain & seringue à la main ; tu glousses t'as l'impression de te revoir y a encore quelques minutes, mais toi, t'avais fait ça pour atténuer la douleur & non te détruire. Tu fais tomber le fil de ton poignet au sol en te précipitant & lui arrachant cette mort au rat ambulante ou tu ne sait quoi du bras & tu exploses le flacon contre le sol. Tu n'avais pas répliqué pour le coup qu'il t'avais donné ; mais tu rappliquerais pour les conneries qu'il arrivait à te reprocher en s’engouffrant un peu plus dans sa propre merde. Tu rend sur toi même & l'attrapes par le col. Tu réalises alors qu'il était vraiment différent. Tu te retrouvais légèrement plus grand que lui alors qu'il était celui qui te regardais toujours de haut. Il avait craché son venin ? Très bien c'était ton tour de le faire.

- T'es complètement con où quoi ? A ton tour de fermer ta gueule cinq minutes.T'es déjà à bout de souffle et t'arranges pas ton cas quoiqu'il en coûte. Que j'arrête de raconter des conneries ? Mais regarde-toi t'es le premier à en raconter & à te cacher derrières tes lunettes & tes paillettes. Tu le relâches plutôt violemment & prend un peu de recul. Mes problèmes ne te regardes pas & inversement, ouais. J'le sais. Mais je suis comme toi espèce de gros abruti ; j'peux pas fermer les yeux sur ce que j'vois.

Il n'y a pas d'héros ; mais il y a des hommes. Il y a une réalité que vous pouvez déformer autant que vous le voudrez ; que vous pouvez essayer de fuir autant que vous le souhaiter, mais mutuellement vous vous gardiez les pieds sur terres.

- J'voulais pas voir ça & j'pense que c'est pareil pour toi. Alors fais moi plaisir & contente toi d'accepter ces conneries.

Tu sais ce que c'est de vouloir tout oublier ; de souhaiter plus que tout au monde que ce ne soit qu'un mauvais rêve, qu'un jour on se réveillera en se disant que finalement rien est arrivé. Qu'on peut tous prospéré & qu'il n'y a rien qu'on a perdu & qu'on perdra encore. Pourtant ce ne sera jamais le cas ; jamais.

- Tu voulais un diagnostic ? T'étais à deux doigt de me casser la mâchoire tout à l'heure ; mais je te rassure ça a été déjà fait avant que t'aies pu tenté ta chance. Un autre l'a tenté & il ne t'avais pas raté puisque maintenant il t'accompagnait où que tu sois.



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Sam 29 Nov - 16:42




J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais ça me file la haine ...



C'était tellement malsain.

Un calme, un silence puis un bordel à n'en plus finir. Une halte, une violence et tout se brisa. Byakuya n'avait pratiquement pas senti le produit envahir son corps, James venait juste de tout détruire, sa seule drogue qui pouvait juste le détendre. Uniquement ça. Et il lui privait de ce bonheur, de la seule chose qui pouvait éviter de le rendre pire qu'insupportable. Pire qu'irritable, pire qu'un bâtard. Les mains du blessé attrapait le col de Byakuya. Il était devenu plus grand. Mais non, je suis devenu plus petit. Il ne s'attendait pas à ça, pas à ce que James vienne ici et l'empêche de faire son rituel. Ça lui foutait pire que la haine.

Mes problèmes ne te regardes pas & inversement, ouais. J'le sais. Mais je suis comme toi espèce de gros abruti ; j'peux pas fermer les yeux sur ce que j'vois.

Le pire dans tout ça, c'est qu'il avait raison. Byakuya se crispa alors qu'il tentait tant bien que de mal à esquiver le regard de son invité surprise, il ne l'avouera jamais de ses dires, mais il avait entièrement raison. Tu peux pas fermer les yeux sur ce que tu vois, je ne le ferai pas pour toi non plus. Et après tout ça, le blond était incapable de répliquer ou de dire quoi que ce soit, parce que James avait raison, encore une fois. Il mordait sa lèvres inférieurs pour garder le contrôle de lui-même, de cette colère qui l'avait totalement envahi.

J'voulais pas voir ça & j'pense que c'est pareil pour toi. Alors fais moi plaisir & contente toi d'accepter ces conneries.

T'avais juste envie de le tuer, de l'assassiner, de l'étrangler, de lui faire faire la pire des tortures pour son acte suicidaire. Mais non, il a juste voulu te sauver la vie, Byakuya. Mais lui, il n'acceptait pas son image, il n'acceptait pas cette cicatrice qui ornait tout son cou, à croire qu'on l'avait étranglé pour y laisser une marque à vie. Les yeux du blond étaient rivé sur les bouts de verre éparpillés sur le sol. J'accepte rien du tout.

▬ ... C'est pire qu'un cauchemar, c'est une horreur vivante, une fiction dans une réalité. ▬

Ses paroles n'avaient pas vraiment de sens, on ne sait même pas de quoi parlait Byakuya, il parlait pour lui-même sûrement, et à haute voix.

▬ J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais même ces pouvoirs me filent la haine. La haine de mes souvenirs que j'ai voulu détruire. ▬

Le sang coulait le long du bras de Byakuya, il reposait enfin son regard sur celui de James. Un regard qu'il n'arrêtait pas d'esquiver depuis le début de sa venue. Ses yeux étaient pire que vide, fatigués et lassés, perdus dans un trou noir, une illusion. On ne pouvait rien voir dans sa pupille. Rien de tout ça. Un petit sourire narquois apparaissait sur ses lèvres. Ce sourire forcé qu'on aime se faire pour se donner un genre.

▬ ... Mais entre se foutre un produit dans le corps et pisser du sang à pouvoir en mourir en une heure ou deux, y'a une putain de différence. Moi je vivrais encore, toi tu mourras. ▬

Et Byakuya n'attendait pas une seconde de plus pour pousser James, lui qui ne pouvait plus tenir debout, lui dont son sang tâchait le parquet de la demeure du blond. Son torse était un champ de bataille. Des bleus, du sang, des plaies immenses. Et Byakuya riait discrètement. Un rire forcé. Encore une fois.

▬ Regarde toi, tu tiens même pas debout, tu perds ton sang comme ta cervelle, moi je suis encore là en chair et en os, je respire et j'ai pas été déchiqueté comme un vulgaire animal à l'abattoir. ▬

Il s'approchait de James, retirant enfin la capuche couvrant sa tête. Affronte-le, affronte-le merde. Il le fixait de ses yeux dorés, il le fixait de son visage de jeune adulte, 25 ans. Un bel âge comme on dit. Ses cheveux blonds couvraient son oeil droit, mais il n'y avait que de la colère à y voir, rien d'autre. Et aussi, un peu de désespoir.  Le bandage sur la tête de James glissait petit à petit le long de son visage. Son oeil, le sang, un vide. Il avait horreur de ça, Byakuya ne voulait pas se montrer. Mais ça servait plus à rien et il l'avait compris. Ca lui foutait la haine, mais il avait quand même compris ça. James, c'était exactement la même chose. Pourtant, il était là.

▬ Maintenant ... J'ai beau être jeune & con comme tu le dis si bien & être le dernier sur terre à avoir le droit de te donner des leçon de respect, mais tant que tu es chez moi, James Winchester, tu te tiendras comme je le dicterais. ▬

Exactement comme ce qu'avait dit le ténébreux lors de la dernière visite de Byakuya chez lui. Exactement, la même intonation de voix, le même air. Pieds nus, Byakuya marchait en dehors de la salle de bain. C'était un vrai champ de bataille, un meurtre, des éclats de verre partout par ce flacon que James avait explosé quelques secondes auparavant. Ces bouts de verre s'enfonçait dans la peau de Bya, mais il ne sentait rien. Seul le stresse, l'énervement, la haine, la peur le hantait. Il remettait correctement ses cheveux en bataille avant de poser une nouvelle fois ses pupilles sur James.

▬ Installe toi ou je vais te forcer à le faire. J'ai vraiment pas envie de te voir mourir maintenant. ▬

Ça en devenait même un supplice. Même sa voix déraillait. Pourtant tant de désespoir pour si peu ? Pourquoi tant de panique pour une simple apparence ? Parce que ça fait peur. Ça a toujours fait peur. Et Byakuya avait peur de lui-même. Peur, parce que l'état de James lui rappelait tant de chose. T'as envie de l'aider, mais ça t'effraie au plus haut point. Et t'as jamais été comme ça avant, devant quelqu'un. Peut-être Chihiro et Zoku, mais c'est tout.


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Sam 29 Nov - 19:51





Il y a ses moments où l'on veut juste oublier & fuir aussi loin que possible.



Musique

C'est pire qu'un cauchemar, c'est une horreur vivante, une fiction dans une réalité.
Tu ne sais pas réellement ce qu'il raconte ; mais tu es persuadé d'une chose c'est que ces mots là tu les connais plus que quiconque. Tu es celui qui à prier pour s'en libérer & qui n'a pas réussi ; pas sans en payer le prix. Tu connais les chants & les vœux de se défaire de ces chimères par cœur. T'as arrêter de compter combien de fois tu t'étais retrouvé à souhaiter la mort & à prier pour qu'elle vienne te chercher, alors que cette petite voix au fond de toi ne demandait à n'être qu'épargner et à vivre. Tu n'a plus chercher à savoir combien de fois tu as payé le prix de tes erreurs & de tes actes. Pourtant tu continuais d'avancer ; pourtant tu t'es décidé à affronter chacune de tes ombres quand le moment sera venue. Tu ne fuirais plus. C'est pour ça que peut importe ce dont pouvais bien parler ton hôte, tu pouvais comprendre son souhait ; tu pouvais te permettre de lui en vouloir & te lui reprocher sa lâcheté.

J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé.
Si t'avais bien appris une chose c'était qu'on ne pouvais jamais fuir bien longtemps. On n’effaçait définitivement rien bien longtemps, il y avait toujours des bribes qui vous échappaient & revenait vous hantez quand vous ne vous y attendez le moins.[ i]Mais même ces pouvoirs me filent la haine. La haine de mes souvenirs que j'ai voulu détruire. [/i] Là encore, tu ne sais pas encore à ce dont il fait allusion. Il n'était qu'au dernières nouvelles qu'un simple humain si l'on pouvait dire. Son regard appuis alors enfin le tient & là t'y aperçois ce qu'on pouvait apercevoir dans le tient quand t'as collé ce flingue sur ta tempe. Tu sens un léger frisson te parcourir ; parce que aujourd'hui trop de choses s'étaient écroulées.

Mais entre se foutre un produit dans le corps et pisser du sang à pouvoir en mourir en une heure ou deux, y'a une putain de différence. Tu penches légèrement le visage & répond à ce sourire qu'il te fait. Moi je vivrais encore, toi tu mourras. Tu ne mourrais pas. Pas aujourd'hui. Pas tant qu'il l'avait décidé. Il l'avait dit ; il ne te laisserais pas mourir, pas tant que tout ce que tu tentes se solde par un échec. Ça te fait doucement rire parce qu'en un sens, tu n'avais jamais rien réussi. T'as raison & dans la raison tu es le fou. Tu es celui qui échoue.

Il te pousse & tu titubes. Tu ne tomberais pas ; pas encore. Tu  laisserais pas les plaies avoir raison de toi, tu ne laisserais pas Byakuya te faire plier & encore moins quand tu le vois dans cet état. Pitoyable. C'est ce que tu te dis en le voyant ; mais c'est aussi ce que tu penses de ta propre personne quelque part. Il essaye de te faire comprendre que le plus misérable de vous deux ; c'était toi. Que t'avais rien de plus que l'air d'être un animal s'étant enfui de abattoir pour survivre. S'il savait que tu étais celui qui s'était jeté dans ce lieux sordide il allait te donner un flingues entre les mains & te demander de te flinguer plus loin ?  C'était n'importe quoi. Il s'approche alors de toi & retire sa capuche qui cachait alors son visage. Comme s'il cherchait à affronter quelque chose qu'il retrouvait en toi. Tu comprends aussi alors de quoi il parle en faisant références à « ces pouvoirs ». Sa taille & son allure n'était pas la seule chose qui était différente chez lui. Il était devenu bien plus jeune ; peut-être même plus que toi. Tu sens dans son regard cette haine que tu as longtemps dégagé & ce dégoût en te faisant face. Ton bandage sur l'oeil s'était échappé & ça te fait aussi grimacer en un sens parce que tu voulais feindre une quelconque maladie & le cacher. Tu pousses un léger soupir ; c'était pas grave parce que le violet s'était trouvé un nouveau petit jeu : celui de te dicter tes propres dires. Quel con.

Il se sert de tes propres mots contre toi & tu serais presque capable de le féliciter pour ne pas se montrer totalement dépourvu de sens dans cet état là. Il sort de la pièce laissant l'énième désordre que t'as pu mettre en place avant de presque de demander une faveur. Trémolo. Il n'avait pas envie de te voir mourir ? C'était quoi ces conneries encore. Tu passe devant lui sourire pendu au lèvres & tu te retourne vers lui. Tu poses ton regard dans le sien & tu te montre confiant.

-  Je ne mourais pas. Tu fais demi-tour & baisse légèrement d'un ton.  Parce que même quand j'essaie de me tirer une balle dans l'crâne je reste toujours en vie. Tu reprends ta course ne sachant pas s'il ta entendu ou non & tu t'en contre-fous. Parce t'as décidé d'assumer toutes tes conneries pour pouvoir te regarder dans la glace le matin en te réveillant. Tu remet ton bandeau en place sur ton œil pendant que tu as le dos face à Byakuya. Tu t'arrêtes alors deux minutes ; joignant les pieds. Hey. Ta voix se fait légèrement plus grave & plus douce à la fois. Elle s'entend & sonne comme inaudible à la fois.  Pourquoi est ce que t'as cette apparence quand j'y pense ? Finalement, tu brises le silence & ose demander. Tu tournes légèrement la tête & ne voit que le reflet de son ombre derrière toi. Les secondes s'écoulent & finalement tu lâches un un '' Non, c'est rien. Oubli.'' avant de faire les derniers pas pour atteindre le canapé sur lequel tu reprends place. Si tu le forçais à parler il te dirais probablement encore de la fermer & t'avais assez entendu ça pour les dix prochaines années à venir.

-  Je sais ce que c'est que d'être hanté par ses démons. Tu regardes la silhouette de Sébastien qui est toujours présente dans ton esprit avant de nouveau reporter ton regard sur Byakuya. J'connais ce cauchemar dont on peut pas sortir ; il m'a prit la vue, tu portes ta main sur ton œil droit.  Plus d'une fois. Ton sourire s’évanouit . Il a souhaité que je meure pendant si longtemps & parallèlement souhaite que je vive pour me voir ne souffrir que d'avantage. Tu hausses les épaules & te laisse glisser dans le canapé & fixe le plafond comme si tu fixais les étoiles, tend la mains comme si tu pouvais les saisir.  La vie est comme ça ; elle est une véritable salope. Tu serres le poing.  C'est pour ça que je ne mourais pas. Tu baisses le bras & poses les yeux sur ton aîné devenu cadet.  C'est pour ça que tu devrais arrêter de fuir. Tu te fais presque plus autoritaire dans le timbre de ta voix.  Qu'est ce qu'il s'est passé ?



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Sam 29 Nov - 21:04




J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais ça me file la haine ...




Je crois que j'ai envie de rire.

Réussite, était-ce une réussite ? Peut-être, Byakuya avait du mal à le croire. Ils ont failli s'exploser la gueule, ils viennent à peine de se violenter que l'ambiance est retombée bien bas, silencieuse et calme. Tendue et désagréable. James repartait dans le salon pour s'y installer. Byakuya l'écoutait d'une oreille attentive. Parce qu'il n'avait que ça à faire. Ecouter ses plaintes ainsi que ceux de James. Ils sont pathétiques, hein ? Pire que ça.

Le blessé s'installe, et l'ange aux cheveux blonds reprenait la trousse en y fouillant avec attention. Il reprenait les fils que James avaient retiré plus tôt et il les ré-appliqua sur son corps. D'un autre côté, Byakuya sortait de cette trousse d'un autre fil, tout ce qu'il y a de plus normal. Le tout, accompagné d'une aiguille. Il restait silencieux dans ces actes. La bouteille de désinfectant, du coton. Tout était là. Pourquoi est ce que t'as cette apparence quand j'y pense ? Et Byakuya se stoppait dans ses gestes. Je sais même pas comment répondre à ça. Oh, si. Les mots sont dans ma gorges, mais ma bouche refuse catégoriquement de les prononcer. Mais ... Oui. Exactement. La mort nous poursuit, la mort nous détruit la vie, mais la mort en ris, elle nous regarde au bout de notre vie, et elle épargne celle-ci. Car la douleur et la souffrance sont les plus beaux cadeaux faits par les dieux eux-même. La vie est comme ça ; elle est une véritable salope.

▬ Une vraie pute. Moi qui pensais que nous étions pire qu'elle. J'ai eu tort. ▬

Une envie de drogue. Byakuya tremblait. Il était en manque. Il aurait du prendre cette dose que James lui a refusé. Mais non, il n'a pas pu puisque le liquide était étalé sur le sol de sa salle de bain. J'en ai terriblement besoin. Mais pour l'instant, le blond se concentrait sur sa tâche. Il remontait ses manches pour éviter de devoir se salir de ce sang qui faisait déjà trop tâche dans son appartement.

C'est pour ça que tu devrais arrêter de fuir.
Cette phrase venait de réveiller l'esprit de Byakuya. Fuir, encore et encore, ce soir, la fuite était devenue sa nouvelle passion. Mais le silence était maître des mots pour le blond. Il se contentait de replacer encore une fois ses mèches blondes platines. Qu'est ce qu'il s'est passé ? Fuir, fuir et fuir. Y'a plus d'échappatoire là. Ca sert à rien. Faiblement, la seule réponse que Byakuya pouvait apporter, c'était la suivante.

▬ ... Le pouvoir de contrôler l'âge. ▬

Il n'inspirait pas, il n'en avait pas envie. Son corps le voulait, il étouffait, mais Byakuya se voulait discret. Il commençait son travail, il lavait d'abord le torse de James. Couvert de ce sang qui était le sien, couvert de blessures et de saletés. Chacun de ses gestes se faisaient doux mais tremblants. Pourtant, son visage n'exprimait presque rien.

▬ Je n'arrive pas à le contrôler. Je dois avoir quoi ... 24 ou 25 ans là. ▬

Il aurait aimé sourire de cette connerie, de cette blague dénudée de sens ... Mais non. Il se concentrait sur les plaies qu'il tentait de guérir tandis que les fils de guérison continuaient à faire leur boulot. Byakuya désinfectait les plus grosses plaies pour ensuite sortir un fil et une aiguille. Il était tellement délicat dans ses gestes, tant d'attention dans ce qu'il faisait. Ca paraissait surhumain ... Mais c'était l'avantage de Byakuya. Les mains d'un artiste, c'est ce qu'il avait. C'était son talent. Il débutait ses points de suture, une douleur à supporter ... Mais moins fatales que ces blessures mortelles. Il enchaîna.

▬ J'ai juste voulu tester un des produits de Lux. J'avais pas prévu de le faire maintenant. J'avais pas prévu de l'être maintenant. J'avais pas prévu toutes ces conneries. Je pensais pas que la drogue prendrait le dessus, que j'allais me laisser faire par mes pulsions. Je suis un vrai connard pour ce coup. ▬

Doucement, Byakuya refermait une première plaie sur son torse, coupant le fil avec ses dents. Il fixait ce corps mal en point, il regardait les blessures qu'ils pouvaient suturer. Sa main. Je sais pas pourquoi j'arrive à la prendre comme si de rien n'était, la prendre avec délicatesse et la désinfecter avec  cette bouteille qui se vidait au fur et à mesure de l'intervention. Cette douleur était profonde, cette main était presque déchirée. Byakuya se concentrait sur sa tâche tout en tenant fermement cette main mourante. Le sang coule.

▬ Ce pouvoir m'a remontré une horreur. L'horreur que tu vois devant toi. Quoi que ... Non, tu ne peux rien voir à part un jeune adulte populaire et "parfaitement bien foutu". ▬

Là, Byakuya riait bêtement. Mais son sourire disparaissait en deux temps, trois mouvements.

▬ Ça me fout la gerbe d'être comme ça. Ça me le rappelle trop. Je veux fuir ça. Je veux absolument fuir ça. Je veux le fuir ... J'aurais pu le fuir si tu ne m'avais pas dérangé dans la salle de bain. ▬

Une échappatoire dangereuse, mais c'était le seul moyen pour ce pauvre blond d'échapper à son malheur. Oublier, délirer, se laisser aller. Là, il était obligé de faire face à ce qu'il était, il en était presque conscient et c'est ça qui le rendait furieux. Byakuya admirait les autres plaies, l'une d'entre elles attirait bien son attention. A croire qu'il était pris une balle en plein ventre ... Ça en devenait effrayant. James allait souffrir de cette chirurgie faite maison. Imbibant le coton d'alcool, Byakuya le posait délicatement celui-ci autour de la blessure la plus douloureuse sûrement. Hurlement et violence. Mais byakuya resta stoïque. Beaucoup trop stoïque.

▬ Je ne pensais pas qu'on pouvait infliger autant de dégât à un corps humain. ▬

Il continuait son travail, qu'importe les plaintes et gémissements de James. Byakuya connaissait cette douleur, Byakuya savait parfaitement comment guérir de ce genre de blessure sans pour autant guérir parfaitement bien. Si il avait tout ce matériel là à disposition, c'était bien pour une raison. Le jeune homme allait débuter les points de suture de la plus grosse blessure que possède James. Bonne chance.

▬ Voilà mon diagnostic, ton pronostic maintenant. ▬

Il en avait envie, envie d'écouter son histoire. Peut-être que James ne dira rien, peut-être qu'il gardera le silence comme Byakuya l'avait fait avant. Peut-être.


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Sam 29 Nov - 23:21





Il y a ses moments où l'on veut juste oublier & fuir aussi loin que possible.



Musique

Il y a certaines choses auxquelles on ne peut pas échapper. On dit que les choses que l'on fuit, nous fuirons en retour ; mais c'est faux. Ils nous poursuivent jusqu'au bout du monde & si l'on ne s'en débarrasse pas, si on ne peut pas s'en débarrasser alors ça nous dévore de l'intérieur comme de l'extérieur. Ça nous ronge & nous consume à petit feu. C'est inévitable. On ne se débarrasse pas des choses immatérielles aussi facilement ; parce qu'elles s'accrochent à nous sans qu'on le sache. Elles sont toujours là, c'est jusque qu'on avait oublié leurs présence avant de la remarquée de nouveau. C'est bien plus qu'un mauvais charme, qu'une superstition. C'est une fatalité.

Moi qui pensais que nous étions pire qu'elle. J'ai eu tort.
C'est que de se surestimer que de ce croire plus malin que ce mauvais joueur qu'on nomme la vie, car elle à beau être fragile & faible elle à pour puissant allier la mort & le destin. Il a tord & ça arrive un peu trop pour le peu de temps qu'il s'est écoulé depuis que tu as fait irruption dans sa demeure. Il se pose face à toi ; reprenant sa place initiale mais sans se cacher derrière le masque que qu'était sa capuche.

Le pouvoir de contrôler l'âge. Avoue t-il alors. Tu restes silencieux & tu comprend un peu mieux la raison pour laquelle il avait cette apparence tellement plus chétive que celle du Byakuya Kô que tu connaissais. Tu aurais presque pu ne pas le reconnaître ; mais ces pupilles dorées ne mentaient pas, elle ne pouvaient qu'appartenir à cet abruti. Il se met alors à te nettoyer comme si t'étais incapable de le faire par toi même ; tu lui avais pourtant dit que tu te débrouillerais. Tu t'étais toujours débrouillé -même lorsque qu'Höder t'avais arrachée les yeux de tes orbites-. Je n'arrive pas à le contrôler. Je dois avoir quoi ... 24 ou 25 ans là. Cette fameuse période où il était connu pour sa célébrité & son talent à travers le monde pendant que tu étais enfermé dans ton espèce de palais en Europe jouant le rôle du trophée de ton paternel. Tu devais avoir quoi, treize ans lorsqu'il passait sur tout les écrans avec cette tête là & toi tu lui avais déjà dis : tu n'avais jamais entendu parlé de lui. Pourquoi ? Parce que on était trop occupée à te remplir de crâne & à faire de toi un monstre. On t'apprenait à n'aimer personne d'autre que toi même & à tirer des balles en plein cœur pour suivre à l'avenir.

Pendant ce temps il s'active & désinfecte tes plaies. Tu grimaces légèrement mais la morphine faisait de plus en plus effet, alors t'étais capable de supporter la chose. Il te raconte alors comment il en était arrivé là ; les produits Lux dont tu avais toi aussi tant entendu parlé. Il dit & répète qu'il n'avait pas prévu comme s'il s'en voulait pour quelque chose. Je pensais pas que la drogue prendrait le dessus, que j'allais me laisser faire par mes pulsions. Ceci explique cela comme le dirait-on. Tu te demandais aussi depuis un moment d'où pouvait lui venir cette addiction. Aussi loin que tu t'en souviennes il cachait ses yeux rouges derrières ses lunettes & les effets de la substance derrières ses fantaisies. Ca ne te regardais pas, ce n'étais pas tes affaires ; mais réalises une chose : c'était toujours ceux qui en disait le moins qui souffraient le plus.

Il prend ta main avec laquelle tu as voulu appuyée sur la gâchette pour de faire sauter la cervelle ; celle sur laquelle on t'avais tiré dessus pour que tu survives afin de d'encore plus souffrir. Tu secoues légèrement la tête pour chasser ces idées de ton esprits. Ce qu'il s'était passée à ce moment là n'était toujours pas très clair pour toi & tant que tu ne savais plus où placer les choses tu ferais silence là dessus. T'y penserais quand tu serais de nouveau livrée avec toi-même parce que t'as peur de commencer à oublier son hôte pour commencer à parler à ton ombre. T'as peur que la morphine gagne sur ce qu'il te reste de conscience & d'avouer tout tes crimes passé & ta folie.

Ce pouvoir m'a remontré une horreur. L'horreur que tu vois devant toi. Quoi que ... Non, tu ne peux rien voir à part un jeune adulte populaire et "parfaitement bien foutu".
Il rit avant de nouveau se glacer dans le désarroi. Tu bats des paupières & hausse un sourcils. Une horreur ? Tu sais qu'il ne t'en diras pas plus. Qu'il restera vague sur cette histoire là, cherchant toujours à fuir quelque part. Qui ? Quoi ? Seul lui le savait probablement à cette heure-ci & étrangement ça te rappelle ce que tu es. Ce que tu étais. Ça me fout la gerbe d'être comme ça. Ca aussi tu connais que trop bien. Ça me le rappelle trop. Je veux fuir ça. Je veux absolument fuir ça. Je veux le fuir ... J'aurais pu le fuir si tu ne m'avais pas dérangé dans la salle de bain. Tu tiltes alors quelque chose : que t'aurais pas forcément du chercher à savoir. Parce que t'avais fui Riku de la même façon, encore & encore & voilà où ça t'avais menée aujourd'hui. C'était la raison pour laquelle tu t'étais éloigné autant que possible de ta demeure initiale, de tout ce qui te rattachait à ta famille d'une manière ou d'une autre & tu te souviens alors du moment où il t'avais retrouvé & te ce qu'il s'était passé dans ton bureau. De ces je t'aime & je t'ai toujours aimé, du craquement de sa nuque sous ta main, de...Tu écarquilles les yeux & serres les dents. Riku était mort. Tu l'avais tué de tes propres mains il y a déjà deux ans. Je t'aimais comme un frère.. Qui ? Qui ? Qui ?! Tu n'arrives pas à savoir. Tu ne t'en souviens plus. Garde ton calme. Garde ton calme, James. te répètes-tu intérieurement.

Je ne pensais pas qu'on pouvait infliger autant de dégât à un corps humain.
Tu sursautes & l'aiguilles se plantant te rappelle à la réalité. Tu ris légèrement suite à cette remarque. Tu avais subit bien pire, mais on t'avais toujours remis sur tes deux-pieds part tu ne sait quel miracle. Tu passes ta main sur la plaie de la balle. Voilà mon diagnostic, ton pronostic maintenant. . Tu admires le travail qu'avait effectué Byakuya. Décidément ; il n'était pas à la tête de Color Street pour rien. Tu te penches légèrement en avant.

- Ça n'a aucun sens ce que tu me dis là. Tu passes ta main sur tes côtes brisées. Ce n'est pourtant pas grand chose. Ne te l'ai-je pas déjà dit Byakuya ? C'est une mauvaise chose que de fouiller dans mes affaires. Sourire sarcastique. Ce sont des impact de balles. Finis-tu par avouer en parlant de ta main & de ce trou en plein milieu de ta poitrine. On peut dire que ces balles m'ont sauvé la vie & par la même occasion détruit l'esprit. Enfin, tu t'approches un peu plus du blond & parle à voix basse. Ce n'est pas comme si ça changeait grand chose. Tu passes ta main derrière la nuque de l'autre PDG. Tu veux fuir ? Essaies donc, si c'est réellement ton souhait il y a bien d'autre échappatoires que de la morphine dans le sang. D'ailleurs elle t'était carrément montée à la tête. Ta main glisse le long de sa mâchoire tandis que susurres des mots qui t'échappent. Des mots que le démon en toi murmure tout bas. Tu soulèves son menton & pose tes pupilles bleutés dans ses dorées & tu poses tes lippes sur les siennes. T'étais beaucoup moins agressif que toutes les fois où vous aviez pu jouer à ce petit jeu & lorsque tu éloignes ton visage du sien tu pouffes.

- Tu relâches beaucoup trop ton attention. Tu joues à un peu qu'il ne faudrait sûrement pas, mais t'essaies de détourner son attention de ta petite histoire. J'ai assez de morphine dans le sang pour oublier la douleur, alors ne pense pas que c'est parce que je suis couvert de sang aujourd'hui que je suis quelqu'un d'autre pour autant, Byakuya. Me montrer tes faiblesses c'est comme demander au diable de jouir d'elles ; tu devrais faire attention. Je ne suis pas quelqu'un d'aussi raisonnable qu'on pense le croire. Ça, dis-tu en faisant allusions à tes blessures. C'est mon quotidien. C'est mon monde, mon univers. Le sang, la souffrance, la haine & les trahison. Vouloir savoir de quoi il en retourne, te confier à moi c'est accepter d'endurer ça.

Tu marques une pause. T'essaies de lui montrer où se situe la limite entre vos similitudes & la réalité. Entre fuir pendant près de 25 ans & vivre dans ce moment présent là. Entre avoir peur comme un enfant des monstres qui sont sous son lit & de ne jurer que par le mal. La différence entre quelqu'un qui à su aimé pendant prêt de dix ans une femme & celle d'une personne qui n'a pas su aimé correctement ne serait-ce qu'un instant. Ce qui vous distinguait le plus, c'était cette part de lumière n'avait jamais pu subsister chez toi ; alors tu le freine avant qu'il ne soit trop tard.

- Je suis capable des pires choses ; me soigner & même te préoccuper de mon sort est une erreur de ta part. Alors, si tu veux réellement fuir quelque chose aujourd'hui ça ne devrait pas être ton passé, ni ta propre apparence, mais le démon qui te fait face en cet instant.



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Dim 30 Nov - 1:24




J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais ça me file la haine ...




Les problèmes financiers sont récurrents. Les problèmes familiaux sont récurrents. C'est presque comme une mafia. Le luxe est la définition même de la beauté de la mort. Byakuya et James y baignaient dedans depuis leur plus tendre enfance sûrement. Manipulation à en mourir, on ferme les yeux sur nos manipulateurs, marionnettes de leurs désirs et leurs fantasmes.

J'étouffe.

Il y a tant de moments durant lesquels on savait parfaitement à quoi s'attendre, comme si on avait lu le destin dans un roman trouvé dans une bibliothèque abandonnée. Il y a des moments où on est totalement pris au dépourvu. Où on ne s'attendait pas à voir ça, à recevoir une chose dans la gueule. On dit que le destin est tracé, qu'il est aussi long que le fleuve du Nil. Qu'il est parfois doux ou violent. Cette caresse faite par James stoppa net Byakuya dans ses mouvements. Lui qui était en train de s'occuper de cette trace d'impact de balle. Il s'immobilisa comme une statut et son attention était rivée sur le touché qu'il pouvait ressentir. Un contact chaud qui n'hésitait pas à caresser ce corps que le possesseur voulait voir mort. Cette main se baladait lentement pour toucher le menton du PDG de Color Street. Lentement, tout était lent, c'était ça le pire. Et ce qui suivait paraissait durer une éternité. Pire que ça. Byakuya aurait, encore une fois, aimé détourner ces yeux de son regard mais c'était sans issu. Intimidé ? Non, il n'aime pas ça, pas quand on le fixe comme ça, pas avec ce corps là. J'aurais pu reculer et continuer mon boulot, j'aurais pu bouger et le stopper, j'aurais pu mais ... Mon corps refuse de bouger. Ce corps de bâtard que je déteste tant me donne encore plus envie de le détruire de mes propres mains. Et puis à l'instant qui suivait, c'était l'imprévu total : James offrait un contact entre leurs lèvres mélangés au sang d'une violence encore insignifiante à Byakuya.

Il l'avait déjà embrassé. Combien de fois ? Deux fois. Plus ? Byakuya n'en savait plus trop rien, il ne comptait plus rien car un baiser restait un baiser. Mais là, c'était beaucoup trop différent pour lui. Son cœur venait de sauter une fois. Ses pulsions, deux fois. Ça ne l'avait que trop surpris et il ne pouvait cacher ça. Sensibilité quand tu me tiens, faiblesse quand elle te colle au cul, la saloperie en tout genre ... Et puis ça. Non, ce geste, cette pseudo-tendresse ... 25 ans. L'âge de la haine, d'un amour craché et d'un bain de sang à n'en plus finir. Car ce baiser lui en rappelait un autre, un autre qu'il avait reçu exactement à cet âge là. Pas par Chihiro. Par quelqu'un d'autre.

James s'éloignait doucement avant de rire. Tu relâches beaucoup trop ton attention. Connard. Byakuya baissa son regard pour le reporter sur ses points de suture sur l'estomac du PDG de la mode. Mais ses mains se fient encore plus tremblantes qu'avant. Le connard. Le blondinet avait chaud, il mourrait de chaud sous son sweat. De part ses émotions, son déséquilibre, le sang, cette opération, James ... Tout.

▬ Mon attention t'emmerde, James. Mon attention t'emmerde. ▬

Ton baiser, je l'ignorerai. J'te pensais pas comme ça, je te l'avouerais bien. Mais je ne te dirai rien. Ça l'énervait encore plus. A croire que rester stoïque trop longtemps, ça n'amenait pas toujours de bonne chose. La comédie a assez duré. La comédie fait partie intégrante de la vie de Byakuya. Byakuya est Lorenzaccio, ce personnage avec ses masques par millier, ses buts à atteindre, sa folie meurtrière, ses drogues à n'en plus finir ... Mais surtout, sa perte d'identité, sa folie maladive et son échec. Tout simplement. Et je riais. Un rire nerveux. Un rire pathétique.
Me montrer tes faiblesses c'est comme demander au diable de jouir d'elles ; tu devrais faire attention. Je ne suis pas quelqu'un d'aussi raisonnable qu'on pense le croire

La raison est ce qui effraie le plus chez un fou. On contrôle jamais ses faiblesses. J'ai réussi jusqu'à présent. Mais pas aujourd'hui, pas maintenant, pas ce soir, encore moins devant toi. Je vais faire avec, mais je vais continuer à dire que ça m’horripile au plus haut point. ▬

Il continuait sa mini chirurgie. Lentement mais sûrement. C'était dur, la chaleur lui monte à la tête. La tension étouffe son esprit, ce putain de baiser l'avait trop surpris. Byakuya passait une main sur son visage avant de regarder ses mains habiles ... Ensanglantées. Pas qu'un petit peu. La belle connerie. Au final, le blond s'était foutu de ce liquide rougeâtre sur son visage et ses cheveux parfaitement bien clairs. Il soupirait en terminant son oeuvre. De ses dents, il coupait ce fil qui devra permettre à James d'avoir la possibilité de bouger sans perdre de son sang. Alors, si tu veux réellement fuir quelque chose aujourd'hui ça ne devrait pas être ton passé, ni ta propre apparence, mais le démon qui te fait face en cet instant. Et Byakuya riait encore. Mais c'était un rire discret voire même étouffé. Il s'installait sur le canapé, aux côtés de James. Car depuis le début de cette opération, il s'était mis accroupi pour pouvoir opérer cet homme du mieux qu'il pouvait. Chose réussie, peut-être pas à la perfection ... Mais le plus chiant était fait. Il avait souffert en se tenant dans cette position, il ne sentait plus ses jambes ... Mais Byakuya s'en foutait. Que ce corps souffre avec moi. Il restait encore une chose, une chose que Byakuya n'avait pas encore touché de ses propres mains. Le visage du démon. Un visage sali par ces traces et ce sang, cet œil maintenant disparu. Il reprenait ce chiffon qui avait servi à retirer ce sang en trop avant de s'approcher doucement de cette victime à moitié achevée. Leur visage était beaucoup trop proche. Mais Byakuya s'était arrêté à même pas quelques centimètres de James. Un visage abîmé par un certain malheur que le blond ignorait encore, mais légèrement rétabli par ces fils magiques, cet artefact qui a sauvé tant de fois la vie de Byakuya. Qui allait au moins sauver la vie de James Winchester. Et je souriais. Pour une raison que j'ignore, je souriais.

▬ Tu crois peut-être être le seul démon dans cette capitale ? Non. Y'a pas que toi dans ce monde de pute, James.  ▬

Ce chiffon déjà imbibé de ce sang sale allait encore laver cette horreur sur le visage de James. Là où les marques étaient plus visibles ... Non, un peu moins. Grâce à cet artefact, il reprenait lentement le visage qu'il avait avant. Mais son œil saignait. Byakuya savait que ses yeux étaient modifiés. Qu'il n'avait plus les yeux d'un humain mais ceux d'une nouvelle technologie. Byakuya l'a su par le biais d'une personne. Il recherche, enquête et découvre, déguste l'information pour en venir là. A un dégoût. Le blond jetait le chiffon au loin avant de plonger son regard doré dans le bleu azur de Winchester. La distance était toujours la même. Il lui chuchotait ces mots comme venait de faire James avec Byakuya il n'y a même pas quelques minutes.

▬ Depuis le premier jour où l'on s'est rencontré, ta vie m'était insupportable mais incroyablement divertissante. J'en suis habitué. Ta dégaine actuelle m'a impressionné ... Mais je te rappelle qu'on vit dans la décadence. C'est pas un truc nouveau pour moi. Les démons, j'les ai toujours emmerdé puisque j'en suis moi-même un, ils vivent en moi. Et puis ... Un diable qui en aide un autre, je trouve ça plutôt normal. Tes emmerdes m'ont toujours intéressé puisqu'ils font mes ragots, ils occupent ma vie comme celle d'autrui. ▬

Il allait un minimum désinfecter cet oeil mort. Le bandage était mort. A quoi bon le garder. Il se contentait de le retirer. Byakuya n'allait pas toucher à cette blessure. Y faire des points de suture ? Sûrement une mauvaise idée, il n'irait pas juste là. Il se contentait juste  de lui mettre un cache-œil plus propre, plus approprié et moins gênant. Et il en avait enfin terminé avec ça. D'un côté, ça le rassurait. Mais au final, les choses restent comme elles sont.

Byakuya crevait de chaud. La drogue, elle m'appelle encore, encore, je l'entends mais je ne sais pas où elle se trouve. Elle est là sans être là. Inspirant profondément, le jeune homme retirait son sweat pour se retrouver torse nu. Egal à James. Sans les cicatrices en plus ... Uniquement sa brûlure autour de son cou et sa nuque, le sang de son pire ennemi sur ses mains et son visage, son propre sang qui coulait encore un peu le long de son bras du à cette piqûre sans effet. T'avais l'impression d'avoir défoncé James par toi-même, que tu étais son assassin par ce sang chaud qui dégouline le long de ton corps. Son coeur battait trop rapidement, sa respiration était accélérée. La drogue m'appelle.

▬ J'ai aucune limite, James. J'en ai aucune. Je me suis déjà enfoncé dans ce monde depuis trop longtemps, j'suis pas prêt d'en ressortir. Alors que t'entres dans ma vie ou que j'entre dans la tienne ... Les choses resteront comme elles sont.

Disait-il bien trop calmement en passant sa main sur son propre cou, sa cicatrice qui commençait à prendre cette couleur qu'on pourrait appeler malheur, vie ou mort. Byakuya retirait les fils de guérison, il rangeait le tout calmement en s'éloignant de James. Il se contentait de monter à l'étage supérieur, dans sa chambre ... A la recherche de sa drogue qu'il trouvait rapidement. Byakuya cache tout, Byakuya ne lâche rien. Il descendait même avec le produit dans la main, la seringue prête à être utilisée à tout moment. Il se mettait juste en face de James, debout, face à lui. Faiblesse, Domination, extermination, pourquoi, hein. Tu crois pouvoir m'arrêter ? Tu l'as fait une fois, t'es sûr que la deuxième sera la bonne ? Tu t'en crois capable ? Il rigolait. Ce manque est une horreur pour moi, et j'ai envie de faire souffrir ce corps. Ma tête n'est plus rien à l'heure qu'il est, alors j'préfère me défoncer avec le peu de drogue qu'il me reste. Sombrer, oublier, régaler, délirer, rire à en mourir ou en mourir, tout simplement. Un rire nerveux résonnait dans la demeure tandis que sans attendre une minute de plus, l'aiguille s'enfonça dans le bras gauche du PDG de Color Street. Et il gémissait, mais riait à la fois.

▬ Je me suis créé mon propre paradis parmi ces ténèbres et ces enfers. Et j'ai toujours lutté avec ça. Mon réel échappatoire. ▬

Le liquide coulait le long de ses veines, tout allait traverser son corps, sa tête, son esprit. Il lâchait cette seringue qui venait de tomber net sur le sol. Byakuya, la raison l'avait définitivement perdu pour ce soir. Il était perdu. Il pensait avoir réussi, il pensait échapper à une horreur. Il ne sait plus où il en était.

▬ Il faut bien guérir le mal par le mal. Tu le sais parfaitement bien, James. Tu le sais parfaitement bien. Démon des nuits blanches, démon des nuits sans fin. Les démons se cachent tous, les démons se crachent tous entre eux, les démons mentent et torturent pour leur plaisir et leur désir, mais les démons se comprennent entre eux. N'est-ce pas ? ▬

Disait-il en fixant James. Son sourire était à la fois effrayant et désespérant. Et ce sang qui peignait son visage et son corps. C'était limite l'âme d'un psychopathe.



matt, nique bien fort ton sapin de noël stp:
 

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Trop de swag.:
 
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Lun 1 Déc - 0:34





Il y a ses moments où l'on veut juste oublier & fuir aussi loin que possible.



Musique

Il se moque de toi. Éperdument. Tu ne sais pas trop à quoi il jouait à coup de je t'emmerde & de ces ''j'ai raison même quand j'ai tord.'' Tu ne sait pas trop où il cherche à en venir ; il semblait troublé par ce petit geste qu'on pourrait nommé d'affection. Pourtant ce n'était décidément pas la première fois que faisait ce genre de chose. Comme quoi ; il disait savoir qui tu étais, mais en réalité il ne te connaissait pas. Lorsqu'on sait de quoi tu es capable on ne s'étonne même plus de ces petits gestes sans aucune signification particulière. Les prendre en compte ou les ignorer était le choix du receveur ; tu n'avais plus rien avoir avec ça aussitôt que tu t'étais éloigné. En être effrayé c'est te vendre son âme.

La raison est ce qui effraie le plus chez un fou.
Tu sais pas trop s'il est sûr de ce qu'il avance & tu pourrais le contredire ; parce que tu es un de ces fous & la raison te t'effraie pas plus que ça. C'est peut-être pour cela exactement que tu n'étais plus lucide d'esprit. Qu'importe ; elle était là & tu l'embrassait elle aussi de tout ton être. On ne devenait pas fou parce qu'on en avait envie, c'était la folie qui vous choisissait. On contrôle jamais ses faiblesses. J'ai réussi jusqu'à présent. Il se contredisait. En disant jamais il avait inclus aujourd'hui & tout les jours prétendent. Ce en quoi il n'avait pas la main sur sa faiblesse il l'avait juste fui encore et encore jusqu’à pouvoir l'oublier pensant très certainement qu'elle ne reviendrais jamais. Mais pas aujourd'hui, pas maintenant, pas ce soir, encore moins devant toi. Je vais faire avec, mais je vais continuer à dire que ça m’horripile au plus haut point. Encore. Tu n'dis rien, mais franchement que ce soit devant toi ou qui que ce soit d'autre ça changeait plus grand chose à ce stade là. Pitoyable. Voilà tout ce qu'il restait du grand Byakuya Kô à la tête des violet qui vous crache sa joie de vivre comme on vendait de la beuh à un drogué. Misérable. Parce que tu ne sens même plus une quelconque force émané de lui. Une coquille vide. Faible. Faible. Voilà ce qu'il était.

- C'est ridicule. Lâches-tu dans un soupire.

Tu n'as pas à en dire plus ou moins. On sentait dans ta voix à quel point ses conneries s’exaspérait. On sentait que tu te retenais presque de lui dire de fermer sa gueule en lui collant ton poing dans la figure. Pourquoi ? Tout simplement t'as jamais entendu autant de bêtises dites en une seule fois. J'ai aucune limite, James. J'en ai aucune. Il se surestimait. Chaque homme avait sa limite, chaque chose connaissait une fin. L'infinité n'était qu'une excuse pour décrire ce dont on ne voit pas le bout. Ce dont on ignore tout de la finitude. Je me suis déjà enfoncé dans ce monde depuis trop longtemps, j'suis pas prêt d'en ressortir. Alors que t'entres dans ma vie ou que j'entre dans la tienne ... Les choses resteront comme elles sont. Il s'éloigne alors.

Tu n'vois pas là où il veut en venir. Tout ce que tu sais c'est que ça t'exaspère au plus haut point. Il tourne autour du pot ; il commence son récit & ne le termine pas. Il ne le terminera probablement jamais. Il te conte qu'il sait ce que tu endures, il ose sous entendre qu'il est passé par ce que tu es passé. Absurdité. On pouvait vivre beaucoup de chose, on pouvait faire bien des horreurs ; mais il n'y en a pas deux pour commettre les même horreurs que toi. Ça t'étonnerais grandement qu'il puisse compatir à quoique ce soit. Tu as couru pendant des années afin de tuer celui qui a prit la vie de ton père. Pas parce que tu l'aimais, pas parce que tu éprouvais une haine quelconque ; mais parce qu'on t'avais appris à conservé l'honneur de ton nom. On t'avait enfouie cette idée au plus profond de ton être ; un véritable bourrage de crâne. Tu t'es retrouvé à briser la nuque de ton petit frère que tu souhaits simplement protéger parce qu'il était devenu dangereux. Parce que tes conneries l'avaient conduit à ne plus pouvoir vivre en société. Tu ne lui as laissé aucune chance de se racheter ; tu ne lui a laissé aucun instant pour s'expliquer & pour se sauver. Tu avais tout simplement prit son droit à la vie. Tes actes ne s'arrêtaient pas là, il y avait tout ce que tu avais fait subir à Sora pour blesser Sébastien -quand bien même il n'était plus présent dans ta réalité- ; tout ce que t'as fait endurer à Zero & qui vous ont conduit à vous perdre l'un & l'autre & tout ceux dont t'as oublié le nom ou le visage parce que tu les méprisait trop pour te dire que ça valait la peine de te souvenir d'eux. Tu poses ton regard sur l'ombre de l'ancien traqueur.

- & toi t'en penses quoi ?

Il te regarde & ne te répond pas. Pas même un sourire ou un battement de cils. Rien. Il se contente de détourner le regard comme s'il n'avait rien avoir avec ça. Il t'ignore probablement pour tout ce temps où toi tu lui à joué ce même tour depuis qu'il ne te quitte plus. Puis Byakuya reviens ; presque plus fou que toi. Il rit, gémit, s'enfonce une énième aiguilles dans son bras que trop piqué. Tu le regardes de marbre ; tu l'en as empêcher une fois, tu ne le feras pas deux fois. S'il voulait tant crouler qu'il coule. S'il voulait temps vivre dans la folie & se bercer d'illusion qu'il le fasse. On ne sauve pas une âme qui ne souhaite pas l'être. C'est ce que tu n'as cessé de répéter tout le long de ton existence & que tu continuerais de dire. T'es pas de ceux qui sauve les autres. T'es pas de ceux qui empercherait quelqu'un de se sauter la cervelle comme on l'a fait pour toi. Tu fais partis de ces pitoyables personne qui regarderais l'autre comme s'il n'était pas concerné & qui lui demandait ce qu'il attend. Tu voulu aidé Byakuya une fois & il n'a pas voulu de cette aide. Par conséquent, tu lui infligeais sans remord la pire des souffrances.

Je me suis créé mon propre paradis parmi ces ténèbres et ces enfers. Et j'ai toujours lutté avec ça. Mon réel échappatoire.
T'accompagnerais presque son rire, mais il te dégoûte plus qu'autre chose. Plus tu le regarde plus t'as l'impression de voir l'un de ces gosse complètement paumé. T'es pas sûr que son apparence y soit pour quelque chose, mais quand tu le vois dans cet état il te rappelle Sora lorsque tu l'as retrouvé & recueillit chez toi. Il te rappelle ce gamin qui était encore innocent & qui n'arrivait plus à porter le poids de ce monde sur ses épaules. Au final, il ne luttait pas. Il abandonnait. Un échappatoire ? Une grosse connerie. Tu soupires & quittes ton siège bien qu'il n'ai pas fini de baratiner. J'sais pas pour toi Byakuya ; mais j'préfèrais crever que de vivre de cette manière. J'préfèrais me tirer une balle jusqu'à quelle se décide de d'exploser mon crâne & de repeindre les murs que d'être aussi pitoyable que ça. C'est de type de fuite, l'une ne valant certainement pas mieux que l'autre, mais dans ton cas c'est juste que t'as peur de vivre tout comme ta peur de crever. T'es incapable de choisir ; alors j'vais t'y forcer.

Il faut bien guérir le mal par le mal.
T'as bien envie de lui dire qu'il ne va rien guérir du tout. On tue le mal, par le mal ; on ne le sauve pas. & Quand bien même on réussirait à le tuer, on meurt alors instantanément avec, parce qu'il fait parti de nous. Parce qu'il est notre essence même. Tu le sais parfaitement bien, James. Tu le sais parfaitement bien. Foutaise. Il parle comme s'il te connaissait par cœur, mais il est encore bien trop loin du compte & c'est ce que tu vas le lui montrer aujourd'hui. Les démons se cachent tous, les démons se crachent tous entre eux, les démons mentent et torturent pour leur plaisir et leur désir, mais les démons se comprennent entre eux. N'est-ce pas ? Perdu. Cet abruti était encore plus perdu que tu n'avais plus d'être. Les démons ne se cachent pas, on ne les remarque juste pas parce qu'ils sont là, tout autour de nous & à chaque heure. Il se crachent dessus, oui. Non. T'aurais plutôt juré qu'ils se dévorent entre eux ; qu'ils ne cherchent qu'à se détruire mutuellement. Qu'est ce que tu racontes, c'est évidemment ce qu'il fond.

Tu t'approches de Byakuya & use légèrement de ton pouvoir pour te faciliter la tâche et le faire tomber plus aisément. Finalement, vu dans l'état qu'il était, même dans le tient tu n'avais pas vraiment de mal à le plaquer au sol d'autant plus que tu allais certainement mieux grâce à ses soins. Ton regard bleuté le transperce alors.

- Ferme ta gueule. Tu es froid. Bien plus que tu n'avais plus d'être auparavant, certainement comme tu ne l'as jamais réellement été. Un démon en compatissant avec un autre ? Tu écrases de ton pieds ses côtes comme on avait pu le faire avec toi un peu plus tôt. Me fais pas rire. Tu fais bien plus que de te bercer dans tes stupides illusions. Tu fuis la vie comme tu fuis la mort, comme on fuit la peste.

Tu te baisse légèrement tout en gardant la pression sur son corps. Tu ne le laisserais pas se relever si facilement. Tu ne le laisserais pas jouer à ce petit jeu avec toi plus longtemps, -ni avec lui-même par ailleurs-. Il se voilait un peu trop la face pour quelqu'un qui avait soit disant réussi à vivre jusqu'à maintenant. Ça te fait bien rire. J'appelle pas ça vivre. Ni même survivre. Plus lâche que la lâcheté elle-même. Pitoyable. Pitoyable. Tu es Pitoyable, Byakuya Kô.

Tu fais apparaître dans ta main cet arme que t'avais fourré au fond de ton sac. Tu le fais tourner entre tes doigts & le décide de le coller contre le crâne du violet. C'était ta façon de le forcer à choisir s'il voulait continuer à fuir & donc mourir ou enfin affrontée cette putain de réalité & vivre.

- Je ne suis pas de ton côté, mais j'vais toutefois t'apprendre quelque chose & te permettre d'avancer un peu plus dans ta misérable vie, [b]repends-tu. [b]C'est de la faiblesse que de se prétendre démon & d'aider un autre. Tu te baisses un peu plus & bloque son bras avec ton genou. Alors ne prétends pas être ce que tu n'es pas. T'es qu'un lâche, Byakuya tu m'entends ? Un lâche. Tu ne marches pas tes mots & il n'y en eux aucune compassion à son égard. Ne me crois pas capable de retenir ce coup, je n'ai aucun regret à prendre la vie d’autrui. Tu fais un peu plus pression sur ton crâne avec ton arme & tu relèves la sécurité. Tu es prêt à tirer à tout instant. Je vais te donner une chance & estime toi heureux pour ça ; parce que c'est quelque chose que je n'ai pas offert à d'autres. Riku. Qu'est ce que tu fuis ? Toutes les réponses à tes questions reposait dans celle-ci. C'était ce qui allait déterminé si aujourd'hui Byakuya Kô repeindrait lui aussi les murs de son appartement de la couleur de son sang & de ses crimes ou bien s'il demeurerait.

Tu ne te ressemble pas. La vérité, c'est que tu lui ressemble plus à cet instant. La vérité, c'est qu'à cet instant il s'était comme imposé à toi, mais tu l'acceptes. Tu l'acceptes parce qu'il est comme toi. Non, parce qu'il est toi.

- Montre-moi que tu veux vivre ; que tu crains la mort plus que tes cauchemars & tes faiblesses.

Montre-moi aujourd'hui j'peux faire autre chose que de tirer sur ceux que j'ai su apprécier.
Que j'peux faire autre chose que les détruire & si tu n'y arrives pas ; alors tu me prouvera juste que j'suis bon qu'à ça & alors c'est ce que je ferais & continuerais de faire. Je dévorais tout ceux qui m’approcheront. Je détruirais ce monde de mes propres mains. J'ai pas d'coeur pour sauver les autres, j'lai gelé avec tout le reste. Il bat & pourtant chaque fois qu'il heurte ma poitrine j'ai l’impression qu'il heurte le bitume. Pourtant, t'es pas comme ça, alors n'essaie pas de le devenir, parce que c'est s'apparenter à la mort & j'pense que beaucoup de choses perdrons leurs couleurs si tu venait à l'être.

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Lun 1 Déc - 15:49




J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais ça me file la haine ...



La violence a toujours été votre fort. Les insultes ont toujours fait vos quotidien à vous deux. Vous bouffer la gueule, ça en était devenue une passion. Mais tout est parti trop loin. Maintenant, tu sais à quoi t'attendre que tu dépasses tes limites devant une personne, Byakuya. Car personne n'est dans ta tête.

Il ne s'attendait pas à ça. Pas à se retrouver plaqué au sol, James juste au dessus. Il ne s'attendait pas à se faire violemment écraser les côtes. La douleur était forte. Et ce qui suivait était pire que l'inattendu. La tempe menacé d'un pistolet que tenait James de ses propres mains. Pire que la panique. Pourquoi, pourquoi moi et pourquoi MAINTENANT ?! Les yeux ronds et choqués de Byakuya fixait cet homme qui le menaçait de mort, qui l'insultait, qui l'abaissait. Ce n'était plus les petites engueulades d'avant. C'était un combat à mort.

Byakuya ne sait plus quoi dire, il est sous le choque. La pointe du flingue caressait tendrement sa tempe cachée de ses cheveux blonds platines. James le retenait en écrasant ses côtes et son bras. Ca servait à rien de débattre. Byakuya était crispé, ses muscles étaient tendus. Je vais mourir putain. Et James lui parle encore, l'insulte encore une fois et dévoile une face sombre de sa personnalité. Et un silence de mort faisait place dans cette atmosphère morbide.

Mais dans ce silence de mort, Byakuya sentait son cœur qui voulait s'extraire de sa poitrine. Qu'est-ce que tu fuis ? est la seule phrase qui résonnait dans la tête du violet. Qu'est-ce que je fuis réellement ? Mais tout, tout et à la fois rien, mais non en fait. Je le sais, mais je suis pas capable de dire quoi exactement. Byakuya fermait ses yeux. J'ai pas envie de voir ça. Mais parle putain, parle. J'en ai marre. Byakuya ne comprenait plus la situation. Il ne savait pas si James faisait parti du bon ou du mauvais côté, ou ni l'un ni l'autre. En fait, ça ne servait à rien de réfléchir à ça. Parce qu'en plus de le menacer d'une morte certaine, James lui rappelait sa plus grand horreur, cette scène ensanglantée, cette scène que justement, Byakuya voulait à tout prix oublier de sa vie. Il ouvre les yeux, son regard était hésitant. Sa voix était faible. Je ne sais pas ce que je suis en train de lui dire.

▬ ... Ce que je vois devant moi ... C'est comme revoir celui qui a voulu me tuer, qui ... A voulu m'assassiner pour des raisons qui me sont encore flous ... Si, pour toi recevoir une balle dans ton corps est ton quotidien ... Tu pourras encore m'insulter de lâche et de pathétique parce que ça me fait terriblement peur. Rien que la sensation d'un fil autour de ton cou, qui t'étouffe lentement et te coupe la gorge pour te bercer vers la mort ... Ça me fait encore terriblement peur. 

Il pensait pas en dire autant. Il n'en avait jamais parlé. Et il ne comprenait pas pourquoi Byakuya fait ça. Un petit rire pauvre s'échappait de ses lèvres sans sourire.

▬ Je ris. Je suis le premier à répandre le sang d'autrui ... Mais je suis bien le premier à craindre la mort plus que ma propre vie, mon propre délire ... Pathétique.

Il ne sentait plus du tout son bras, celui qui était bloqué par James. Celui qui l'empêchait de faire le moindre geste. Et t'as raison de le faire putain, parce que je t'aurais tué, je t'aurai tué comme j'ai tué mon pseudo-ami durant cette nuit. Pseudo-ami ? Tuer ? Les images reviennent doucement. Des flashs dans les yeux dorés du blondinet. Ça l'effrayait, ses images l'effrayaient au plus haut point. Ce pétage de plomb, cette violence sans logique, des poings et des hurlementt, un fil épais mais coupant, une jalousie beaucoup trop meurtrière, Une amitié que je pensais réelle, un frère devenant un amant que je n'avais jamais remarqué. Un délire, une histoire délirante. Pire que ça, une horreur.. Et puis le plus tragique, la marre de sang en plein milieu de cette salle. Ces images lui revenaient en tête, et il n'avait qu'une envie, c'était d'en vomir, de dégueuler ces immondicités de son corps et de son esprit. Il tremblait encore. Devant James, son cadet devenu aîné. Et il déballait tout. C'était son seul moyen de dégueuler justement. Il crachait ces mots comme si leur goût était immonde et amer, écœurant tel un poison.

▬ C'est ça ... C'est de la mort dont je fuis constamment. J'ai l'impression qu'elle me suit chaque jour, qu'elle fait partie de mon quotidien. Sa seule main libre se posait sa nuque abîmée par ces traces encore mystérieuses pour James, mais beaucoup trop significatives pour Byakuya. C'est d'elle dont je veux fuir, parce qu'elle est là ... Elle est cachée, mais toujours présente pour me rappeler qu'elle est là ... Et elle me suit encore ... La preuve. ▬

Il était à deux doigts de se faire flinguer le crâne, il s'imaginait déjà l’impact de la balle, pénétrant sa tempe en brisant son crâne,  explosant sa cervelle de ce qu'il lui restait vraiment : plus grand chose à l'heure actuelle. Il tremblait terriblement. Parce que cette vision qu'il avait actuellement, cette sensation de voir la mort juste en face de ces yeux. Cette sensation d'être au bord du gouffre et d'avoir deux seules choix à sa disposition : mourir, ou tuer ... C'était l'horreur de ses 25 ans. Des images lui revenaient en tête. Ça le dégoûtait profondément mais ça ne se voyait même pas sur son visage. Ses yeux étaient plissés, fatigué et apeurés, il n'osait pas voir la vérité en face. Il était à deux doigts de se faire tuer.

Je peux me faire tuer, là, maintenant. Et le pire dans tout ça, c'était James. Parce qu'il lui dévoilait la plus sale de ses natures. Celle que Byakuya s'y attendait le moins. Lui, il osait tuer, il a déjà tuer, c'est du moins ce que veut faire penser James à Byakuya. L'artiste ne connaissait pas les détails, il n'a pas envie de les connaître ... Sa seule préoccupation, c'était son cas. Parce qu'en quelques secondes, il était devenue sa victime.

Clack.

La sécurité relevée, le rythme cardiaque du roi des artistes venait d'augmenter considérablement. Son seul et unique réflexe avait été de laisser tomber sa tête sur le côté. J'peux pas dire si j'étais en train de fuir le regard de mon futur bourreau ou de ce flingue horriblement froid plaqué contre ma tempe en chaleur. Ses cheveux voilaient son visage qui se voulait sans émotion, en vain. Un regard jeune qui avait tout pour plaire. Trop pour plaire sûrement.

▬ Me confier à toi, comme tu le dis, c'est accepter d'endurer ça. Cette merde qui menace mon crâne. Au point où j'en suis ... Je peux plus revenir en arrière .... ▬

Les images lui revenaient une nouvelle fois en en tête. De ce soir là, alors qu'il venait d'avoir 25 ans. Une soirée qui n'a jamais été la plus belle soirée de sa vie. Lentement, Byakuya mordillait sa lèvre inférieur, mais il ne contrôlait tellement pas sa force que le sang apparaissait et coulait le long de sa joue. Garder son calme en torturant son corps, la parole n'existe pas, elle n'existe plus chez Byakuya. Elle se brise quand les mots sortent de sa bouche.

Le masque vient de tomber.

Alors s'il te plait James ...

Si faible. Si faible.
Il tremble toujours, son regard n'affrontait rien du tout. Il n'osait pas regarder ce geste qui pointait une arme sur sa vie, celle qui pouvait être réduit à néant en un click.

Les mots sortent seuls.

▬ ... Retire cette arme de ma tempe, s'il te plait ...  ▬

Supplier James. J'en savais presque rien de lui dans le fond. Je sais même pas de quoi il est capable. J'adorais juste emmerder sa vie et en faire un enfer. Peut-être pas dans le plus mauvais des sens. Mais là James  m'enrage et m'enfonce dans ma lâcheté ... Ou pas. Et si l'inverse était valable ? J'en sais tellement rien. Byakuya était conscient de tout ça. Qu'il foutait tout en l'air. Il ne se souvenait déjà plus de ce qu'il avait dit avant, de ses gestes précis. Sa drogue venait de dévorer son âme et sa mémoire, lentement mais sûrement. Sa force l'abandonnait lentement, son énergie s'évaporait doucement. Ses côtes lui faisaient horriblement mal, il ne sentait plus son bras écrasé par le poids de James. Ca fait mal mais je ne disais plus rien.

Là, j'étais en train d'attendre mon châtiment, comme un con, à sortir des conneries de ma bouche, à attendre la balle atteignant ma gueule de plein fouet. Celle qui allait mettre fin à ma vie, mais j'ai envie de vivre.

Pathétique.



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Mar 2 Déc - 1:18





Il y a ses moments où l'on veut juste oublier & fuir aussi loin que possible.



Musique

T'as cette arme dans les mains & collée contre sa tempe. C'était la deuxième fois que cette situation se produisait, la première fois ta première victime n'étais autre que toi-même, cette fois c'était un ami. Tu pouvais dire tout ce que tu voulais de Byakuya Kô, que tu le haïssais, le méprisais ; cela n’empêchait en rien que quelque part t'appréciais ces conneries & sa bêtise parce que finalement t'arrivais à penser à autre chose. Mais cet ami là, t'étais prêt à l'flinguer, à l'flinguer sans aucun remord. & tu l'sens. Tu sens qu'il cède, tu sens son cœur battre à ton rompre sous la tension. ... Ce que je vois devant moi ... C'est comme revoir celui qui a voulu me tuer, qui ... Hésitant, tremblant. Il n'avait plus rien de ce type qui avait pour seul but de te pourrir la vie, il se plie doucement à toi, mais sûrement. Il fallait s'avouer que tu ne t'étais jamais montré sous ce jour là face à lui, sous ton vrai jour & pourtant tu ressemble plus à ces nuits de frayeur où l'on se retrouve seul dans une rue déserte & les lumières clignotante suite à une mauvaise alimentation. T'inspires plus la crainte & l'angoisse que quand tu t'montres sous ta facette de PDG. T'es ce grand homme, mais t'es aussi ce terrible personnage. A voulu m'assassiner pour des raisons qui me sont encore flous ... C'est à s'en demander si ce type réalise vraiment dans quelle situation il se trouvait. On tue avec raison, mais aussi sans raison. Un accès de folie & tout est fini, tout est perdu. Ca n'sert à rien de se demander pourquoi, ça n'sert à rien de savoir comment, l'important c'était ce qui s'en suivait.

Si, pour toi recevoir une balle dans ton corps est ton quotidien ... Tu pourras encore m'insulter de lâche et de pathétique parce que ça me fait terriblement peur. La peur. Tu l'as connue toi aussi il n'y a pas encore si longtemps. Tu pourrais en un sens comprendre, mais pas éliminé tout ces sentiments que tu considères plus que superflu. T'as plus à être effrayé, t'as plus à reculer ; quoique tu fasses tu peux rien protéger. On n'gagne rien, on perd tout. Une fois que t'as acceptée cette idée, t'as comprit que ça ne servait à rien de vouloir conserver les choses, que ça ne servait à rien parce que quoique tu fasses ça se solderais par un échec, n'est ce pas?

Rien que la sensation d'un fil autour de ton cou, qui t'étouffe lentement et te coupe la gorge pour te bercer vers la mort ... Ça me fait encore terriblement peur.
Ton regard se pose sur cette cicatrice qu'il à autour du cou & de ta main libre tes doigts parcourent la marque. C'était quelque chose qui avait disparu avec le temps & qui venait de réapparaître très certainement suite à l’utilisation du patch Lux. C'était aussi très probablement que ses mots fassent alors référence à cette plaie. Il ne veut certainement pas mourir, tu l'comprends bien. Alors, qu'il cesse de se comporter comme quelqu'un qui n'a plus aucun goût à la vie. Il n'était pas d'ces gens là, parce que tu les connais bien, parce que toi t'es comme ça. Il rit d'un air dépité & toi tu restes toujours autant de marbre.

Je ris. Je suis le premier à répandre le sang d'autrui ... Mais je suis bien le premier à craindre la mort plus que ma propre vie, mon propre délire ... Pathétique.
Il s'perd dans ses mots. Il s'perd dans la complaisance de son malheur. Le premier à verser le sang d'autrui dit-il ? Alors qu'est ce qu'il en est de toi. Trop innocent, trop inconscient. Après avoir été bercée une fois par la mort le voilà connaissant toute les souffrances de s'monde. Le voilà aussi coupable que sage. Conneries. Sa vie se terminerais un jour où l'autre, vous êtes tous destiné à mourir & quand ces derniers osent revenir à la vie, ils ne font que souffrir d'avantage. Tu t'souviens des mots de Sébastien à Zero. Salope. Salope. Salope. Tu aurais du resté morte. On lui en a voulu de n'être pas rester de l'autre côté, on l'a maudit pour cela, mais pas toi. Toi tu l'aimais, tu l'aimais à t'en crever l'coeur, à t'en exploser l'crâne. L'malheur des uns fait le bonheur des autres. Tu te demande qui sera enchanté de ne plus le savoir de se monde & qui pleurera sa mort si tu appuyais là -maintenant- sur la gâchette.

C'est ça ... C'est de la mort dont je fuis constamment. J'ai l'impression qu'elle me suit chaque jour, qu'elle fait partie de mon quotidien.
Non. Non. Non. C'est pas la mort qu'il fuis constamment, sinon il s'en serait préservé du mieux possible ; il n'aurait pas approchée la drogue, ça aussi il l'aurait fuit elle aussi. Elle apporte la mort, elle aussi. Elle est bien plus dangereuse que tout le reste, elle est plus cruelle que n'importe quoi d'autre. Bien évidemment qu'elle nous suit chaque jour, elle suit tout le monde constamment. Elle nous guette autant qu'elle le peut, on y échappe pas. Elle fait partie du quotidien de tous.

C'est d'elle dont je veux fuir, parce qu'elle est là ... Elle est cachée, mais toujours présente pour me rappeler qu'elle est là ... Et elle me suit encore ... La preuve.
Il se foutait de ta gueule. Il se foutait éperdument de ta gueule. Tu retires ta main lorsqu'il porte sa mains jusqu'à ses cicatrices. Il tremble, il tremble & il te fait de plus en plus pitié, t'as presque envie de faire voler la balle maintenant pour qu'il se taise, pour apaiser sa douleur, pour faire s'envoler ses peurs. Mais t'es pas un héros James, t'es pas un héros. Alors tu le laisseras souffrir dans cette putain de vie. C'est aussi à ce même instant que t'as décidé d'une chose.

Alors s'il te plaît James ...
Il craque. Abandonne. Te supplie. Ça y est, il n'en peut plus, il n'en peut plus. Il cherche à s'échapper ; ne souhaitant même pas se débattre. C'est comme si toute sa volonté avait disparu en même temps qu'il s'était planté cette aiguille, en même temps que tu lui a montré qui tu étais réellement. Cependant, ce dont il ne devait pas se douter c'est que les supplications ne sont d'aucune utilité, elles ne t’atteignent pas. Retire cette arme de ma tempe, s'il te plaît ... Continue t-il d'essayer.

Tu glisses tes doigts sous sa nuque, tu la caresses, la serre. Tu laisses glissé l'arme de sa tempe jusqu'à son épaule ; tu te penche au dessus de lui, laissant ton visage à quelque centimètre du sien. Aucun regret, aucune compassion. Ton visage s'est figé dans cette insensibilité, ton cœur lui est gelé. Tu ne l'épargnerais pas.

- De ta tempe. Répètes-tu derrière lui & là tu tires. Tu lui envoie cette putain de balle qui va se loger tout droit dans son épaule. Regarde moi. Ordonnes-tu. Regarde-moi. C'est alors que tu plantes ton regard dans le sien. Tu ramènes ton arme dont le bout est toujours chaud sous sa gorge. Tu sais, j'ai tiré sur mon meilleur ami ; tué mon propre frère & j'en passe. Tu m'connais pas Byakuya, tu m'connais pas. T'as peur de la mort ? Elle nous guettes tout autant que nous sommes. Maladie, attentat, intoxication. Qu'importe, t'es pas l'seul.

Tu lui montres qu'il n'a plus le choix, qu'il n'a aucun détour possible. Qu'il n'y a plus aucun échappatoire en dehors de celle que tu lui offre. Tu n'le sauve pas, tu le détruit à petit feu.

- Tes faiblesses, laisse moi en faire une forceTu mens. Tu n'peux pas descendre plus bas que tu ne l'es à moins que je n'le décide. A moins que je décide de t'envoyer en enfer. J'suis un démon, laisse moi voler tes anciens & fait de moi ton nouveau cauchemar, ne dépend plus que de moi.

On pourrait croire que tu cherches à le sauver, c'est faux, c'est faux. Tu fais ça pour qu'il tienne à toi plus qu'à sa vie, pour qu'il ne dépende plus que de toi & que tu puisse le briser quand tu le voudras, quand il t’ennuiera de trop.



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Dernière édition par James Winchester le Mer 3 Déc - 0:16, édité 1 fois
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Mar 2 Déc - 8:04




J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais ça me file la haine ...



Trop près, beaucoup trop près, un visage démoniaque proche de celui d'une victime de la mort, faible et incompétent. Et sa main sur son cou, juste ça ... Les images de cette soirée là revenaient dans la tête de Byakuya. L'arme s'éloignait de sa tempe, rassuré ? J'aurais pu, j'y ai cru putain, j'y ai tellement cru.
Mais non.

Pang.

La détonation était trop forte. La détonation résonnait dans la tête des personnes présentes dans cette salle. Mais entre ça, il y avait un hurlement à s'en arracher la gorge. L'hurlement qui peut nous faire sourire par satisfaction, ou paniquer par stupeur et horreur. La voix de Byakuya se brise entre deux cris de douleur, il s'étouffe dans ses plaintes et des gémissements, sa lèvre saignait de trop par la morsure intense qu'il s'offrait à lui même. Ça n'aurait jamais dû se passer. J'ai esquivé la tempe. Elle est là, je vois, je vois encore l'horreur devant moi. Mes sens sont encore là, je sens, je peux encore sentir, toucher, respirer et parler, je peux encore tout faire. Je peux même sentir l'odeur du sang qui coule de mon corps. Je peux sentir cette putain de douleur s'acharnant sur mon épaule, sacrifiée à la place de mon crâne. Mais je hurle putain, je hurle, JE HURLE DE DOULEUR. Et l'imcompréhension de Byakuya avait considérablement augmenté. Il n'avait même pas écouté ce que venait de lui dire James. Regarde-moi. Regarde-moi. Et la chaleur de cette arme sous le menton de Byakuya le rendait soudainement silencieux. Passer d'un flingue inutilisé et froid à un flingue utilisé et brûlant la peau après avoir pressé la détente ... Seconde douleur à supporter. Peut-être la troisième, non ? Ou la quatrième ... J'crois que je ne compte plus depuis le début, depuis qu'il est là, qu'il a franchi un pas dans ma demeure.
James Winchester.


Regarde-le, et écoute ce qu'a fait James. C'était ta punition pour avoir fait le con. Le con envers quoi bordel ? C'est ça, c'est CA QUE JE COMPRENDS PAS ?! Même si le bleu lui demande ... Non, si il lui ordonnait de le regarder, ce n'est pas ce que faisait Byakuya. Il fermait les yeux, il  n'arrivait plus à retenir ses gémissements, il le faisait pour ne pas se prendre une nouvelle balle dans la gueule, mais c'est trop tard. Parce que je ne l'ai jamais connu, ce James Winchester, je sais pas vraiment de quoi il est capable, regarde; la preuve. Le goût de son propre sang étouffait sa gorge en feu, abîmé par ces cris poussés contre son gré. J'ai l'impression d'avoir perdu quelque chose. Quoi ? C'est quoi que j'ai pu perdre ?

▬ Putain putain putain putain PUTAIIIIIIIIIIIIIIIIIN ! ▬ 

La douleur arrachait ses cordes vocales, le sang coulait à flot, cette balle chaude logée en plein fond de son épaule ; une putain d'apocalypse, pire que l'anarchie. La mort vient juste d'embrasser le front de Byakuya, pas encore ses lèvres. Tes faiblesses, laisse moi en faire une force. Il ne comprenait pas. La mort, en faire une de ses forces ? De quoi parlait-il, ça n'avait juste aucun sens haha. Il avait envie d'en rire mais ses gémissements étaient accrochées à ce trou fait à son épaule.

▬ Putain je comprends pas, je comprends pas, je comprends pas MERDE !  ▬

Il le forçait, James le forçait à poser son regard dans ses yeux sans lueur. Mais je peux pas, j'ai pas envie, mes yeux se ferment seuls. Mes yeux savent mieux que moi de l'horreur qui se trouve à mes yeux. La douleur brûle son épaule, il s'étouffe entre deux gémissements, l'arme sous son menton. Il suffisait d'un petit geste, le simple doigt de James qui frôle la détente pour que tout soit fini. Bam. Et ça le faisait frissonner rien qu'à cette pensée, Byakuya au bord de la mort, il pensait pas avoir affaire à ce genre de situation un jour. Il pensait jamais pouvoir revoir ce genre de scène devant ses yeux perdus un jour.
Et il hurle.

▬ QU'EST CE QUE TU ME VEUX PUTAIN ?! TU VEUX TENTER DE ME TUER COMME A FAIT ETSUJIRO POUR MA GUEULE ?! C'est ça ? C'EST CA PUTAIN ?! ▬

Etsujiro.
Totalement craqué. Mentalement, il n'en pouvait plus, Byakuya ne savait plus écouter la raison, il n'arrivait plus à réfléchir correctement .. Quoi qu'il n'a jamais été capable de le faire ce soir. Tu n'peux pas descendre plus pas que tu ne l'es à moins que je n'le décide. A moins que je décide de t'envoyer en enfer. J'suis un démon, laisse moi voler tes anciens & fait de moi ton nouveau cauchemar, ne dépend plus que de moi. Des mots qu'il ne comprenait pas ... Où plutôt qu'il n'a aucunement envie de comprendre, même si il se faisait une petite idée là dessus. Mais Byakuya espère sérieusement que cette idée vient de sa drogue, que cette idée ne peut pas être réelle. J'sais pas pourquoi d'un coup, je me suis pris à poser ma main sur celle de James, sur celle qui tenait la future cause de ma mort. J'avais l'impression de l'empêcher de faire une connerie comme ça, même si je ne faisais rien du tout. Je serrais mon poing autour de son poignet. Je veux plus voir cette horreur me menacer putain, j'veux fuir cette connerie. Laisser moi tuer, mais ne me tuez pas putain.


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Mar 2 Déc - 21:06





Il y a ses moments où l'on veut juste oublier & fuir aussi loin que possible.



Musique
Il hurle de douleur. C'est un animal blessé, perdu qui ne demande qu'à être sauvé, qui ne demande qu'à être épargné. Il ne suit pas t'as pensée ; tu vas trop vite pour lui, tu n'es pas assez clair ou alors c'était le contraire, tu l'étais à un tel point qu'il ne savait plus où il en était. Il n'savait plus quoi faire, ou s'en tenir. Il te connaît depuis des années & pourtant aujourd'hui il découvre un homme nouveau. Un homme qu'il a jamais connu. Un monstre. Il hurle son incompréhension, il s'engouffre un peu plus dans ses délires. La drogue qu'il s'était empresser de s'enfoncer dans son bras lui montait à la tête, tout comme la morphine l'avait fait avec toi. Il n'arrive pas à te regarder en face, quand bien même il essaie ; il dérive. Plus tu t'en approche, plus il s'en va. Loin, loin. Mais où ?

QU'EST CE QUE TU ME VEUX PUTAIN ?! TU VEUX TENTER DE ME TUER COMME A FAIT ETSUJIRO POUR MA GUEULE ?! C'est ça ? C'EST CA PUTAIN ?!
Il s'abandonne. Craque. Supplie. Il est effrayé, comme une bête en cage. Ce que tu lui veux ? Pas grand chose. Par moment toi même tu tl'e demandes. T'sais par moment tu t'dis que t'as juste besoin d'flinguer quelqu'un, mais t'es incapable de donner la raison de cette pulsion. Par d'autre tu te dis que c'est pour avoir une assurance, parce que connaître les faiblesses d'une personne c'est te protéger d'elle. Il a vu ce qu'il n'aurait jamais du voir & tu profites probablement de son état pour te sauver quelque part. T'en sais trop rien & au final tu te demandes même si la raison derrière tout ça était importante. Quoi qu'il en soit ; ça ne l'était plus parce que c'était trop tard.

Tu ne sais pas non plus qui est Etsujiro, mais il se met à parler. Il t'en avait soit trop dit, soit pas assez. Dans les deux cas, maintenant qu'il avait commencé ; il allait terminé. Tu colles ton front contre le sien, tu le sens trembler sous les effets de la drogue, sous le stimulus de la peur.

- Ce n'est pas ça. Tu soupires légèrement avant de reprendre.T'as eu peur qu'il t'tue. T'as eu peur de sa tentative & c'est pour ça que t'es effrayé. Mais, je ne suis pas Etsujiro, alors tu n'sais pas ce qui t'attend avec moi.

Il ne sait pas de quoi t'es capable. Il ne sait pas ce que tu vas faire, parce qu'il te connais pas. Il n'sait pas que t'es capable du pire que du meilleur ; alors tu t'enfonces un peu plus dans ses peur & ses craintes. Il t'as pas entendu citer avec le plus grand détachement tout les crimes que t'as commis & au final c'est peut-être mieux ainsi. C'est peut-être mieux qu'il ne le sache pas. L’ignorance, c'est la force.

- Dis moi ce qu'il s'est passé & je te jure que j'te ferais sortir de cet enfer. De cet enfer passé, mais j'te promet rien sur celui qui va suivre.



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Mar 2 Déc - 23:39




J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais ça me file la haine ...



Décidément trop proche de ma gueule. Son front contre le mien.
C'était pas de l'apaisement, ni un stresse intense. C'était juste une source de chaleur qui venait se coller contre une autre. Juste que James était devenu quelqu'un d'autre. Peut-être qu'il l'était déjà, ou que cette facette de lui n'était pas assez exploité pour éclater au grand jour, mais aujourd'hui, tout a changé. Le silence était long, beaucoup trop long. Byakuya sentait l'impatience de James monter d'un cran. En fait, ça se sentait même pas ... On le devinait beaucoup trop facilement.

Mais un premier soupir s'échappait de ses lèvres, suivi d'un gémissement.

Alors il ne savait pas pourquoi ça sortait tout seul. Des mots qui commençaient à avoir du sens, des mots qui racontaient une belle histoire aussi cruelle soit-elle. Le silence régnait, mais des chuchotements se baladaient. Des mots lui manquaient, des phrases aussi. Mais ça sortait tout seul.

______________________________

La popularité, il n'y a que ça de vrai. La chanson et la musique, les dramas asiatiques et les pièces de théâtre. J'aimais ça, je les aime toujours. Mais j'ai jamais autant aimé la musique dans ma vie. Et j'crois que j'avais jamais autant aimé un mec. Un ami, un meilleur ami que je considérais comme un bon frère. C'est tout. Je faisais parti d'un groupe J-POP plutôt connu, il y avait 7 membres, moi inclus. Il y avait Etsujiro. C'était le leader, bien fort sympathique, intéressant, sexy, tout ce que tu veux. Un mec sans emmerde et qui fait craquer plus d'une fille à Tokyo. Je l'aimais bien. Je l'adorais. J'ai jamais autant déliré avec lui, c'était une bonne amitié. Etsujiro était proche de moi comme j'étais proche de lui. Les confessions, on s'en faisait pas mal. C'était à la fois amusant et tragique, parce que notre vie était pathétique parfois. Puis il y a des soirs où on se retrouvait pour en parler.
De longues soirées entre drogue et alcool.
De longues soirées à n'en plus finir, à en perdre la tête.
Et le plus souvent, de longues soirées finies au lit.

Ça m'était arrivé deux ou trois fois avec lui. L'excès d'alcool et de cocaïne, la raison n'était jamais au rendez-vous et mon corps m'abandonnait. Il s'offrait un plaisir à lui tout seul. Dans ma tête, ce n'était pas mon souhait. Je n'ai jamais souhaité couché avec lui, mais les soirées se terminaient souvent d'une façon étrange. Le lendemain, on faisait comme si de rien n'était durant les répétitions, notre amitié était la même et je n'avais jamais un long souvenir de la veille. Mais durant une nuit ... Il m'avait fait une confession beaucoup trop intime à mon goût. Il m’aimait . Je ne sais pas comment j'ai pu retenir ces mots-là alors que j'étais sous l'emprise de la drogue, mais ça m'avait marqué. Je crois n'avoir rien répondu.
Le lendemain ... Je l'ai ignoré. Je me suis dit que c'était la meilleure chose à faire, j'avais pas envie de donner de faux espoirs à ce mec. Parce que j'étais marié avec Chihiro à ce moment-là, je l'aimais, ça pouvait pas continuer. Au final, plus j'esquivais Etsujiro, plus il s'approchait de moi, il me réclamait, il voulait me voir tous les soirs ... Ça en devenait infernal, si tu savais. C'était bizarre. Je ne comprenais pas. Puis finalement, j'avais décidé de quitter le groupe à mes 24 ans. Juste pour pouvoir m'occuper d'eux et de l'esquiver lui. Mais putain, ce choix m'a directement emmené vers les entrailles de l'enfer durant un soir.

Le soir de mes 25 ans. Je n'étais pas seul, quelqu'un dormait paisiblement dans ma chambre et ce n'était pas Chihiro. Il était minuit passé quand on avait sonné à ma porte. J'aurais jamais dû ouvrir cette porte. Mais j'ai jamais su lire l'avenir, et je l'ai ouverte. C'était Etsujiro dans un état pitoyable, ses yeux étaient vides et son sourire mort. Il était entré dans ma demeure en sautant dans mes bras. Cette situation me faisait bien rire, j'pensais que c'était une plaisanterie, une connerie comme ça. Mais le couteau sous ma gorge ... Ça n'a jamais été une plaisanterie.

Dans le fond, j'avais jamais connu Etsujiro. Il s'est jamais réellement confié à moi, sauf pour me dire qu'il m'aimait. Une réelle confession que j'ai réellement rejetée. Je crois qu'il ne l'a pas accepté. Je trouvais ça effrayant, le fait qu'il me plaque au sol tout en me foutant ce couteau sous la gorge. Et puis il me parlait. Etsujiro me disait des choses sans sens. Il voulait à la fois me détruire et me garder avec lui à vie. Plusieurs choix s’offraient à lui. Me tuer, ou tuer tout ce que j'avais de plus précieux en ma possession. Ma famille, car c'est pour elle que j'ai quitté le groupe. Que j'ai quitté Etsujiro d'après lui. Et c'est là que je l'ai vu. J'ai jamais autant été tétanisé de ma vie. Je n'ai jamais autant tremblé de tous mes membres face à ça. Je pensais pas la rencontrer un jour et je pensais ne jamais la voir. Cette nuit avait été la plus grande des exceptions. Cette aura pesante et immense. Ce voile noir qui pouvait faire défiler notre vie en dix secondes, même pas. Celle qu'on appelle la mort.
Et mon sang a coulé sur mon propre sol. Gorgée tranchée.

J'les tuerai tous un par un, lentement mais sûrement, juste pour t'avoir toi. Si ça me suffit pas, ta mort sera ma jouissance, tu seras avec moi. J'y pensais à notre histoire, tu sais. Mais t'avais l'air de t'en branler pas mal. J'savais que t'étais qu'un gros salopard, mais j'm'en fichais pas mal. T'es là maintenant et ta mort me satisfait plus que ta propre vie, l'amour que j'attendais de ta part. Mais j'pouvais aller me faire foutre, parce que t'es qu'un connard, Byakuya Kô. Je vais détruire tout c'que tu aimes. Ils vont forcément mourir un jour. Genre, Chihiro. Mais surtout ta pourriture de progéniture, d'ailleurs, il m'appelle, lui aussi réclame la mort.

Ses paroles, j'm'en souviendrai encore toute ma vie. Et puis le fait que son couteau tombe juste à côté de moi alors que je me vidais de mon sang, petit à petit, lentement mais sûrement. Ma vue était trouble, je voyais presque plus rien ... Ah, si, uniquement la mort. Elle était en train de me caresser le corps sans pour autant m'offrir des baisers. Elle restait près de moi mais elle ne prenait pas ma vie. Je suais, ma tête allait explosée car sa présence m'était insupportable. C'était ma plus grande peur, celle de mourir. J'étais en train de mourir putain.
Mais il y a juste une chose qui m'a retenu sur terre. C'était ses cris. Des cris apeurés, qui hurlaient et réclamaient de l'aide. Les cris de ce qu'Etsujiro appelait progéniture. Mon gosse de trois ans. T'as très bien entendu James.

Et puis ... Ça s'est passé si vite. Je me suis levé, je pissais du sang et ça ne s'arrêtait pas. J'pouvais plus parler, j'sais pas comment j'ai réussi à tenir aussi longtemps ... Mon corps était en train de bouger tout seul. Et celui-ci s'est jeté sur Etsujiro. Ma main droite tenait son couteau plongé dans mon sang.
Je sais pas pourquoi j'ai réagi comme ça. C'était sûrement l'instinct, j'en sais rien. Mais au final, j'm'en suis rendu compte cinq minutes après. Ça puait terriblement le sang, la rouille et putain ... Le cadavre, j'ai trouvé mon ex-meilleur ami dans mes bras. Méconnaissable. Défiguré. De la chaire à droite et à gauche de la pièce, de la peau au sol. Et tu sais quoi ? J'en vomissais même pas. J'étais pire que satisfait de ce que j'avais fait. La mort était sur mon dos, elle pesait lourd sur mon corps. Mais ses cris m'ont retenu.

Le couteau, c'est moi qui le tenait. Tu sais combien de coup je lui avais donné ?
13 dans le visage
17 dans le cœur.
Mon cerveau les avait soigneusement compté. Un par un, rapidement, jusqu'à ce que son corps périsse et embrasse passionnément la mort. Puis après, plus rien.
C'était mon plus fidèle ami et je l'ai dévoré avec une haine profonde. Et tu sais pourquoi je l'ai fait ?
Plic, ploc, le sang coulait.
Je l'ai fait parce que j'ai vu la mort en face de moi, elle est venue me susurrer des mots alléchants et terrifiants. Tuer ou mourir. Elle était immonde, dégueulasse et putain, terrifiante. Je l'ai fait parce que j'ai entendu des cris. C'était pas les miens. J'suis sûr que tu connais la mort autant que moi, James. Si t'es capable de tuer sans briser ton cœur de glace, tu la connais autant que moi et t'es capable de tout faire pour rien du tout.

J'vivais encore avec la gorge tranchée. Mais y'a un seul truc qui m'importait le plus, c'était de le sauver. J'l'ai fait inconsciemment parce que dans le fond, c'était lui, la cible de ce que je pensais être mon meilleur ami. J'l'ai pris de mes mains ensanglantées pour sortir de cet enfer. Et tu sais quoi ? Il est ici, mon enfer. J'me suis fait trancher la gorge exactement à cet endroit-ci, avec le même corps, il y a 15 ans de cela. Haha ... Quelle putain de coïncidence, non ?

Après, le trou noir, j'me souviens plus de rien. J'me suis juste retrouvé avec une putain de cicatrice autour du cou. J'étais à l’hôpital. Chihiro était à mes côtés, j'crois qu'elle était en larme. J'en suis même pas sûr. Le reste est flou. Personne ne m'a accusé du meurtre de ce mec. Personne.
Personne.
Personne.
Personne.

Et tant mieux, parce que je n'ai jamais regretté mes gestes, j'peux encore voir son crâne sur mon sol, juste ici. Et la mort ...
Elle est là.
Je la vois encore.
Et j'lui en train de la voir.


______________________________

Et là, un grand silence de mort pesait dans l'atmosphère. Le sang qui s'était échappé de son épaule formait une petite marre de sang. Un sang mélangé à celui de James que Byakuya avait étalé sur sa gueule alors qu'il venait de l'opérer. Il nageait dans un bain de sang, de violence. Et je commençais à sourire comme un con. Je sais pas pourquoi, j'ignore la raison car elle m'ignore aussi. Ça me fait mal putain. Terriblement mal de tout remonter à la surface.

▬ James, si t'étais réellement Etsujiro ... Sa respiration était de plus en plus faible et sa voix plus douce. Je t'aurais buté sans scrupule et j'aurais répandu tes entrailles dans chaque coin de Tokyo. ▬

Et je le fixais, je le regardais, je ne l'esquivais pas, lui qui avait son front collé contre le mien. James avait une gueule effrayante, celle d'un psychopathe. Dans le fond ... Je devais bien ressembler à quelque chose comme ça, il y a 15 ans. Je rigole. Je rigole alors que je me vide de mon sang. La drogue se vide lentement aussi.


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Dernière édition par Byakuya Kô le Ven 26 Déc - 19:25, édité 1 fois
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Lun 8 Déc - 22:58





Il y a ses moments où l'on veut juste oublier & fuir aussi loin que possible.



Musique

Ça y est. Ce que tu attendais tant de savoir, ce que tu voulais qu'il te révèle s'échappaient de ses lèvres. Les mots s'écoulaient comme son histoire ; te révélant ainsi ses véritables peurs, son véritable cauchemars & toi tu te fais silencieux & tu écoutes alors ce qu'il à a dire, ce qu'il pèse tant sur son cœur. Tant que le sien bat encore contre sa poitrine, tant qu'il est encore capable de lui faire mal. T'en apprends alors un peu plus sur lui, sur qui il était avant que tu ne foules même le sol du Japon. Tout comme il te connaissait si mal malgré ces trois années de fréquentation ; tu n'en savais pas tant que ça non plus à son sujet. Tu le détestais sans même le connaître, le trouvant trop envahissant & aujourd'hui c'était toi qui empiétait sur sa vie en y mêlant la tienne. Tout ça parce que t'as voulu te cacher chez lui, tout ça parce que tu n'avait nul par où aller. Une famille ? Elle n'est plus là, tu es le dernier des tiens. Un ami ? Ils te voient tous comme un traître. Une amante ? Elle s'est rendue dans les draps d'un autres alors même que tu t'étais décidé à ne te dévouer qu'à elle seule. T'es le seul qui est resté en arrière & il n'y a plus rien a faire pour changer ça.

Il te parle alors de son groupe, de ses amis, de l'ambiance & de ses imprévu. Jusque là, les choses semblaient insignifiante quand bien même tu étais incapable de saisir certaines notions, tandis que d'autre sonnait comme du vécu. Tu as toi aussi passé certains soirs dans le lit d'une personne avec qui tu n'avais jamais eu l’intention de faire ce genre de chose, tandis qu'au petit matin vous faisiez comme si de rien & d'un autre côté tu ne sais pas ce qu'est une soirée entre amis autour d'un verre, tu ne sais pas ce que c'est, une équipe. C'est alors qu'il dit ce qui le dérangeait. Le fameux Etujiro s'était éprit de lui, ma foi ça ne semblait pas si étrange que ça. Pourtant, tu sens Byakuya se contracter comme si son corps lui-même se rappelait de ce moment là. Il a alors quitté son groupe & toi tu maintient ton attention ; la tête pleine d'images & lui de souvenirs. Mais putain, ce choix m'a directement emmené vers les entrailles de l'enfer durant un soir.

Il te parle alors du soir de ses vingt-cinq ans, celui qu'il redoute tant. Il te t’énonce alors les mots de son ami & amant. Étrangement, ils te rappelaient cette situation à l'hôtel lorsque que tu as retrouvé Zero. J'les tuerai tous un par un, lentement mais sûrement, juste pour t'avoir toi. tandis que tu disais à ton amante que tu brûlerais les sien un par un.  Tu connaissais cet amer sentiment de possessivité, tu connaissais ce sentiment d'abandon. L'idée d'être laissé derrière, de n'avoir eu finalement qu'un rôle secondaire alors que la personne qu'on chérie tant avait le rôle principal dans votre vie ; qu'elle était la personne pour laquelle vous auriez pu sacrifier. Pourtant, la différence s'imposait : tu étais certainement moins lâche & égoïste que de vouloir l'emporter avec toi dans ta tombe.

Il avance dans son récit & tu clignes plusieurs fois des yeux ; tu sembles avoir mal -ou justement très bien comprit- il avait un fils. T'avais jamais eu vent de cette histoire, ni de rien de semblable d'ailleurs comme très probablement énormément de personne. Au final, tu ne savais réellement rien de cet homme. La gorge tranchée, expliquait sa cicatrice & t'as un haut le cœur parce que dans ton esprit ça redessine l'image de Sora tranchant une artère à ce type dont tu ne voulais pas te souvenir & que si tu admettais l’existence de nouveau tu en perdrais la raison. Comme le blond lorsqu'il s'est retrouvé à poignarder son frère de cœur. Il lui avait ôté la vie, sans pourtant le souhaiter, prouvant Ô combien elle était fragile & dans un même mouvement il a souhaiter en préserver une autre. & toi, quand est ce que c'était que la dernière fois que tu as voulu sauver quelqu'un ? Tu ne sais plus, tu n'es même pas sûr d'avoir souhaité un jour une telle chose ou que ton cœur de glace soit capable de comprendre ce genre de sentiment.

Le reste était flou & tu sais ce que c'est, tu es exactement dans cette situation. Tu es incapable actuellement de dire ce qui est réel ou non, de distinguer le vrai du faux. Son regard appuis alors le tien ; James, si t'étais réellement Etsujiro...Je t'aurais buté sans scrupule et j'aurais répandu tes entrailles dans chaque coin de Tokyo.

Tu l'éloignes légèrement de lui, remettant cet écart entre vous, tu n'as plus besoin de le rassurer de ta présence par ce contact, celui des yeux suffisait amplement. Tu répons à son sourire avec un léger haussement d'épaules & tu retires alors ta main portant l'arme.

- Je ne serais jamais comme un type pareil. Battement de cils, il faut vraiment être stupide pour aimer quelqu'un comme toi & d'être aussi désespéré pour en arriver à voler ce qui est déjà prit, pour courir en vain derrière ce qu'on a définitivement perdu. Zero.

Tu passes alors ta main sur l'épaule de Byakuya, celle dans laquelle tu avais tiré il y a alors quelques instant pour qu'il sache que tu étais capable du pire & alors tu utilises légèrement ton pouvoir pour lui retirer sans aucun mal la balle de là où elle s'était logée. Un instant là & l'autre disparu ; aussi simple que d'appuyer sur la hachette & de viser être les deux yeux afin d'abattre un homme. Tu glisse alors ton bras sous son épaule & l'attrape par la taille tant bien que mal pour l'aider à se relever & quelques pas plus loin tu le jettes sur le canapé sur lequel il t'avais soigné. Tu prends le chiffon avec lequel il t'avais lavé de tout ce sang & tu répètes la même chose sur lui tout en lui ordonnant de ne pas bouger. Une fois la chose faite tu commences à lui bander la plaie que tu lui as faite.

- De plus, même si tu le voulais ; tu ne pourrais pas me tuer, toi t'as encore quelque chose à protéger ; moi j'ai tout perdu & par conséquent je ne peux plus rien perdre. Ça ne te va pas de dire des choses pareilles, tu sais.



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Mar 9 Déc - 21:42




J'avais rien fait, j'pensais avoir tout oublié, tout effacé, mais ça me file la haine ...



Ça s'est enfin terminé. Ce calvaire de merde, ce calvaire de malade mental. L'arme s'éloignait de cette victime affalée au sol, fatigué de tout ce bordel monstre autour d'elle. Mais pourquoi, pourquoi ai-je fait ça. Se répétait inlassablement Byakuya dans sa tête. Pourquoi lui avoir raconté tout ça ? Peut-être était-ce la faute à son sub-conscient qui voulait tout simplement se protéger de James. Que ces mots sont sortis tout seul de sa bouche. Tout. Mais d'un côté ... Byakuya Kô se sentait beaucoup plus calme. Il faut vraiment être stupide pour aimer quelqu'un comme toi. Le jeune homme clignait des yeux plusieurs fois tout en fixant ceux de James. Ce n'est pas faux. Il faut être con pour m'aimer et s'attacher à moi. Chihiro l'avait fait, mais elle avait aussi rapidement compris mon jeu, ce qui a causé la perte à notre couple. Un soupir las s'échappait des lèvres de Byakuya mais il se coupa net lorsque le bleu retira la balle de son épaule par une quelconque façon, grâce à son pouvoir sûrement ... Mais ça faisait un mal de chien. Puis tout de suite après, chose étonnante, James venait à son "secours" en le portant et le jetant comme on jetterait une ordure à la poubelle, sur le canapé. Douleur incessantes, même si la balle n'était plus présente ... La blessure, elle, était toujours présente. Et étonnamment, c'est James qui venait à laver le sang de Byakuya sur sa plaie. J'pensais que t'étais le blessé dans toute cette histoire. Mais le jeune homme se tut. Il ne disait plus rien et ne bougeait pas le temps que James fasse les soins. Et dire qu'il n'y a même pas un quart d'heure, Byakuya était en train de soigner les blessures du PDG de Paris Avenue. Maintenant, c'était l'inverse. Un monde fou, Byakuya en souriait juste un peu.  Tu ne pourrais pas me tuer, toi t'as encore quelque chose à protéger.

Grand silence. Le jeune blond penchait sa tête en arrière pour la poser sur le dossier du canapé.  Ça ne te va pas de dire des choses pareilles, tu sais. La seule chose qu'il pouvait admirer était son plafond, aussi blanc que neige, aussi blanc que la pureté et l'innocence, aussi blanc que flou. Byakuya ne souriait pas, il fermait les yeux comme si il cherchait un apaisement. C'est d'une voix fatigué qu'il disait à James.

▬ C'est faux. Je n'ai plus rien à protéger. ▬

Et il ne rajoutait pas un mot de plus. Mort, disparu, tué, mourant, oublié ... On pouvait tout imaginer, ce bébé que Byakuya voulait protéger à tout pris de son agresseur, où était-il passé ? Moi même, j'en sais rien et j'ai pas envie de le savoir. Akimitsu. Akimitsu. Akimitsu. L'enfant qui brille de mille feux. Une lumière éclatante. Sa lumière éclatante. Celle à Byakuya et à Chihiro ... Mais cette lumière s'est éteinte d'une certaine façon.

De nouveau, un silence. Puis un soupir.

"Tes faiblesses, laisse moi en faire une force. Laisse moi voler tes anciens et fais de moi ton nouveau cauchemar, ne dépend plus que de moi. "  ▬

Il posait son regard froid sur James tandis qu'il se relevait pour s'approcher de lui, le fixant sans aucune gêne malgré les événements passés il n'y a même pas quelques minutes. Même sous l'emprise de la drogue, le PDG artistique pouvait retenir le moindre détail, du plus inutile au plus primordial. Ses paroles l'avaient marqué. Il ne savait pas ce qu'était passé par la tête de James à ce moment là. La folie ? La vraie nature de James ? Ou un masque, tout simplement ? Un masque qui pourrait nous faire croire que cela représente notre vraie nature ... Alors que non, c'est entièrement faux. Byakuya n'en savait rien. Il était curieux sur ce sujet là ... Mais ça ne le regardait pas. Il se contentait de lâcher un sourire provocateur. Son sourire habituel.

▬ Qu'est-ce que c'est que ces conneries ? Ça ne te ressemble pas de dire ça non plus. Ce n'est pas ce que dirait le James que je connais, et non celui que tu connais toi car il ne m'intéresse pas. ▬

Le violet se demandait si James allait comprendre ses paroles. Si ce n'était pas le cas, ce n'était pas grave. Rien de dramatique, en fait il pouvait même ignorer ses propos.. Parce que dans le fond, ces deux hommes ne seront pas obligés de se comprendre, mais juste de se supporter en ignorant tout de l'existence et de la vie de l'autre. C'est peut-être pour ça qu'il ne s'était jamais rien passé de dramatique entre eux, outre le fait que Byakuya ait failli étouffer James avec du wasabi, mais ce n'est qu'un petit détail. L'un prenait plaisir à faire chier l'autre. C'était le plaisir qui était au rendez-vous à chaque fois, le plaisir de détruire l'autre, d'abaisser l'autre et de ruiner sa réputation. Un vrai plaisir sans pour autant se connaître d'avantage.

▬ Et puis dans le fond, je m'en moque pas mal de ce que tu es réellement. Je n'ai jamais cherché à savoir qui tu étais. Me concernant ... Tant de chose ne me ressemblent pas ... Il souriait faiblement. Je me les appropries. C'est tout. ▬

Prendre une image pour se la fixer sur sa face, rester tel quel. Rester ce qu'on n'est pas censé être. C'était ça, Byakuya Kô.

▬ Mais je le pense vraiment. Il fixait ses mains encore pleines de sang, Si je pouvais encore le tuer, je le ferai. Dix, quinze, cent fois, juste ici. ▬

Effrayant.
Byakuya reportait son regard sur la tâche de sang au sol. Son visage devenu si inexpressif en quelques secondes fixait cet emplacement, là où se trouvait Byakuya il n'y a même pas quelques minutes et là où il s'était trouvé lorsqu'il a failli mourir une fois. Il lâchait un rire moqueur.
Un rire qui se foutait de sa propre gueule.
D'ailleurs, une petite phrase se faufilait entre deux rires. Une phrase à peine compréhensible, mais que Byakuya pensait vraiment.

Est-ce que tu es sûr que tu n'as rien à protéger ?

Zero ? Byakuya pensait à cette jeune femme dont il lui avait fait une promesse. Celle de l'informer de ce que faisait James à tout moment. Parce qu'elle s'inquiétait pour lui. C'était mignon, extrêmement mignon et niais à en mourir. Même si ils ne sont plus ensemble -de ce qu'avait compris le blondinet- ... La miss était encore attachée, attachée à cet homme qui savait jouer avec les autres. Fourbe, mesquin, malsain. James Winchester tout simplement. Mais le blond ne disait rien de plus. Il reprenait sa place initiale sur le canapé en reposant sa tête en arrière. Continuant à rire. Les effets de la drogue de dissipent, mais ils restent encore ancré dans le crâne de Byakuya. Parce qu'une folie, ça ne s'oublie pas si facilement. Parce que les événements de ce soir perturbaient de trop Byakuya, tellement perturbé qu'il en riait.


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Mer 10 Déc - 21:45





Il y a ses moments où l'on veut juste oublier & fuir aussi loin que possible.



Musique
C'est faux. Je n'ai plus rien à protéger.

Tu lèves les yeux sur le blond. Il avait un fils. Un fils qu'il avait cherché à protéger & maintenant il se mettait à insinuer qu'il n'avait plus rien. Tu t'abstiens dans ton silence. Parce que tu peux comprendre en un sens où il pouvait vouloir en venir. Un jour à souhaiter tout sauver & l'autre prier pour que tout soit anéanti. Ne voulant plus qu'une seule chose du plus profond de son cœur ; qu'il ne reste rien. Que tout disparaisse, que de soit effacé de ta vie comme de l'histoire. Voilà, le genre de choses qu'on éprouvait lorsqu'on avait plus rien à protéger. Voilà, le dernier vœux qu'on fait avant de s'endormir chaque soir. Zero. Zero. Zero, tu as été une belle chose, sans doute la meilleur ; mais tu t'es aussi relevée être la pire. Tu t'es relevée être celle qui a eu raison de ma volonté & de mes rêves. Maintenant, c'était trop tard.

 « Tes faiblesses, laisse moi en faire une force. Laisse moi voler tes anciens et fais de moi ton nouveau cauchemar, ne dépend plus que de moi. »
Il te rappelait avec une incroyable exactitudes tes mots. Tout comme il avait l'habitude de le faire ; remettant sans cesse sur le tapis votre première rencontre. Te rappelant ô combien il t'avait haït dès que vos entités s'étaient croiser. S'amusant à te faire souvenir par la même occasion ô combien il avait raison. Ça te fait grimacer, tu n'aimes pas ça. Tu déteste tout souvenir qui cherche à te rappeler qu'il est bien là, qu'il est bien vivant ; qu'il n'est pas simplement une de tes hallucinations. Il pose alors ce regard, trop transperçant à ton goût sur ta personne. Tu te fais de marbre, mais pourtant quelque part au fond de toi tu frissonne parce que t'as peur qu'on voit au travers ton jeu, au travers de ta personne. C'est peut-être ce que tu redoutes le plus. Tu parles de ta vraie nature comme si elle était une certitude, pourtant elle est aussi floue que tes souvenir, que ton existence même. Le véritable James ? Cet horrible personnage qui joue des autres ? Celui qui a aimé Zero peut-être ? Celui qui fait semblant d'être fort ? Celui qui fait semblant d'être encore capable de compatir ? T'en sait rien. T'en sait rien. T'en sait foutrement rien.

Qu'est-ce que c'est que ces conneries ? Ça ne te ressemble pas de dire ça non plus. Ce n'est pas ce que dirait le James que je connais, et non celui que tu connais toi car il ne m'intéresse pas.
Tu sursautes, légèrement. Tu baisses les yeux & fixe le sol, cette fois c'était toi qui te retrouvait à fuir le regard de l'autre. T'avais d'ores un déjà un genoux au sol pour pouvoir soigner le blond & voilà que le deuxième s'écrase. T'avais très bien comprit ce qu'il insinuait, sauf que le James qu'il connaît ; il n'a plus la force de lutter. Pas maintenant, pas ce soir. Ni demain, ni la semaine suivante. Tu sais pas où il est passé ce James là, celui qui réagit au quart de tour, celui qui joue au roi de la cours de récrée. T'as l'impression qu'il est mort, t'as l'impression que c'est pas toi, que ça n'a jamais été toi. Parce que ce James là, il serait jamais venu se réfugier chez un type pareil, il n'aurait jamais cherché à s'flinguer pour une femme. Il aurait simplement ignoré les faits & jeté ce qui l'empêchait d'avancer pour continuer à mieux régner.
Non, ce Winchester là il a juste, disparu.

- Comprend ça comme tu veux ; j'ai fait ce que j'avais à faire & tu vas pas nier que ça t'as aidé d'en parler. Souffles-tu légèrement.T'as pas envie d'en dire plus. Pas quand tu te retrouves dans le doute. De toute manière, t'étais dans l'incapacité la plus totale de lui répondre. La morphine te donnait des vertiges & t'étais bien le dernier mec sur terre à supporter ce genre de trucs complètements stupides.

Et puis dans le fond, je m'en moque pas mal de ce que tu es réellement. Je n'ai jamais cherché à savoir qui tu étais. Me concernant ... Tant de chose ne me ressemblent pas ... Je me les appropries. C'est tout.
Ca n'va pas. Tu te laisses bercer par des mots, tu sais pas si ça t'calme ou si ça t'énerve justement encore plus. T'approprier les choses ça te sonne comme étranger désormais, parce que ça signifie posséder quelque chose. Menteur. Menteur. Parmi tout ces choses que tu t'appropries n'y a t-il réellement plus rien que tu souhaites préserver ? Tu as fui ton fils. Tu l'as fui, mais c'était pour le sauver. T'as prit peur. T'as eu peur de perdre ce qui t'étais cher alors tu t'en es détaché. Tu plaindrais presque ce gamin ; parce qu'on à fait pareil pour toi. T'as été mit au monde & l'amour qu'on donne aux enfant à été jeté aux oubliettes par la même occasion.

Mais je le pense vraiment. Si je pouvais encore le tuer, je le ferai. Dix, quinze, cent fois, juste ici.
Si tu pouvais le faire, tu pourrais toi aussi le refaire dix, quinze, cent fois. Tirer une balle entre les deux yeux de ces gens que tu détestes & méprises tant. Mettre fin aux jours de ceux qui ont voulu t'arracher ceux que tu aimais. Le seul soucis, c'est que celui qui te les as retiré ce n'est nul autre que toi-même. Tu es le seul responsable, le seul fautif. Alors si tu pouvais le refaire ne serait-ce qu'encore une fois. Tu ne le ferais pas. Non. Plus jamais. Trop de noms que tu as chéri ont soufferts. Riku. Sora. Zero.
Il rit.

Est-ce que tu es sûr que tu n'as rien à protéger ?
Tu te crispes, te repliant sur toi même comme si on t'avais une nouvelle fois tiré dans la poitrine. Ca fait mal, ça fait mal. Y a un truc qui va pas, y a un truc qui va plus. Ton masque se brise ; il s'éparpille jusqu'à c'en perdre. La réponse à cette question s'impose à toi. T'aimerais dire non. T'aimerais dire que ce n'est pas fini, que rien n'est jamais fini avant qu'on ne le décide, mais tu ne pouvais pas. Tu ne pouvais pas, tout comme ça te tuait de dire oui. C'était que de remuer le couteau dans la plaie que de l'admettre.

- La ferme. Lâches-tu soudainement. LA FERME. Tu te laisses aller. Cette phrase ; c'était le poignard en plein cœur. C'était la flèche qui te transperce sans te laisser aucune chance de t'échapper. C'était le talon d’Achille. Je n'ai plus rien. Rien. Rien. D'accord ?! Cette fois, c'est vraiment terminé. C'est facile pour toi ; tu haïssais cette personne en qui tu retrouvait la figure de ton frère, ton amant & ton meilleur ami. J'ai perdu ces trois là. J'ai perdu Zero. Tu craques, te laisse emporté par la morphine, les événements, les sentiments & les mots que trop longtemps refoulé. C'est fini. C'est fini. Ta voix se fait plus douce, tu t'es brisé. Tu relèves alors le visage ; tu fais très certainement peine a voir. T'as le cœur qui s'émiette à chaque battement, t'as la gorge & l'estomac noué, comme si on cherchait à faire un nœud que personne ne saurait défaire. Aide-moi.

Aide-moi à sortir de cet enfer.



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Jeu 11 Déc - 14:18




Avoir le choix de n'en faire aucun, ça reste une solution, mais ce n'est en aucun cas la meilleure.




J'ai fait ce que j'avais à faire & tu vas pas nier que ça t'as aidé d'en parler Sur le moment, Byakuya ne comprenait pas cette phrase. Ou plutôt, il n'avait pas envie de la comprendre. Il est vrai que la violence peut résoudre mille problèmes ... Mais par moment, non. James avait utilisé la méthode barbare sur Byakuya, celui-ci avait totalement craqué. Et voilà où il se trouvait actuellement. James en savait beaucoup sur Byakuya ... Mais pas assez pour le détruire d'une quelconque façon. Parce que les faits sont là, ils sont finis et le passé est passé. Il fallait avancer et c'est comme ça que le violet pensait ... Ou peut-être pas. Sa drogue est son échappatoire encore une fois, comme si il voulait fuir une certaine réalité. Celle de son comportement parfois trop calme aux yeux du monde. Son comportement blasé et fatigué. Car depuis le soir de ses 25 ans, l'état mental Byakuya avait plus où moins changé. Seule la drogue lui permettait de garder cette énergie de folie ou cette violence à n'en plus finir. Il était comme ça quand il était jeune, il est toujours comme ça actuellement ... Mais ça n'a jamais été naturel. La drogue est sa meilleure amie. C'était un peu ce qui le sortait de cet enfer. Et là, Byakuya s'y trouvait. Trop calme, trop perturbé, trop tremblant. James aussi, sûrement. C'est facile pour toi ; tu haïssais cette personne en qui tu retrouvais la figure de ton frère, ton amant & ton meilleur ami. J'ai perdu ces trois là. Petit silence, Byakuya laissa échapper un rire moqueur avant de reprendre un air froid et sauvage.

▬ Si c'est facile pour moi, ça devrait l'être aussi pour toi, si je suis bien ta logique. ▬

La logique l'avait un peu perdu. Tout comme Byakuya il y a même pas un instant. J'ai perdu Zero. Le blond portait son regard sur James en se décalant légèrement. Que vouliez-vous faire ensemble exactement ? Quel était votre but à tous les deux ? L'amour serait aussi pute que la vie avec vous ? Souffrez-vous tous les deux, ensemble et en même temps ? Le silence régnait dans ce salon. Byakuya s'abstenait de dire le moindre mot. Ça ne servait à rien. Il n'a jamais lu dans les pensées des personnes. Il ne sait pas à quoi pense Zero, même si elle montrait une certaine affection envers James. Par contre, lire dans les pensées de James, c'était impossible. Impossible. Impossible. C'est ce qu'on dit.

Aide moi.

Les secondes défilent très lentement. Les paupières du violet bougeaient doucement, fixant l'homme ayant prononcé ces deux petits mots. Des mots qu'il ne pensait pas entendre, des mots qui lui étaient destinés. Byakuya fronçait des sourcils. James. Quel est donc ton vrai masque ? Serais-tu comme moi dans le fond ? Malgré les différences qui nous séparent de trop ? Peut-être. Qui se ressemble s'assemble mais les opposés s'attirent. Doit-on en conclure que le masque que ces deux PDG portaient les rendaient totalement différents, mais dans le fond ... Auraient une part de similitude ? (paye ta phrase complexe) C'est peut-être ça. Parce que James était détruit, cassé en mille morceaux. Ses blessures le prouvaient, son mental le montrait. Tout comme Byakuya. Le blond penchait sa tête sur le côté avant de se redresser légèrement. Un regard fatigué de ce soir sans fin, beaucoup trop douloureux et violent pour sa personne. James, t'es dans le même sac que moi.

Et puis doucement, les bras du Byakuya venaient entourer la nuque du jeune ténébreux, posant sa tête au creux du cou du blond. Ses gestes étaient délicats, encore tremblants mais c'était des gestes plus où moins contrôlé. Qu'est-ce que je fais exactement ? Non, je le sais parfaitement bien. Son corps ne bougeait plus tandis qu'il pouvait sentir les tremblements de James. J'en ai presque pitié, mais j'étais pas mieux dans le fond. Un soupir las s'échappait des lèvres du pdg des violets avant d'ouvrir doucement ses lèvres pour y faire passer des mots plus ou moins sincères. Sa voix était faible.

▬ J'ai pas envie de te bercer avec de belles paroles. On sait parfaitement que toi et moi, nous vivons dans un monde de pute. Qu'il ne lui faut même pas trois secondes pour que tout notre bonheur ou nos espoirs soient arrachés de nos mains. Le tout, sans pouvoir faire quoi que ce soit. ▬

Çà ne servait à rien de mentir sur la réalité des choses. On pouvait se cacher de ça, mais mentir ... C'était une autre histoire. Byakuya ne cherche jamais à rassurer les gens. Il ne l'a jamais vraiment fait, il préfère parler de ce que la vie est réellement. Car il le sait parfaitement. Même si il la fuit, le blond sait à quel point la vie est dure, qu'elle nous balance les pires atrocités dans la gueule. A quoi bon dire "la vie est belle dans le fond" ? James est un gosse pour Byakuya. Même si actuellement, on pouvait penser l'inverse dû au pouvoir du violet ... Byakuya savait de quoi il parlait. Le jeune blond retirait ses bras de la nuque du bleu avant de poser son index sous le menton de James pour lui faire relever la tête.
Ces gestes répétés. Comme une cassette que l'on ne cesse de rembobiner. James avait fait la même chose tout à l'heure, maintenant c'est à Byakuya de jouer ce rôle. Son regard doré et fatigué fixait celui du jeune désespéré. Sa voix prenait une intonation calme et beaucoup plus sereine. Pourtant, il ne souriait pas. Byakuya n'avait pas la tête à ça.

▬ J'ai perdu ce que j'avais de plus précieux, je suis au même stade que toi. Et tu m'as vu, là. Tu as vu à quel point j'pouvais être désespérant comme con. A quel point je pouvais être abattu pour un rien et me laisser bercer par la drogue. Mais j'arrive toujours à sortir de cet enfer, le plus souvent seul. Mais aujourd'hui ... T'es là. Parce que je sais qu'il y a autre chose qui m'attend ailleurs. Je ne sais pas quoi. Notre vie est encore longue. Nous avons plus de la moitié d'un siècle à tenir face à cette salope qu'est la vie. Il y aura pire, James. C'est tout ce que je peux te dire. Logiquement, si je suis capable de tenir bon, tu le seras aussi. Peut-être ne partageons-nous pas le même malheur ... Mais nous sommes malheureux au final, et on vit avec ça. ▬

Byakuya restait quelques secondes encore dans cette position avant de reculer et de se lever. Il sentait légèrement sa douleur au niveau de l'épaule mais ce n'était pas si dramatique que ça. Au contraire, ça le réveillait un peu. Au final, est-ce que le blond pouvait aider ce gamin, concrètement ? Non, ou plutôt, il ne savait pas comment. Alors non. Byakuya haussait la seule épaule qui n'était pas blessée avant de pointer la salle de bain du doigt.

▬ Casse-toi dans la douche, ton état me fait déprimer. J'vais préparer un café. ▬

Quoi que même si celui de Byakuya n'est pas mieux ... Dans tous les cas, il n'avait pas envie que James reste dans cet état, pas dans ses lieux. Par contre, la salle de bain était encore en bordel. Depuis le pétage de plomb de Byakuya sur son changement d'état et sur la prise de sa drogue ... Le verre était sûrement encore éparpillé au sol, les tiroirs retirés, la chaise détruite par l'excès de colère du blondinet. Tout était resté à sa place depuis que James est arrivé ici. Tout. Alors il allait devoir se débrouiller pour ça. Pour l'instant, Byakuya avait un objectif en tête ; tout faire disparaître de son salon.

Frotter, ranger, laver, essuyer, ranger, encore et encore. Maniaque. On pourrait qualifier Byakuya de maniaque. Les choses ont leur place dans ce monde. Elles doivent être rangés correctement. C'est la perfection pour Byakuya. Mais là, ce n'était pas possible. Le sang sur le sol et sur le canapé, partout par terre ... C'était infernal pour le jeune homme. Alors il se contentait de nettoyer ce qui a sali sa demeure : son propre sang ainsi que celui de James. C'est comme effacer des preuves pour ne plus rien laisser paraître. Faire comme si de rien n'était, comme si rien ne s'était passé. C'est pour cette raison qu'il n'y avait pas grand chose chez Byakuya. Que tout était simple et élégant, pas trop excentrique ni trop funky. Car ce duplex représentait de trop la vraie mentalité de Byakuya : une coquille vide qui cherche à se purifier non-stop. C'était ça.

Les minutes défilent et la tâche au sol n'était pas définitivement partie après que Byakuya ait du frotter plusieurs fois. Le reste non plus mais mais cela paraissait plus propre qu'avant. Le blondinet repartait dans la cuisine pour préparer un café. Non loin de lui se trouvait un miroir.
Le choque.
Son état était pathétique et pitoyable à voir. Ce sang sur tout son corps, ce bandage, son visage de jeune adulte ... Encore une fois, ça lui foutait la haine. Il détourna son regard avant de retourner dans le salon pour s'affaler sur le canapé. Le temps passe. Quelle heure était-il exactement ? Byakuya ne le savait pas, il ne compte plus le temps. Celui-ci se contentait de fermer les yeux sans pour autant partir dans les bras de Morphée.

Tic. Toc. Le temps passe.


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Lun 22 Déc - 23:22





Il y a ses moments où l'on veut juste oublier & fuir aussi loin que possible.



Musique
HRP: Salut, c'est de la merde en conserve fraîchement servie.

Si c'est facile pour moi, ça devrait l'être aussi pour toi, si je suis bien ta logique.
Oui. Non. Pas vraiment. Il était capable de recommencer, encore et encore. Toi t'avais perdue cette force et cette volonté. T'avais perdu ta poigne de fer et ton inébranlable détermination. Tu t'étais crée des faiblesses et t'attachant à autrui. T'avais fait une erreur, celle de laisser Riku derrière ; t'as pensé la corriger en lui brisant la nuque, mais tu n'as fait que creuser un peu plus ta tombe. T'as alors cru pouvoir oublier tout ça avec Zero, t'as alors eu l'espoir de pouvoir changer quelque chose et d'avancer dans ta misérable vie. T'as alors fait le souhait qu'après vingt-cinq ans de misère, tu serait alors épargné & te voilà ayant soufflé tes vingt-huitièmes bougies et les choses ne font qu'aller pour le pire ; jamais pour le meilleur. A croire que c'était qu'une illusion qu'on prononce le jour de son mariage pour vivre dans l'espoir qu'un jour tout ira pour le mieux. Des mots synonymes de la bêtise humaine.

Une bêtise, celle de te prendre dans ses bras. Celle de se faire cette présence réconfortante tandis qu'on est celui qui tantôt s'est retrouvé à plier face à ta soit disant détermination, mais surtout face à ta folie. T'as senti ce regard se poser sur toi face à cette pseudo supplication, qui ne demandait qu'à oublier une fois de plus. Parce qu'on peut pas effacer ce que tu as vu, ce qui a été fait. Tu ne bouges pas pour autant, tu te laisse guider ; t'as plus la tête à lutter. Ton visage s'engouffre dans sa nuque & la gorge elle se noue plus qu'elle ne l'est ; tu retiens les larmes prête à déferler à tout instant. Tu te mords la lèvres en même temps que tu serre les dents et te contracte. T'es minable, Winchester.

T'as besoin de te raccrocher à quelque chose pour vivre, mais t'as plus rien, juste la certitude qu'on te laissera pas mourir pour que tu ai simplement ce que tu mérites. T'as toujours été le pilier d'autrui & ne t'es reposé que sur toi-même, mais désormais tu ne supportes même plus le poids de tes propres épaules.  

J'ai pas envie de te bercer avec de belles paroles. Tu voudrais dire que c'est bien la dernière chose à laquelle tu t'attendrais venant de sa part ; mais ton corps à parlé pour toi. Il l'a appelé à l'aide parce que tu t'es retrouvé mis à nu, parce que t'as perdu toutes tes armes, t'as perdu une bataille, mais aussi la guerre de toute une vie. On sait parfaitement que toi et moi, nous vivons dans un monde de pute. Évidemment que tu le sais. La vie est une pute et tout ceux qui la compose le sont aussi. T'hésites un instant alors à t’agripper à lui, mais il n'en est rien. Tu sais ce que serait une erreur. Après tout, chaque pas que tu fait n'est-il pas décisif ?

Tu l'entends alors. Il est là, derrière toi & se penche au dessus de ta personne. Personne ne le voit, personne ne l'entend susurrer des mots à ton oreille. Tu es le seul à sentir sa présence, tu es le seul qui l'a rejeté et accepté à la fois & il te parle. Il te dit que quand ce sont les personnes les plus proches qui deviennent vos plus grands démons, alors votre vie ne cesse de s'assombrir. Tu commences à comprendre alors là où il voulait en venir. Tu réalises que tu étais assurément aveugle devant tes ambitions, devant ta réalité. Il brise une illusion passé et renforce celle présente. Le duo des voix te calme, l'une t'enfonçant et l'autre cherchant à t'extirper de là.

Le blond reprend alors la parole ; tu l'écoutes sans vraiment le faire. Le son de sa voix suffisait à ce moment là & quand bien même tu voudrais lui prêter une oreille attentive tu n'y arriverais pas. Seules quelques bribes de phrases t’atteignent et elles n'étaient pas des plus réjouissante ; parce qu'il prédisait que cet enfer n'était pas fini et qu'il était bien loin de prendre fin. Aussi longtemps que vous vivrez, vous souffrirez. Lui aussi, te le dis. Lui aussi te donne une raison de t'faire sauter la cervelle sur l'instant & pourtant t'interdirait de le faire par la suite.

Il s'éloigne et reprend un air plus ou moins normal, t'ordonnant d'aller prendre une douche, plaidant le fait que tu le faisait déprimer alors qu'il était déjà dans cet état lorsque tu t'étais pointé chez lui.  Tu te relèves en silence, et frotte ton visage d'un revers de main, essayant toute trace de ta faiblesse, pourtant tes yeux n'en restent pas moins rouge. Tu ne le regardes pas ne serait-ce qu'un instant. Tu te détourne en silence en te dirigeant vers la salle de bain.

•••

Tu sors de là. On pourrait dire que t'es idées sont plus ou moins remise en place, mais ce serait un mensonge. Tu fais juste semblant qu'il ne s'est rien passé ; tu es juste allée te laver de tout sentiments apparent. T'as juste remis ton masque en lieu et place tant bien que mal. Tu t'avances vers le salon & prend place à côté d'un Byakuya qui avait l'air d'avoir rejeté toute sa frustration sur le sang qui avait immaculé son sol.

- Si tu veux dormir ; va dans ton lit. Lâches-tu d'une manière détachée essayant d'être le plus possible le James dont il parlait. Le James qui n'existe plus. Tu fais alors apparaître deux verres et une bouteille de vodka sur la table et remplit le tien. J'espère que t'as pas fait de café parce que c'est bien la dernière chose que tu pourras me servir. Tu portes alors la liqueur à tes lèvres ; Oublie. Oublie. Oublie. Oublie tout ces images, tout ces souvenirs. Tous ces rêves, ces mots, ces mensonges. Efface-tout. Je t'en propose pas puisque je pense que ce que tu t'es enfoncé dans le bras tout à l'heure doit te suffire à te mettre hors d'état de nuire & de penser correctement à l'heure qui l'est. Tu poses -enfin- ton regard sur lui & t'es tellement plus désolant à voir que moi, c'est terrible. Tu lâches un petit rire moqueur qui sonne faux. Qu'est ce qui peut te foutre dans un état pareil, t'as l'air d'une gamine de douze ans qui vient de connaître son premier échec amoureux dans un corps d'homme de vingt ans alors que t'en as quarante. C'est plutôt triste à voir. A moins que tu sois mort sur le coup, ça aussi se serait plutôt triste à voir. Tu poses alors ton verre et te penche au dessus de ton hôte ; tes états tergiversent, tes émotions s’emmêlent. T'es rien d'autre qu'un cocktail Molotov explose et prend différentes teintes.

- Dis moi ; ça fait quoi de voir tant de faiblesse émaner d'une personne comme moi ? Tu glisses légèrement et tombe un peu plus en avant, mais te rattrape. Une main frôlant le visage du blond & l'autre s'étant agrippée à la tête du canapé. Oups. Tu devrais dégager avant que je décide de m'acharner de nouveau sur toi avant de te demander conseil pour finalement te dire de la fermer, tu ne penses pas ?



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Mar 23 Déc - 14:00




Avoir le choix de n'en faire aucun, ça reste une solution, mais ce n'est en aucun cas la meilleure.




Byakuya ne sait pas combien de temps s'est écoulé entre le moment où il s'est assoupi sur le canapé et maintenant. Peut-être cinq minutes, dix, quinze, trente, soixante ... Pour le jeune homme, ça paraissait une éternité. Tout ce qu'il s'était produit ce soir revenait dans sa tête. Sa transformation, sa cicatrice, l'apparition de James, une engueulade comme à leur habitude, mais une engueulade qui allait beaucoup trop loin. Un désespoir, des hurlements, du sang, un contact, une drogue, des seringues, de la violence ... Ce soir n'a pas été comme tous les autres soirs. Byakuya n'aime pas ce genre de chose, Byakuya a toujours détesté ce genre de chose. L'homme adore faire des imprévus, mais il ne supporte pas les imprévus dans sa propre vie. James lui avait offert le bouquet final de sa fin de journée. Et dans le fond, Byakuya n'avait qu'une seule envie : frapper James jusqu'à la mort pour tout ça. Mais dans le fond, cet homme ne l'avait pas aidé, d'un côté ? Avoir avoué à quelqu'un ses peurs, sa faiblesse, ses cauchemars, son horreur, ses crimes ne l'avait-il pas apaisé juste en l'espace de quelques secondes ? Byakuya ne l'avouera jamais ... Mais ça l'avait calmé. C'était comme avoir vomi toutes les atrocités de sa tête. Il se sentait apaisé, mais pas guéri. Il était encore malade, il sera toujours malade et ça ne changera jamais. Mais avoir avoué tout ça à James Winchester, était-ce une bonne chose ? Byakuya n'avait pas eu le choix de toute manière, c'était soit les aveux, soit la vie. Juste pour si peu ... Le violet en voulait tellement au bleu, mais il se disait que non, dans le fond, c'était injuste. Je ne sais même plus quoi penser.

Si t'as envie de dormir, va dans ton lit. Byakuya ouvrait les yeux et se contentait de lâcher un soupir las. James, ta gueule putain. Le blond n'avait pas envie de bouger ou plutôt ... Il avait la flemme. Et puis il vit une bouteille ainsi que deux verres. Il penchait sa tête sur le côté pour mieux voir ces objets avant de poser ses yeux sur le bleu, sans pour autant tourner sa tête en sa direction.

▬ Je ne suis pas fatigué. ▬

La plus grosse connerie dite du siècle. La gueule du PDG des violets est la définition même de la fatigue, de la drogue, du drogué, du désespéré. Alors dire qu'il n'est pas fatigué, c'est comme dire que James est d'humeur extrêmement joviale. Le blondinet se relevait légèrement avant de prendre la bouteille, remplissant le deuxième verre qu'il attrapait par la suite.

▬ Et je fais ce qu'il me plaît. ▬

Et il portait son verre à ses lèvres pour boire trois gorgées d'affilé. Des gorgées qui vont d'ailleurs lui arracher la gorge, mais il gardait sa douleur pour lui même, fermant les yeux pour laisser passer cette petite souffrance. Puis un long soupir s'échappait de sa bouche. Ça monte à la tête. Ça fait mal, mais je crois que j'ai toujours aimé les sensations fortes. Je le sais, mais mes sensations ont des limites. Pas trop douce, ni trop forte. Une bonne sensation, tout simplement. Il reposait son verre pour s'allonger une nouvelle fois.
Qu'est ce qui peut te foutre dans un état pareil.
Byakuya clignait des yeux plusieurs fois, fixant James sans pour autant chercher à être regardé. La drogue, l'alcool, tout le mettait dans cet état là. Mais avec les événements ... Tout a changé. Byakuya aurait pu rester fou, joyeux, paillettes et compagnie. Mais ce soir, ce n'était pas possible.

▬ J'ai ... Toujours été comme ça. Et n'en rajoute pas avec mon corps, ça m'énerve plus que ta propre gueule. ▬

Parce que vivre dans un corps qui a énormément souffert, au point d'embrasser langoureusement la mort, ça irritait plus que tout Byakuya. La présence même de James en ces lieux étaient beaucoup plus appréciable que la mort en elle-même. Le blond passait une main sur son cou pour la serrer légèrement. Cacher les preuves, cacher le sang, cacher ce crime odieux, cacher mon bonheur parce que je n'en ai pas le droit, cacher cette cicatrice qui n'a attiré que le malheur autour de moi. Le jeune homme fermait les yeux avant de tousser légèrement, la vodka passait mal, très mal. Puis quelques secondes après, Byakuya ouvrait les yeux pour voir James juste au dessus de lui. Lui non plus ne tenait pas très bien l'alcool fort. Qui va tenir bon dans cette partie ? Bonne question, mais ce n'était pas le sujet le plus intéressant.
Ça fait quoi de voir tant de faiblesse émaner d'une personne comme moi ?
Si il devait répondre du tac-au-tac, ça serait ceci.

▬ Ça me donne envie de rire, d'hurler, de pleurer, de vomir, de crier, de te supporter, de te frapper ... Ça me fait tant de chose. Juste parce que j'ai l'impression de me voir, c'est pathétique. J'ai juste pitié, c'est tout. ▬

Tu devrais dégager avant que je décide de m'acharner de nouveau sur toi avant de te demander conseil pour finalement te dire de la fermer, tu ne penses pas ?
Doucement, Byakuya penchait légèrement sa tête sur le côté, tandis qu'il sentait une main caresser doucement sa joue salie. Le blondinet se relevait légèrement, s'approchant légèrement du visage du ténébreux qui était déjà bien proche à son goût. Un petit sourire narquois se dessinait sur ses lèvres abîmées.

▬ Me barrer ? Ça a toujours été notre quotidien, James. De se défoncer la gueule, de se soutenir sans le montrer réellement pour ensuite s'exploser la gueule encore et encore, à n'en plus finir. Alors non, je ne me casserais pas. J'ai pas envie de fuir. ▬

Les coudes de Byakuya lui servait d'appui tandis que son regard était plongé dans celui de James. Deux regards désespérés, perdus dans un monde qu'ils ne comprennent pas très bien. Deux individus qui ne savent plus quoi faire de leur vie et qui tentent de vivre normalement, même si cela paraissait impossible à leurs yeux. Le silence régnait dans la salle, mais le blondinet le cassa de sa voix extrêmement calme, mélangé à un rire nerveux, celui de l'alcool et de la drogue qui faisait effet sur son corps et sur sa mentalité.

▬ J'aimerais bien savoir ce qui te trouble autant, James. Certes, certes, certes, certes, certes ... J'ai dit que j'en avais rien à foutre de ta personne actuelle et que ça m'intéressait pas mais ça m'intrigue quand même. Et même si tu n'as rien envie de me dire ... Soit. Je ne vais pas utiliser la méthode sanglante comme tu as pu le faire sur moi. Personnellement, j'aurais utilisé une autre méthode. ▬

Et puis ça s'est fait tout seul. Ses lèvres se posèrent contre ceux de James. Un baiser plutôt doux et sans violence, un baiser qui ressemblait à un baiser comme ferait un homme amoureux à une femme amoureuse. Mais il n'y avait pas d'amour dans cet acte. C'était un acte, c'est tout. Mais un acte avec tant de signification derrière. Si le blondinet devait justifier son geste : il serait incapable de dire quoi que ce soit. Ça s'est fait tout seul. Lentement, Byakuya rompu le baiser avant de se laisser tomber comme une roche dans l'eau. I don't understand. Puis il enchaîna avec ces quelques mots qu'il chuchotait à peine.

▬ ... J'aurais fait quelque chose comme ça. Aucune idée de si ça marche ou non, mais je l'aurais fait. ▬

Puis il riait discrètement avant de se figer instantanément. Attends, j'viens de faire quoi, là ? Attends, je rêve où j'viens de ? Non c'est pas vrai, j'ai pas fait ça. Byakuya posait son regard sur le verre d'alcool. Il le regardait avec des grands yeux avant de se relever encore une fois, prenre le verre et y boire encore une gorgée. C'est cette pute de Vodka mélangé à sa drogue qui l'a rendu ainsi ? Putain. Et le pire, c'est que Byakuya n'irait même pas stopper son geste. Boire pour éviter de boire, c'est la meilleure logique qui puisse exister sur terre. Le jeune blond reposait le verre et leva sa main avant de l'agiter à droite et à gauche, ne se dédaignant même pas de regarder James. Non, il contournait son regard. Parce que Byakuya sait une chose ; que ses joues étaient déjà rouges. Peut-être à cause de l'alcool, de la drogue, de la situation ou juste à cause de ce baiser ? Le violet n'avait juste pas envie de faire croire n'importe quoi à James. Et puis dans le fond ... Ça servait à quoi de lui faire ça ? Lui faire avouer tout en un baiser ? Jouer avec ses sentiments, ses émotions, son corps ? Mais c'est purement débile, aller owh owh le cerveau de Byakuya, est-ce qu'il y a que-non ... Il n'y a plus personne depuis le début de la soirée. Byakuya se contentait de sourire face à sa connerie.

▬ ... Oublies ça, oublies ça. ▬

Il inspirait profondément avant de passer une main sur son visage. On se calme, on se calme sinon ça va pas le faire. La nervosité refaisait surface, le jeune homme tremblait légèrement mais il tentait de se contrôler en inspirant profondément. L'alcool domine, la drogue le soutient. Puis enfin, il se décidait enfin de regarder James une nouvelle fois. On se calme putain, c'est la fin, c'est fini, y'a plus rien à craindre. Ça servait à rien, rien du tout. Byakuya se mettait à rire légèrement avant de tapoter la joue de son invité surprise avec son index. Il fallait bien se détendre, alors je vais le faire, ça va être dur, je sais pas pourquoi.

▬ D'ailleurs ... A quel James suis-je en train de parler ? Cinq secondes de silence, puis il reprit avec un ton plus calme. Vais-je revoir le James que j'ai toujours connu un jour ? ▬

Ça paraissait presque enfantin comme question, mais ça ne l'était pas. James avait disparu ce soir, tout comme Byakuya. Ils avaient disparu tous les deux, pas de la même façon, pas au même moment, mais ils n'étaient plus eux-même dès qu'ils se sont croisés du regard.

▬ Crois-tu qu'il pourrait y avoir une entente entre ce nouveau James et ce nouveau Byakuya ici présent ? ▬

Nouveau pour chacun, car ils ne s'attendaient pas à découvrir la nouvelle personnalité de l'autre ... Même si celle-ci était présente depuis bien trop longtemps en eux. Ils se redécouvrent d'une certaine manière.

La vie est une catin.


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Mer 24 Déc - 0:32





Il y a ses moments où l'on veut juste oublier & fuir aussi loin que possible.



Musique


Quelle belle connerie.
Il calme haut et fort le plus gros mensonge qu'il soit alors qu'il était en train de dormir & vient finalement se servir un verre aussi. Finalement, mettre deux verres sur ta table par réflexe n'était pas finalement une si bonne idée, parce qu'un Byakuya sous drogue et alcool fort tu ne savais pas réellement à quoi t'attendre. Mais soit, au moins il allait se montrer assez cuit au à la fin pour être docile et calme. Il répond alors à ta question lâché sur un énième coup de folie de la soirée. Ça me donne envie de rire, d'hurler, de pleurer, de vomir, de crier, de te supporter, de te frapper ... Tu clignes plusieurs fois des yeux et ça te fait doucement rire. Est-ce là tout son ressentiment ? Non. Ça me fait tant de chose. Juste parce que j'ai l'impression de me voir, c'est pathétique.

Tu es pathétique, James Winchester. Voilà une phrase que tu avais trop souvent entendu dans ta courte existence. Mais il y a bien une chose que tu voudrais dire à toutes ces personne là ; t'en a rien à foutre d'être minable à ce moment là. Tu les envoies tous au diable, parce que si tu tombes maintenant, eux tomberons de toute évidence plus tard. De ta main, de celle d'un autre. Au final, qu'importe. Ils ne s’élèveront tout simplement plus. Il peuvent dire ce qu'ils veulent désormais, tu sais que tout être cherchant à s'élever plus haut qu'il ne le peut finit par retomber. A trop souhaiter ce qu'on ne peut pas avoir on fini tout simplement par s'écraser. T'as voulu aimé & être aimé ; sincèrement. T'as voulu réparé tout ce qui a été brisé, en vain. Plus tu essayais de recoller les morceaux, plus le miroir de ta vie s'écroulait tel un château de cartes et s’éparpillait. Alors, maintenant tu ne chercheras plus à sauver quoique ce soit, parce qu'il n'y a plus rien à protéger.

Il s'approche alors de toi, disant qu'il s'en irait pas ; parce qu'il en a toujours été ainsi : vous n'en faites toujours qu'à votre tête. Après tout vous avez passé votre temps à vous déchirer d'une manière ou d'une autre depuis votre rencontre. Ça doit même être la première fois où les choses paraissent finalement plutôt calme. Cependant, c'est aussi la première fois où ni lui ni toi n'étiez dans vos états habituels. Il rit & toi tu ne cilles pas un instant & alors vint le moment tant redouté.

J'aimerais bien savoir ce qui te trouble autant,James.
Rien. Tout. Le fait que cette pauvre terre ne tourne pas rond, le fait que ton esprit n'est pas mieux. Le fait que tu sois conscient de tout cela en même temps que tu es inconscient de tout le reste. Le fait que Zero soit parti, que Sebastien avait raison, que tu as perdu Riku, que tu aies encore blesser Sora. Tu ne pourras sauver personne, personne, personne, pourtant il y a en ce putain de monde encore des gens qui croient en toi. Ou ? Comment ? T'en sais foutrement rien ! Le fait est que tu sais qu'ils existent, qu'ils sont proches de toi, que t'auras beau les détruire ça ne partiras pas, ça ne partiras jamais. C'est comme une tâche d'encre, une marque indélébile.

J'ai dit que j'en avais rien à foutre de ta personne actuelle et que ça m'intéressait pas mais ça m'intrigue quand même. Et même si tu n'as rien envie de me dire ... Soit. Je ne vais pas utiliser la méthode sanglante comme tu as pu le faire sur moi.
Menteur. Menteur. Il avait dit que ce James là ne l'intéressait pas. Menteur. Menteur. Il l’obnubile. Parce qu'il est là, on peut le voir le toucher & pourtant il est inaccessible. Si faible et tellement indépendant à la fois. Tergiversant d'un état à l'autre sans qu'on puisse le suivre. Portant en lui les secrets de toutes une vie ; portant en lui le silence d'une autre essence.

Personnellement, j'aurais utilisé une autre méthode. 
Il s'approche et dépose ses lèvres sur les tiennes. Un geste spontané tellement signifiant et insignifiant à la fois. Une façon de te faire parler ? Une façon de se libérer, une façon de s'échapper et de revivre encore une fois ce sentiment. T'embrasser dans une telle situation c'était comme embrasser le diable, comme embrasser Etsujiro. La drogue, l'alcool, cette figure indiscernable. Le tableau était plutôt bien reconstitué. Amoureux ? Loin de là. Ce serait une hérésie de dire que c'était le cas ; la douceur ne voulait rien dire c'était juste vos raisons qui s'étaient tuent durant un instant ; encore. C'était la liqueur qui vous montait rapidement à la tête.

Il se laisse retomber en arrière avouant que c'est le genre de chose qu'il aurait fait pour te faire avouer tes maux. En vérité, ce n'était pas le genre de chose qu'il aurait fait : c'était ce qu'il venait de faire & en même temps il s'était égaré ; rougissant comme une enfant, réalisant la portée de son acte. Tu te redresses et remplit de nouveau ton verre que tu te ne tarde pas à descendre aussi rapidement que le premier. Il te brûle la gorge à tel point que t'as l'impression d'avoir bu de l'acide, mais tu ne bronches pas pour autant. Il te supplie alors d'oublier. Tu fixes le fond de ton verre et fait tourner le liquide à l'intérieur.

- Très bien, j'oublierais. Tu termines ton second verre et le repose à sa place initiale. Cependant, saches que ce n'est pas une bonne méthode pour faire...parler. C'est avec un léger sourire que tu te ressers.

Il ose de nouveau poser son regard sur ta personne et s'amuse à te toucher le visage. D'ailleurs ... A quel James suis-je en train de parler ? Tu colles tes lippes contre la paroi froide de ton verre après avoir prit une énième gorgée. Vais-je revoir le James que j'ai toujours connu un jour ? Question des plus absurdes. Le James qu'il connaissait avait beau avoir disparu, ça ne voulait pas dire que tu étais pour autant quelqu'un d'autre, c'était juste une autre de tes facettes. Il n'y a qu'un seul Winchester & c'est toi.

Crois-tu qu'il pourrait y avoir une entente entre ce nouveau James et ce nouveau Byakuya ici présent ?
Tu fais silence. Tu te débarrasses de ta boisson et pose ton regard dans celui du blond. Une entente ? T'en doute sérieusement. Il n'y a jamais eu d'entente entre vous, tout comme il n'y a rien de nouveau en vous. Vous n'êtes plus que le reflets de vos anciens démons. Non. Décidément, vous n'avez pas évolué, ce soir là vous avez régressé en tout point. Ta voix se fait douce et grave, presque trop tranquille tandis que tu sembles avoir noyer ton cœur. Tu attrapes son poignet son petit jeu de main commençant à t'agacer.

- Nouveau ? Ne me fais pas rire. Il n'y a rien de nouveau en nous. J'ai jamais entendus de telles conneries. Je vais t'apprendre une chose, tu te penches alors de nouveau vers ton interlocuteur ; tu glisses ta main glacée par la douche que tu venais de prendre derrière sa nuque et tu le tires vers toi. Tu l'embrasses. Encore. Toutefois cette fois tu ne te limite pas au simple baiser déposer sur les lèvres, tu vas doucement plus loin allant jusqu'à l'embrasser langoureusement. Un baiser ne signifiait rien. Il ne signifiait pas plus que des mots & des promesses dites en l'air. Il l'était rien d'autre que l'acte d'un homme. Tu rompt alors ce baiser à ton tour, quittant ses lèvres que tu commençais étrangement à trop connaître encore une fois.

-Un baiser se fait pour obtenir silence, pas des aveux. Annonces-tu tout bas en soufflant à son oreille. Il ne te ferait pas parler de la sorte & toi tu avais fait taire toutes ces conneries qu'il avait pu te sortir de la sorte. Toutefois, reprends-tu soudainement. Je te demanderais de ne pas oublier. Contrairement à ce qu'il avait pu te demander. Tu ne veux pas fuir ? Alors ne fuis pas jusqu'au bout, tu le forces alors à glisser en arrière t'imposant à lui. Ou alors tu aurais du fuir dès le départ, dès que je t'ai dit de le faire.

Mais évidemment, tu ne m'écoutes jamais.




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Mer 24 Déc - 1:44




En le voyant si faible, nous crions en chœur ;
"Allez, debout monstre sans valeur. "





Les bons et les mauvais choix, une vraie histoire qui peut foutre notre vie en l'air en quelques secondes. Le bon choix pourra rendre la vie infernale, le mauvais choix pourra rendre la vie paradisiaque. C'est le bien qui fait mal et le mal qui fait bien. C'est la loi de la nature, tout simplement.

Très bien, j'oublierais. Mh, c'était trop facile au goût de Byakuya. Mais va-t-il s'en plaindre ? En aucun cas, si ça pouvait l'arranger. Crois-tu vraiment que ça va être aussi simple que ça ? Le blondinet ferma ses paupières plusieurs fois avant de les ouvrir et d'afficher une mine légèrement déçue. Il se doutait bien que ce n'était pas la meilleure méthode au monde. Byakuya ne savait pas ce qu'il faisait concrètement. Il suivait son instinct, ses pulsions, ses envies ? Je ne sais même pas par quoi je suis guidé. Oh que si, Byakuya le savait parfaitement bien. Par Marie-Jeanne et la liqueur de Pologne. Il ne fallait pas chercher plus loin.
Mais arrête de penser, putain.

Et puis James attrapait son poignet pour le stopper dans ses gestes. Byakuya ne bougeait plus et se contentait de le regarder de là où il était. Et puis le violet commençait à rire ... Non, il ne commençait pas à rire. Il aurait pu, mais il fut stopper par la main glaciale du ténébreux sur sa nuque, l'incitant à se relever légèrement. Etait-ce une surprise, ce qui est en train de se dérouler actuellement ? Plutôt, oui. Byakuya n'avait plus aucune conscience, ou bien il était en train de s'en inventer une de toute pièce. Une nouvelle fois, ses lèvres se plaquèrent une nouvelle fois contre ceux de James. Mais cette fois, ce baiser n'avait rien de simple et de banal. On pourrait qualifier ce baiser comme étant fougueux, passionnel, fort. Cette sensation foutait à Byakuya le vertige. Ce manque d'air, ce manque de ... Quelque chose. C'était trop soudain, violent sans trop l'être. Le blond n'arrivait pas à juger cet acte. Qu'est-ce qui se passe.

Après ce baiser rompu, Byakuya reprenait sa respiration sans aucune discrétion. James voulait plus ou moins sa mort en l'étouffant, là c'était un fait. Il fallait dire que le violet ne s'était pas préparé à ça. Trop d'imprévus dans sa misérable vie, que c'est pathétique. Puis un rire s'échappait des lèvres du jeune homme. Un rire moqueur qui ne se voulait pas discret. Un regard faussement joyeux et des lèvres trop souriantes pour être vraies. Un monstre est prisonnier de son cauchemar.

▬ Rien de nouveau en nous, dis-tu ? En es-tu réellement sûr ? Crois-tu vraiment que nos personnes habituelles auraient accepté ça ? Pas jusque là. Pas en dépassant les limites. Je le sais et tu le sais mieux que moi. ▬

Byakuya calmait sa fausse joie trop rapidement. Je te demanderais de ne pas oublier.

Ne fuis pas jusqu'au bout. Reparlons de choix. Fuir ou non, faire son lâche ou non, avoir un peu de courage ou non, avoir un peu d'espoir ou non. Non, non, non et non.
Ne rien oublier, rien du tout. Comme si on lui demandait de ne pas oublier cette nuit, ne pas oublier cette soirée, ne pas oublier ce sang et ces baisers, ne pas oublier cette bouteille d'alcool et ce flingue. Ne rien oublier.


Byakuya fronçait ses sourcils, son air peu enthousiaste aurait pu servir de réponse à James. Oublier, encore et encore, fuir, encore et encore. Fuir et oublier constamment, retenir et battre ses peurs. En réalité, le violet ne savait plus où se donner la tête. Ça en devenait insupportable. Même ses forces l'abandonnait, laissant James se placer juste au dessus de lui. Montrant une nouvelle fois qui était le roi dans cette salle. C'est moi, c'est moi le roi, pas lui. Il n'a pas à l'être. Alors pourquoi ne pas bouger ? Pourquoi et encore pourquoi ? Pourquoi n'arrives-tu pas à réfléchir à ses questions, Byakuya Kô ? Parce que tu ne sais rien et que tu n'as jamais rien su. Sous le coup de la nervosité, le jeune homme mordait sa lèvres inférieures. Ce genre de pensée le bouffait à petit feu de l'intérieur. Calme-toi, calme-toi. Car c'est à Byakuya que lui revient le choix de fuir ou non, d'accepter ou non, de donner une réponse ou non. Abandonnant la force qu'il exerçait de ses dents sur sa lèvre, il répondait enfin par une choix plus que blasée.

▬ ... J'assume mon choix. J'ai rien à fuir, ne pas oublier sera cependant une autre chose. ▬

Les yeux de Byakuya se posèrent sur l'oeil de James, comme si il cherchait quelque chose en particulier. Mais il n'y avait pas grand chose à trouver. Les pupilles du jeune blond étaient perdus, ils nageaient déjà dans ses stupéfiants et petit à petit, l'alcool. Cette lueur avait totalement disparu. En parlant d'alcool, combien de verre James avait-il bu exactement ? Un ou quatre ? Plusieurs en tout cas. Plus que Byakuya. Lui-même aurait aimé reprendre un verre mais vu la situation, ce rapprochement entre eux ... Ce n'était plus vraiment possible. Et au final, James avait décidé de ne rien lui dire. Tant pis. L'acte que venait de faire Byakuya avait été inutile. Enfin, pas totalement, quand on parlait de choix ... Mauvais ou bon ... Est-ce que le fait d'avoir embrasser James était-ce une bonne ou mauvaise chose ? Plus le temps passe ... Et plus Byakuya se questionnait sur ses actes en question. Se questionner ?
Questionner sur quoi ? Y'a rien à questionner dans le fond.
Ca servait à rien. Laisse tomber.

▬ Tss. Me faire taire n'est pas chose aisée. Vu les questions connes que j'arrive encore à te poser, les stupéfiants qui brisent mon corps et dévorent mon âme, l'alcool qui déchire mes entrailles et ma conscience ... Là, maintenant, tout de suite, j'ai juste envie de trouver un nouvel échappatoire, je ... ▬

Il ferma les yeux en l'espace de quelques secondes, se contentant d'offrir un sourire moqueur à James avant d'ouvrir les yeux une nouvelle fois.

▬ J'en ai marre de me forcer à réfléchir pour si peu. ▬

Tellement marre, putain. Je sais plus ce que je dis, ce que je pense, ce que je fais. Et je riais face à ça. Face à mon comportement à la con. Tss. Pathétique. Haha.


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Sam 27 Déc - 1:14





Il y a ses moments où l'on veut juste oublier & fuir aussi loin que possible.



Musique


Il y a ces moment là où on tend à perdre le contrôle, où l'on ne pourrait pas expliquer la raison de nos actes. Un nouveau coup de théâtre, un nouveau coup de folie ? T'en es pas si sûr au final. L'alcool te monte à la tête ; comme souvent dernièrement, mais jamais à ce point. Tu n'sais pas si c'est a cause de la morphine injectée avant ou si c'est parce que toi-même tu savais plus exactement combien de verre tu venais d’enchaîner dans l'espoir de te faire perdre la raison et de l'effacer. Tout ce que tu pouvais dire c'est que verre après verre l'illusion se dissipait, alors peut importe où cela te conduisait ; t'avais plus envie de voir ce visage te hanter, tu ne voulais plus entendre ses murmures. Ils te font frissonner parce que qu'au simple son de sa voix, ton sang se glace & tu as peur. Tu as peur, James Winchester. Parce qu'il sait la vérité, parce qu'il te la dévoile & t'empêche de fuir. Parce qu'il veut te détruire, mais te retient parce qu'au final : il ne peut pas te tuer & il te laissera pas mettre fin à ta vie par toi-même. Il s'efface et pourtant t'as l'impression d'être toujours aussi horriblement conscient, parce que c'est à cet instant exact que te viens la solution de ta délivrance. Tu as enfin trouvé le moyen de sortir de cet enfer, de ce putain de cercle vicieux.

Tu le vois essoufflé, presque trop perturbé par ce que tu venais d'accomplir. Sa respiration se fait forte, saccadée, tu la sens t'attendre & soufflé dans ta nuque. Il sourit, mais tu n'es pas dupe. Tu sais que ça n'le réjouis pas. Toi comme lui savez que vos actes ne suscitent que des interrogations. Pourtant, tu es persuadé d'une chose qu'il est loin de se douter ; ce que vous faites là n'est nullement une bonne chose. Tu sais où ça va vous conduire ; à votre perte ; à ta perte. Mais voilà, pour tout vous avouez, c'était devenu ton plus grand souhait. Tu le duperais, tu duperais le monde, ton ombre & tu l'emporterais sur son désir. Voilà tout.

Rien de nouveau en nous, dis-tu ? En es-tu réellement sûr ? Crois-tu vraiment que nos personnes habituelles auraient accepté ça ? Oui. Tu as toujours été prêt à tout pour arriver à tes fins, pour tirer Paris Avenue vers le haut. Désormais, tu nourrissais des desseins plus égoïstes et personnels. Cependant, tes méthodes ne changent pas pour autant. Peu importe les moyens, tu userais de tout ce qui es en ton pouvoir pour arriver à tes fins -même si elle ne justifie en rien tes actes-. Pas jusque là. Peut-être pour lui. Parce qu'il n'a jamais visiblement songé à utiliser autrui pour atteindre son but. Parce qu'il n'est pas aussi impitoyable qu'il ne le prétend. Parce qu'il ne craint pas autant l'avenir qu'il ne le pense, il est simplement obnubiler par son passé. Il ne regarde que le passé -encore et encore-. Toi tu lèves les yeux vers l'avenir & t'y vois le chaos. Quand tu regardes derrière toi, tu n'y vois que des eaux troubles et un enfant qui souhait déjà pourvoir s'évader de cet avenir qu'on lui réservait. Tu n'vois qu'un enfant devenu un homme en détruisant tout ce qu'il a rêvé de protéger. Et quand tu regarde dans le miroir, quand tu vois ce qu'est devenu ton présent ça te donne simplement des vertiges. Ca te donne envie de t'crever ton deuxième œil pour ne plus voir l'horreur de ce monde, la misère que tu es.

Pas en dépassant les limites. Je le sais et tu le sais mieux que moi.
Les rêves des hommes sont sans limites. Ils ont la folie des grandeur, veulent toujours plus, visent toujours plus haut & au final ils cherchent à s'approcher du soleil. Ils finissent par se brûler les ailes & tombes avec leurs rêves et leurs espoirs. Tu ne sais pas mieux que lui, non. Tu n'sais rien du tout au final. T'as juste été ce gamin que t'as jamais pu être quand il se pointait à l'improviste pour te voir. Au final, il avait joué ce rôle d'ami que t'as jamais eu, ce rôle de rival que t'avais jamais connu. Tu l'détestais pour ça, parce qu'il faisait ressortir ce côté que tu t'es toujours forcé à oppresser. Ne t'emporte pas pour rien. Ne réagit pas. Ignore-le. Reste calme. Finalement, t'as jamais réussi rien de tout ça. T'as éclaté, finissant par réagir comme le pire des gamins. Tu pouffes légèrement, parce que ça n'avait plus aucune importance désormais.

Il pose son regard dans le tient, il n'y trouvera rien de ce qu'il cherche. Parce que t'es comme mort de l'intérieur, parce que tu n'crois plus en rien, ni en personne. Il se remet à parler, tu n'sais pas si c'est parce que tu as trop bu, mais tu n'comprend rien de ce qu'il pouvait bien te raconter. Quoique l'idée principale était passée : il n'allait pas se taire de sitôt & souhaite s'échapper tandis qu'il dit qu'il ne fuirais pas. Quel abruti. Il rit. Encore. Avouant qu'il essaie de réfléchir avec autant de substance différente dans le sang. Vraiment. Il est irrécupérable.

- La ferme. Lâche-tu blasé de ses caquetages. Si tu n'veux pas réfléchir, ne le fait pas. C'est emmerdant.

Tu te redresse légèrement et passe chacune de tes jambes de chaque côté du corps du blond. T'es pas toi-même et pourtant tu sais ce que tu fais. Tu sais que tu ne devrais pas faire ce que tu fais. Tu mens comme tu respires. Tu détruit comme tu avances. Tu portes alors sa main et la pose sur ta poitrine, en lieu et place de ton cœur battant contre ta cage-thoracique. Tes cheveux sont encore trempé par la douche que tu venais de prendre et les gouttelettes d'eau tombent doucement les unes après les autres, sur ta chemise, sur vos mains.

- Je suis en vie. Tu reportes ta main sur son cœur à lui tandis que tu laisses la sienne sur la tien. Tu es aussi en vie. Tu esquisse un sourire. C'est tout ce qui compte non ? Alors cesse de réfléchir inutilement. Tu mentirais si tu disais que ce n'étais pas agréable de sentir ce simple organe battre encore et encore, tu mentirais si tu disais que ça ne te rassurais en rien. Parce que quelque part, c'était probablement tout ce qu'il te restait. Un cœur qui fait fonctionner ce stupide corps. Néanmoins, c'était aussi la seule chose qui te rattachait à ce monde. Alors tu pries pour que la prochaine fois qu'on pose la main sur le tien, que ce soit pour y planter ses ongles & ses griffes ; que ce soit pour te t'arracher de ta poitrine que tu puisse enfin trouver la paix.

Tu te penches légèrement lui, réduisant la distance entre vous à néant, volant un énième baiser. Pourquoi ? T'en sais rien. T'as beau être encore quelque peu lucide ; tu ne saurait expliquer ce que tu fais, parce qu'au final tu ne sera jamais aussi clairvoyant. Tes lèvres se mêlent aux siennes et cette fois ce schéma prend l'allure d'un acte désespéré. C'était peut-être ce que tu étais au fond.

- Tu cherches un échappatoire ? Lâches-tu dans un souffle en éloignant doucement ton visage du sien. Alors fui ce que tu cherches tant à fuir. Saisie la moindre chance que tu as pour oublier, encore et encore. Deviens le pire des opportuniste. Cependant, ne me dis plus jamais que tu affrontes les choses. Si c'est moi que tu fuis, repousses-moi et va t'en quitte à me blesser. Si c'est ton  passé, alors contente toi d'agir et d'arrêter de te morfondre.

L'aider, hein ? Non, même si c'est ce dont ça à l'air : tu ne l'aides pas. Loin de là. Tu n'peux sauver personne si t'es pas capable de te sauver toi-même ; alors c'est ce que tu fais. Tu uses de ses faiblesses pour t'échapper.
Finalement, ton cœur bat en vain.




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We can never flee the misery that is within us • Byakuya [Y]

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