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 Le p'tit pain au chocolat - Chihiro Kokonoe

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Mar 4 Nov - 22:15






Le p'tit pain au chocolat





- Hein?
- Allons, ne fais pas comme si tu n'avais pas compris. Tu iras demain. Père a oublié de passer la commande et comme il est un peu tard pour demander un gâteau personnalisé, tu prendras ce qui semble le mieux.
- D'accord, mais... pourquoi moi?
- Parce que si je me rappelle bien, c'est mon père... enfin, notre père qui t'a retrouvé congelé quand tu étais gosse. Petit frère.
- Ah... oui... oui!
- Ce n'est pas parce que tu es parti plus tôt que tu ne fais plus partie de la famille. N'oublie pas : demain.

Aru hocha la tête avant de se concentrer sur la soupe-repas qu'on venait de poser devant lui. Il s'empara des baguettes, fit ce que la bienséance orientale demandait puis entama sa dégustation avec bonheur. Son frère adoptif secoua la tête en souriant avant de se concentrer sur les sushis qu'il venait également de recevoir. Un souper entre frères... cela faisait si longtemps qu'ils n'y avaient pas eu droit...

- Chuo... oh, mais ce n'est pas la porte d'à côté.
- Aru...
- Oui, oui.

• • •

Il demanda pratiquement mille fois son chemin. Perdu entre ses écouteurs, il se laissa si souvent déconcentrer par la musique, virevoltant un peu partout et flânant comme un niais, qu'il ne finit à destination qu'en après-midi. Aru fit même un grand détour par Tsukiji, curieux de voir les pêches de cette année. Ne connaissant du poisson que son nom et son goût, le Japonais n'acheta rien, évitant par exemple ce fameux poisson qu'il fallait couper avec précision, afin d'éviter l'empoisonnement. Arrivé à la pâtisserie, il resta devant la porte d'entrée, un cours laps de temps afin d'observer les affiches qui vantaient les produits, s'écartant pour laisser sortir les clients. À chaque fois, il fermait les yeux, humant rêveusement les effluves qui s'échappaient de la pâtisserie. Kami-sama... c'était le paradis en lui-même, les chants de l'amour, le goût de vivre tant l'endroit dégageait ce qui semblait le meilleur.

Le jeune Japonais finit par se décider, posa un pied en avant, puis l'autre... et finit par rentrer dans la pâtisserie. On le salua poliment, il répondit et le personnel reporta son attention sur le client devant lui. Aru retira un de ses écouteurs, le laissa pendre sur son chandail et posa les yeux sur un million de trésors. Comme toujours, vivant de bon cœur, il erra avec curiosité et intérêt, s'arrêtant durant un siècle devant chaque pâtisserie, se faisant un choix de vie entre tel ou tel chef-d'œuvre. Il se pencha, observa les danoises, les dangos, les milles-fois... C'était un puissant choc de culture qui donnait envie de tout enfourner, comme Gargantua.

La porte de la pâtisserie claqua et Aru jeta un coup d'œil derrière lui, tandis que d'autres clients partaient à la découverte ou discutaient avec le personnel. Un homme à petites lunettes jeta un coup d'œil à sa gauche, apercevant une femme, il alla directement la voir, engageant une conversation dont il était impoli d'écouter les rebondissements. Aru reporta donc son attention sur les pâtisseries.

- Bon... réfléchie petite tête. Qu'est-ce qui serait approprié pour un anniversaire? Un gâteau traditionnel? Une spécialité du coin? Un truc exotique? Plus féminin? Qu'est-ce qu'elle aimerait maman comme sucrerie? Ils auraient pu me donner des indications... Haha...

Le Japonais se gratta la nuque, fit une moue étrange, tapota du pied... Comment est-ce que ça pouvait être si dur de choisir un dessert? Il aurait volontiers demander conseils au personnel, mais semblant tous occupés avec des clients, Aru préféra tenter le coup seul. Seulement, hésitant entre plusieurs items, il extirpa son porte-feuille de sa poche (sûrement aurait-il dû prendre sa besace), le déplia et vérifia ce qu'il possédait. Hm... pas assez pour faire un grand spécial combo personnalisé.

Il soupira, en adressant au Kami une prière banale : comme il aimerait qu'une aide lui apparaisse. Féminine de préférence, les femmes comprennent mieux les femmes que les hommes comprennent les femmes... Quelque chose comme ça. Une prière banale comparée à une prière demandant la rédemption d'un meurtre. Tout à fait. Mais d'une autre part, c'était malgré tout une prière importante. Question de respect.

- Ou alors, je demande une commande pour l'an prochain? 




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Dernière édition par Aru le Mar 11 Nov - 2:45, édité 1 fois
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Mer 5 Nov - 17:28

Envie de douceur dans ce monde de brute, envie d’une pause, envie d’une clope. Ca me ressemblait si peu, toutes ses envies tombant les unes après les autres sur mes épaules, en une pluie fine et très serrée. Il faut dire que la journée n’est même pas finie que je n’ai qu’une hâte : rentrer chez moi. Les rendez-vous, les blabla, la préparation pour la prochaine session de combat… A peine le temps de boire un café pour tenir le coup que la valse recommençait. C’était un véritable ballet orchestré de A à Z par Mariko. Ah… Douce Mariko… Sans elle, c’en était fini de moi. Sans doute le membre le plus important de ASGARD, passant même avant moi. Elle savait tout par cœur. Un Don des chiffres. Un Don de mémorisation. Enfin bref, une aide précieuse que je ne partagerai pour rien au monde.

La porte de mon bureau claque doucement, annonçant un nouveau visiteur. Encore un. Je me jure de partir d’ici après l’avoir reçu. Histoire de ne pas péter un plomb en pleine séance de conseil tout à l’heure. Un sourire professionnel éclot sur mes lèvres avant même qu’il ne passe la tête hors de la porte.

« Bonjour, monsieur Sato. Je vous en prie, prenez place. »

Le discours commence sur un rendez-vous politique dont je ne m’intéresse que de loin, comme un requin prêt à sauter à la gorge des plus faible. Dans la vie, il fallait disposer de toutes les cartes possibles et les abattre au bon moment.

.::..::..::.

Je suis dehors. Enfin. Je marche sans but réel, juste une envie d’air frais gelant mes joues et le bout de mes doigts. L’hiver est là, je le sens à la buée qu’expulsent mes poumons à chaque respiration. Je sens presque le parfum de la neige et la perfection des flocons sous la lumière des lampadaires, la nuit. Je sens l’effervescence des premiers cadeaux qu’on achète déjà en ce début de novembre. Je descends dans le métro, la chaleur des gens m’entourant de toute part. Ce n’est pas encore l’heure de pointe ; je ne me fais écrasé par personne. Je dispose même d’un siège gracieusement donné par une lycéenne. Elle se lève mine de rien, faisant semblant de sortir à la prochaine station. Je la fusille du regard. Je ne la lâche pas. Je la mitraille. Je la noie sous un ciel si noir que même l’éclat des néons pâlit. Non mais pour qui elle se prend cette gamine ! Je ne suis pas si vieille que cela ! Je suis jeune, moi, madame. Je ne fais pas encore parti des gens à entrer, tout de même ! J’ai envie de lui balancer un truc bien moche, bien gratuit, surtout… Arf… elle sort… Elle allait réellement descendre au prochain arrêt. Donc la place qu’elle m’a cédée… Ce n’était pas intentionnel. Bon…

Je descends à mon tour et, poussée par la foule, j’émerge enfin sur le bitume du quartier Chuo. Tout de suite, les poils de mes bras se hérissent. C’est ici, là, tout prêt qu’est le QG des Traqueurs. Je me sens mal à l’aise. J’ai l’impression que l’air est même plus lourd. Mais je tente de ne pas y faire attention.

Une douce odeur de sucré envahit l’air, remplaçant momentanément celle putride des pots d’échappement. Je m’y dirige, l’odorat en alerte… Et tombe sur LA pâtisserie. Celle que je cherchais depuis au moins un bon petit mois. Il fallait dire qu’elle ne payait pas vraiment de mine et que son emplacement, un peu à l’écart de l’axe principal, ne la mettait pas au premier plan. Heureuse, je pénètre dans le temple de la gourmandise. Ah.. Que j’aimerais bien tout acheter…Ca a aussi l’air d’être le cas pour ce jeune lycéen que j’aperçois dans la vitrine. Je lui souris, comprenant son dilemme, et pousse la porte vitrée, faisant résonner une petite clochette. L’heure du goûter est arrivé !

"Lucky.."

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Mar 11 Nov - 2:04






Le p'tit pain au chocolat





Il avait été tenté de retourner chez lui, prendre le téléphone et demander des renseignements plus précis à son frère adoptif, mais comme il était persuadé de le décourager, Aru c'était abstenu en se mordillant la langue. Tu parles d'une journée. Dehors, il y avait un temps parfait pour traînasser et se promener. Un temps de rêves. Non pas qu'il jugeait l'anniversaire de sa mère futile, mais il aurait aimé trouver sur le coup pour ensuite profiter de la journée avant de fêter. Il était plus vagabond que fixe.

Tandis qu'il cogitait encore comme un demeuré, Aru entendit une autre fois la porte claquer et la clochette tinter. Le dos voûté, contemplant le deuxième étage du bas, il vint pour se lever et se prit la tête contre le comptoir dans un bruit sourd, boom, au moment où il entendait, entre la résonance douloureuse de son crâne, un « Lucky » derrière lui. Qu'est-ce que ça voulait dire déjà? Aru n'eut pas la tête à chercher et grimaça de douleur, s'attisa l'inquiétude de quelques personnes qu'il rassura d'un sourire douloureux, en se frottant l'arrière du crâne, ébouriffant ses cheveux. Le jeune Japonais se releva et se retourna enfin, observant le nouveau client qui venait d'entrer. Ou plutôt la nouvelle cliente. Elle ne passait franchement pas inaperçue et il ne fut pas le seul à la regarder.

Une chevelure d'un bleu aussi puissant, pâle et éclatant attirait forcément l'attention et Aru les observait avec un petit sourire en coin, fasciné par cette teinture. Et puis tout en cette personne semblait attirer l'admiration, juste par sa posture, par son visage. En effet, il y avait des gens qui possédaient tout ça naturellement. Puis ces vêtements, ce style. Impossible de ne pas le manquer. Cette femme, juste par la première apparition était spéciale. Il ne put s'empêcher de dire, oubliant la bienséance que son cerveau avait sûrement dû oublier sur le coup :  

- Madame, vous avez de beaux cheveux. Oui vraiment. Peut-être savez-vous ce que les femmes aiment, comme dessert?

Certes, sa mère n'était pas aussi excentrique, c'était clair, mais mieux valait, pour cette fois, demander à n'importe qui devant lui. Et comme sa prière venait d'être exaucée, il n'allait pas s'abstenir de demander à cette soudaine apparition. Quoiqu'il réalisa le manque de politesse et s'inclina aussitôt, une légère douleur au crâne. 

- Veuillez m'excusez, enchanté.

Une tape sur l'épaule le fit se retourner et Aru remarqua l'employé qui lui tendait une glace enveloppée dans une serviette. Oh, parfait pour rafraîchir le cerveau en effet. Le Japonais remercia l'employé avec un grand sourire et un merci poli puis appliqua la glace derrière sa tête. Il soupira de bien aise, jeta un coup d'œil au comptoir puis retira son second écouteur des oreilles. Il rangea la paire dans la poche de son pantalon puis en s'inclinant de nouveau devant la jeune femme, il alla s'asseoir sur une chaise, parmi les quelques tables de la pâtisserie. En appuyant son dos contre le dossier, il ajouta, à l'intention de la cliente excentrique :

- Je vous ai posé une question sur les goûts féminin, mais les goûts universels existent aussi. Je n'arrive tout simplement pas à me décider, vous voyez. Et comme j'avais adressé une prière au Kami - on ne sait jamais, eh bien j'ai osé demander votre avis. Ça ne pose pas problème j'espère?

Il avait pris un ton nonchalant, sans inquiétude, comme s'il s'adressait à un ami de tous les jours, mais malgré cela, Aru resta courtois et doux, ne s'aventurant pas sur un terrain de familiarité grossière. Il avait simplement ce naturel de ne pas considérer tout le monde comme des extraterrestres, se montrant suspicieux et timide. Sûrement certain pouvait le trouver déplacer, mais le Japonais ne s'en rendait pas vraiment compte, faisant les choses à sa façon, tentant juste d'expérimenter. Comme en ce moment. Adresser la paroles à des inconnus était toujours signe d'une découverte, une discussion nouvelle avec une tête et ses pensées nouvelle.

C'était cela, qu'Aru aimait en les autres, en les rencontres.

Maintenant il se souvenait. Lucky. Ça voulait dire chanceux.




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Lun 17 Nov - 15:00

Le magasin clair et spacieux comporte deux étages remplis de douceurs aux noms exotiques. Je voyage à travers les rayons, passant de l’Allemagne à l’Italie, à l’Espagne en faisant un crochet par l’Amérique et ses pancakes. Et, évidemment, la France. De partout elle étale la richesse de sa pâtisseries, jusqu’au croissant au beurre et au fameux pain au chocolat. D’avance, je salive, attirée par le second étage, réservé à la dégustation. Mes yeux brillent, mes joues rosissent alors que je me réchauffe à coup de vapeurs chocolatées et sucrées émanant des boissons chaudes. Que vais-je prendre ? Un chocolat italien, très épais, rappelant le Mont-Blanc, ou viennois ? Un caffe late, ou un macchiato ? Ou encore un Gren Tea late ? Trop de choix, trop de choix ! Il me faudrait être Gargantua, parfois, ou posséder trois estomacs. Décidément, la gourmandise me perdra.

Je sens sur mon dos les regards se retourner. Etant connue, je ne connais que trop bien ce genre d’ambiance particulière me suivant à chacun de mes déplacements. Cette reconnaissance collective de la femme que je suis, du nom que je porte est ma plus grande fierté. Je ne sais pas ce qui arriverait le jour où elle cessera, où je ne serai plus qu’une ombre dans les feuilles de choux. J’espère ne jamais connaître de traversée du désert. Du moins de mon vivant.

On m’interrompt dans mes pensées par une voix douce et légère. Surprise, je me retourne pour faire face à un adolescent, ou un post-adolescent aux yeux d’un marron presque noisette. Je me retrouve fascinée par la couleur de ses pupilles dans lesquelles je me plonge volontiers. Sa gêne me fait sourire. Apparemment, c’est quelqu’un de très naturel, ce qui ne le rend que plus attachant. La main sur ses cheveux, son air hébété prouve qu’il s’agit du jeune homme s’étant cogner un peu après mon arrivée.

« Vous allez bien ? »

Je prends une figure inquiète et fait signe discrètement à un serveur de lui apporter des glaçons pour la bosse qui ne va sans doute pas tarder à apparaître. Il prend place sur une chaise, ce qui est le plus prudent pour lui vu son état. Son assurance contraste fortement avec le ton doux et conciliant qu’il utilise.

« Et bien, je ne pourrai pas vous donner mon avis sans connaître un peu la personne à qui vous destinez votre présent. Sa couleur préférée ? Son fruit préféré ? Est-elle allergique à quelque chose, ou bien n’aime pas tel ou tel aliment ? A partir de là, on pourra choisir le gâteau adéquat, je pense. »

Je lui souris toujours. Il m’amuse, ce petit bout d’homme pas tout à fait fini, avec ses manières très à l’aise et ses grands yeux ouverts avec curiosité sur le monde.

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Le p'tit pain au chocolat - Chihiro Kokonoe

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