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 moondust † zero

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Mer 29 Oct - 16:04


I'm building this house, on the moon
Like a lost, astronaut
Lookin at you, like a star
From the place, the world forgot
From the place, the world forgot
And there's nothing, that I can do
Except bury my love for you


Ce soir, tu avais le choix.

Tu pouvais faire ton travail, l'attraper par les épaules et écraser ses lèvres avec ta main, lui donner un coup sur la nuque et la tirer jusqu'à un sous-sol on-ne-sait-où et elle aurait été la vedette de la prochaine diffusion. Tu pouvais aussi passer juste devant elle sans t'en soucier, rentrer chez toi et te morfondre sous ta couette. Tu pouvais peut-être un peu la regarder avec curiosité et redevenir, quelques secondes après, un individu lambda errant entre ces pauvres âmes nippones, tristes, égarées.
Mais au final, tu t'es approché d'elle. Lentement, dans cette ruelle pisseuse, sous la poussière de la Lune. Tu te dis l'espace d'un instant que tu devais l'effrayer avec ton regard sombre et tes cheveux clairs. Mais tu t'es aussitôt répondu qu'elle était un corps à vendre, que des hommes effrayants, elle en voyait tout le temps. Parce que ceux qui payent pour un corps, pour une chaleur humaine, sont effrayants. Ils traquent, ils tendent le billet et ils s'en vont.
Du haut de tes dix-huit ans, regarder une femme, c'était toute une épreuve.

Parce que du haut de tes dix-huit ans, tu faisais parti de ceux qui rêvaient des belles histoires, de ceux qui voulaient promettre la plus belle des vies à la plus belle des femmes. De ceux qui voulaient juste serrer cette petite âme dans les bras et essuyer ses larmes.
Un surplus de douceur que tu ne pourras jamais mettre en œuvre, la faute à tes mains qui n'ont jamais tenues de visage, seulement des armes.

« Hey. »

Tu l'interpelles, timidement. T'es loin d'avoir l'air d'un habitué, mais tu te dis que quitte à rater ta vie, autant prendre du plaisir dans le mal. Y en a qui vont se satisfaire à tuer, à blesser. Toi, c'est pas possible. Toi tu veux de l'amour, tu veux de l'affection, même si tout ça c'est fictif, même si tout ça c'est simulé, même si tout ça ça doit se faire avec une liasse de billet.

Alors à ton tour, tu tends tout ce que t'as dans le creux de ta main.

Tes pauvres économies, contre une triste affection.

©


Dernière édition par Akimitsu Watase le Jeu 30 Oct - 16:51, édité 1 fois
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Jeu 30 Oct - 2:31







AKIMITSU & ZERO
#CE9494
LIGHT'S GONE DAY'S END STRUGGLING TO PAY RENT LONG NIGHTS STRANGE MEN

Vint-deux heures tapantes.
T'observes les derniers retardataires qui se hâtent de rentrer chez eux pour retrouver leur femme & leurs gosses autour d'un bon petit repas fait avec amour avant de passer la soirée à regarder un film un peu trop niais ; & t'as envie d'en attraper un d'lui exploser le crâne contre le bitume puis d'lui demander si ça valait le coup, tout ça ; si ça changeait quelque chose d'avoir été heureux toute sa vie une fois qu'on crève à la fin.

T'avais retrouvé James, récemment ; & ça t'avait fait à peu près le même effet qu'un coup de poignard en pleine poitrine - & le plus triste dans tout ça, c'était que tu pouvais légitimement te permettre la comparaison. Sur le moment, t'étais redevenue cette fille un peu idiote, celle qui croit encore aux contes de fées ; tu t'étais dit que ça y est, vous étiez faits l'un pour l'autre & maintenant vous l'saviez, maintenant vous seriez heureux comme tous ces couples que tu vois passer en s'tenant la main à longueur de journée. Le problème, c'est que t'avais beau l'aimer de tout ton coeur de tout ton corps de tout ton être, James restait James ; un mec inconstant, imprévisible & malheureusement pour toi indigne de confiance. Alors même si t'avais envie d'y croire, & sans doute même que t'y croyais, au fond ; même si tu crevais d'envie de te dire que cette fois-ci ça allait marcher, que cette fois-ci c'était pour de bon, t'essayais de garder la tête sur les épaules & tes deux pieds sur terre ; inutile de s'leurrer trop vite, le temps finit toujours par faire le boulot lui-même. T'avais réussi à tout reconstruire tant bien que mal ; tu te relèverais pas s'il balayait ta misérable petite existence d'un revers de manche une seconde fois. Dans l'doute, pour le moment, t'allais jouer sur deux tableaux.

Alors non, tu t'étais pas jetée dans ses bras en laissant tomber tout le reste ; tu gardais à l'esprit que c'mec là pouvait te trahir d'un instant à l'autre & que même si ça te faisait mal rien que d'y penser, ça risquait de se produire bien plus vite que tu ne t'y attendais. Alors t'étais là, à vingt-deux heures tapantes dans une de ces ruelles sordides qui s'ressemblent toutes ; & puis ce gamin s'était pointé, comme ça.

Hey.
Tu l'as dévisagé des pieds à la tête, sans aucune animosité ; juste pour voir à quoi t'avais affaire, & ça t'a donné envie de pleurer. En temps normal, tu t'en serais moquée ; tu faisais ça pour l'argent, pas pour le côté humain de la chose - dieu merci. Mais pas maintenant, plus maintenant que t'avais plus vraiment besoin de faire ça. Quel âge il a ce gosse ; dix-sept ans, dix-huit peut-être ? Encore un d'ces gamins un peu perdus sans doute, qui un soir s'disent qu'il faut sauter le pas, faire comme les copains. Tu croises son regard & ça te met mal à l'aise, tu t'sens sale quand il te tend ce qui constitue sans doute l'intégralité de ses maigres économies.

- Hey. Dis moi gamin, quel âge t'as ? tu lui demandes d'un ton neutre, sans te soucier du fait que tu n'es sans doute son aînée que de quelques années à peine. T'as peut-être vingt ans & quelques, mais t'as vécu l'équivalent d'un siècle. Tu devrais pas traîner l'soir tard, tu sais, pas ici. T'as sûrement des parents qui s'inquiètent pour toi à la maison, non ? Qu'est-ce qu'ils diraient s'ils te voyaient là, maintenant ? T'esquisses un sourire qui s'veut aimable, histoire de lui signifier que tu lui veux pas de mal, que t'es pas là pour le juger ; bien au contraire. T'as tout l'temps pour ... ça, le temps de te trouver une copine -une vraie, j'veux dire ; pas quelqu'un comme moi.

T'as toujours eu tendance à te montrer un peu trop protectrice - notamment envers Sora, & dieu sait que ça t'avais pas forcément réussi ; comme si tu refusais que ces gosses reproduisent à l'identique toutes tes conneries à toi, tout c'qui t'avais conduit là où t'en étais aujourd'hui. Mais c'que t'as pas compris Zero, c'est que tu ne sauveras jamais le monde ; après tout, t'as jamais été capable ne serait-ce que de te sauver toi-même. La vie ne t'a pas attendue pour foutre tous ces gamins en l'air, exactement comme elle l'a fait pour toi ; y'a plus rien de bon à sauver chez eux, c'est trop tard. Mais ça, t'as pas envie d'y croire, hein ? T'as pas envie d'y croire, & un jour ça te perdra.

- Allez, j'crois que c'est l'heure de rentrer à la maison. Ne l'prends pas mal, t'ajoutes à la hâte, j'fais ça pour ton bien.

Pauvre conne.
Tu sauveras personne avec ça, oh non ; même pas le peu de bonne conscience qu'il te reste, mais t'auras eu le mérite d'essayer. & puis s'il insiste, t'auras qu'à faire c'que tu sais faire de mieux : mettre ton cerveau en veilleuse, prendre l'argent sans discuter & faire semblant, le temps d'une nuit.


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Mer 5 Nov - 11:01


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Hey. Dis-moi gamin, quel âge tu as ?
Visiblement assez jeune pour qu'elle daigne t'appeler gamin. Mais c'est ce que t'es, tu peux pas nier, mais ça te fait grogner. Ton visage tique un peu, t'as l'air dérangé d'être à nouveau vu comme cette pauvre petite chose inoffensive. Les gens savent pas. Non, ils savent pas qu'une fois la nuit tombée, c'est toi qui capture leurs parents, amis et amants pour les mettre face aux projecteurs, face à leur propre sang. C'est toi qui les laisse face à eux-même dans un dernier jeu qui n'amuse personne, mais que tout le monde regarde. Gamin, gamin, gamin. Ca ressemble presque à une insulte, mais quelque part, ouais ; t'aurais tellement souhaité n'être que ça : un gamin.
T'as sûrement des parents qui s'inquiètent pour toi. Qui pense encore comme ça, aujourd'hui ? Sérieusement ? Qui s'en soucie ? A quatorze ans, t'as déjà un couteau dans la main, à quinze ans, t'es même pas capable de compter le nombre de personne que t'as buté ou que t'as envoyé à l'hôpital pendant cette guerre des gangs. Tokyo, c'est un champ de bataille, vous êtes des soldats. Des soldats tristes, des soldats seuls, des soldats indépendants ; ne vous attachez pas, car il suffit d'une mine pour faire tout sauter. La survie est l'unique clé : lâchez les mains des autres et courrez.

J'fais ça pour ton bien, dit-elle alors en conclusion. T'as envie de rire jusqu'à en cracher tes poumons. Tu te doutes bien que dans le fond, personne ne se soucie véritablement du futur des autres. On aura beau se cacher derrière des masques fleuris et souriants, on sait tous où on finit, on sait tous qu'on est voué à crever, une fois, deux fois. T'as déjà entendu parler de ces mutants qui meurent une fois, et reviennent à eux quelques jours après, l'esprit vide. T'as toujours eu envie de goûter à cette renaissance, qu'on appuie sur le bouton « reset » une bonne fois pour tout. Mais t'as pas envie de mourir pour renaître naïf et souffrir au centuple.

« Le temps, vraiment ?
On a même pas le temps de vivre, comment on pourrait avoir le temps d'aimer ?
 »

Tu relèves les yeux vers elle doucement et tu t'approches de quelques pas, hésitant, cachant tes craintes derrière tes faux airs d'adolescent assuré. Tu poses tes deux mains sur ses épaules, enfonçant doucement tes ongles dans le tissu de son vêtement. Tes doigts viennent s'entremêler dans ses cheveux, les tirant délicatement vers l'arrière pour mettre en évidence son oreille et dévoiler un visage qui semblait déjà mort, dans tous les sens du terme ; pas uniquement son regard.

Mais tu t'en fiches. L'espace de quelques secondes, ton cerveau s'est éteint. T'as glissé dans sa paume ton argent, sans prendre en compte ce qu'elle t'a dit un peu plus tôt. Tu fais la même taille qu'elle, t'as même pas à te baisser, t'avances ton visage avec les lèvres tremblantes, mais dès l'instant où tu sens son souffle contre toi, tu te glaces. Tu resserres l'étreinte sur ses épaules et serres les dents, comme cherchant à pousser un mur de béton. Puis ta tête tombe vers le bas, comme un achèvement.
Et tu pleures.

« ... Pourquoi tout est si triste ? »

Gamin.

©

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memories consume like opening the wound i'm picking me apart again

(c) Myuu.BANG!

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moondust † zero

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