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 Follow you ▬ Chihiro. ♥

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Mar 28 Oct - 17:47



Célébrité meurtrière, abandon et souvenirs détruits, là est notre destiné.

Byakuya passion "j'aime les bains moussants et j'le vis extrêmement bien". Quelle heure était-il exactement ? Sûrement 20h, plus ou moins. C'est une heure que Byakuya apprécie particulièrement. Parce qu'il a le droit à un moment de calme et de sérénité entre sa conscience et son corps. Qu'est-ce que ça veut dire exactement ? Pas grand chose. Rien du tout même. Cet homme illuminé par des paillettes par millier est sans cesse en train de parler, de bouger de droite à gauche ... De toute faire au final. C'est un PDG bordel, c'est normal, trop normal à son goût, trop épuisant aussi. Bref, Byakuya passion bain parce qu'il aime se détendre, tout simplement. Et là, il était bien, il était bon, il était cool et il a le swag. Byakuya jouait avec l'une de ses mèches de cheveux blonds, ils avaient drôlement bien poussé ces bouffons. Bon, peut-être qu'il faudra aller chez le coiffeur. Un jour. Peut-être. Ça presse pas de toute façon, Byakuya restera toujours aussi fabulous dans sa vie et dans celle des autres.

Les bulles s'envolaient dans la salle, les idées noires de Byakuya aussi. Il pourrait dormir dans sa baignoire, mais il risque de se noyer. Ca pourrait faire des heureux (cc James et Mushu) mais on va éviter le pire. Après une heure de détendre, le blondinet sortait pour s'essuyer doucement et lentement. J'ai du temps à perdre, à bouffer et à gaspiller. 21h. Et le PDG n'avait toujours pas bouffé. Il enfilait rapidement un caleçon et un pantacourt comme il avait l'habitude de mettre lorsqu'il squattait chez lui. Torse nu (parce qu'il le vit EXTREMEMENT BIEN et que c'est un putain d’exhibitionniste), il se dirigeait vers sa cuisine avant de se faire interrompre par une sonnette. La sienne ? La mienne. Depuis quand on le fait chier à cette heure là ? Ola, aucune idée. Byakuya n'attendait pas trois secondes pour se diriger vers son entrée et ouvrir la porte.

... Woh.
Révélation. Byakuya clignait des yeux plusieurs fois pour voir si il ne rêvait pas. Non, il ne rêvait pas. Et ce qu'il voyait face à lui le faisait énormément sourire. Un sourire qu'il avait l'habitude de faire quand une bonne chose se produisait ... Ou quand il a une idée sale en tête et il avait envie de faire son enfoiré.

▬  Ohhhh, quelle douce paillette que voilà.. Tu viens me rendre visite ? C'est si rare venant de ta part ma tendre. Tu prévois de me balancer une lampe dans la figure ou bien ? ▬

Chihiro, son ex-femme. Une douce furie qu'il a aimé durant des années et des années. Dix ans d'amour ... Ou de fausse-joie et de célébrité. Car leur couple a fait un bon scandale du côté de la presse people. Leur divorce aussi. Un divorce fait à l'arrache par Chihiro elle-même. De ce que Byakuya avait compris ... Elle s'était lassée de cette relation depuis bien trop longtemps. Ah, pauvre Byakuya. Quoi que, il n'a pas de furie qui lui court derrière les fesses donc le célibataire ... IL AIME CA.


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Mer 29 Oct - 12:19

La nuit est là, déjà reine incontestée de Tokyo. Je la salue d’une robe argentée, frémissant à la moindre de mes respirations. La première robe que Byakuya m’a fait. De ses propres mains. Je souris au miroir en face de moi, laissant les souvenirs m’envahir. Des moments heureux ou des moments feints ? De la joie ou du mensonge ? Maintenant que tout est parti en fumée, je ne sais plus. Ouvrir cette boîte de Pandore que d’autre appelle « mémoire » et que je nome « disque dur externe » n’est pas pour me faciliter la tâche. Tout est ordonné, rangé, étiqueté… Pire que la maison de monsieur Propre. Mais tout a l’air surnaturellement parfait. Trop, peut-être. Artificiel.

Un sourcil se fronce au-dessus de l’œil droit. Immédiatement je me déride. Avec toutes les crèmes de beauté que je m’applique, je ne voudrais pas paraître plus vielle à cause d’un mauvais tic ! Un coup de bleu sur les lèvres, un peu de violet sur les paupières et du rose rougeâtre sur les joues. Un pschit d’eau de parfum et le tour est joué. Mon sac à main, une écharpe blanche, un vernis dorée… Je veux attirer les regards. Comme toujours depuis mon enfance. Préprogrammée à sourire, à agiter la main, à prendre des postures mettant en avantage la courbe parfaite de mes jambes galbée et ma généreuse poitrine, cacher ce front trop haut par une couleur de cheveux légendaire et mis sous brevet. Personne d’autre que moi ne pourra me ressembler.

Mon chauffeur est là, la porte ouverte. Il la referme sans un bruit derrière moi avant de gripper à son tour dans le véhicule. Le moteur démarre, doux ronron. Je clos les paupières, me laissant aller à un instant de méditation avant la confrontation. Car je suis en colère. Sous ce masque hydraté par Estée Lauder, sous ces lèvres bleutées par St Laurent, sous ces ongles vernis par Chanel se cache l’hydre de la colère. Je boue littéralement. Même mon spa de 16 heures ne m’a pas détendue. Byakuya Kô, il faut que tu paies pour ce que tu as fait !

Mon doigt appuie sur la sonnette de sa porte, encore et encore et encore jusqu’à ce qu’il daigne m’ouvrir. Sa tenue décontractée ne m’arrache qu’un sourire narquois.

« L’imprimé indien, c’est passé depuis deux ans. Mon pauvre, tu vieilli. »

Je le pousse du bout des doigts vers le couloir, entrant sans me gêner comme dans le bon temps. Mes chaussures à talons restent à l’entrée tandis que je pénètre dans le salon.

« Byakuya Kô, il faut qu’on parle. »

Mon ton sérieux n’est en rien comparable au nom entier que j’utilise très très très rarement avec lui. Généralement, je lui donne du Bya-chan, beaucoup plus simple et amusant. Mais là, je ne suis pas d’humeur.

« Quand comptais-tu me mettre au courant de to passage à l’émission de Ellen ?! Enfin, je suis ton ex-femme et tu sais qu’un interview comme celui-là, ça se prépare des mois en avance ! En plus elle a osé me convier également. Tu sais ce que cela signifie. »

En gros : des emmerdes.

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Mer 29 Oct - 19:07



Célébrité meurtrière, abandon et souvenirs détruits, là est notre destiné.

Byakuya se contentait de sourire face au commentaire de son ex-femme. Vieillir, lui ? Mais non, ce n'est qu'une légende. Byakuya Kô ne peut pas vieillir voyons. Il est trop parfait pour ça. Et puis voilà que madame ne se gêne pas pour pénétrer dans l'antre de ce cher Kô. Elle n'avait aucune gêne, en effet. Digne de l'ex-femme de Byakuya. D'ailleurs, celui-ci partait se mettre une jolie petite chemise blanche sans pour autant la boutonner. Il allait devoir écouter patiemment ce que la dame a à dire. Et si elle était là ici et maintenant, c'était pas pour des pastèques. Par contre, quand madame commençait à appeler Byakuya par son nom et son prénom, c'est qu'une troisième guerre mondiale allait éclater. Bordel pas ce soir, j'suis trop naze ce soir. Un soupir agacé s'échappait de ses lèvres tandis que le PDG s'installait sur son canapé tout aussi moelleux que confortable, et il écoutait Chihiro calmement.
Enfin calmement, c'est vite dit.

▬  ... Wait, what ? ▬

Petit instant de bug. Qu'est-ce qu'elle venait de dire ? Son interview ? Avec qui ? woh-woh-woh stop. On se calme. Déjà, il faudrait savoir de quel interview elle parlait. Ellen ? Attends un instant, putain. Byakuya fixait le plafond, son visage avait l'air sévère et limite agacé. De-quoi-elle-me-parle. Après une minute de silence ...
...
Ahhhhhh. Peut-être que oui, Ellen. Maintenant, Byakuya voyait de quoi Chihiro parlait. En même temps, ce mec doit réaliser plusieurs interview en une semaine, il ne retient jamais ce qu'il a fait la veille avec une interview sur 100 ...

▬  Ahhhhh ça. Mais t'es toujours en train de péter un câble pour rien. Et puis arrête de tirer la gueule, tu ne fais qu'augmenter l'apparition de tes futures rides. Tu sais très bien que les interview sont bons pour notre santé, notre image et notre popularité, ma tendre. Pourquoi te l'aurais-je dit ? Je pensais qu'on avait définitivement rompu nos liens ensemble. Tu n'es pas en train de me sortir une faible excuse juste pour me voir ici et maintenant ... Pour je-ne-sais-quelle-raison ? Et puis tu sais très bien nous avons toujours vécu au cœur des emmerdes, alors une de plus ou une de moins ... ▬

Disait-il avec un sourire de petit prétentieux à la con. Un sourire qu'on aurait envie de broyer si on n'est pas habitué aux petits piques de Byakuya. Chihiro ... Ca fait bien depuis 20 ans qu'elle supporte ça. L'homme pointait la jeune femme du doigt avant de perdre son sourire et de prendre un air beaucoup plus sévère. Maintenant, c'est à moi de gérer cette troisième guerre mondiale.

▬  C'est plutôt à moi de venir t'engueuler, Chihiro Kokonoe : qu'est-ce qui t'es passé par la tête pour avoir créé Asgard et faire chanter Motors District sur nos combats ? Enfin tu me diras, ça m'arrange que tu fasses chier les Nakamura, je ne demande que ça.  ▬

Mais dans le fond, c'est grâce à Asgard que Byakuya a pu découvrir que son ex-femme vivait encore. Il n'avait plus de nouvelles d'elle depuis des années, elle qui adorait voyager aux quatre coins du monde pour montrer à quel point elle était fabulous et swag à en mourir. Elle était là, ici, face à Byakuya.


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Jeu 30 Oct - 23:49

Je le regarde sans vraiment le comprendre. Il est si près et si distant à la fois. Une étoile trop brillante qui m’abîme les yeux, un trou noir insondable avec ses lunettes de soleil opaques. Je ne vois rien. J’ai cru voir des choses en cet homme, mais je ne vois rien. Deux trois trucs sans intérêts qu’il a bien voulu m’avouer par politesse, presque gêné d’avoir découvert mon monde. D’y avoir pénétré, pudiquement, à pas de loup. Moi aussi, j’ai du mal à croire que nous ne soyons plus ensemble, parfois. Ce mariage, c’était logique. Rien de plus évident. Deux starlettes adulés par un large public, une vie toute tracée. A peine sortie de l’adolescence que Chihiro Kokonoe trouvait le parfait amour. On était beau. Trop, sans doute.

Il se tourne vers moi, son humeur indéchiffrable tout autant que son sourire de requin. Je commence à le connaître assez pour sentir poindre de la colère et de la lassitude. Moi aussi je suis fatiguée de toutes ces émissions que l’on donne au rabais, toujours à courir derrière un journaliste, une photo, une page de couverture d’un magazine célèbre. J’aime que l’on parle de moi. J’aime moins devoir déballer ma vie devant les autres. Au contraire de ce que pense les gens de moi, je suis pudique. Je fais parti de ces personnes croyant que le linge sale se lave entre famille. Mais je détrompe le monde et dévoile des secrets de polichinelles sur Bya-chan. Je fais semblant. Encore et encore et encore. Histoire qu’on me foute la paix.

« ASGARD… »

Mon regard se perd au loin, contemplant sans ciller la baie vitrée.

« ASGARD… Pourquoi cette question ? Tu connais parfaitement la réponse. »

Je soupire, mes paupières se closent.

« ASGARD c’était pour toi, c’était pour moi. C’était la famille qui me manquait et le moyen de faire pression sur les autres gangs. C’était pour que tu montes, mais tu n’en as pas profité. Je pensais que… Mais bon laisse tomber. … ASGARD, c’était une idée fixe. Une révolte aussi.je veux que les gens nous trouvent cool. Qu'ils nous aiment. Qu'ils n'aient plus peur de nos Dons mais qu'ils voient une beauté en eux. Et les élections… Pour montrer à tous ces politiciens de pacotille, à ces Traqueurs qui se croient invincibles qu’on peut être le roi un jour puis le bouffon le lendemain. Que rien n’est éternel. Et que le véritable pouvoir, ce n’est pas eux qui l’ont. C’est nous. C’est moi. Et toi. »

Mes souvenirs m’emmènent loin, trop loin. Je ne veux pas me remémorer maintenant le meurtre de mon amie, Mariko, dans une ruelle. On avait trop bu. On venait de rentrer d’un voyage aux Caraïbes. Elle avait utilisé son Don, elle avait illuminé sa maison sans toucher à quoique ce soit. Le contrôle de l’électricité. Mais on était trop loin du but et des Traqueurs nous avaient repérés. L’avaient surtout repérés elle. Et ils l’ont assassinée. Sous mes yeux. Je me suis enfuie, j’ai couru… Le souffle froid de l’hiver sur mes joues… Les jambes lourdes… L’envie de pleurer et de vomir et de hurler… Le sentiment d’injustice… Ce maelstrom m’empêchant d’organiser correctement mes pensées… J’ai détesté cela. Encore plus cette envie de vengeance. ASGARD, c’est pour elle. Pour Mariko. Pour faire quelque chose de toute cette rage et de tout cette énergie.

ASGARD, c’était aussi pour détrôner les adversaires de Bya-chan et les miens. Si nous participons à la lutte, c’est pour avoir notre place au soleil. Parce que, outre le côté idéologique, il faut voir le côté pratique. Je redore mon nom. Je redonne un sens au prénom Chihiro. La starlette s’efface, ne reste qu’une femme dangereuse, pleine de pouvoir et d’ambition. Je délaisse enfin mon masque de célébrité pour enfiler celui du boss des ASGARD, un clan respecté. Je peux enfin me montrer dure, sévère, cruelle. Dévoiler un pan de ma personnalité qui a toujours été opprimé. ASGARD, c’est pour respirer, prendre une grande bouffée d’oxygène et de gasoil. Sortir de ce carcan imposé par mon image, rigide, frigide. Passé. ASGARD me réinvente en nouvelle effigie. Et ça me plaît.

Je ne dis pas tout à Byakuya. Je veux qu’il reste encore dans le flou, qu’il ne sache pas exactement le pourquoi du comment. ASGARD, c’est ce bébé que je n’ai presque jamais eu. Ma grossesse n’était pas voulue. Elle m’a été imposée par les médias qui ne demandaient que cela. Mon fils ? Je l’aime bien sûr, mais je suis très loin d’être une mère pour lui. Il le sent, il el sait. Sa dépression doit provenir de là, sans doute. Byakuya aurait mieux fait d’avoir la garde… Mais cela aurait fait jaser.

J’ouvre de nouveau les yeux.

« Enfin, passons. Revenons-en plutôt à l’interview. Tu sais que Ellen va nous poser des questions et nous demander les raisons de notre divorce, vu que c’est désormais un secret de polichinelle. Il va falloir qu’on lui donne la même version tous les deux. Tu avais pensé à quoi, à ce sujet ? »
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Dim 2 Nov - 22:31



Célébrité meurtrière, abandon et souvenirs détruits, là est notre destiné.

Depuis quand Byakuya était-il devenu devin ? Chihiro devait bien avoir la réponse à sa question. Elle qui venait de lui dire qu'il savait parfaitement pourquoi elle avait créé Asgard. Mais sa réponse surprenait quand même Byakuya. Pour toi, pour moi, une famille. Le PDG ne pouvait s'empêcher de pouffer de rire. C'est censé être fini depuis longtemps pour nous deux. D'ailleurs, Chihiro a l'air de vouer une haine pour les traqueurs. C'est une nouvelle découverte assez étonnant de sa part. Byakuya la redécouvre chaque jour, et c'est ça qui est merveilleux avec elle. Du moins, qui était. Le jeune homme retira ses lunettes un instant pour faire paraître son regard face à la demoiselle. Un regard fatigué par l'accumulation du boulot mais aussi de la drogue, mais qu'importe ... Un regard peut facilement se cacher derrière une paire de lunette.

▬  T'es vraiment idiote. Mais c'est bien une chose qui me plaît chez toi. ▬

Tout ça pour répondre à sa réponse concernant la création de son gang rose bisounourse. Elle a bien évoqué plusieurs fois le "toi et moi", le "nous" ... Mais Byakuya n'a pas envie d'en savoir plus que ça. Pour elle, pour moi ? Quoi que ... Le PDG de Color Street se relevait pour avancer très lentement vers la chef d'Asgard. Et il la fixait, le sourire aux lèvres. Parce qu'il avait l'impression de comprendre certaines choses dans les explications de son ancien amour.

▬  Ne me fais pas croire que tu regrettes l'époque où nous étions ensembles ? T'es mignonne quand tu veux, ma douce. ▬

Il s'arrêta en cours de route, se contentant de mettre ses mains dans ses poches et de regarder la demoiselle, puis la vue qui s'offrait à eux à travers la baie vitrée. Tokyo dans toute sa splendeur. De retour au sujet du divorce, Byakuya haussait les épaules avant même que Chihiro termine sa phrase. Douce furie, que cherche-t-elle à savoir ? Byakuya est très curieux là-dessus, et il n'hésitera pas à user de tous les moyens pour savoir ça.

Et le blond s'approchait délicatement de Chihiro, il était si proche d'elle qu'il suffisait d'un petit geste pour qu'il la prenne dans ses bras. Mais rien ne se passait. Il abaissa légèrement sa tête au niveau de la jeune femme. Il la regardait avec ce sourire moqueur et prétentieux qu'il avait l'habitude d'avoir sur sa gueule. Mais il s'approchait encore d'elle, de son visage, de ses joues, de ses lèvres. Mais il s'arrêtait net à quelques centimètres de la jolie chef.

▬  Qu'est-ce que je pourrai leur dire ? Que ma tendre et douce furie d'ex-femme m'a quitté pour une raison que j'ignore ? Elle s'est sûrement lassée de la relation, elle s'est sûrement lassée de moi. Mais je ne lui en veux pas.  ▬

Et il reculait pour s'affaler une nouvelle fois dans son canapé. Byakuya passion faire des frayeurs à son ex-femme. Il ADORE ça. Le blond retira ses lunettes qu'il posait sur une petite table non loin de lui. Ses yeux étaient clos, il commençait à se détendre sur son canapé tout moelleux et tout douillet ... Sans pour autant oublier son invité ici présent.

▬ ... Ou peut-être as-tu une autre version des faits, encore plus croustillantes que la mienne ?  ▬

Toi qui aimes impressionner les médias, raconte moi tout, Chi-chan.


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Lun 3 Nov - 11:50

Un petit rire résonne dans le salon, vite étouffer par ma main.

« Oh, Bya-chan ! Je ne savais pas que tu faisais dans le comique ! Ou je l’avais oublié. »

Regretter ? Peut-être, oui, mais ce sentiment doit sacrément bien se cacher ! Pas l’ombre d’un regret à propos de notre divorce, pas un soupir, non. Notre divorce est une des choses qui se sont passées le plus naturellement du monde, sans heurt ni douleur. Une vraie promenade de santé à coup de convocation devant le juge et de rencontre à deux armés d’avocats spécialisés dans le domaine familial. Mais nous n’avons pas eu besoin de leur aide pour nous entendre sur le principal. Juste sur les détails, et encore. Son premier manteau en plumes de flamant rose ? Bien sûr qu’il pouvait le garder. Mes escarpins bleus phosphorescents avec des ronces en métal à la place des talons ? Hors de question de les lui rendre. Comme la robe que je porte, toutes ses créations méticuleusement faites de ses mains avaient une valeur d’autant plus grande pour moi. Pièces de choix, elles trônaient majestueusement en bonne place dans mon dressing. Il n’y avait que pour la garde de notre enfant que ce fut plus difficile. J’aurais tellement voulu qu’il le garde ! Qu’il en fasse ce qu’il veut, qu’il le planque au fin fond du Tibet, même. Mais non, la garde m’avait échue. Maternelle, moi ? Avec les autres, oui. Avec les miens, non.

« Peut-être que j’aurais une autre version, oui… »

Dire la vérité est hors de question. Dire que je ne l’aimais plus, que je doutais de l’avoir réellement aimé, que je doutais de tout et que je doutais surtout de moi est hors de question. Dans ma quête identitaire, dans mon narcissisme absolu, je l’avais quitté. Parce que je n’arrivais plus à m’aimer moi, je ne pouvais pas aimer quelqu’un d’autre. Ou faire semblant de l’aimer. Jouer à l’aimer. Petite marionnette se promenant le long d’un fils, comme un pendu. Je crois que c’est ce que j’étais devenue. En le quittant, j’ai rompu tous ces fils. Un à un, ils sont tombés. J’ai chuté également, sans filet de protection. J’ai cru que j’étais presque morte, et on m’a enterrée. Dans les journaux, on ne parlait plus de moi. Dans la rue, sans mon maquillage, sans ma teinture, sans mes habits de lumière, j’étais une inconnue. Et ça m’a fait revivre. Je suis revenue à la vie par un coup de baguette magique. Là-bas, en France, je n’étais rien. Juste une femme parmi tant d’autre. Puis je suis revenue. Et j’ai créé ASGARD. Et on a reparlé de moi. Je me suis échinée à monter au sommet, encore et encore. Et voilà qu’à peine un an après mon retour, ou un peu plus, j’étais à deux doigts d’être sacrée reine de Tokyo… Et cette interview qui venait confirmer mes espérances…

Mais d’abord, il fallait revenir sur le passé. Sur les racines.

« Non, ta version est parfaite. Elle alimentera les ragots et même si mon image s’en trouvera abîmée, cela va attirer les critiques. Ce sera bénéfique pour nous deux. »

Un parfait petit coup de marketing. Les gens éprouveront de la compassion et/ou de la pitié pour lui. Quant à moi, je serai décriée dans cette société niponne où le divorce reste rare, et toujours demandé par l’homme et non la femme. Mais pour les civilisations occidentales, je serai un signe de modernité. Les critiques seront acerbes dans mon pays, mais élogieuse en Amérique ou en Europe. Parfait. De quoi faire la une des magazines pour un petit moment.

« Il y a un sujet sur lequel je ne souhaite pas parler. Et j’aimerais que tu ne te prononces pas également dessus. Je ne veux aucun mot sur notre enfant. Pas un seul. En contrepartie, je te devrais un service. A toi de voir lequel. »

Je soupire. C’est un gros sacrifice pour moi que d’être redevable à un homme tel que lui, tout aussi pervers et narcissique et cruel que moi. Mais je ne veux pas parler de Akimitsu dont je n’ai presque pas de nouvelles.

« Et toi, aurais-tu des requêtes également ou pas ? Ou d’autres zones sombres que tu voudrais éclairer ? »

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Lun 3 Nov - 15:32



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Bya-chan. Ca faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas entendu l'appeler comme ça, beaucoup trop longtemps même. Ca le faisait sourire. Sourire de joie ? Oh, qui sait. Tous ses sourires ont un sens, qu'il soit bon ou mauvais ... Et ici, il n'était pas si mauvais que ça. Mais alors que Chihiro déclarait avoir une autre version des faits concernant leur divorce. Cependant, elle gardait le silence beaucoup trop longtemps, ce qui tilta l'esprit du PDG. Qu'est-ce qu'elle avait en tête ? Un mensonge ou une vérité ? Mais au final, la demoiselle préférait la version donné par Byakuya. Parfaite, disait-elle.

La perfection, le mot clé de la famille Kô. Parce que Chihiro Kokonoe était autrefois la fameuse Chihiro Kô. Mais rien n'est parfait dans ce monde. Même si on le souhaitait, rien ne l'était et il y aura toujours une tâche dégueulasse dans la tâche que l'on souhaite accomplir. Rien n'est parfait. Ma version, encore moins.

Et là, voilà que Chihiro venait évoquer une histoire que Byakuya n'aurait pas aimer entendre. Même si c'était pour leur bien, pour leur image, Byakuya n'aimait pas en parler. Aucun mot sur notre enfant. Et le PDG perdait automatiquement son sourire, prenant une mine sérieux et autoritaire. Sérieusement ?

▬  Pourquoi voudrais-tu que je parle de lui, puisque personne n'est au courant de son existence ? ▬

Car même si leur relation était connue de tous, beaucoup de secrets régnaient encore sur leur couple, leur mariage ... Leur vie, tout simplement. Byakuya ne voulait pas que certaines choses soient révélés au grand public. Notamment sur le fait que celui-ci ait eu un enfant. Exactement, un gosse. Byakuya était père et il ne l'a jamais avoué à personne et il n'a pas besoin de le faire. Byakuya haussait les épaules avant de lâcher un soupir agacé.

▬  Je n'avais pas prévu d'en parler, mais si tu m'offres un service ... Je l'accepte avec plaisir. Et vu que tu me parles des zones d'ombre à éclaicir ... ▬

Son regard se posait sur son ancienne femme, sur la seule femelle ici présente dans cette salle.

▬  Quelle est ta réelle version des faits ?  ▬

Chihiro avait l'air d'hésiter, comme si elle cachait quelque chose à Byakuya et celui-ci le voyait parfaitement bien. Il connait la comédie, le faux du vrai, les émotions et tout ce merdier qui nous rend si humain. Il se lève pour se mettre face à la jeune femme et il attendait une réponse claire, nette et précise. Si elle venait à mentir, Byakuya allait sûrement le remarquer ... Ou pas du tout. Chihiro sait être fourbe, c'est ce qui fait son charme.


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Lun 3 Nov - 17:26

Je souris également face à la figure réjouie de Byakuya. Cet éclat de sincérité sur son visage m’apaise en même temps qu’elle m’attendrie. C’est de cet homme-là que j’étais tombée amoureuse. Je m’assombrie. Ou que j’ai cru devenir amoureuse.

Mon visage se ferme tout à fait lorsqu’il me rassure. Ca me peine, vraiment, de devoir ramener ce sujet sur le tapis. Notre enfant n’a rien demandé et voilà qu’il est rejeté par ses deux parents. Qu’avait-il fait aux divinités en venant au monde ? Je ne le sais. Mais il n’était vraiment pas choyé par le Destin, ça non. J’aimerais être une bonne mère pour lui, le choyer. Mais c’est trop dur pour moi de faire face à ce reflet me renvoyant à ma propre décrépitude. Il me rappelle à chaque fois que le temps passe de jour en jour et qu’il ne me rajeunit pas.

Je retrouve mon sourire, faux, lorsqu’il me repose la même question. Encore et toujours.

« Je t’obsède tant que cela ? »

Je me lève également, me plantant face à lui. La distance est vite franchie, à peine deux enjambées. Les pans de ma robe voltigent en même temps. Mon regard se plante franchement dans celui fatigué de Bya-chan et je me fais la réflexion qu’il a mal vieilli. Non pas qu’il soit désagréable à contempler – au contraire – mais il a perdu de cette vigueur qui était la sienne. Tout ou presque a l’air de le blaser et je comprends son envie, presque son obsession, de faire chier les autres. Cela semble comme une danse depuis tout à l’heure, entre nous deux. Il s’avance, il recule, il fait un pas de côté, un petit saut et une pause. Je m’avance, je fais un entrechat et je me lance à sa suite. Comme auparavant, nous passons notre temps à nous tourner autours sans réellement entrer dans le vif du sujet. Peut-être que ça devrait être à moi de briser la glace ?

« Dis-moi… Est-ce que tu m’as réellement aimée ? »

Ma voix est faible, à peine un souffle. Elle est prête à se briser. Prête à céder.

« Parce que moi… Je ne sais pas. Je ne sais plus trop où on en était, tous les deux. Je ne sais même pas comment on pouvait définir notre relation, tu sais ? »

J’ai un rictus amer. Sans toute cette agitation médiatique autour de nous, est-ce que notre vie aurait été différente ? Oui, nul doute là-dessus. Mais est-ce que j’aurai réellement renoncé à épouser Byakuya ? Peut-être pas. On s’entendait vraiment bien. Accord parfait. Alors pourquoi ce doute acide dans mon cœur ? Je ne le sais toujours pas et ça me mine.

« Mais… mais ça ne veut pas dire que je n’ai eu aucun sentiment pour toi tout au long de ces années. Tu sais, j’ai vraiment été heureuse. »

Un dernier regard, un dernier silence avant que je recule et retourne à ma place. L’intimité avec les hommes m’est devenue difficile depuis mon divorce. Je ne sais plus sur quel pied danser, je suis devenue froide, glaciale. Le choc de la séparation.

Soudainement, je me retourne. Il me semble avoir entendu un bruit, comme un grincement. Or, le parquet sans défaut de Bya-chan n’a jamais produit ce son-là.

« … Tu as entendu ? »
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Lun 3 Nov - 18:54



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▬  Toi ? M’obséder ? Tu as fait de ma vie un enfer alors tu crois que tu m’obsèdes ? ▬

Et il lâchait un grand rire bien moqueur, son rire habituellement CHIANT. Mais maintenant que Chihiro a fait son grand retour dans le monde du show et de la délinquance ... Byakuya éprouve une certaine peur. D'habitude, il ne penserait pas ça puisqu'une femme reste une femme, elle restera faible du début jusqu'à la fin de sa vie, elle n'est une crainte pour personne. Mais ici, c'était de son ex-femme qu'il s'agissait, et il la connaissait un peu trop bien pour savoir ce qu'elle était capable de faire.

Mais là, les paroles qui suivaient réveillaient un peu plus l'esprit de Byakuya. Il ouvrait grand ses yeux tout en les posant sur la demoiselle qui était proche de lui. Elle ne bougeait pas, mais lui posait des questions plutôt intéressantes. Les doutes, les remords, le regret, est-ce que tu es en train de ressentir ça actuellement, Chihiro ? Par rapport à la première question, Byakuya s'abaissa légèrement pour être au même niveau que la jeune femme. Son regard n'exprimait pas grand chose, juste une certaine fatigue comme à son habitude. Cependant, ses yeux étaient réellement portés sur ceux de la demoiselle. Ses lèvres bougeaient lentement avant de sortir d'une voix fort mais modérée.

▬  ... Je t'ai toujours aimé. ▬

BAM. Byakuya a déjà joué dans des films à l'eau de rose, mais là ce n'était pas de la gnognote. Cette histoire est réelle, cette histoire a marqué la vie de Byakuya. Quand les yeux de cette demoiselle avaient rencontré ceux du PDG, c'était le plus gros coup de foudre jamais ressenti dans sa vie. Et ça avait continué longtemps. Il était bel et bien amoureux de Chihiro même si il ne le montrait pas forcément devant tout le monde. Mais tout ça s'est terminé en une dizaine d'année. C'était triste, mais Byakuya n'allait pas s'en plaindre, il continuait de vivre sa vie comme d'habitude.

▬  Peut-être que si t'étais venue m'en parler, on aurait pu trouver une solution. Mais tu était tellement renfermée sur toi-même que tu n'as même pas pu faire le premier pas. Que veux-tu donc, maintenant que c'est fait ... On ne va pas s'en plaindre ma petite paillette, mh ? Ou bien tu regrettes amèrement notre belle époque ? ▬

Il penchait sa tête sur le côté avant de lui faire un joli sourire, de quoi calmer un petit peu l'atmosphère qui semblait plus que tendue entre eux.

▬ Je te crois, et je le savais déjà. Cependant, j'ai juste pas capté ta période où tu as commencé à te lasser de moi petit à petit. Big mystère. Mais je vais mettre ça sur le compte du "l'amour rend aveugle".  ▬

Byakuya se redressait avant de remettre correctement sa chemise qui n'était pas boutonné. Il partait chercher ses lunettes pour les mettre sur son nez. Après ça, un bruit se fit entendre, et Chihiro ne manqua pas de le faire remarquer à Byakuya, lui qui s'était tenu immobile dès qu'il avait entendu ça. Ce son n'était pas familier pour le propriétaire de cet appartement luxueux. Ce bâtiment est neuf et parfait, il est impossible qu'un bruit pareille puisse s'entendre ici. Il se retourna vers Chihiro quelques instants.

▬  Reste ici.  ▬

Il veut bien qu'on s'incruste chez lui de temps en temps, mais pas tout le temps non plus. Byakuya s'avançait vers l'entrée de son appartement pour voir si il n'y avait personne. Pas un chat, le couloir était vide et le silence régnait partout. Avait-il rêvé ? Peut-être.


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Jeu 6 Nov - 23:28

Ils se tenaient devant le bloc appartement, nouvelle construction pour plaire aux meilleurs de Tokyo. Si l'opération en elle-même n'était pas d'une complexité effarante, il fallait tout de même attendre l'accord des supérieurs. Car rien n'était laissé au hasard et ils pouvaient être sûrs que tout ce qui allait se passer serait enregistré en trois exemplaires. Au moins. Pour passer le temps, il était au téléphone avec sa femme, lui confiant qu'il rentrerait tard ce soir, plus par sentiment d'obligation que de réelle nécessité. Après quelques échanges rapides et une femme beaucoup trop compréhensive, il la laissa sur un:

«Da... Ja tebe kojachu.»

Il fallait être fin renard pour déceler la fausseté de cette marque d'affection, tellement il semblait vrai. Mais elle le savait tout aussi bien que lui. Elle irait le tromper, ce soir. Il le savait, ça aussi. Il serait un bien piètre traqueur d'ailleurs s'il n'était pas capable de savoir les allers et venues de sa femme. Un japonais qu'elle avait fréquenté quelques fois. Comme quoi de venir au Japon n'avait pas été si mauvais pour tout le monde. Mais il n'était pas fâché. À vrai dire, il n'était qu'indifférent, comme si tout cela ne le concernait pas. Au moins, elle aurait pu appeler une gardienne pour les enfants. Il avait lu une étude faite par un biologiste du vingtième siècle, Voake si sa mémoire était bonne. L'étude disait que les amants étaient perçus aux yeux des femmes comme plus virils et plus attirants. Cela dit, leurs tempéraments sont bien souvent excessifs et volages, ce qui en fait de mauvais maris et des pères encore pires. Alors, quelle est la solution alliant le meilleur des deux? ...

Il eut un faible sourire, l'ironie de la situation étant presque palpable. Évidemment, ce n'était pas identique, mais c'était tout comme. Il cessa d'y songer, de toute manière il savait pertinemment qu'il ne ferait rien contre, préférant le statu quo à n'importe quoi d'autre. Il rangea son téléphone dans sa poche avant de faufiler ses mains dans ses poches de manteau, l'air frais du mois de novembre n'étant pas des plus agréables. Un signal sonore provenant de son téléphone et c'était parti. Mais juste avant.

«Ahem...Ne fais pas de bêtises...s'il te plaît. »

Arf, il avait presque tenu bon. Il avait presque paru autoritaire, pour une fois. Ce n'était pas grave, il y aura toujours demain.

***

Il faut toujours faire attention à ce que l'on dit. Même les plus grands politiciens le savent. Alors, Chihiro Kokonoe, pourquoi avoir dénigré l'organisation aux yeux de la population? Pour les attirer à elle? Si oui, c'était réussi. Par question de dignité ou pour tout simplement calmer la colère de celui qui est au-dessus, ils devaient maintenant agir, mettre les cartes sur table. Quelle drôle d'idée d'envoyer le seul qui parle moins bien le japonais, même s'il était le plus lettré d'entre tous. Il arriva face à la porte de l'appartement, attendant un instant, qu'il ait la confirmation de procéder. Il s'éloigna de la porte et retira son manteau qu'il refila à son assistante du jour, révélant son chic habit qui lui permettait de bien se fondre à la population de cet édifice. Il travailla les muscles de sa mâchoire pour ne pas trop écorcher sa prononciation et retourna à l'endroit de départ. Nouveau signal sonore, il pouvait entrer. Sortant une carte magnétique de sa poche, il la passa face au lecteur devant la porte qui la débarra aussitôt. La technologie nous permet de nous sentir plus en sécurité, hein? Dommage qu'elle soit si facilement contournable.

Il tourna la poignée et poussa la porte doucement avant de s'y incruster. Son visage cerné et blême n'impressionnait guère, mais jumelée à sa stature et ses vêtements, il y avait un petit quelque chose de noble, de presque intimidant. Il pencha la tête en guise de salutations et se racla la gorge avant de trahir ses origines avec un accent aussi imposant que le mont Fuji.

«Mademoiselle Kokonoe, monsieur Kô, bonsoir. Pardonnez-nous cette intrusion si tardive, mais nous aurions quelque chose à régler dans les plus brefs délais avec la demoiselle ici présente. Vous permettez?»

Un discours très bon pour un étranger, comme s'il avait appris par coeur ce qu'il dirait juste avant. Ce qui n'était pas faux, aussi. Bien qu'il mentionna être accompagné, il fut le seul à entrer dans la pièce, le concernant un peu. Elle était passée où, encore? Peu importe, il devait continuer.

«Je viens au nom des traqueurs au sujet d'un article pour le moins cinglant à notre égard et qui a profondément déçu certaines personnes...»

En espérant que tout se passe bien.
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Sam 8 Nov - 19:45


Pourquoi s'retenir?
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Dénigrer les traqueurs hein? Quelle bien bonne idée. Elle voulait se faire frapper ou quoi? Hein? Comment ça j'ai pas l'droit? Mais rien à foutre de ça! Elle nous a descendus, tous, nous a fait passer comme faible.. Elle allait le payer, c'est tout. Je n'avais prévenue personne, à la base j'aurais dû y aller seule, mais non, ce mec avait lui aussi vu ce stupide épisode de leurs émission, et on s'était mis d'accord pour y aller ensemble. Mais je ne supporte pas d'être trop proche d'une personne physiquement, qu'elle soit dans mon camp, ou pas. M'enfin, il est vrai que si cette personne était de mon côté, je supportais plus cette présence que bien d'autres. Mais au bout d'un moment, il avait bien fallu que je m’éclipse. Prenant un chemin plus long, bien plus long en fait au passage, mais moi, je roulais, par rapport à lui, je ne marchais pas. Je n'arriverais donc pas extrêmement en retard non plus.
Pourquoi je roule? Parce que. Je suis une cyborg. Pourquoi? C'que vous en posez des questions! Je l'ai toujours été. Oui, je suis née comme ça. Sans jambes, exceptés mes cuisses, il me manquait toute la partie basse de mon corps à partir du genoux; et mes mains. Yep, mes mains aussi. J'vous dis pas la tête des médecins en voyant ça. M'enfin, j'ai survécu, et me voilà, roulant à une vitesse considérable dans les rues de Tokyo, déviant les personnes se trouvant sur mon chemin,  et bravant le froid. Bien qu'il ne m'atteigne que peu, j'aime le froid. La vengeance est un plat qui se mange froid, non?

Je me retenais souvent de changer de trajectoire et de me jeter sur un mutan, quand ma couronne émettait un son électrique, mais j'avais plus important à faire, pour l'instant. Je devais démonter quelqu'un. Une femme qui plus est.. Chihiro Kokonoe. Comment ça on ne tape pas une femme? J'suis une femme moi aussi, par conséquent j'avais le droit. Pi, c'est pas parce qu'elle était de haut rang qu'elle me faisait peur. peu de choses me font peurs. Voir, extrêmement peu de choses. Et puis, de par ma source, elle ne serait pas seule. Ma source étant mon partenaire pour cette mission.
Partenaire, qui me fascinait autant qu'il me saoulait. Même si j'avais une pointe d'affection pour lui. Ça vous étonne? Je ne vois pas pourquoi. J'ai une pointe d'affection pour tout mon clamp, c'est normal, ils veulent la même chose que moi. Bref, il était bizarre. Il l'est toujours, m'enfin, vous comprenez quoi. Il est beaucoup plus stricte en ce qui concerne les patrons, les autorisations, beaucoup plus organisé. Moi, j n'étais rien de tout ça. Mais alors, vraiment, rien. Les patrons? On est là pour tuer les mutans non? Donc, même si on les préviens pas, on fait nôtre boulot, exact? Donc je vois pas pourquoi je serais obligée de les tenir au courant de tout. Les autorisations? Bidons. Y en a un, je peux, je l'tue. Point barre. L'organisation? Pour quoi faire? Tu t'balades partout tout l'temps, tu finis bien par en trouver, au bon endroit -mauvais pour lui-, au bon moment -idem-, et tu l'tue. Moins de prise de tête, plus rapide, tout aussi efficace. Alors pourquoi se casser la tête à réfléchir?
Et là vous vous demandez comment je peux encore être acceptée dans les traqueurs avec cette désorganisation et désobéissance constante.. C'est simple. Je suis là depuis le commencement, rien à part l'extinction de la race des mutans n'éteindra ma haine, et je suis l'une des plus sans cœur de par ce fait, voir la plus sans cœur de tous. Et qui dis sans cœur veut dire aucune pitié, aucun sentiments, rien. ce qui fais de moi un vrai danger pour eux.

Me voilà donc à destination, Minato, dans les résidences. Devant une en particulier. Là où ils allaient comprendre qu'il ne fallait pas descendre mon clamp, que ce soit en public, comme ils l'avaient fait, ou d'un tout autre manière.

J'entrais en défonçant la porte de ma roue géante, en faisant attention de juste l'ouvrir violemment malgré le mot employé, histoire de pouvoir la refermer.. Tout aussi violemment. Je n'avais pas une tête contente. Ça ne changeait pas de d'habitude quoi que, mais mon visage était encore plus froid, plus hargneux.. Je vous laisse imaginer, étant donné que mon visage est toujours dans ce style, en moins pire.
Je jetais un regard à mon partenaire de jeu, un regard mi-méprisent mi-désolant.


-T'es sérieux? Ils nous insultes presque et t'es poli?


Je levais les yeux au ciel, et les dirigeais ensuite vers Chihiro, la dévisageant d'une manière beaucoup moins polie que celle de mon partenaire.


-Toi là, t'as intérêt à t'expliquer vite fais avant que j'te fonce dessus.






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Lun 10 Nov - 11:31

La révélation de Byakuya me laisse littéralement su r le cul. Je ne sais plus trop quoi penser, ni quoi faire. Heureusement que son ordre m’interdit de faire un geste. J’ai juste le temps de reprendre ma place sur le canapé et d’attendre, encore. J’ai l’impression de revenir sur nos dernières années de mariage. A l’époque, j’étais surchargée de travail. Bya-chan aussi. Nous ne nus voyons que très peu et chacun de nos rendez-vous prenaient des allures de show télévisés programmés des mois à l’avance. C’était toujours soit lui ou moi qui nous désistions à la dernière minute. Souvent moi. Je m’en veux, maintenant.

La porte s’ouvre, me sortant de ma torpeur. Puis se referme. Je vois la bouche de Bya-chan prête à prononcer des paroles rassurantes mais il n’en a pas le temps. La porte se rouvre, laissant passer un bras. Le bras rameute une épaule, qui se transforme en un cou et une tête. Puis un pied sur le palier, suivit d’une jambe. Et enfin un corps efflanqué. Même de ma place, je vois les cernes profonds marquant son visage pourtant plus jeune que moi. Il me fait pitié, ce traqueur. Car ce ne peut être quelqu’un d’autre. Avec son long manteau couleur de nuit profonde et son acolytes à ses côtés – un cyborg – nul doute qu’ils ne sont pas là sur invitation de Bya-chan. A moins que… Que tout cela ne soit une comédie et qu’il ait retourné sa veste ? Je ris de ma propre stupidité. Il ne ferait jamais ça. Il ne me ferait jamais cela.

Mon rire sonne étrangement dans cette situation. Je m’en explique brièvement.

« Et bien, les traqueurs auraient-ils peur d’une faible femme telle que moi ? »

Mon sourire insolent n’est peut-être la meilleure des stratégies. Mais je ne veux opter pour aucune autre option.

« Bonsoir, jeune homme. »

Je ne daigne pas me lever. S’ils veulent me parler, qu’ils se mettent à mon niveau. J’ai entendu dire que les Cv des Traqueurs comportaient une case. Haine des mutants. Moi, mon CV comporterait une case « haine des traqueurs ». Pour ce qu’ils ont fait à mes amis, auparavant… Il y a moins d’un an… La raison pour laquelle ASARD existe… Et dire qu’ils osent se pointer devant moi…

« Les traqueurs sont au service des civils, non ? Leur but est de les protéger de la « menace » (mes doigts miment des guillemets) que représentent les mutants, n’est-ce pas ? »

Mon sourire se fait plus pointu, cruel, presque. Je ne ressemble plus à une charmante femme au sommet de sa beauté mais à un monstre. Une harpie. Ne manque que des cornes et une peau de reptile, et je serai parfaite.

« Ce que j’ai dit lors de cette émission n’est que la stricte vérité. Vous voulez des preuves, peut-être ? Ou bien parlons-nous d’autres propos, encore, dont j’ignore le contenu exact ? »

Petit à petit je me calme. Ces enfants devant moi, ces corbeaux noirs ne sont pas les meurtriers de mes amis. Je ne devrais pas leur en vouloir à eux. Ma justice sera meilleure que celle des traqueurs. Je l’ai promis. Ma figure redevient humaine, affable. Je redeviens la Chihiro Kokonoe que les médias connaissent. Professionnelle.

« Que me voulez-vous exactement ? Et si vous n’êtes pas capable de contrôler votre chose, je vous prierai de la mettre dehors. Ses cris m’insupportent. »

Je lance un regard glacial à la poupée blonde au regard creux, vide. Inhumain. Si le Traqueurs était venu seul, le dominer aurait été un jeu d’enfant. Avec elle, mon Don n’a aucune efficacité. Qu’elle sorte, qu’elle parte. Le reste ne sera que trop facile. Mais avec elle entre mes pattes… Rien n’est certain.
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Mer 12 Nov - 20:40



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Tout s'est passé si vite, Byakuya n'a rien vu venir. Ils sont arrivés soudainement ici, sans trop de violence mais sans discrétion non plus. Ils ne se gênaient pas, ces deux inconnus venant d'apparaître devant Chihiro. Ces deux personnes vêtus de noirs, dont l'un avec clairement l'aspect d'un étranger et l'autre, d'un pseudo-robot. Byakuya passait une main dans ses cheveux avant de contourner les nouveaux venus et de passer derrière sa femme qui s'était confortablement installée sur le canapé divin de Byakuya.

Ils parlaient d'une drôle d'affaire. Une affaire entre les traqueurs et Asgard. Ca faisait rire le PDG de Color Street. Il leva un doigt avant de le bouger de droite à gauche, s'adressant d'abord aux traqueurs qui avaient l'air de vouloir faire une super fiesta party chez Byakuya. Surtout que l'une avait l'air plus agressive

▬  Ola mes tendres, si vous voulez vous battre, c'est en dehors de ma demeure. Et puis à ce que je sache, je n'ai jamais réclamé de garde du corps de la part du gouvernement. ▬

Les traqueurs, un lien avec le gouvernement ? Personne ne sait plus rien, tout est flou, mais Byakuya adore manipuler les propos, les reformuler et les former à sa sauce. L'asiatique prenait une clope qu'il posait entre ses lèvres, quelque part devait se trouver un briquet ... mais aucune idée de savoir où il se trouvait. Alors en attendant, il se baladait dans son salon à la recherche de son briquet, il regardait lentement les tiroirs, il prenait tout son temps. Il ne paniquait pas ... Que ce soit pour lui ou pour son ex-femme.

▬ Vos affaires ne me regardent en aucun cas. Je m'en bats même les couilles en or massif. Cependant ... ▬

Owh, monsieur venant de trouver son briquet, il alluma sa clope avant de la dévorer de son air nocif mais tellement délicieux pour la vie de Byakuya. Il posait son regard sur ses invités surprises, affichant un sourire aussi effrayants que possible.

▬ Touchez à un cheveux de Mademoiselle Kokonoe, et je vous jure que vous allez passer un sale quart d'heure avec certaines personnes venant de là-haut. ▬

Là-haut. La puissance, celle qui dépasse tout le monde ... Celle qui dépasse même ceux des traqueurs. Parce que Byakuya n'est pas un mutant, il reste un enfoiré d'humain aussi viral qu'un mutant toxique. Et des contacts venant de certains traqueurs ... Il en a. Bref, le PDG jouait avec sa cigarette tandis qu'il s'installait à côté de son ex-femme. Pas trop proche, ni trop loin d'elle non plus.


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Jeu 4 Déc - 23:25

Tout ne pouvait-il pas se passer dans le calme, le respect mutuel et l'absence de sarcasme? Il ne connaissait pas vraiment les moeurs des japonais. Ce qu'il savait, en revanche, c'est qu'ils étaient des êtres frivoles et très théâtraux, la scénette ci-présente ne manquant pas à le convaincre. Il pourrait même y faire une corrélation entre la richesse de ces derniers et leur flamboyance, s'il ne connaissait pas mieux. Évidemment, il était un ennemi. Malgré son ton posé et son calme apparent, il n'était qu'une cible que l'on pouvait mastiquer en sachant qu'il ne réagirait pas. Sa collègue, au contraire, ne prenait pas très bien que l'on vienne salir son nom.

Avait-il peur de Kokonoe? La question se posait. La femme elle-même n'était pas bien intimidante bien que caustique dans ses propos, c'était surtout son influence dans un des médias les plus consultés qui posait problème. En fait, sa question ne méritait pas de réponse tant elle relevait d'une évidence. Si les traqueurs n'avaient pas peur, ils ne seraient pas là, présentement. Il ne restait qu'à déterminer exactement en quoi consistait cette «peur» et s'il y avait un adjectif plus adéquat dans le contexte présent. Crainte serait plus juste, en fait.

D'ailleurs, d'un geste mou et sans conviction, il mis une main sur l'épaule de Volt, comme pour l'inciter à se calmer. Il n'avait aucun contrôle, aucune autorité sur elle, mais elle compromettait la mission, chose qu'il devait éviter à tout prix.

«Volt, s'il te plaît. Nous ne sommes pas ici pour envenimer le conflit. Il ne sert à rien de tomber dans la facilité de la violence.»

Ah, la violence. C'est vrai que ça aurait été plus facile, non? Une balle dans la tête, par quelqu'un d'autre. C'était la réaction en chaîne engendrée par ceci qui était beaucoup moins facile à gérer. Il écoute Chihiro avec le respect qu'il lui doit, sans l'interrompre. Malgré qu'elle soit rude et sarcastique et bêcheuse. Il l'écoute et une fois son plaidoyer terminé, il relève son regard vers elle, un air morne au visage.

«Si vous souhaitez débattre, vous trouverez en moi un piètre argumentateur, mademoiselle Kokonoe. Je ne suis pas ici pour discuter ni de sémantique ni des idéaux des traqueurs. Je ne suis qu'un messager. Nous ne sommes pas intéressés par ce que vous appelez la vérité non plus. Nous savons tous très bien que notre réputation n'est plus à faire, n'est-ce pas?»

Il semble las d'avoir à préciser tout ceci, comme si ce n'était pas déjà suffisamment clair. Il n'a pas le temps de continuer qu'elle continue, reléguant Volt au statut de chose alors qu'elle réprimandait leur vision des mutants. Contradictoire. Les personnages influents pouvaient se permettre le luxe des double standards, de toute façon. Il attendit qu'elle finisse à nouveau, prenant la parole à son tour.

«Vous...nous sous-estimez un peu, mademoiselle Kokonoe. Rien n'est laissé au hasard. Si elle est en ma présence, c'est qu'il y a une raison. Si sa présence n'était pas requise, alors je serais venu seul, évidemment.»

Une autre voix s'interpose, celle du propriétaire de l'endroit. Il fait une mention à ses testicules. Se voulait-il humoristique? La déclinaison de sa phrase semblait le prétendre, sans doute pour baisser la tension de la menace qui suivait. Il le rassura aussitôt.

«Vous n'avez pas à craindre, monsieur Kô. Nous souhaitons éviter la violence autant que possible, c'est pourquoi nous sommes ici, d'ailleurs. Pour trouver un terrain d'entente. La question de la peur était très pertinente, mademoiselle Kokonoe. Je ne pourrai vous répondre avec certitude, mais ce que je sais c'est que votre influence dans les médias ne nous aide pas dans l'exercice de nos fonctions. Je ne connais pas vos preuves ni vos motivations, mais vous savez tout aussi bien que moi qu'en cette ère, personne ne sait réellement ce qu'est la vérité. Une notion abstraite, rien de plus. Où est le problème, alors, n'est-ce pas? Nous ne voulons tout simplement pas de publicité. Il faudrait laisser le passé là où il est.»

Il se racle la gorge avant de poursuivre.

«Évidemment, l'idéal serait de censurer toute information concernant l'organisation. Cela dit, nous n'y croyons pas vraiment non plus. Alors, voilà votre avertissement: si vous continuez à proférer quelconque menace ou à dénigrer les traqueurs ou tout simplement à en parler, ce sera Asgard qui attirera l'attention des traqueurs. Malgré votre fierté et la force de vos alliés. il s'agit d'un risque inutile à prendre.»
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