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 I've found a reason to show a side of me you didn't know | ft. Miu Aisaka

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Mer 22 Oct - 18:30



❝ft. miu aisaka

   ♡ I've found a reason for me
To change who I used to be
A reason to start over new
and the reason is you


Mains dans le camboui, tête dans le capot, respiration calme, gestes calculés, ce sont les grincements des portes de l'atelier qui te ramènent un peu à toi, à la réalité. Tu recules, quittant le moteur sur lequel tu travaillais pour jeter tes gants ensuite, tes iris glacées jetant un coup d'oeil à l'horloge accrochée au mur sale.
19H30.
C'est l'heure, et depuis longtemps déjà. Soupir imperceptible, tu refermes l'engin dans un bruit sourd de métal, t'en détournant sans grande hâte. C'est maintenant que ta journée commence et que ta véritable étiquette se dévoile, que le masque de Seiji façonné à ta manière glisse de ton visage. Bientôt, tu seras entouré par l'obscurité d'un autre atelier, bien moins fréquentable que celui-là et occupé par quelques centaines de canons luisants et menaçants, tous pointés vers toi. Ce marché noir qui permet à ta famille de vivre dans de modestes moyens. Celle-ci étant d'ailleurs trop aveuglée par les liaisses de billets ramenées par leur fils pour se poser les questions que lui s'était passé en boucle dans sa tête. Hé, Seiji, où tu trouves cet argent ? Un simple mécano ne devrait pas gagner assez pour lui et toute une famille. Seiji, Seiji, Seiji, où tu vas tout seul le soir ? Tu dis que tu vas voir des amis, mais t'en parles jamais. Seiji, tu fais pas d'autres boulots à côté ? Tu vends rien d'illégal ? Ça arrive souvent chez les gens en besoin, il paraît. T'es un gamin de confiance, je sais que t'es honnête. Si seulement.

Bam. Tu fermes les portes, glisse la clé dans la serrure. Clic. Fini. Terminé. Tu te détournes, ton sac machinalement jeté sur ton épaule. La vie nocturne, rythmée par les vices de ce que tu as choisi d'être et de ce que tu as choisi de faire. T'es sale. Pas comme quand tu te retrouves le visage noirci par la rouille ou par la graisse, l'odeur de l'essence accrochée à tes vêtements. T'es sale d'une façon différente. T'es sali par le secret, par le sang qui coule par ta faute, pour ta complicité indirecte dans les guerres de gang, par l'illégalité. Et surtout par le mensonge.

Tes pas crissent sur le gravier du parking et tu te diriges vers la vieille voiture rouge qui te sert de transport deux fois la semaine, quand tu ne rentres pas à pied ou en bus. Ton père te la prête, pour te remercier de ce que tu fais pour ta famille et tu ne t'en plains pas. Alors tu montes dedans, la démarre et tu quittes le parking, priant pour qu'elle tienne la route. Tu t'engages dessus d'ailleurs, réajustant le rétroviseur par la même occasion. Tu regardes dedans, soulignant tes cernes avec une légère grimace avant que quelque chose n'attire ton regard vitreux. Tu tournes la tête et aperçoit une silhouette familière qui semble attendre près de l'arrêt de bus. Tu réprimes un léger sourire alors que tu te gares sur la chaussée, baissant la vitre pour interpeller la personne.

« Hé, petite princesse, monte. Je t'emmène. »


Tu te penches pour lui ouvrir la portière sans attendre la réponse. De toute façon, tu la connais déjà.

« Si tu veux, on peut aller boire un coup en passant ? »

Tu sais pas trop pourquoi tu lui demandes ça. Ça se fait pas, vous êtes pas du même monde, pas de la même catégorie de gens. Tu crois que c'est sorti tout seul, comme ça, juste parce que t'en as vraiment besoin. Et que t'as rarement l'occasion de faire quelque chose avec Miu, en dehors de ses casse-têtes à l'atelier. Mais surtout par envie.

❝ I'm not a perfect person.
There's many things I wish I didn't do. ❞
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Jeu 23 Oct - 0:07



on est des cowboys billy


••• it's ironic how empty i am because i swear 6 months ago i had the universe inside of me but i cried the rivers in my bones dry the volcanoes in my chest erupted when you told me you didn't love me anymore and lava flooded my body and hardened till i stopped sleeping i had stars in my lungs but i burned them all out with the cigarettes i was smoking to get you the fuck out of my throat the flowers growing at the bottoms of my stomach are dead  apparently you can’t water flowers with vodka i had the sky in my veins but it's been pretty fucking stormy since i ripped them open i had planets on the tip of my tongue but the debris from the shattered remains of us have been crashing into them

La nuit tombe de plus en plus tôt.
Il n'est même pas encore vingt heures & déjà, Tokyo s'endort.
A l'exception des patrouilles nocturnes, tu es certainement celle qui quitte l'entreprise en dernier. Longtemps après la fermeture des bureaux & la désertion des fonctionnaires, lorsque les couloirs sont silencieux - tu veilles, absorbée par la paperasse que tu abhorrais autrefois. Ces excès de zèle sont devenus quotidiens, à présent ; plus personne ne t'attend, alors à quoi bon rentrer ?

A la lueur des lampadaires titanesques de la capitale, tu parais minuscule.
Tu sais pertinemment que ton bus ne passera pas avant près de quarante-cinq minutes, mais tu ne prends pas la peine de te protéger du froid - le vent d'automne s'infiltre entre les mailles de ton pull-over, mord ta peau trop sensible. Tu te tiens bien droite, inébranlable & inexpressive ; tu songes avec amertume à l'appartement étriqué & mal isolé que tu appelais autrefois la maison, t'efforces de diriger tes pensées vers un sujet plus joyeux - un café bouillant, par exemple. Un édredon confortable. Un appel de ta sœur. Tu commençais tout juste à réaliser que ton père ne reviendrait plus jamais quand Sae est partie ; & dieu sait qu'elle te manque. Ce soir, comme tous les autres. Peut-être même plus encore.

Tu examines avec un dépit manifeste les innombrables voitures qui te dépassent sans te prêter la moindre attention - bleu, gris, kaki, gris encore. De la même nuance que le nuage d'orage qui s'est formé à l'arrière de ton crâne & qui a obscurci l'ordinaire idéal que tu t'étais construit - gris, orange, violet, rouge. C'est sur cette dernière que ton regard distrait finit par se fixer ; tu reconnais le véhicule avant même de discerner le visage de son propriétaire, & c'est sans grande surprise que tu observes le conducteur manœuvrer pour s'arrêter juste devant toi. Hé, petite princesse, monte. Je t'emmène. Il n'attend pas ta réponse - la portière est déjà ouverte, t'invitant dans l'habitacle agréablement tiède. Si tu veux, on peut aller boire un coup en passant ?

Tu t'installes sur le siège passager sans demander ton reste. Tu as les joues rougies par la chute vertigineuse de température & les mains crispées sur une bretelle de l'east-pack élimé que tu as encore l'indécence d'apporter au travail - tu replaces avec agacement quelques mèches derrière ton oreille, & finalement, jettes un coup d’œil à l'homme dont la prévenance t'épargnera sans aucun doute un rhume des plus sévères. Malgré la pénombre, tu lui trouves l'air fatigué ; & pas du type de fatigue qu'une de ces bonnes nuits de sommeil réparateur dont les charlatans vantent les mérites est capable d'effacer, non. Il a l'âme épuisée, Seiji -  une sieste d'un million d'années ne saurait pas corriger ça.

"- Merci, finis-tu par lui répondre en t'enfonçant un peu plus dans les replis de tes vêtements, un léger sourire écorchant ton masque d'indifférence. Tu es contente de le voir, lui - inconditionnellement. J'ai du mal à croire qu'on est à peine en octobre, il fait abominablement froid. Tu secoues la tête, appuyant ta joue contre le plexiglas de la fenêtre. Léger silence. Ca te dit, le White Zone ? Leur whisky vaut le détour, il paraît."


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Jeu 23 Oct - 2:39



❝ft. miu aisaka

   ♡ For so many nights,
I've been standing at the wall
Blind folded with cigarette
Waiting for the fall


Elle monte, sans surprise, et s'installe à côté de toi. Tes yeux s'attardent discrètement sur son visage impassible, sur son léger sourire qui vient briser cette absence de vie, le temps d'une seconde ou deux. Tu reprends lentement ta place, posant ta main doucement sur le haut de son crâne pour la saluer, tes doigts descendant rapidement dans ses cheveux avant de revenir sur le volant. À sa juste place. Merci. Hochement de tête. Ton pied enfonce l'accélérateur et tu quittes la chaussée dans un vrombissement de voiture prête à rendre son dernier souffle. Elle tousse, crache une épaisse fumée noire qui te fait retrousser le nez avec dégoût, semble reprendre contenance et se stabilise. Les secousses s'apaisent et l'horrible bruit d'agonie se voit bientôt remplacer par le ronronnement du moteur.

Ses mains serrent la bretelle de son sac à dos digne d'une collégienne. Ironiquement, t'as le sentiment de remplir le rôle du père allant chercher sa gamine à l'école. Gamine âgée de deux ou trois ans de plus que toi. Parfaits opposés, si toi tu te sens trop vieux pour ce que tu es, elle, elle donne l'impression de refuser de grandir. Deux esprits coincés dans des réceptacles de chairs inappropriés. C'est comme ça que tu te sens constamment. Tu es l'étranger de ta propre existence, un mal être qui te serre les tripes depuis que tu as endossé le rôle qu'on t'a forcé à remplir. Tu n'es pas la bonne personne, tu ne l'as jamais été et tu ne le seras très certainement jamais. Tu t'obliges juste à ressembler à l'image que s'est fait ton père du fils parfait, à répondre à des attentes qui bouffent ton temps, ton argent et ton être entier. Tu t'en rends juste pas compte. Pas complètement. Les poches violettes sous tes yeux, plus proches maintenant des coquards que des cernes, t'interpellent parfois mais tu les oublies vite, effacées par un haussement d'épaules désintéressé. C'est comme ça, c'est comme ça. On choisi pas toujours sa vie, on s'en dépêtre pas non plus quand on se retrouve embourbé jusqu'à la taille, alors on cesse de se débattre pour ne pas s'enfoncer d'avantage. Et tu sais que pour toi, la surface est déjà loin au dessus de ta tête.

« J'ai du mal à croire qu'on est à peine en octobre, il fait abominablement froid. »

Elle est jolie Miu, la tête appuyée contre la fenêtre, son souffle contre le verre créant comme un halo autour de sa tête. Ça lui donne une allure d'ange, mais tu sais bien que le feu ardent de la démence la démange souvent. Un petit démon entêté, emportant tout le monde dans ses tornades inflexibles. Aussi belle que vicieuse, ces deux couettes font image de serpent caressant son visage trop blanc. Méduse, vénéneuse et enchanteresse, son regard te fige quand il te juge et te pénètre trop.

« Ca te dit, le White Zone ? Leur whisky vaut le détour, il paraît. »


Tu clignes des yeux. Plusieurs fois, mais pas beaucoup. Tu ne sais pas exactement, en fait. Tu crois que tu t'es égaré l'espace d'un moment et que sa voix t'as vite rappelé à l'ordre. Tu aimerais répondre quelque chose, tu cherches, tu creuses, mais ça ne vient pas. Comme souvent. Elle a l'habitude. Alors tu fais comme toujours, tu hoches la tête en guise d'approbation, un air des plus sérieux imprimé sur ton faciès.

La porte du bar s'ouvre sur vous et la musique vient rapidement infiltrer tes tympans, te remplir la tête de paroles insensées et de conneries d'adolescents en recherche phonétique d'attention. Tu n'aimes pas la musique. Enfin, si. Mais tu n'aimes pas ce qu'elle est devenue. En fait, tu crois que ça a jamais vraiment été ton truc.
En fait, tu t'en fous.
Tu tires un tabouret pour Miu au comptoir avant de t'installer à ton tour, te penchant en avant pour annoncer au serveur deux premiers verres de whisky.

« Pourquoi tu as quitté aussi tard aujourd'hui ? C'est rare de te croiser à cette heure. »

Vos boissons couleur d'ambre arrivent rapidement, les glaçons s'entrechoquant entre eux avant de se cogner contre le récipient. T'attrapes le tien, hésite, lève ton verre, le rabaisse pour finalement le relever à la hauteur de Miu.

« Euh, ààà... À notre premier verre ensemble ? »


Tentative vouée à l'échec, tournée au ridicule. Tu crois que t'essayes de faire le mec sympa et à l'aise, mais tu ne sais absolument pas comment t'y prendre. Alors pour oublier cette cuisante défaite personnelle, tu commences à siroter doucement le liquide. Ça passe rapidement, te brûle la gorge instantanément mais, putain, que c'est bon. C'est juste ce dont tu avais besoin depuis longtemps.

❝ Though I'm not paid I play this game.
And I won't stop until I'm done. ❞
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Jeu 23 Oct - 22:10



on est des cowboys billy


••• you're so nice and you're so smart you're such a good friend i have to break your heart i'll tell you that i love you then i'll tear your world apart just pretend i didn't tear your world apart

La clé tinte contre le volant, & l'automobile démarre en crachotant.
Tu as appris à apprécier les détonations étouffées du véhicule à l'agonie - quelque part, il te fait un peu penser à son propriétaire. Un peu fatigué, mais toujours rassurant ; la peinture s'écaille ici et là & certaines pièces gagneraient à être remplacées, mais l'ensemble tient la route. Tu te laisses bercer par le ronronnement familier du moteur, tes paupières déjà mi-closes. Assise à la place du mort, sur le siège passager qui est devenu le tien, tu te demandes comment c'est, pour lui ; comment c'est, de travailler quotidiennement entouré de bolides qu'il n'aura jamais les moyens de s'offrir & de rentrer chez lui dans une voiture déjà bonne pour la casse. Il n'a jamais l'air blessé par l'ironie de la situation, Seiji - toujours trop soucieux de son entourage pour s'occuper de lui-même.

Tu sens qu'il t'observe - son regard éteint suit la courbe de tes joues, s'arrête à tes lèvres entrouvertes. Tu devrais certainement lui conseiller de se concentrer sur la circulation plutôt que sur ton visage pâli par le surmenage ; tu as beau ne pas déborder de joie de vivre ces derniers temps, tu n'éprouves pas particulièrement l'envie de finir encastrée dans le pare-brise. Nouveau silence, hochement de tête - il est peu loquace, mais tu n'as pas besoin qu'il te réponde pour savoir qu'il t'a comprise. Parfois, le dialogue se passe de mots.

•••

Tu affectionnes tout particulièrement le White Zone.
Et pour cause ; il y a un an & demi à peine, c'est entre ses murs étriqués que Mushido Nakamura t'embrassait. Tu jettes un coup d’œil oblique à la table que vous aviez choisie, occupée à l'heure actuelle par un groupuscule d'adolescents bruyants & débraillés - elle est loin, l'époque des baisers volés & des secrets distillés au compte-gouttes. Oubliée, l'insouciance des premiers jours ; dieu, qu'elle te manque.

Tu te hisses sur ton tabouret, ignorant superbement l'abominable air de country qui grésille dans les hauts-parleur : si les circonstances avaient été autres, tu aurais probablement encouragé ton compagnon à esquisser quelques pas de danse à la mode du far west - mais tu n'es pas d'humeur à imaginer Seiji en cowboy des grands chemins, & c'est avec un mutisme entêté que tu le laisses alpaguer un serveur. Deux whiskys à prix d'or liquide ; tu lui proposeras de régler vos consommations d'ici la fin de la soirée, mais tu sais déjà qu'il refusera, nonobstant le fait que tu sois de loin la mieux nantie. Pourquoi tu as quitté aussi tard aujourd'hui ? Tes ongles se crispent contre le comptoir, éraflant le bois - un instant à peine, & une main bien intentionnée dépose cérémonieusement un verre rempli aux trois quarts d'un liquide étincelant. Euh, ààà... À notre premier verre ensemble ? Ce commentaire maladroit t'arrache un nouveau sourire - il est mignon, Seiji, à s'efforcer de ressembler à tous ces imbéciles friqués alors qu'à tes yeux il est tellement mieux comme ça. Incertain, un peu hésitant ; comme si il se cherchait toujours, à vingt-trois ans.

"- Je n'avais pas envie de rentrer chez moi. Une vérité toute simple & pourtant si douloureuse à prononcer - elle s'étrangle dans ta gorge, écorche ta langue. Tu saisis avec précaution le récipient de verre, le secoues d'une main experte pour faire carillonner les glaçons. A toi, Seiji, reprends-tu en écho. A ma soeur, à mon père. A toutes les âmes perdues de Tokyo & tout ceux qui se sentent seuls ! A l'épave qui te sert de voiture et à toutes ces nuits trop froides, à l'hiver, à la ville. A moi. A nous. A toi."

& sur ces paroles, tu t'autorises une solide gorgée de scotch. Au diable la raison & les principes - ce soir, tu veux tout oublier.


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Ven 24 Oct - 1:30



❝ft. miu aisaka

   ♡ Hello, hello, hello, how low ?
Hello, hello, hello...


Tu trempes tes lèvres un peu gercées dans l'alcool ambré. Ça te brûle la chair, les rougit un peu alors que tu passes ta langue dessus pour calmer la vive douleur. Tu contiens une grimace, réitérant ton geste en veillant à avaler rapidement une gorgée, sans que ça n'effleure tes lippes cette fois. Ton bras se baisse lentement ensuite, jusqu'à sentir le pied de verre cogner contre la surface lisse du comptoir. La musique a changé, c'est maintenant une de ces vieilles musiques de film américain style cowboy qui passe. Ce genre de film où tous les mecs ont une tête à s'appeler Billy ou Alfonso et que leur seul objectif est de chasser le caribou après s'être bourré la gueule avec du Whisky Rangers. Vlatilpas une belle vie. Vla-t'il pas. Vla-t'y pas. Volatile pas. Merde. Tu ne seras donc jamais un cowboy.

Tu regardes un moment les glaçons s'agglutiner entre eux dans ton récipient, l'air plutôt intéressé par la vie que mènent ces trois là. Une vie à se laisser bercer et transporter par les ondes d'alcool avant de fondre doucement dedans pour se mélanger avec. T'aimerais bien être un glaçon. Au sens propre, pas au sens figuré puisque tu l'es déjà un peu. On te l'a souvent dit. Seiji, on dirait que tu ressens rien, c'est fou. T'es un insensible, pauvre mec. Ou alors tu sais pas comment t'y prendre. T'es juste comme un coffre dont la clé s'est égarée, le contenu restant un mystère et un privilège pour la personne qui saura l'ouvrir. Ouais. Donc t'aimerais bien être un vrai glaçon au final, c'est carrément plus cool.

Tu divagues, ça y est. Tu finis ton verre cul sec. Cling cling. Les cubes de gel retombent au fond.
Tu ne les as pas laissé fondre.

« Je n'avais pas envie de rentrer chez moi. »

Pas envie de rentrer chez elle. Ça ne te surprend pas mais ça te suffit à te faire lever la tête. Tu vois bien qu'elle n'a pas l'air heureuse, Miu. Tu vois bien qu'elle a l'air lassée, désabusée. Abusée. Tu crois que c'est la mort de son père. Ça a toujours été un peu ça. Elle a changé, en un an. T'es pas quelqu'un de spécialement empathique, et tu n'essayes même pas de l'être. T'acceptes juste de lui prêter ton épaule et ton oreille, faute de pouvoir lui donner mieux, accompagné d'un regard attentif. Pas de compassion. T'aimerais pas qu'on te regarde avec ce sentiment qui sonne horriblement faux parce que propre à l'homme. C'est juste une façon de dire « Ouais, c'est triste pour toi, mais qu'est ce que tu veux que j'y fasse ? Je m'en fous. ». Et tu ne veux pas que Miu pense que tu t'en fous. Ça aussi, ça serait complètement faux.

« À toi, Seiji. À toi. »

Un maigre sourire vient se peindre sur tes lèvres et tu hausses lentement les épaules car les mots ne viennent pas. Ils ne viennent jamais, de toute façon.

Tu lèves la main pour interpeller le barman, lui indiquant d'un geste de remplir ton verre une deuxième fois. Ce qu'il fait, et les glaçons remontent à la surface. De nouveau tu les regardes, tu les fais tourner, en met un dans ta bouche en avalant une gorgé. Tu le suçotes un peu, aspirant l'alcool imprégné dedans avant de le croquer lentement, te glaçant les dents. C'est froid, ça fait mal dans ta bouche, l'impression qu'on t'anesthésie les lèvres.

« Alors ne rentre pas. Tu n'es pas obligée, après tout. »

C'est vrai, ça. Tu peux juste rester là, toute la soirée et une partie de la nuit avec un mec ennuyeux, le nez plongé dans un verre, à parler de far west. Ou de glaçons.
Nouvelle musique, ça cogne dans tes tympans, de nouveau. Et ton premier verre commence à te monter à la tête, afflux furieusement dans tes veines. Ça te chauffe les joues, menace d'étirer tes lèvres.

« En revanche, j'aimerai te voir sourire. Te voir vivante. Ça fait longtemps. »

Tu hoches la tête, comme si ton toi intérieur était en approbation avec toi même. Puis, tu marmonnes, plus à l'intention de ton verre dont tu caresses le bord avec la pulpe de ton index qu'à quelqu'un d'autre :

« … Petite princesse. »

❝ Load up on guns, bring your friends
It's fun to lose and to pretend. ❞
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Ven 24 Oct - 12:18



on est des cowboys billy


••• here we are again i feel the chemicals kickin' in it's getting heavy and i wanna run and hide i wanna run and hide i do it everytime you're killing me

La brûlure familière de l'alcool carbonise ce qu'il te reste de bon sens.
Tu as toujours trouvé que le whisky non-dilué avait la saveur de la mélancolie - amère & fondamentalement destructrice, la liqueur obstrue ta trachée, vide tes poumons. Inspire, expire, grimace ; c'est écœurant mais ça fait chaud à l'intérieur & quelque part, c'est par le feu que tu ressuscites. Les cubes de glace déjà à demi-fondus tintinnabulent à la surface, carillon décuplé par les prémices de l'ivresse - mouvement de poignet, crescendo.

Seiji n'a pas franchement le profil du type qu'on s'attend à rencontrer dans un bar tapageur et mal famé - c'est pourtant sans la moindre hésitation qu'il vide son premier verre, en commande un autre aussi sec. Il y a quelques mois à peine, ce spectacle inhabituel t'aurait certainement beaucoup amusée ; peut-être même que tu aurais poussé le vice jusqu'à sortir ton téléphone portable & diffuser en douce deux ou trois photos de ton camarade habituellement si sage sur Internet. Mais aujourd'hui, c'est à peine si tu souris - nouvelle gorgée, coup d'oeil significatif au barman. Le simili-cristal scintille lorsqu'on y verse une nouvelle fois l’élixir délictueux, & tu y replonges presque instantanément. Tu connais l'effet du scotch ; ça commence avec des fourmillements à l'arrière du crâne & ça finit sur une grande gifle, assomme la raison & trouble l'équilibre ! Qu'importe, au final ?

Alors ne rentre pas. Tu n'es pas obligée, après tout.
Tu arques un sourcil - qu'est-il arrivé à Seiji Omura, jeune homme toujours responsable & de si bon conseil ? Evanoui, on dirait, comme dissolu dans le Rangers de vingt ans d'âge. Tu songes une seconde à l'appartement qui, faute d'un autre héritier, est aujourd'hui à ton nom ; à la chambre de ton père, encombrée de tubes & de bonbonnes & d'appareils médicaux plus mystiques les uns que les autres, à celle de Sae condamnée depuis plus de six mois à présent, puis à la tienne, si grise, si vide. C'est vrai, tu n'es pas obligée - mais quelque part, tu préférerais peut-être. Tu convoitais à l'époque des jours heureux une liberté idyllique ; maintenant que tu l'as obtenue, elle pèse sur tes épaules, entrave jusqu'au moindre de tes pas. En revanche, j'aimerai te voir sourire. Te voir vivante. Ça fait longtemps... Petite princesse.

Aussi loin que tu te souviennes, il t'a toujours surnommée de cette façon. Même bien avant que tu ne te hisses au rang de secrétaire personnelle d'un demi-dieu de la finance, avant que tu n'appartiennes au cercle privilégié & dédaigneux des puissants. Comme si à ses yeux à lui, avec ton compte en banque perpétuellement à découvert & tes vêtements douloureusement bon marché, tu étais déjà souveraine. Dis, Seiji, tu vois pas que je tiens plus de la sorcière que de la princesse ? J'suis la méchante moi. Oublie pas.

"- Tu es adorable, décrètes-tu sans réellement y penser. Ca bourdonne dans ta tête, au rythme de la musique. Énième goulée, cul sec. Mais je pourrais en dire autant de toi. Tu tends une main hésitante dans sa direction, effleures ses doigts du bout des tiens, contre son verre à moitié vide. Et je suis toujours plus vivante, quand tu es là. Tu le sais ?"


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Sam 25 Oct - 0:08



❝ft. miu aisaka

   ♡ Hey you, see me, pictures crazy
All the world I've seen before me passing by.


C'est drôle, quand même.
Deux ans que tu es dans cette entreprise. Deux ans déjà. Deux ans que tu as passé dans l'ombre des autres, deux ans que tu sues plus de sang que d'eau pour accomplir ton devoir. Sur tout ce temps, personne ne s'est jamais intéressé à toi. Personne. Même pas les ouvriers de l'atelier. Du premier jour jusqu'à maintenant, dès que tu franchis le pas de la porte de Motors District, tu perds ton identité. Tu n'est plus Seiji Omura mais ''hey toi là'', ''t'es qui déjà ?'', ''va faire ça'', ''monsieur.. ?''. Ton nom, t'as beau le répéter tous les jours, tu crois que tu vas à ton tour finir par l'oublier, comme eux. Et puis il a fallu qu'un jour, une tête bleue se pointe dans cet endroit sale où elle n'avait rien à faire. Délicate, vivante, frêle, tu n'as jamais su pourquoi elle était venue, mais elle était là, devant toi, un casse tête entre les mains. Miu Aisaka. Ce nom, tu l'avais entendu des millions de fois sans pouvoir mettre un visage sur dessus. Et ce jour-là, tu l'as eu.

Arrêtez, vous m'empêchez de travailler. Vous ne devriez pas être ici.
Insupportable. Trop bruyante. Une tête à claque. T'en avais marre et plus d'une fois tu avais songé à l'assommer avec la clé à molette dans ta main. Ou une roue de voiture, afin qu'elle se taise, qu'elle arrête de t'emmerder avec sa vie et ses jeux de gamin à la con. Plus d'une fois, t'as cru que tu allais finir par la tuer. Et pourtant. Tu n'as pas su comment, mais t'as fini par t'y attacher sans vraiment désirer sa présence. C'était étrange, l'agacement que provoquait son arrivée et l'ennui mortel quand elle n'était pas là. Au final, à tes yeux, elle avait pris l'image d'une rose céruléenne. Fragile, belle et redoutable à la fois. Une princesse. Petite princesse. Ce surnom est venu naturellement et le tutoiement s'est installé progressivement, bien que tu la respectes plus que n'importe qui. La seule qui ait daigné à s'intéresser un peu soit-il à toi. La seule qui ne t'a jamais oublié. La seule qui est revenue, inlassablement.

Tu crois que tu l'aimes bien, Miu. Que tu l'aimes beaucoup.

« Tu es adorable. »

Tu crois qu'elle a parlé, tu ne l'écoutais pas vraiment. Elle boit sans fin, l'alcool venant humidifier ses lippes roses, faire briller un peu plus ses yeux superbes, rougir ses joues doucement. Sa respiration s'accélère un peu.
Elle est belle, Miu.

« Mais je pourrais en dire autant de toi. »

Tu hausses un sourcil lentement, la regardant sans pouvoir détourner le regard. Elle t'intrigue, t'échappe sans cesse, te file entre les doigts. T'as beau essayer, recommencer, tu n'arrives jamais à la cerner tout à fait. Imprévisible. C'est comme ça que tu l'aimes, ta petite princesse. Sa main s'étire paresseusement jusqu'à ce que ses doigts atteignent les tiens, posés sur ton verre. Tu l'observes faire avec une certaine attention, le souffle coupé, hésitant.  

« Et je suis toujours plus vivante, quand tu es là. Tu le sais ? »

Tes lèvres finissent par s'étirer tout à fait, comme rarement et tu plaides coupable, rejetant la faute sur l'alcool que tu as ingurgité. Ta main se retire de la surface glacée du récipient pour pouvoir prendre tout à fait celle, plus fragile, de Miu dans le creux de sa paume. Ton regard quitte vos dextres entremêlées pour se risquer à affronter le sien, sans peur mais sans grande assurance. T'aimerais croire à ce qu'elle dit, t'aimerais tellement y croire et t'y accrocher de toutes tes forces. Mais t'arrives juste pas à te persuader, à te convaincre toi-même. La Miu vive, aux éclats de rire et vilenies incessants te manque cruellement et tu sais bien que ce n'est pas quelqu'un comme toi qui va changer ça. Tu es bien trop fade pour elle, bien trop... Vide.

« J'aimerai bien y croire, mais je vais faire comme si. »

Tu finis le reste de ton autre verre d'une traite à l'aide de ta seconde main. Il t'enflamme plus que le précédent, te monte un peu plus vite à la tête. C'est un brasier qui incendie toute ta gorge, allume ton regard d'une flamme intense qui vacille dangereusement. Nouveau geste. Nouveau verre.
Tu coules un regard plein d'envie vers ta boisson qui n'attend qu'à t'égarer un peu plus mais tu te retiens, pour en glisser un plus fiévreux vers ton amie. Tu la détailles un long moment, mettant tes principes de côté pour te permettre cet écart là. Réflexion. Conclusion. Non, rien à faire, Miu reste intouchable, hors de portée, bien trop belle pour être là, à boire un verre avec un pauvre gars malhonnête comme toi.

Tu ne sais pas trop ce qu'il se passe dans ta tête maintenant, et franchement, depuis longtemps tu as arrêté de réfléchir. Depuis que Miu est rentrée dans ta voiture. Alors, doucement, tes doigts quittent sa main pour glisser dessus et venir attraper son poignet délicat. Tu la tires vers toi avec toute la douceur que le monde t'ait concédé, jusqu'à la rapprocher suffisamment de toi pour t’abreuver de son souffle enivré par l'alcool. Juste un moment. Une seconde. Ou trente. Peut être plusieurs minutes. Tu ne sais pas, tu ne sais plus, tu as brutalement perdu tous tes sens. Assez d'ailleurs pour ne plus mesurer tes limites et obéir à cette voix qui te pousse à agir dans ta tête, résonnant dans ton ventre noué. Et avant que tu n'aies le temps de te mettre une gifle mentale, tes lippes finissent sur celles de Miu,sans que tu ne saches comment. Tu les effleures lentement, les goûte timidement, serrant un peu plus fort son poignet dans ta main. Là encore, tu ne sais pas combien de temps ça dure. Juste assez pour ancrer le texture de ses lèvres et leur saveur. Juste assez pour ne pas oublier trop vite, pour te permettre de t'en souvenir plus tard. Le plus longtemps possible.

Tu te retires finalement, bien plus vite que tu n'es arrivé. Et un peu plus rouge, aussi. Tu cherches à tâtons ton nouveau verre, l'enfile rapidement avant de passer tes mains sur ton visage et de réaliser ce que tu viens de faire.
Et les conséquences probables.

« Je crois que je devrai m'excuser ? »

Question rhétorique complètement idiote. Soupire las, coudes sur le comptoir, tête dans les paumes.

« Qu'est-ce que je viens de faire Miu, putain. »

Tu crois que tu regrettes. En fait. Non, tu regrettes absolument pas. Mais c'est sûrement ce qui va arriver que tu vas regretter.

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Dim 26 Oct - 2:29



on est des cowboys billy


••• when you're feeling lost and don't know what to do just look and see me calling out to you and when you're shaking from winter wind upon your face i'll hurry towards you i'll warm you up with an embrace when you come to me and you smile suddenly i feel as if everything's okay

C'est quelqu'un de tellement bien, Seiji.
D'une gentillesse si naturelle & désintéressée qu'au premier abord, tu avais pris sa bienveillance pour de la faiblesse. Tu le revois encore ; penché sur le moteur, les mains poisseuses & l'air absent - & surtout ces yeux un peu éteints & bien trop tristes propres à ceux qui survivent à la guerre & aux enfants qui en savent trop. Cette absence d'étincelle plus déchirante que n'importe quel sanglot ! Tu l'avais remarquée à l'instant même où il avait levé ces pupilles bleues que tu as trop vite appris à aimer vers toi, un sourcil froncé à l'adresse de l'écervelée qui avait eu l'audace de bouleverser ta petite routine ennuyeuse - et toi, tu lui avais souri.

Et puis t'avais creusé sous la surface ; un peu plus à chaque fois que tu trouvais le temps de te souvenir de son existence, malicieuse & insouciante - dieu que la vie était belle. Tous les prétextes étaient bons pour investir le garage : tu revenais quand il faisait beau & tu revenais parce qu'il pleuvait, tu revenais quand tu étais de bonne humeur & tu revenais parce que tu étais triste, tu revenais pour rien, tu revenais pour tout, tu revenais pour lui ; & puis tu revenais parce qu'il te plaisait bien, tout simplement. Trop honnête & indulgent - un véritable martyre de la société de consommation, inextricablement emmêlé dans les chaînes illusoires de la finance. Un garçon juste comme il faut, de bon ton & de bonne compagnie ; hors de portée d'une abominable vipère de ton acabit. T'es de ces salopes qu'on étrangle un jour ou l'autre & dont on retrouve le cadavre dans les caniveaux, de ces manipulatrices qui se cachent dans l'ombre des caïds, de ces idiotes qui ne répondent qu'à la pression & que la délicatesse la plus fondamentale terrorise. T'étais fermement convaincue qu'il se poserait, Seiji - qu'il se trouverait une jolie fille aussi douce & effacée que lui pour lui passer la bague au doigt, le genre de perles rares qu'on épouse & qu'on chérit, avec tous les enfantillages ridicules qui s'y assortissent. La maison avec son petit jardin désespérément net et son coin potager, les mômes si bien élevés qu'on les confond avec des automates & les photos de famille qu'on suspend dans les couloirs, ces affreux clichés où tout le monde paraît si heureux ! Tu lui souhaitais cet avenir-là, au petit mécanicien modeste - tu le lui souhaites encore.

J'aimerais bien y croire, mais je vais faire comme si.
Sa main s'est refermée sur la tienne ; lignes de cœurs entremêlées. L'amoureux & le Diable, en perpétuelle opposition - verre après verre, il paraît de plus en plus joyeux. L'alcool réchauffe les âmes, et les vôtres ne font pas exception ; tes convictions s'étranglent, hypnotisées par les couleurs qui dansent entre les reflets de ton whisky.

Tu as une idée assez précise de ce qui est sur le point de se produire.
C'est le regard incandescent qu'il se tourne finalement vers toi - deux iris en flammes, affolés par l'ivresse. D'aucun affirment que l'instant qui précède le baiser est cent fois plus intense que l'acte lui-même ; hors d'haleine & déjà calcinée par la chaleur de son souffle, tu es prête à les croire sur parole. Il est si près - un centimètre à peine & des kilomètres d'écart social, un abîme de protocoles & de conventions à transgresser. Il suffirait d'un geste pour le franchir ; d'un instant pour basculer dans le précipices du péché, ces catacombes de plaisir qui seront certainement ton tombeau. Mushido. Mushido. Eh, Seiji. Seiji, tu peux pas. Un prénom qui résonne dans les replis de ton brouillard mental, une promesse, une condamnation. Mushido.

Les lèvres de ton ami ont la saveur de la trahison ; t'effleurent, t'ensorcellent, t'assassinent. C'est doux & amer à la fois - c'est en train d'arriver. Ton poignet prisonnier de son étreinte et ta gorge qui se serre, quelques mèches brunes qui viennent caresser tes joues ; c'est douloureusement réel & pourtant bien trop abstrait pour que la raison prenne le pas sur le désir. Une seconde, cinq, douze - il s'écarte, vite, trop vite à ton goût. Joue le jeu, Seiji ! De toute façon, on a déjà perdu.

Je crois que je devrais m'excuser ? Qu'est-ce que je viens de faire Miu, putain.

J'vais te le dire, Seiji ; tu viens d'signer notre arrêt de mort à tous les deux. Mais c'est trop tard maintenant, on est foutus. Un jour ou l'autre, quelqu'un saura ce qu'on a fait quelqu'un saura ce qu'on va faire, un jour ou l'autre on nous crèvera le front d'une balle de revolver. Un jour ou l'autre ou s'ra plus rien, ni toi ni moi, juste des noms dans un registre que personne ne consulte. J'vais te dire, à quoi bon ? Qu'on nous flingue pour ça ou pour autre chose, la finalité sera la même j'vais te dire, j'vais te dire. Toi & moi des belles soirées & des nuits mémorables on en aura plus beaucoup, à vrai dire on en aura sûrement plus jamais mais tu sais quoi, j'm'en fous, j'm'en fous. Demain, demain on dira que c'était le whisky, tu sais, demain tu diras que t'es désolé, demain j'pleurerai. Parce que tu sais, tu sais, moi je l'aime, Mushido. T'as pas idée de c'que j'ai fait pour lui & de ce dont j'serais capable s'il daignait me le demander, t'as pas idée et peut-être bien que c'est tant mieux. Tu sais je l'aime. Tu sais, tu sais, il doit savoir aussi, je crois qu'il sait. Je l'aime. Je l'aime. Mais ça suffit pas. Ca suffit plus. Tu sais, je l'aime. Mais ce soir, c'est de toi que j'ai besoin.

"- Fais-moi une faveur. Un murmure qui s'échappe à peine de ta bouche entrouverte & humide, ta voix transformée par l'exaltation. Il a l'air triste, Seiji. Juste une. Pour moi. C'est rare qu'il utilise ton prénom, ça te dérange, comme si brutalement il ne te connaissait plus. Tu t'approches à nouveau, réduisant impitoyablement la distance - dessines le relief de sa pomme d'Adam du bout des doigts. Ne t'excuse pas. Jamais."

Silence - crescendo.
Ta main coule contre ses pommettes, se perd dans ses cheveux ; & tu l'embrasses à ton tour, de façon moins pudique, presque sensuelle. Paupières closes - tu te laisses à demi glisser de ton tabouret, tangues, te laisses tomber contre lui agrippée à ses vêtements comme une noyée à sa bouée de sauvetage. C'est interdit ; mais c'est trop tard.


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Mar 28 Oct - 5:19



❝ft. miu aisaka

   ♡ The only heaven I'll be sent to,
Is when I'm alone with you


C'est fou, comme l'humain peut se montrer faible.
C'est fou, comme toi, complètement humain, tu peux te montrer faible.
Entraîné par l'exaltation qui rend sourd, des bourdonnements qui vrillent les tympans, l'alcool ayant tout juste suffit à déconnecter le peu de raison qui subsistait, t'as flanché. Flanché pathétiquement, tu t'es écroulé à genoux devant ce Dieu intérieur appelé Envie. Péché capital au pouvoir inflexible, t'as plié face à lui, aussi docile qu'un roseau sec sous la caresse de la brise. Seiji, Seiji, t'es un pécheur, un faible, t'es pas de ceux qui résistent, t'es pas de ceux qui savent ce qui est bien ou mal. T'es d'ceux qui s'en foutent, qui se laissent aller à l'instinct ravageur, à l'appétence répugnante propre à l'être humain. Ces quidams un peu perdus, un peu seuls, qui font qu'obéir sans trop réfléchir, sans trop savoir pourquoi ça se passe, dans le simple but de se chercher.
À ton tour, tu as exploré des zones dangereuses, mais en connaissant les risques. Qu'ils aillent au diable, t'en as marre des limites, des restrictions, tu veux sortir de cette ombre constante. Tu veux être quelqu'un. Pour quelqu'un. Pour Miu.

On dit que l'envie entraîne souvent la jalousie. Tu crois que c'est l'inverse pour toi. Inexistant, effacé, tu t'es toujours contenté d'épier les autres se complaire dans leur petite vie honnête et aisée, souvent généreusement gratifiée par la chance et l'argent propre. Longtemps, tu es resté sur les citoyens moyens, aux vies accessibles, faciles mais bien. Meilleures. Puis quand ta petite princesse est rentrée dans ta vie, ou plutôt déboulée dedans, tu as commencé à viser plus gros. Bien plus gros. Mushido Nakamura. Richissime, qui n'a sûrement rien à envier aux physiques des autres, capable de se payer des choses dont tu n'oses imaginer. Des choses que tu pourrais même pas te payer avec 20 ans de ton salaire économisé. Ou de toute ta vie.

Et c'est à lui que tu as volé ta première convoitise. Un visage de poupée, ornée de deux superbes pierres céruléennes, des cheveux semblables à des fils fins de même couleur, des lippes généreuses, pulpeuse et tendrement rosies, comme le haut des pommettes de ce faciès aux contours nettes et angéliques. Un chef d’œuvre, une peinture sous un double vitrage que tu as volontairement rayé de ta concupiscence souveraine de ton propre chef. Ce n'est plus toi qui commande, mais ton corps désireux et enflammé par les substances de l'alcool. Ta tête entière est envahie par la liqueur d'ambre, par des images bleuâtres, des sons cristallins, ne répondant plus d'un rien, ne répondant plus que pour un tout.
Un tout appelé Miu.

« Fais-moi une faveur. Juste une. Pour moi. »

Pour toi, pour toi. Pour toi, je ferai de grandes choses. Pour toi, je ferai un peu n'importe quoi, je crois.
À toi, seulement toi, je me donne entièrement. Je veux être le sujet de tes pires infamies, parce que c'est déjà trop tard. Tu m'as déjà perdu, Miu.


Elle se rapproche, réduit la distance, impitoyable prédatrice, elle a déjà jeté sur toi ses filets, ses griffes et bientôt ses crocs. Elle lacère ce qui te reste de lucidité, réduit à néant toute résistance, piétine tes derniers principes. Elle te rentre par les yeux par son apparence trop éblouissante, pénètre ton être pour prendre contrôle sur ta conscience. C'est trop tard, ses lèvres sont déjà tout près. Trop près. Et la pulpe de son doigt qui redessine lentement ta trachée te fait déglutir, t'essouffle par ce simple contact un peu trop froid, te donne envie de te réchauffer un peu plus.

« Ne t'excuse pas. Jamais. »

Impossible.
Mais tu ne réponds pas. Ce sont vos corps qui, en revanche, le font à la place des mots. Parce qu'après tout, on a pas besoin de quelques syllabes alignées pour se faire comprendre. Fin du baratin, tu la sens fondre lentement vers toi.
D'abord ses mains douces qui coulent doucement sur tes pommettes, dont la chaleur ne fait que monter de façon irréversible. Peau contre peau, ça t'électrise un peu plus et tu es certain que c'est encore pire quand ses dextres plongent dans tes cheveux à la racine un peu humide. Tu les sens presque se dresser sur ta tête, et c'est terriblement bon, cette sensation que ce toucher dégage. Ça t'enivre mieux que l'alcool, émiette tes convictions, brouille un peu ta vision qui se pose sur ses lippes entrouvertes et quémandeuses. Tu fermes les yeux au moment où elles finissent par se poser sur les tiennes une nouvelle fois.
Bang.
Tu as rendu les armes, tu es mort, tu n'es qu'une putain de marionnette qui répond aux envies des fils de nylons. T'es fichu, elle est fichue. Vous venez tous les deux de vous jeter du haut d'une falaise, plongeant dans vos tombeaux futurs.
Et tu sais quoi ? Tu t'en fous.

Tu t'en fous éperdument alors que tes mains se posent sur ses hanches, les attrapent délicatement pour l'amener contre ton torse tandis qu'elle se laisse presque tomber de son tabouret. Vos lèvres ne se quittent pas, tout à fait sondées entre elles, et tu voudrais resté comme ça pour toujours. Qu'importe alors, t'as plus rien à perdre. Vraiment plus rien. Tu veux juste y gagner, par contre. Gagner un peu de Miu, un peu d'elle dans toi, un peu de son bonheur, un peu de son temps. Un peu d'une nuit d'ivresse et d’inconscience.  
On s'en fout, on dira que c'est le Whisky. On leur dira à tous. C'est le Whisky.

Tu la presses tout contre toi, pour mieux absorber les contours de son corps, pour mieux les redessiner dans ta tête, mieux les sentir. Pour les avoir tout à fait. Tes lèvres quittent les siennes, à peine une seconde. Alors Seiji, t'es un faible ou de ceux qui résistent ? C'est maintenant, que tu dois faire ton choix.
Tu tires ta carte. Faible de cœur. Tu refonds dessus, pour les capturer pleinement, tes pouces caressant ses hanches par de petits gestes circulaires.

« Je crois que je vais avoir besoin d'un joker pour ce qui va se passer ce soir. », tu murmures, t'abreuvant de son souffle au goût dangereux.

Ouais, parce que c'est pas fini, princesse. Je vais avoir besoin de me repentir en excuse, au moins encore une fois, je le sais. Mais actuellement, je veux pas y penser. Laisse moi juste une nuit pour te découvrir avant de me forcer à faire ça.
Juste une nuit où tout sera permis.

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Mar 28 Oct - 15:30



on est des cowboys billy

INFIRMIERE ••• sur la musique on va on vient on s'éloigne et on revient puis tu t'élances et je te tiens je te retiens du bout des doigts pour te ramener contre moi sur la musique on va on vient corps contre corps main dans la main plus rien n'existe plus rien de rien quand je te tiens du bout des doigts pour te ramener contre moi

Pauvre conne.
Arrête une seconde, regarde-toi ; t'as laissé l'amour te démolir & maintenant c'est à ton tour de le mettre en pièces. Tu lui as tout donné mais t'as jamais rien dit, par jeu par orgueil par peur de tout faire de travers, t'as passé sous silence le plus important - t'es qu'une pauvre conne, vraiment. Concupiscente & dépravée ; t'aurais du lui dire, à ton mec, que t'es rien d'autre rien de plus rien de mieux que ce que à quoi tu ressembles, t'aurais mieux fait d'le prévenir mais t'étais tellement meilleure dans ses yeux à lui que t'aurais accepté d'gâcher ça pour personne, pour que dalle. T'es une vraie salope, jamais heureuse, aussi inconséquente qu'inconsistante - t'as le cœur plein de promesses que tu dilapides à tout va & le plus triste c'est que t'y crois, à tes putains de belles intentions ! T'avais persuadé tout le monde que tu ferais les choses bien comme il faut au moins ce coup-ci juste pour cette fois, tout le monde & toi la première ; t'avais gagné le jackpot & tu t'en débarrasses au profit de trois verres sales & du sourire d'un type que t'aurais jamais du rencontrer. Arrête de chercher un coupable, ça fait longtemps que t'es tombée à court d'excuses & en panne de jolis serments - t'es pas seulement une calamité ambulante, t'es ta propre malédiction. Tu leur diras, demain. Tu leur diras que c'était pas ta faute, que c'est le whisky, que tu voulais pas, que t'es amoureuse, putain, que t'es amoureuse ! Tu leur diras.

Ca commence par une démangeaison dans le bas du ventre & puis ça te monte progressivement à la tête, ça vide tes poumons & ça obstrue ta gorge - tu sais plus très bien si tes lèvres brûlent parce que t'as trop bu ou parce qu'il t'embrasse & à vrai dire ça t'importe peu. Grisé par la liqueur, ton partenaire de fortune paraît différent ; il y a quelque chose de possessif dans sa gestuelle, une sauvagerie habilement maîtrisée qui affleure à peine sous la surface. Tu le sens bien & tu t'en amuses, approfondissant le baiser comme s'il t'appartenait - ne serait-ce que pour une nuit, pour quelques heures volées à deux existences dysfonctionnelles. Il empeste l'alcool & toi la culpabilité ; cocktail Molotov d'émotions négatives & de rêves avortés ! Cette étreinte annonce l'explosion imminente d'une bombe à retardement, et son impitoyable tic-tac-tic-tac-tic-tac résonne à l'arrière de ton crâne - dis-moi, pauvre conne, on t'a jamais appris que le bourbon est un excellent combustible ? Entre ses bras, tu ressembles à toutes les autres idiotes aux corps brisés & aux âmes souillées qui errent dans les bars après minuit & qu'on retrouve une balle dans la tête le matin venu, exact reflet de cette fille pathétique que t'étais autrefois ; une poupée réutilisable, tout juste vivante. Rien qu'une pute, comme le crachent tes collègues dès que tu leur tournes le dos, & même pas du genre qui rapporte - toi tout c'que tu demandes c'est un peu de chaleur, de l'affection, & pas de cris. T'es pas si compliquée, quand on y pense ; t'es pas optimiste, pas ambitieuse, pas aussi spéciale que tu t'arranges pour le faire croire. Comme toutes tes semblables tout c'que tu veux c'est le sentiment d'exister, d'être désirable, d'être moins pitoyable qu'on aime à le penser à l'aube quand le sommeil ne vient plus.

Je crois que je vais avoir besoin d'un joker pour ce qui va se passer ce soir, chuchote-t-il en te serrant un peu plus près - un peu plus fort. Il est confiant, Seiji ; il s'exprime avec l'assurance de celui qui sait pertinemment que tu finiras dans son lit & tu te demandes combien d'autres écervelées t'y ont précédée, tu te demandes un instant puis tu te dis que c'est pas grave, que t'as pas franchement envie de savoir. Tu tires sur ses mèches fauves, guides ses lèvres & t'y abandonnes - t'as envie de plus, besoin de sa peau contre la tienne & de l'intimité dont tu as été trop longtemps privée. Tu dessines du bout des doigts des courbes indistinctes sur le devant de son t-shirt - arabesques & caricatures. Tu t'agrippes à son col, t'interromps une seconde pour fouiller dans tes poches à la recherche d'un billet que tu ne prends pas la peine de défroisser, le jettes sur le comptoir. Nouveau regard incandescent.

"- Emmène-moi ailleurs. Dehors, où tu veux, murmures-tu d'un ton qui ne te ressemble pas, à mi-chemin entre la supplique & l'injonction. Loin d'ici loin de gens loin Seiji je t'en prie sors-moi de tout ça. Maintenant."


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Mer 29 Oct - 2:32



❝ft. miu aisaka

   ♡
I'll worship like a dog at the shrine of your lies,
I'll tell you my sins and you can sharpen your knife.


C'est fascinant, cette sensation de prendre feu (coucou james), de se sentir brûler autant de l'intérieur que de l'extérieur. Cette impression que tout s'enflamme, part en fumée, ta conscience en premier. Tu te sens comme un brasier, ardent et vacillant contre sa mèche, sa source de vie, l'entourant de tes bras aux muscles fermes et puissants. Ce n'est pas fini, parce qu'à peine tu t'arrêtes, elle recommence, encore et encore. Inlassablement. Et toi aussi tu ne t'en lasses pas. Parce que c'est bon. Terriblement bon, terriblement dangereux. Ça a un goût d'alcool, de risques, un goût acide et sucré. Une saveur plaisante dont tu connais les risques, imagine leur ampleur et ça te fait doucement sourire contre les lèvres de ta princesse bleutée. L'adrénaline t'a déjà bouffé pour mieux te posséder, de toute façon. Répulsion des lois naturelles, tu reprends ce qu'on t'a volé depuis longtemps. Comme un butin de guerre, Miu était déjà objet de ta possessivité bien avant d'être affectionnée par ton supérieur. Sauf qu'elle ne l'a jamais su. Personne ne l'a jamais su, en fait. Pas même toi.
Et tu crois que c'est en ce soir purgé et lavé de toutes restrictions que tu t'en rends compte.

Toi aussi, tu l'aimes Miu. Toi aussi. Peut être pas autant, peut être pas de la même façon.
Mais putain, tu l'aimes quand même.

Tu ne penses pas en être amoureux. C'est bien plus complexe que ça, bien plus cocasse. Ce sont des sentiments nés d'une alchimie parfaite entre dévotion et convoitise. Un subtile mélange de mille feux, mille couleurs, mille sentiments. De souvenirs, d'éclats de rire, d'un soupçon d'intimité et de moments volés à deux. Et puis d'un horizon tendrement embrassé par la houle de la mer sombre.
Tu crois que c'est à partir de ce jour là que ça a commencé à devenir étrange. Ce jour où tu l'as enlevé pour l'offrir toute entière aux vagues, au rivage, seul complice de cette escapade interdite.

Réminiscence d'une silhouette dansant avec les couleurs incandescentes de l'astre fatigué.

Cette fille exerce un pouvoir sulfureux sur toi. Une influence dont tu n'arrives pas à détacher ton être, trop faible pour résister. Trop désireux pour en avoir l'envie. Et ça te rend dingue, te pousse à t'agripper un peu mieux à elle, écartant les cuisses pour la ramener tout à fait contre ton torse qui se soulève à un rythme effréné. Ta respiration se fait sifflante, difficile, mais tu passes outre pour venir ravir sa bouche de tes lippes prédatrices et démentes, de quelques coups de langues perdus. Si c'est toi qui a commencé, c'est finalement elle qui y met fin avec un billet précipitamment jeté sur le comptoir.

« Emmène-moi ailleurs. Dehors, où tu veux. Loin d'ici loin de gens loin Seiji je t'en prie sors-moi de tout ça. Maintenant. »

C'est une supplication aux effluves chaudes et pleine de promesses, murmurée sur le bout de ses lèvres meurtries par tes dents. Le murmure tentateur d'une princesse que tu ne reconnais plus. L'éloquence capiteuse te fait de l'effet jusqu'en bas de ton ventre, avant de remonter le long de ton échine dans un frisson incontrôlable.
Bien sûr, Miu. N'aie-je pas dis que je ferai ce que tu veux ?
Si elle est la reine, tu es son valet. T'exécutes.

Quittant ton tabouret après un échange silencieux de regards voilés par le désir d'un accord commun, tu passes tes bras autour d'elle pour l'entraîner dehors, attrapant machinalement ta veste pour l'envelopper dedans. Et dans un dernier tintement sourd, vous disparaissez du bar sous le regard complice de quelques témoins amusés.

Pas dehors, pas dehors. Mais tu sais que tu te sens incapable de l'emmener quelque part, tu ne veux pas séparer ton corps du sien ne serait-ce qu'une demi minute. C'est trop tard, trop tard, tu penses, la guidant jusqu'à la voiture. Tu ouvres une portière arrière, la fait monter dedans et toi à sa suite. Ironiquement, t'as l'impression de te retrouver dans une scène de film américain un peu con, un peu trop niais pour toi, et pourtant.

« Dis moi si t'es certaine de vouloir ça, dis moi si tu te sens prête à creuser nos tombes, dis moi que t'es consciente des risques, parce que putain, c'est complètement insensé. Complètement fou.

On a pas le droit, Miu, on a pas le droit. Et tu sais pourquoi on le fait ? Parce que c'est justement interdit. C'est comme ça que les humains marchent. Ils ne font que ce qui mène à la condamnation.

Tu la regardes, un peu incertain, un peu perdu. Tu tiens ses poignets dans tes mains qui ne demandent qu'à la toucher, à la sentir, à apprécier son grain de peau et sa texture laiteuse, sans limites. Tu crois que tu deviens fous que ça te rend dingue, t'as la bouche sèche et la vue un peu brouillée. T'es plus sûr de ce que tu dis, aussi. Et c'est même pas ce qui t'alerte le plus. Ta perception des choses est déjà réduit à néant depuis un moment.

« Dis moi, petite princesse, parce que je suis pas certain d'être capable de te faire ça. », tu souffles en te mordant la lèvre inférieure.

Dis moi, rassure moi. Parce que tu sais, princesse, je crois qu'j'en suis pas capable, mais j'en crève d'envie.
Laisse moi pas te faire ça.
M'y oblige pas.

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Jeu 30 Oct - 23:10



on est des cowboys billy

INFIRMIERE ••• j'ai besoin de toi comme d'une cigarette ou d'un verre à chaque fois que je dois sortir dans la foule je me dis que ça peut pas être comme ça qu'il doit y avoir autre chose jusqu'ici j'ai pas trouvé des tas de raisons d'exister mais j'ai besoin de croire en quelque chose de profond de solide j'ai besoin d'être porté par un espoir

Dans une certaine mesure, il n'a pas tout à fait tort : vous n'appartenez pas au même monde. Toi, t'es de ceux qu'on reconnaît de ceux qu'on envie de ceux qu'on assassine ; on connaît ton visage & tes secrets les plus sordides avant même de te rencontrer et l'plus triste dans tout ça c'est que t'avais fini par affectionner ta médiocre notoriété. Seiji dispose encore d'un anonymat qui en l'occurrence lui sera sans doute salvateur - si quelqu'un vous dénonçait, les gros titres de la rubrique scandale des magasines people ne mentionneront pas son nom. Miu Aisaka au bras d'un mystérieux jeune homme ; sur ton piédestal de célébrité par procuration, tu es une cible idéale pour l'opprobre public. Les honnêtes citoyens ont toujours besoin de quelqu'un à exécrer - & après tout, pourquoi pas toi ? Comme tu l'avais si théâtralement spécifié à ton patron à l'occasion de ta première visite dans le bureau qui plus tard serait aussi le tien, plus on est haut dans l'échelle sociale, plus la chute est rude ; alors dis-moi, toujours aussi satisfaite de ta promotion fulgurante ?

Y'a quelque chose dans son souffle erratique & dans sa façon de te serrer contre lui qui t'fait penser qu'à ses yeux t'es sûrement plus qu'un coup d'un soir - qui t'fait penser que si Mushido n'avait pas déboulé dans ta vie & bouleversé la moindre de tes certitudes, t'aurais sûrement fini par tomber amoureuse de Seiji. Ca t'fait penser que si y'a deux ans de ça il t'avait proposé de sortir un soir t'aurais joué avec son cœur puis tu l'aurais brisé tout simplement ; tu l'aurais broyé comme on craque une allumette, vite et d'un coup & sans grand intérêt. C'était facile à l'époque, facile de garder tes distances & d'te cacher dans tes secrets. Mais tu peux plus, maintenant. T'en as même plus envie.

Il t'enveloppe dans sa veste bien trop large avec des airs de propriétaire - le rictus des quelques clients qui vous dévisagent alors qu'il t'entraîne dehors te dérange. Tu sais d'quoi vous avez l'air : un jeune couple dans l'euphorie des premiers temps, de ceux qui s'plaisent tout de suite & qui s'oublient presque aussitôt. Deux imbéciles sans histoires, ennuyeux mais optimistes ; si les circonstances avaient été autres, t'en aurais presque ri. Claquement de porte, tintement - adieu les quidams & leurs quolibets égrillards et vulgaires ! Malgré ses attentions, le vent glacé des soirs d'octobre te lacère de part en part ; contraste douloureusement avec la brûlure de l'alcool. Tu t'doutes bien que malgré c'que t'as dit, il t'emmènera pas dans une ruelle sombre pour te baiser comme il l'eut fait d'une prostituée - il est pas comme ça, Seiji, il est trop bien pour toi. Il te respecte trop pour voir que derrière la couche de vernis & d'éducation, t'es qu'une chienne, pas plus noble que sincère. Si Motors District abrite des trésors, tu en fais certainement partie. Tu tangues plus que tu ne marches, cramponnée à son bras jusqu'à la voiture ; & tu discutes pas, tu montes dedans. T'es pas de ces connasses hautaines qui réclameraient une chambre d'hôtel cinq étoiles, t'as déjà été réduite à bien plus dégradant qu'une banquette arrière un peu défoncée - t'es pas une princesse, toi. Quoi qu'il puisse en penser.

Dis moi si t'es certaine de vouloir ça, dis moi si tu te sens prête à creuser nos tombes, dis moi que t'es consciente des risques.

Tais-toi. Me balance pas ça au visage, j't'interdis.
Je sais très bien c'qu'on risque j'le sais même mieux que toi tu t'rends pas compte ; j'sais bien que les gens parlent & que la presse épargne personne, j'sais bien que tout se sait et que dès que ça éclatera on sera les premiers à pas s'en relever. J'sais bien que tu risques de perdre ton job & moi l'amour de ma vie,j'sais bien, j'sais bien. J'y pense, tu sais, j'y pense tout le temps. Demain quand on s'réveillera on va y penser et finalement on s'dira qu'il vaut mieux s'en abstenir, demain on partira chacun de notre côté vaquer à nos petites occupations débiles avec une boule au ventre. Peut-être même que dès demain, on s'évitera, on fera comme s'il s'était jamais rien passé. Demain, pas ce soir. On s'en voudra demain, mais c'est trop tard, t'entends ? Tant qu'à crever d'un truc, autant crever d'amour.

Dis moi, petite princesse, parce que je suis pas certain d'être capable de te faire ça.

Il a l'air déchiré - tiraillé impitoyablement par deux désirs contradictoires. Te posséder ou te protéger ; tu devrais lui dire, peut-être. Lui dire que si c'est pas comme ça que tu gâches tout ce sera autrement - lui dire que tu l'aimes, un peu, beaucoup. Lui dire qu'il a toujours été dans un coin de ta tête, remisé avec tous les autres plaisirs de la vie que tu t'refusais, à la façon d'une accro à la coke en pleine désintoxication ; à l'obsessionnelle.

"- Seiji. Il te fixe avec tellement d'intensité que t'as déjà l'impression d'être nue, en dépit de ton épais pull-over & du coup-vent drapé autour de tes épaules. Seiji. Tu répètes son nom dans un murmure, une litanie. T'invoques ses plus mauvais penchants & la pitié des puissants, la miséricorde absolue des tentateurs & de ceux qui y cèdent. Hé, Seiji. Tu te dégages de son emprise, hésites un instant - juste une seconde & ça commence. Tu l'enjambes avec aisance, te laisses tomber à califourchon sur lui. T'as toujours été bonne à ça ; à vrai dire, c'est même le seul truc que tu sais faire. Exciter. Trahir. J'veux pas que t'hésites, j'veux plus. Vas-y. Tu te plaques contre son torse, te penches pour effleurer son cou de tes lèvres toujours enflammées par la liqueur & son baiser à lui. Tu dis qu'on creuse nos tombes ? Alors tant mieux, tu sais. Court silence - tu remontes lentement pour plonger ton regard dans le sien. Ca m'dérange pas de mourir avec toi."


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