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 MANGE TES MORTS ◆◆◆ NAOMI

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Mer 22 Oct - 14:46

mange
tes

morts

Les égouts ça perturbe les gens. Pourtant ça ne contient que des choses qui ont longuement macéré dans leurs sucs digestifs et qui sont sorties par l'une ou l'autre entrée de leurs intestins. C'est plutôt sympa les égouts si on essaie un peu, on fait corps avec la matière, on entre dans une forme d'investissement personnel et de pèlerinage fécal très humble. Être proche de ce que l'humain possède de plus organique a quelque chose d'assez artistique, c'est quasi transcendant, on épouse sa nature profonde, s'éveille spirituellement quand on marche dans le caca.

Sans mauvais jeu de mots, enfin si en fait, avec mauvais de jeu de mots, Rancid était tel le colon, il arpentait les boyaux de la terre en accomplissant une fusion mentale et physique avec le lieu, il se sentait bien, il se sentait vivant, on se sent particulièrement vivant dans ce genre de lieu tu sais, on se sent profondément ancré dans son enveloppe charnelle, on habite son corps de façon viscérale, on entre en résonance avec les choses, c'est très terrestre comme sensation, c'est vraiment tellurique, je pense que tu devrais essayer, ça t'apprendre des choses sur toi-même, ça t'ouvrira quelques chakras, ça te débouchera des pores je t'assure.

L'énergie est palpable, je crois que la positivité ultime se trouve dans l'écoulement des eaux usées, moins plus moins égale plus effectivement.

Rancid faisait de grands pas qui brassaient les immondices dans lesquelles il marchait, ça faisait un bruit de clapotis vaguement flasque et ça levait quelques relents qui s'empressaient d'alourdir l'air envenimé par 37 millions de culs tel un léger voile iridescent.
Il avait à la main un carnet trempé d'une substance saumâtre, ses pages gouttaient dans l'immense rigole - il l'avait fait tomber déjà trois ou quatre fois dans la crasse -. C'était le bingo book qu'il se trimballait partout où il prospectait pendant ses rafles. Il manquait cruellement de fonds pour s'acheter un smartphone et pistait ses cibles à l'ancienne à défaut d'avoir du matos adéquat.
Quoi qu'il en était on peinait à y lire les informations manuscrites sans doute extrêmement importantes qui y figuraient.

Rancid sortit son portable de sa poche, un vieux nokia fissuré qui peinait à illuminer son petit écran à cristaux liquides. Ca indiquait quatre vingt dix messages non envoyés pour cause d'absence de réseau, et une heure du matin. Une heure qu'il était là à agiter la crotte dans une totale vacuité. Il commençait à se demander s'il finirait par la trouver ou pas, parce qu'il avait quand même remué tous les trous paumés et désaffectés qu'il avait pu trouver en ville.
Rancid se mit à tiquer nerveusement de l’œil droit et sa démarche se fit un peu plus frénétique qu'à l'accoutumée.

Putain de fromage de bite allez nique les chèvres je fais encore un tour et je me barre de ce fin fond de trou du cul.

À bon entendeur.

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Dernière édition par Rancid le Lun 27 Oct - 10:09, édité 1 fois
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Ven 24 Oct - 3:21



NAOMI&RANCID; OCT.; 826WORDS; #069E65;
MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS.
Cibler. Traquer. Tuer.

Recommencer.

Un par un, ils allaient tous finir par mourir. Ils allaient tous finir par goûter leur propre sang et s’y noyer. Ce qu’elle adorerait entendre le gargouillement dans leur gorge, se délecter de la peur habitant leurs yeux alors que leur esprit s’immisce de cette pensée. Tu l’as mérité. Tu l’as toujours mérité, toi, et les autres aussi. Vous le méritez tous.

Cibler. Traquer. Mémoriser. Épier. Tuer.

Recommencer.

Depuis son retour, déjà des morts. Déjà des morts de ceux qui ont osé croiser son chemin. Tokyo. Ça faisait longtemps que je ne t’avais vue sous ce jour. T’ai-je déjà réellement vue sous ce jour?  Ses yeux ne sont plus portés vers le ciel orangé, voleur d’étoiles; il est porté sur les étoiles artificielles, à l’Homme qui vole ces étoiles du ciel pour se les approprier, à ces hommes qui se croient plus brillants encore que ces scintillants astres au loin.

Foutaises.

Tokyo, je ne t’ai jamais vue sur ce jour, mais je connais ta nature. Je connais les recoins les plus pourris de tes ruelles comme je connais les endroits où la propreté te fait paraître plus corrompue encore. Tu suintes de la corruption, Tokyo. Tu empestes le désespoir. Tu traques les âmes perdues. Tu ne laisses aucune chance. Cruelle Tokyo. Comment as-tu pu devenir ainsi, métropole chérie, autrefois si populaire?

C’est eux. C’est eux, c’est toujours eux, c’est de leur faute, ils méritent de mourir de mourir enterré vivant de se faire décapiter qu’on leur coupe la tête qu’on leur coupe les membres qu’on les entende crier qu’on les assassine.

Massacrer. Tuer. Assassiner. Annihiler.

Ne. Pas. Les. Épargner. Jamais. Plus jamais.

Recommencer.

Bientôt. Bientôt, elle ne les attaquera plus un par un. Bientôt, elle sèmera la panique. Elle ne les laissera pas se sauver aussi facilement. Elle veut qu’ils sachent. Elle veut qu’ils sentent la peur elle veut sentir leur peur qu’elle dégoutte de leurs pores et qu’elle les étreigne et les agrippe et les étouffe. Ils l’auront vu venir. Ils l’auront vu venir et ce sera bien fait pour eux et pour leurs crimes.

Naomi a épié. Naomi s’est promenée. Cette ville, elle la connaît. Elle est venue souvent entre les quartiers dans le noir, dans la clarté du jour. Elle a joué de la guitare dans les rues, a croisé des gens, leur a souri. Ils ne méritaient pas son sourire, ni sa méfiance. Aujourd’hui, elle guette, Elle a guetté du toit d’édifices. Elle a guetté dans les parcs. Elle a guetté les fenêtres des entreprises comme elle a vu les allées et venues des gangs. Bandeau rouge. Foulard bleu. Bracelet rose.

Continué de jouer son rôle de gamine à la guitare dans un coin. Son rôle de gamine à la guitare dans l’autre. Sentiment profond d’être épié qui revenait. Sentir le regard. Sentir le regard sur son dos. Trop longtemps.

Elle a changé d’endroit plusieurs fois pour ne plus avoir ce sentiment désagréable d’être suivie. Son usine n’était plus sécuritaire. Pour l’instant. Pour l’instant, elle devait aller ailleurs. La bouche d’égout. Le milieu de la ville. Ouverte. Elle s’y est glissée. Immiscée à l’intérieur. La porte ouverte sur le plafond. Une corde. Grimpée. La corde rentrée, disparue. Mais la porte n’est pas refermée. Pas au complet. Rien de plus qu’un trou noir en haut, imperceptible. Elle guette.

Elle guette pour les paroles qui viennent car elle sait qu’elles viendront si elle est bien suivie. Elle aura sa peau. Personne ne le plaindra. Personne ne le trouvera. Personne.

Son monde est noir comme la nuit qui se profile toujours sur Tokyo et le silence règne. L’odeur s’infiltre dans son domaine, mais elle la dissipe à mesure. Sa tête n’aura aucunement d’odeur, pas une odeur aussi désagréable. Non.

Elle avait raison. Des pas. Elle entend des pas qui s’avancent. Elle les entend s’enfoncer dans l’eau et s’enfoncer dans la merde et y rester pris. Et la voix. La voix qui fait l’écho contre les murs. Pourquoi prend-il le chemin de l’eau quand il pourrait marcher sur les bords qu’utilisent les ouvriers?

Ses paroles sont insensées. Il lance des injures comme des armes et s’insulte de sa non-présence. Un sourire se dessine sur les lèvres de la gamine.  Rire enfantin qui n’a plus sa place. Résonne entre les murs.

▬ Et tu pensais y trouver quoi, hein? Tu pensais m’y trouver? Tu me veux quoi?

Laisse le silence planer. Ses paroles se font soudainement moins entraînantes. Sa voix s’assombrit.

▬ Dégage. Laisse-moi tranquille. Je te donne trente secondes. Après, tu ne vaudras pas mieux que les déchets qui flottent dans ce putride égout.

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Lun 27 Oct - 11:13


— Et tu pensais y trouver quoi, hein? Tu pensais m’y trouver? Tu me veux quoi?

Il se retourna subitement, comme si Dieu en personne venait de se pointer au coin du tuyau.
Au début il n'y avait rien - pas moyen de voir plus loin que ses pieds, et en l'occurrence que ses chevilles, puisque le reste était plongé six pieds sous la merde. Mais ses petits globes oculaires d'hémoglobine injectés finirent par se faire à la minable luminosité, et il put distinguer les contours de l’apparition divine.

Elle était sur le rebord, surplombant l’eau croupie, là où les gens normaux marchaient habituellement pour éviter de se plonger les guiboles dans les chiures de l’humanité. Personne n’était tout à fait comme Rancid, dévot de sa propre cause inqualifiable, qui voyait dans chacune de ses balades nocturnes un fervent chemin de croix.

— Dégage. Laisse-moi tranquille. Je te donne trente secondes. Après, tu ne vaudras pas mieux que les déchets qui flottent dans ce putride égout.

C’était une petite ombre rachitique qui correspondait en tout point au signalement griffonné jadis sur son carnet. Déjà qu’il était absolument naze en portraits-robot, le fait que ses feuilles aient malencontreusement pris la flotte n’aidait pas vraiment dans son identification. Mais Rancid la reconnut rien qu’à la silhouette. Un néon à clignotance trop intermittente pour être une source fiable de lumière découpait le visage de la gamine. Il était glacial et hargneux, pile poil comme il se l’était figuré sur les bouts de photos et de vidéos mal dérushés au quartier général. C’était typiquement le genre de gosse qu’il fallait pas emmerder quoi.
Un rictus perfide trancha en deux le faciès de Rancid.

Putain bah mieux vaut tard que jamais je me suis fait chier comme un rat crevé pour te choper. Salut Naomi, moi c’est Rancid !!!

Ce n’est pas qu’il n’avait pas compris, mais plutôt qu’il n’avait pas écouté. C’était pas faute d’avoir été agressive.

Le recruteur se précipita sur la corniche, répandant sur la pierre jusqu’ici vierge un torrent de crasse liquide. Il plia ses jambes poisseuses pour se mettre à la hauteur de la jeune fille, et d’une voix criarde peut-être plus pénible encore que l’odeur nauséabonde de ses vêtements, il la salua en secouant épileptiquement ce qui devait être ses mains - enfin il l’espérait parce qu’on y voyait quand même rien dans ce putain de trou -.

Dis-donc t’as l’air de te porter comme une charme ! Nan parce que t’avais pas l’air frais sur les aperçus des caméras de surveillance que j’ai crackées !! T’avais bu du lait périmé ?? Tu vas mieux ???

Il lâcha enfin ses petits doigts froids pour l'attraper par les épaules, aussi indélicat et familier qu’il l’aurait été avec sa grande-tante éméchée un soir de Noël. Rancid ne prenait en considération ni les menaces, ni les espaces vitaux et autres périmètres de sécurité imposés par un tiers ou une situation où il risquait une mort imminente. Il ne cessait pas de sourire, toutes dents et langue dehors, tapotant gentiment les omoplates de la jeune civile qu’il venait d’alpaguer avec une improbable sérénité.

Pas top comme coin pour un rendez-vous quand même. T’es vraiment obligée de te fourrer dans ces nids super glauques ?? Enfin bref j’ai un truc à te demander mais ça risque de durer un peu plus que 30 secondes ça te dérange pas ??

C’est pas comme si le but était de passer inaperçu pour échapper à des mecs de son acabit.

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Jeu 30 Oct - 15:42



NAOMI&RANCID; OCT.; 700WORDS; #069E65;
MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS.
Pire erreur : descendre du trou sur le toit menant à son esprit pour commencer sa tirade. La voilà qui attend sa réaction sur le rebord en béton humide et froid – l’odeur transperce ses narines et ça fait étrange de la sentir comme ça alors qu’elle ne la sentait qu’en fond quelques minutes seulement plus tôt.

Elle aurait eu peur de lui. Un an avant, elle aurait eu peur de cette ombre qui s’approchait et se serait réfugiée dans sa porte, mais là, elle n’a plus peur. Pas de lui, pas de personne. Elle allait lui montrer. Ses menaces résonnent encore dans les couloirs pestilentiels de l’égout, entre les clapotis et les ruissellements, entre le souffle éraillé de celui qui lui fait face et le manque de mouvements. Elle n’aurait pas dû descendre et ce constat la guette et la traque comme un animal alors que la voix hautement désagréable de l’homme vient à ses oreilles et qu’il s’approche, fendant l’eau et les matières fécales en deux pour venir la rejoindre difficilement sur le béton.

Elle a reculé de quelques pas, tentant de construire un sens, de se faire une image mentale de celui qui l’avait probablement traqué jusqu’ici, qui l’avait traqué depuis déjà quelques jours, peut-être, elle ne le sait pas, veut-elle réellement savoir? De reculer ne fait rien et voilà que la furie qu’est Rancid lui agrippe les mains, les siennes froides et pleines de matières non-identifiées qui étaient mieux de le rester, et les secoue vivement, laissant la jeune fille dans un état d’incompréhension profonde. Ne venait-elle pas de le menacer? Ne venait-elle pas de le sommer de partir, sinon elle allait le tuer?

C’était quoi son foutu problème, à ce gars?

Plus il parle, moins elle comprend. Ça faisait un moment qu’elle n’avait pas dû faire des efforts considérables pour comprendre des phrases aussi complexes. Elle se souvient encore des fois, dans l’usine, où des gens venaient lui rendre visite ou même les fois où, à une intersection, elle recroisait ces gens qu’elle appréciait et qu’ils lui parlaient, pour n’avoir de sa part que des réponses courtes ou des interrogations sur tel ou tel mot.

Mais Rancid… C’était différent. C’était à un autre niveau. Elle comprenait tous les mots, quelques phrases, le processus d’intégration n’y était simplement pas, cependant. Comment faire le lien entre deux phrases qui n’ont aucun lien entre elles?

Sa première réaction, après avoir poussé un soupir exaspéré, mêlé de cette touche d’incompréhension qui était scotchée à son expression faciale, fut de prendre ses petites mains maintenant salies par la merde et de les poser sur le ventre de Rancid afin de le repousser. Trente secondes. Elle lui avait donné trente secondes, mais la voilà qui reconsidère ce qu’elle lui a dit parce que ça paraissait soudainement exagéré comme demande vu sa grande curiosité qui s’était accru face aux jérémiades du jeune homme. Elle se secoue, un air boudeur apparaissant sur ses traits.

▬ Hmpf. T’en as mis partout sur moi. Dégueulasse.

Et la voilà qui laisse retomber une corde du trou où sa porte s’est nichée et qu’elle y grimpe de nouveau, épiant cette fois l’homme du haut de son repaire. Elle se couche, ses mains contre son visage, ses coudes à quelques millimètres à peine du trou. Elle fronce les sourcils, fait mine de chercher quelque-chose, qu’elle atteint de sa petite main. Clac. On charge une arme.

On ne rit plus.

▬  Alors, Rancid. Tu veux quoi, hein? C’est mieux d’être intéressant, tu sais. J’n’ai pas de temps à perdre, moi. Elle se remet à sourire et fait mine d’allumer une lumière dans sa porte, de lever un interrupteur qui résonne dans l’égout et finit par laisser transparaître une lueur un peu plus vive que les néons détruits, semblable à une chandelle, elle, toujours à contre-jour. Elle chantonne : Tu-as-plus-que trenteuh secoooondes. Mais je ne dirai pas combien, alors fais viiiteuh!

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Dim 2 Nov - 19:04


Elle était mignonne cette gamine. Les jeunes avalés par cette putain de ville et recrachés entre ses chicots pourris ne faisaient pas long feu, ils faisaient un feu court, sombre, puant, dont les crépitements s'éteignaient dans les mains glabres d'une nuit de poix. Ils étaient de petites allumettes dont on craquait la tête toute pleine de soufre, et souffre, souffre, morveux. Souffre jusqu'à te traîner les entrailles dans un abîme de vice où personne, pas même Rancid, ne viendra te chercher.
Rancid était un putain de messie !! Il venait lui apporter la bénédiction qui lui sortirait la gueule de la poubelle. Il était auréolé de la grâce divine. Enfin c'est ce qu'il croyait.

Naomi se torcha gentiment les mains sur son bide en esquissant une petite moue qui seyait particulièrement bien à sa trogne juvénile. La lèvre inférieure du blond crasseux tressauta.

— Hmpf. T’en as mis partout sur moi. Dégueulasse.
La belle affaire !! T'as vu où t'habites ???? Si tu voulais moins de caca et plus de bling bling fallait te choper une petite villa sur la côte d'Azur nan ??!!??


C'était où déjà la côte d'Azur d'ailleurs ? Rancid avait déjà du mal à situer le Japon sur une mappemonde, ça lui décapait complètement le cerveau de vivre dans cette cité de malades. Il avait aussi beaucoup de mal à se situer lui-même ; tout ce qu'il savait c'était que géographiquement il était à des kilomètres de son cerveau.

Rancid décomposa des yeux tous les mouvements de sa va-nu-pieds. Elle était aussi vive qu'un petit rat d'égout natif et son exemplaire aptitude à la grimpette ajoutait une étoile et demi sur son c.v. déjà goutu. La pupille acérée du recruteur imprima soigneusement tout le petit panorama, et il passa une langue fendue sur ses babines de caoutchouc.

Rancid eut un sourire monstre à l'écoute du léger cliquetis du barillet lorsqu'elle gava son bébé de chevrotine. Visiblement, il n'avait pas fait fausse route, il la leur fallait absolument. Le seul hic était qu'elle et son revolver n'avaient pas l'air foncièrement coopératifs.

— Alors, Rancid. Tu veux quoi, hein? C’est mieux d’être intéressant, tu sais. J’n’ai pas de temps à perdre, moi.

Le susnommé Rancid enjamba le muret en pente douce et se hissa sur le rebord. Naomi le surplombait, perchée dans son charmant repaire, et lui levait bien haut sa tête pour arriver à peu près à hauteur de ses pieds.

— Tu-as-plus-que trenteuh secoooondes. Mais je ne dirai pas combien, alors fais viiiteuh!

Wow, peut-être qu’il avait un sursis d’une seconde. Ou bien deux ? Trois, tant à qu’à faire. Il n’en espérait pas tant.
Et en direct live pour plus de dramaturgie, un jeu de néons très cinématographique !! C'était super cool ce trou, ça faisait son et lumière ! Elle trouvait l’électricité où exactement ? Y’avait carrément moyen de se faire une petite rave si on pouvait ramener du câble et un bon gros sound system.

Lourd la pyrotechnie. Tu pourrais faire scénographe de fifou, je sens en toi un potentiel artistique refoulé.

Rancid trépignait littéralement, les pieds encore mouillés répandant leur ignoble gadoue sur les dalles encore sèches.
Dans ses quelques dossiers Naomi se démarquait par une dextérité certaine et un don diablement intéressant. Il espérait en avoir une petit démo en direct, parce que cliquer sur acheter le produit avant même l'avoir étrenné, c'était parfois décevant. Mais jusqu’ici il l’article était tout à fait à la hauteur de sa description.

— Tu sais j’aime bien ta petite niche en altitude. En plus t’as le tout-à-l’égout.

Sa respiration sifflante se changea en un ricanement sardonique qui explosa dans toute la longueur du tunnel. Le boyau se remplit de son rire acide qui ne retomba qu’après quelques instants, avec la même lourdeur que celle de son fabuleux jeu de mots.

— Puisque je suis visiblement sous pression, je vais faire ça vite, ok ?

Ses lèvres dévoilèrent une rangée de crocs douteux. Il croisa très énergiquement les mains et présenta son rictus le plus professionnel, un peu à la manière d’un commercial américain dans la première pub après la fin du téléfilm. Il avait la mine confiante et assurée de l’indémontable chef d’entreprise ayant étudié sous toutes les coutures l’infaillibilité de son argumentaire.

— Rejoins Asgard !

Et puis silence.
Voilà. Les explications ? La présentation du concept ? C'est pour les fragiles.

À vous les studios.

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Mer 5 Nov - 22:33



NAOMI&RANCID; OCT.; 733WORDS; #069E65;
MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS.
Habiter ici? Ha! Elle est bien drôle, celle-là. Comme si elle vivait dans ce putride endroit! Non, mais non, Rancid, voyons, j’ne vis pas ici, je ne vivrais pas ici même si c’était le dernier endroit sur Terre à être habitable. T’as vu à quel point c’est dégueulasse?

Où je suis, ce n’est pas où je vis. Je vis dans ma tête. Tu ne l’as pas encore compris?

L’égout, après tout, c’était seulement pour se sauver de lui, parce que, finalement, c’était lui qui la suivait tout ce temps. Qui d’autre est-ce que ça aurait pu être? Aussitôt qu’il serait parti et qu’il aurait arrêté de la suivre, elle pourrait regagner son usine. Cette usine qu’elle affectionnait très particulièrement et qui, malgré toutes les péripéties qui avaient eu lieu à Tokyo et la reconstruction de cette ville – en surface, ce n’est que de la reconstruction de surface, rien ne pourra jamais ramener cette ville à sa gloire d’antan, sauf peut-être bien un grand nettoyage des entreprises qui se croient tout permises; mais, ce plan, était en cours de route. Son usine, elle l’affectionnait vraiment, peut-être un peu trop. C’est quand même là, sa maison.

Ce n’est pas le manoir dans lequel elle a habité pendant quelques mois durant alors qu’elle faisait partie de l’Heptagramme. Ce n’est pas non plus l’endroit où elle s’est terrée pendant près d’un an, planifiant son meilleur coup à vie, apprenant trop de choses sur le monde et sur ce qui l’en composait.

Non, sa maison, c’était l’usine, ce sera toujours l’usine et personne ne la lui enlèverait. Elle n’avait plus peur des grands méchants loups ou des clandestins. Ils seraient bien vite chassés.

Se balançant les pieds dans les airs, Naomi continue de fredonner, sourire macabre déchirant ses traits enfantins, ses petits doigts graciles s’amusant à se cogner à tour de rôle contre son arme, qu’elle tient bien à la vue du recruteur des saumonés.

Heureusement pour lui, peut-être, oui, peut-être bien, il parle vite. Naomi se balance la tête en l’écoutant parler, parce qu’elle n’a rien de mieux à faire, parce qu’en fait, Rancid l’intéresse, parce qu’il est intéressant, comme personne et qu’elle n’en voit plus souvent, des gens qui l’intéresse assez pour que, une fois dérangé, elle ne veuille pas lui coller une balle dans la tête. Il est marrant, Rancid, et il pique sa curiosité de gamine avec ses airs bizarres et son sourire bizarre.

Ça l’épargnera peut-être, qui sait?

Oui, fais vite, je n’attends que ça, d’entendre ce que tu me veux, finalement.

Et le voilà qui fait des manières avant de dire ce qui l’amène dans cet égout à sa recherche.

Deux mots, juste deux petits mots. Rejoins Asgard, qu’il dit, de son ton trop énergique et de sa voix trop perçante – son rire résonne encore dans les tunnels, elle pourrait le jurer, et c’est désagréable. Au fond, c’est peut-être juste dans sa tête. C’est peut-être juste dans sa porte qu’elle fait résonner son rire comme une musique prise là et qui continue de hanter des heures après qu’elle ait été jouée.

Son visage s’est endurci, juste d’un coup, après qu’il ait dit ces mots-là, et même le raisonnement du rire, il s’est stoppé, tout de suite, d’un coup. Elle fronce ses petits sourcils, puis fait la moue, laissant ce grand silence planer alors qu’elle pense, qu’elle pense fort.

En fait, Rancid, il était bien intéressant.

Sa première réaction et de sourire plus vivement et de se mettre à rire, rire comme une enfant qui vient d’entendre une blague vraiment trop drôle. Trop drôle! Elle ose même le dire à haute voix.

▬ Asgard? Pourquoi j’rejoindrais Asgard, hein?

Elle dépose son arme à côté d’elle et continue de le toiser.

▬ Tiens, j’te laisse plus de temps, j’enlève le compteur dans ma tête. Parle, parle! T’as l’air d’aimer parler et je veux t’entendre. Raconte-moi l’histoire d’Asgard. Raconte-moi ce que je viendrais y faire.

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Sam 8 Nov - 13:29


Bon signe. Super bon signe. La tôle des tuyaux tremble presque sous son petit pouffement sifflant. Femme qui rit à moitié dans ton lit !! Enfin heu, si elle pouvait se prendre un autre lit plutôt, c'étaient pas les couchettes qui manquaient à Asgard. Pas qu'il la trouvait repoussante, hein. Elle était juste un peu jeune et il connaissait des mauvaises langues qui n'hésiteraient pas à lui prêter de basses exactions.

— Asgard? Pourquoi j’rejoindrais Asgard, hein ?

Super ! Elle demandait la brochure ! Rancid la connaissait très bien, c'était lui qui l'avait faite.
Ses yeux désolidarisés clignaient à toute vitesse, une paupière après l'autre, suivant le mouvement d'une main qui se détendait puis posait l'arme à terre, rendant Naomi inapte à attenter à sa vie dans l'immédiat.

— Tiens, j’te laisse plus de temps, j’enlève le compteur dans ma tête. Parle, parle! T’as l’air d’aimer parler et je veux t’entendre. Raconte-moi l’histoire d’Asgard. Raconte-moi ce que je viendrais y faire.

L'étau s'était relâché tout autour de sa nuque et savoir qu'il ne finirait pas les quatre fers en l'air dans l'eau grise, broyé sous une décharge de plomb, lui détendit un peu le slibard. Il se permit une mise à l'aise physique et un rapprochement dans l'espace. Tous les os de son corps craquèrent un à un alors que Rancid prenait place aux pieds de ce qui semblait désormais être une gamine inoffensive, assis en tailleur comme un vieux manitou.
La petite veut son histoire avant d'aller au lit ? Tonton Rancid va tout te raconter.

Mon enfant, toi être sage. Toi être perspicace. Toi poser bonnes questions.

Il y avait quelque chose - lui-même ignorait quoi - qui avait arrêté la machine tueuse dans la cervelle de son interlocutrice. Elle avait mis une muselière à la bête dont le doigt presserait la gâchette. Peut-être qu'elle aimait bien sa coupe de cheveux ? La forme de sa bouche ? Peut-être qu'elle avait la flemme de se débarrasser du corps ? Qu'elle venait de se convertir à une religion d'altruisme et de tolérance ? En tous cas Rancid était encore vivant dans cet espace temps.

Le fêlé blond lécha ses babines avec délectation et frotta l'une contre l'autre ses deux mains sales, soutenant de ses pupilles bleues électrodynamiques le regard de la vagabonde. Il se racla ensuite les cordes vocales et pris une voix qui se voulait celle d'un mystérieux conteur shaman.

Il était une fois une quinquagénaire qui se faisait bien chier. Elle voulait la gloire, le pouvoir et la prospérité. De son mariage sans pitié elle défit les liens sacrés. Face à cette ville pourrie elle voulut s'imposer, et avec quelque potes elle fit tout imploser. Tout ceci bien sûr dans l'illégalité. Par cette bande de chacals, les combats furent filmés, et les sales entreprises furent forcées de chanter. C'est ainsi que ce groupe dans l'honneur fut fondé.

Rancid mima un petit bruit d'explosion avec ses mains et sa bouche, captivé par son propre récit.

Voilà j'espère que t'as écouté j'ai mis deux jours à l'écrire et autant à l'apprendre ce putain de poème. Non parce que la version officielle est super chiante tout le monde s'en fout il fallait que je trouve un truc plus pédagogique.

Il soupira longuement, fourrant ses mains dans les poches de son saroual pendant qu'il dégoisait tout seul. Il en sortit un vieux paquet collant de ce qui devait être des petits bonbons roses et en prit une pleine poignée.
Comme une blessure béante, une ouverture apparut soudainement dans sa main et prit la forme d'une bouche à l'intérieur de laquelle les boules roses disparurent.

T'en veux ? C'est dégueu ces trucs c'est à la prune salée. J'suis dégoûté je croyais que c'était des chewing-gums. Mais j'ai plus de fric donc bon je vais pas gâcher....... ouais heu je disais quoi déjà ???

Rancid eut un instant l'air pensif et laissa son regard se promener sur le plafond voûté des égouts. Des blattes plus grosses qu'un poing y rampaient copieusement, et la vision de ces nuisibles sembla lui rafraîchir la mémoire.

Ben tu devrais venir parce que comme ça t'auras pas par exemple à vivre n'importe où et à dormir avec ta kalachnikov. J'imagine que t'as de très bonnes raisons à ça mais j'en ai une encore meilleure : y'a à boire et à manger gratos, je répète à boire et à manger gratos.

Rancid débitait son discours avec un sérieux absolu, lançant des regards très investis à Naomi. Tous ses arguments étaient de solides pierres à l'édifice d'un raisonnement logique et indubitable. Il les comptait sur ses doigts avec frénésie, animé par une surexcitation que ni les relents infects ni la froideur nauséabonde ambiante ne pouvaient réfréner.

Et y'a ton don aussi. J'ai pas trop pigé comment ça fonctionne mais apparemment il est pas mal. Tu veux pas me montrer ???

Comment on pouvait lui refuser quoi que ce soit ? Il avait sorti le grand jeu là.

Si tu as des objections je t'écoute bien sûr. Mais je vois dans ton petit regard ému que je t'ai convaincue !!! J'ai pas raison ??


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Jeu 11 Déc - 3:27

[HRP : Je suis tellement désolée pour l'attente inacceptable. Mes études m'ont genre frappé avec une force intersidérale. je suis revenue. Je ferai plus vite, promis!]

NAOMI&RANCID; OCT.; 733WORDS; #069E65;
MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS MEURS.
Naomi se permet un petit rire face aux simagrées de Rancid. Elle ne pouvait pas le dire assez souvent, celui-là, il était bien. Il était marrant, tout au moins, et ce n’était pas quelque-chose de donné à tout le monde, surtout pas dans un monde où tous sont atteints par l’épidémie de haine que Naomi répand en chacun d’eux, faisant en sorte qu’elle les méprise de plus en plus jusqu’à ce que tous finissent morts par sa main. Non, Rancid, il avait l’air tout simplement bien et elle n’avait pas envie de le tuer simplement parce qu’il l’amusait, elle et sa tête d’enfant qui a grandi trop vite après n’avoir pas grandi depuis très longtemps.

Elle est encore une gamine, diraient certains. Ils n’auraient pas tort. Une gamine génocidaire, mais une gamine tout de même.

Et alors elle laisse balancer ses pieds alors que lui, assis en Indien, imitant un Indien, lui raconte comme un poème en prose l’histoire d’Asgard. En histoire, tout comme elle le lui avait dit. Et c’est intéressant, ça la garde à l’écoute. Elle ne comprend pas nécessairement pourquoi la quinquagénaire – déjà qu’elle connaisse le mot est un miracle, diraient certains l’ayant connu il y a à peine un an! – se faisait chier, mais s’intéressa plutôt à la mention de ville « pourrie » et « imploser ».

En plus, ils étaient contre les entreprises. Contre les entreprises qu’Elle méprisait tant; contre ceux qu’elle considérait être comme ses premières cibles, puisque c’était elles qui étaient à la cime de cette maudite corruption que vivait Tokyo.

C’était matière à penser. Mais Rancid n’avait pas fini. Elle se redresse, penchant légèrement la tête alors qu’il continue de parler, en disant que la version officielle est moins cool que celle-là – elle pourrait bien le croire! Cette version est cool, alors les autres doivent êtres dures à battre. Et certainement qu’elles n’ont pas la petite explosion de fin!

Elle est bien, la petite explosion de fin.

▬  Beurk. Tes mains ont touché les égoûts. Et je n’aime pas la prune.

Et le voilà reparti dans un délire. Il croit encore qu’elle doit dormir n’importe où et qu’elle doit dormir avec son arme. Il ne semble pas avoir très bien compris son pouvoir, même s’il semble la connaître de vue.

Il n’a vu qu’une porte apparaître et disparaître sans en comprendre la tenue.

▬  Il y a de la nourriture gratuite?  Vraiment?

Et la voilà qui penche la tête de l’autre côté.

Pour quelqu’un qui a vécu dans la rue pendant une bonne partie de sa vie, d’avoir de la nourriture gratuite, alors que tu en as cherché et que tu as presque agonisé, c’est presque magique. C’est comme un conte de fées.

▬  Je suiiiis. Un peu convaincue. Mais tu sais, j’aime mieux travailler seule. J’ai des plans, moi! Des grands plans!

Elle mime la grandeur de ses plans de ses petites mains d’un mouvement circulaire, y faisant presque apparaître un arc-en-ciel entre celles-ci.

▬  Et mon don, il me permet de faire plein de choses. Je n’ai pas besoin de maison, tu sais, Rancid. C’est ma tête, ma maison.

Elle fait un petit signe vers sa tête, puis vers le monde noir qui s’ouvre dans sa porte ouverte, derrière la petite lampe qui s’est allumée pour leur donner de la lumière.

Pour quelqu’un d’autre, elle aurait pu sembler folle. Pour elle, c’était normal. Pour Rancid, nul ne le sait.

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