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 I'm not that crazy. - Leiko ♥

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Jeu 16 Oct - 21:42



« Who's crazy ? »





 

Jusqu’où la folie humaine peut-elle aller ?
Ce n’est pas toi, jeune impuissante, à genoux au milieu de cette sombre pièce vide, qui pourrait le déterminer. Ici, c’est toi qui est considérée comme démente, et c’est pourquoi tes bras sont écartés et tes mains liées au mur par des chaines. Il n’y a qu’une simple ampoule, nue, pour t’éclairer. Tu n’as plus aucune notion du temps, mis à part qu’il est long.
Les lacérations rougeâtres sur tes poignets ne sont autres que la raison pour laquelle tu as cessé de te débattre. Le fer de tes ‘’menottes’’ étant bien plus rugueux que ta peau, c’est cette dernière qui s’est déchirée la première.
Tu ne sais pas où tu es. Tu ne sais pas ce que l’on te réserve. Tu sais juste que l’on t’accuse de bien trop de choses. Dont certaines que tu n’as même pas choisies. Meurtre, conspiration, violences, démence… Mutation.

Car oui, tu es une mutante. Une maudite mutante. Tu as un don qui fait peur aux gens ‘’normaux’’, aux gens qui se sentent incroyablement faibles à côté de toi. Alors que si tu avais eu le choix, tu leur aurais volontiers laissé ta place.
Car ce n’est pas seulement ton isolement qui te torture, ni même la position dans laquelle tu te trouves. C’est aussi ton don, brillant le jour et dangereux la nuit, qui te fait souffrir le martyr. Comme si la douleur que t’infligent les chaines et le sol dur ne suffisait pas, ton corps se tord tout seul, secoué par des convulsions. C’est tout ce qui te permet de distinguer le jour de la nuit, étant donné que ton don ne t’inflige ça qu’une fois le soleil couché.

A plusieurs reprises, la porte métallique devant toi s’est ouverte. Pour laisser passer un homme. Toujours le même homme. Il t’a apporté quelques morceaux de pain qu’il t’a brutalement forcé à manger, malgré tes nombreux refus. Il t’a même asséné quelques coups gratuits. Encore un enfoiré qui compense un quelconque complexe d’infériorité en déchargeant sa colère sur une femme attachée et à terre. Si tu avais eu les mains libres, tu lui aurais probablement déjà brisé la nuque, arraché les yeux, les membres, ou même broyé les organes génitaux. Mais au lieu de ça, tu te contentes de le fixer, bien droit dans les yeux, ne lui laissant à aucun moment l’honneur d’apercevoir la moindre once de peur dans ton regard.
Après tout, tu n’as pas peur de lui et de sa violence ridicule. Ce qui t’effraie le plus ici, c’est de ne pas savoir si tu en sortiras un jour.

Savoir si tu sortiras. Car quelqu’un t’attend dehors. Quelqu’un qui a besoin de toi. Quelqu’un que tu as protégé, quitte à prendre le risque de te retrouver ici.
C’est idiot non ? Souffrir ainsi, simplement parce que l’on a souhaité protéger quelqu’un. Quelqu’un qui le méritait. Il y a tellement d’injustice.
Mais bon, à vrai dire, tu ne penses pas tellement à ça sur le coup. Ton esprit est bien trop occupé à rester éveillé, le plus longtemps possible. Malgré les coups, malgré la fatigue, le froid et la douleur, tu restes éveillée.

Quand la porte s'ouvre une nouvelle fois, tu ne lèves même pas les yeux. A quoi bon ? Tu sais exactement ce que va faire ton geôlier. Entrer, te cracher quelques insultes et rire grassement, s'approcher de toi, jeter l'assiette par terre...
Quelque chose cloche. Tu n'entends pas le pas lourd de l'homme des cavernes avec son uniforme étrange. Non. D'abord, tu n'entends rien que la résonance de la porte en métal. Puis, c'est un pas bien plus léger qui s'approche de toi.

Tu lèves ton regard torturé vers la personne qui vient de s'arrêter devant toi. Une femme. Blonde. Que tu aurais même pu qualifier de relativement charmante si tu avais pu penser à ce genre de critères. Elle ne porte pas d'uniforme, et ne semble pas aussi haineuse que ton visiteur habituel.

-Et vous, qu'est-ce que vous me voulez ?




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Ven 17 Oct - 12:59



 
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E
lle ne pensait sans doute pas faire une rencontre de ce type aujourd’hui. Elle était dans l’optique de passer une journée ordinaire : ennuyeuse, laborieuse et inane. Mais au final, ce jour sonna comme le glas d’une vie fastidieuse, qu’elle avait vécu depuis bien trop longtemps. Enfin tout change aujourd’hui, face à ce visage, face à cette personne.
Hide.

Nishitaka Mademoiselle Özilis ?
Leiko Docteur ! Docteur Özilis. Oui c’est bien moi. Monsieur Nishitaka, je suppose ?
Nishitaka Tout à fait. Bienvenue à l’asile ! C’est un plaisir pour moi que d’accueillir une psychologue de renommée internationale comme vous ! Vous avez du pain sur la planche, on vous a assigné un cas très particulier. Voici son dossier.

La main chaleureuse que tendait l’interlocuteur de Leiko tenait une documentation visiblement complète du cas que notre demoiselle devait traiter. Ses émeraudes valsèrent alors entre cette paperasse et le visage qu’elle avait en face d’elle. Sans poser ne serait-ce qu’une seule question, elle tendit sa main pour attraper son instrument de travail ; avant d’esquisser un maigre sourire à Nishitaka. Elle n’osait même plus le regarder dans les yeux, depuis la vision innommable qu’elle avait rapidement observée dans l’esprit du directeur de cet « asile ». Leiko avait eu le temps de visiter les installations, elle avait pu remarquer que les traitements réservés à certains patients étaient inhumains. Elle avait même profité de faire usage de son don, sondant ainsi les pensées de chacun des interlocuteurs à qui elle avait eu à faire, voyant ainsi que la maltraitante de certains membres du personnel envers les patients était inqualifiable. Elle avait reçu carte blanche pour sa patiente, elle allait en profiter. Elle pourrait au moins améliorer la qualité de vie de celle-ci, si jamais elle est aussi déplorable que les esprits des membres du personnel semblent le confirmer.

Pourquoi ces traitements affligeants ? Pourquoi cette cruauté ? Pour une raison simple : l’argent. La richesse de Nishitaka et sa relation très étroite avec certaines sphères du système politique japonais lui permettait de faire absolument tout ce qu’il voulait de cet endroit, tant qu’une mauvaise publicité ne ressort pas de celui-ci. Un homme politique lui avait donné carte blanche pour s’amuser… cette pourriture de directeur en profite, faisant étalage de sa cruauté. Mais cela est le cadet des soucis de notre chère Leiko. Car celle-ci n’est pas non plus aussi clean que l’on pourrait le croire. Dans sa tenue, sa façon de parler, son élégance, son raffinement ; elle paraissait propre sur elle-même et semblait être une demoiselle tout à fait charmante ainsi qu’une psychologue émérite. Mais… l’habit ne fait pas le moine comme on dit. Mais nous parlerons d’elle tout à l’heure. Pour l’heure, on l’avait conduit jusqu’à la « chambre » de sa patiente.

Pire qu’une cellule.
Ces gens sont inhumains.
Je sais ce que tu caches, je le vois dans ton esprit.
Tout le mal que tu lui infliges…
Je m’occuperais de toi le moment venu.


Vers qui les pensées de la belle se tournent-elles ? Vers celui qui s’occupait quotidiennement du cas que devait traiter Leiko ; un fumier de la pire espèce, qui maltraitait la personne derrière cette porte métallique, à l’image de cet endroit : sombre, froid, monstrueux. La porte s’ouvrait alors, et la demoiselle pénétrait dans la pièce, dans un air stoïque. Et ce qu’elle vit fut aussi horrible que ce que l’esprit de celui qui l’accompagnait lui avait montré. Ces gens sont des bêtes sauvages. Un soupir s’échappa alors de la bouche de Leiko, alors que son cas levait soudainement la tête vers elle, lui posant ainsi cette question : qu’est-ce qu’elle lui veut ?

Leiko Nous verrons cela en temps et en heure. Hey vous !
Hiroshi Qui ; moi ?
Leiko Vous voyez une autre personne dans la pièce ?
Hiroshi Bah oui la priso... la patiente !
Leiko Trêve de plaisanterie. Vous allez charger quelqu’un de s’occuper de ma patiente. Je la veux propre, en bon état et dans un accoutrement convenable. Ou vous irez dire à Monsieur Nishitaka que la psychologue de renom que je suis se fera une joie de proposer une critique assassine de cet asile. Je ne pense pas que votre patron appréciera, pas vous ?
Hiroshi Je… je m’en charge tout de suite !

Un sourire malicieux aux lèvres, Leiko quitta la pièce. Surveillant cependant les moindres gestes de l’animal qu’elle avait apostrophé plus tôt. Elle alla alors dans la pièce qu’on lui avait réservée pour traiter ses futurs patients. Un cadre propice au travail, avec toutefois quelques petites modifications. Dont le fauteuil du patient, relié à des chaines, pour que celui-ci ne s’enfuie pas. Quelques longues minutes plus tard, sa nouvelle patiente fit son apparition, dans un état plus convenable. Cheveux propres, visage propre, vêtements propres ; tout ce que la psychologue avait réclamé, elle l’avait obtenue ; mais pour combien de temps ? Nous allons voir ça tout de suite. La patiente se retrouva alors enchainée et assise sur le fauteuil, tandis que le personnel signifiait à Leiko qu’ils pouvaient intervenir si jamais quelque chose se passait mal. Leiko eut alors une réplique plutôt cinglante :

Leiko Non, je n’ai plus besoin de vous. Quittez la pièce et faites en sorte que je ne vous voit plus de la journée !

Le personnel s’exécuta, non sans quelques pensées odieusement violentes à l’égard de la belle blonde, mais elle avait l’habitude. Son don est une malédiction. Être capable d’explorer l’esprit des gens… ça peut déboucher sur de nombreuses mauvaises surprises. Mais passons. La blondinette prit alors le temps de s’installer en face de sa patiente, le dossier entre les mains, elle adressa alors la parole à… Hide ?

Leiko Hide. C’est bien ça, selon votre dossier en tout cas. Il y est également figuré, que vous êtes une psychopathe névrosée ; frustrée de ne pas pouvoir assouvir ses envies je cite : « de sang et de sexe. » Le diagnostic me laisse… perplexe. Ce dossier ne me sera plus d’aucune utilité.

La belle jeta alors les papiers sur la table à côté d’elle, avant de plonger ses émeraudes dans le regard de sa patiente, appréciant cette première joute de regards. Elle a les yeux revolvers, elle a le regard qui tue, elle a tiré la première. Bref. C’est alors que Leiko reprit la parole, d’un ton plus détendu que tout à l’heure :

Leiko Vous voulez connaître un secret… Hide ? Si nous sommes là pour un moment, autant partager quelque chose non ? Et de toute façon… un patient ne parle que s’il est en confiance.

Pourquoi je ne peux pas…
Oh oh… mais c’est que les choses comment à devenir intéressantes.
D’accord Hide… je ne peux pas lire en vous.
Mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas vous faire parler.

 
•••

 
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Dim 19 Oct - 20:00



« Who's crazy ? »





 

Ouh, mais c'est qu'elle n'a pas l'air commode la psychologue.

Cette pensée t'effleure l'esprit, l'espace d'un court instant. Oui, court, car tout te ramène à ta condition actuelle. A la misère que tu vis, là, maintenant. Ainsi qu'à tes poignets écorchés.
La femme que tu as en face de toi semble sûre d'elle, confiante. Qui pourrait se sentir en confiance dans un lieu comme celui-ci, à part les détraqués de l'espèce de ton geôlier ?

Effectivement, très confiante. Tu tic lorsqu'elle te désigne comme "sa patiente". Tu n'as pas choisis de la rencontrer, ni même de rencontrer qui que ce soit. Et cette phrase sonne si possessivement à tes oreilles. "Coucou, aller maintenant c'est à mon tour de m'amuser, donne moi mon jouet !"
Mais propre, s'il vous plait. Madame te veut dans un état convenable. Peut-être souhaite-t-elle simuler une partie de thé ? Tu seras assise entre Mr Ours En Peluche et Mme Caroline la Jolie Poupée.

Ta réflexion pour tenter de cerner cette nouvelle présence t'empêche de suivre clairement la conversation. Aussi, quand la jeune femme franchit de nouveau le seuil de la porte, et que l'on te soulève par les chaînes pour te mettre debout, tu ne réalise pas.
Par contre, quand tu te retrouve sous une douche très moyennement chaude, là, tu réalises. Bon, ce n'est pas évident de se laver en étant toujours menottée -plus légèrement certes -, mais le contact de l'eau sur ta peau est soulageant. Tu te laves avec assez de lenteur, en profitant pour examiner ton propre corps. Des bleus, des égratignures... Mais lorsque ton regard se pose sur un miroir, tu en découvres davantage. Tu as une coupure, au niveau du front, ainsi qu'un bleu juste à côté de l’œil. Et ton dos porte la trace de plusieurs lacérations encore fraîches.

Avec un peu de chance, si tu ne parviens pas à sortir d'ici, tu auras peut-être une chance de crever par infection.

On t'habille ensuite, sans plus de soins que ça. Ah si. Tu as un pansement sur le front. Un pansement dont le collant recouvre la plaie grossièrement. Ca va donner lorsqu'on te le retireras. Sinon, tu es propre, c'est ce que Madame à demandé. Le reste ne se voit pas sous la tenue noire que l'on t'a faite passer.

Et en très peu de temps, tu retrouves ton cher ami probablement plus psychopathe que toi qui t'accompagne avec la délicatesse d'un sanglier jusque dans une pièce où tu te retrouves une fois de plus attachée. Mais sur un fauteuil, cette fois-ci.
Et qui se trouve en face ?

Salut, Chérie.

Elle attaque directement, affirmant avoir prit connaissance de ton dossier. Qu'elle te cite d'ailleurs. D'après ce bout de papier tu es une psychopathe névrosée. Cette annonce te fait bouillir. Une psychopathe névrosée ?
La suite te fige un instant, puis c'est le déchaînement. Tu te redresses autant que tes liens te le permettent, pour te rapprocher au maximum de la psychologue et laisser éclater ta colère.

-Bien sur ! D'ailleurs je trouve ça vraiment dommage d'être attachée ainsi car je vous aurais bien baisée sur ce fauteuil, dès maintenant !

Tu te laisses retomber sur ton siège de fortune, reprenant plus calmement :

-Et après je vous aurais égorgée, simplement pour voir votre joli cou se transformer en fontaine sanguinolente..

Puis, tu reprends complètement, plus sérieusement  :

-Ne me dites pas que vous croyez ces conneries...

Son regard croise le tien. Tu te contente de le soutenir, avec toute la lucidité dont tu dispose. Priant silencieusement que cette femme soit moins délirante et dérangée que tous les autres membres du personnel que tu as rencontré.
Sa question n'est pas pour te rassurer. Connaitre un secret ? Comment peut-elle croire que ça t'intéresse, après avoir vu dans quelles conditions s'est faite ta captivité ?

-Que je sois en confiance ou non, vous parler ne devrait pas empirer ma situation. A vrai dire, je pense que je n'en ai même pas le choix.

Ton regard se lève une fois de plus, croisant celui de ton interlocutrice. Est-ce que cette femme peut t'aider à sortir de ce cauchemar ? Ou est-elle simplement là pour lui donner une suite ?



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Jeu 23 Oct - 20:13



 
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L
ucide ou folle à liée ? La question doit être élucidée. C’est la raison pour laquelle Leiko est ici. Répondre à cette interrogation. Selon le dossier en tout cas, la personne qu’elle a en face d’elle est tout simplement folle. Elle n’aurait aucun respect pour la vie humaine et à la moindre occasion, elle cherchera à répandre le sang de la psychologue sur le sol.

Il n’empêche que Leiko reste dubitative face à ce diagnostic. Elle ne sait même pas par qui il a été élaboré et c’est bien dommage, car elle aurait aimé avoir une petite discussion avec cette personne, pour sûr. Mais malheureusement, voilà un mystère qui en restera un, pour un long moment en tout cas. Est-ce que cette personne est vraiment une patiente que la belle blonde doit traiter, ou alors serait-il possible qu’elle se retrouve ici par erreur ? Pour être honnête, la demoiselle a du mal à envisager cette possibilité, car pour le coup, il serait totalement injuste qu’Hide soit enfermée ici. Mais pour le moment, la question n’est pas là. Pour le moment, Leiko cherche juste à cerner un peu le personnage qu’elle a en face d’elle. Elle va donc se contenter d’observer ses réactions. Et celle-ci ne se fit pas attendre. Sacrée réplique d’ailleurs, heureusement qu’elle est attachée sinon la pauvre psychologue aurait eu quelques soucis avec cette patiente. Cela dit… pour être tout à fait honnête, Leiko ne semble pas dégoûtée par ce que venait de dire Hide, au contraire. Sans doute que dans d’autres circonstances, elle aurait été tentée de « baiser » avec elle. Même si la suite était moins agréable à entendre.

La psychologue ne savait pas sur quel pied danser avec cette patiente. Elle semblait plus saine d’esprit qu’elle en avait l’air ou en tout cas… que le diagnostic indiquait. Mais ce n’est pas pour autant que la demoiselle aux émeraudes allait baisser sa garde bien au contraire. Une psychopathe est tout aussi bien capable de tenter une espèce de manipulation par les sentiments, en suscitant de l’empathie. Même si c’était un plan un peu trop diabolique pour un si joli minois. Leiko se contenta de jouer avec une mèche de ses cheveux, l’enroulant autour de son index, avant de lever les yeux au ciel, comme pour faire comprendre à Hide qu’elle n’allait pas rentrer dans le jeu des provocations. Elle attendait simplement une réponse à sa question d’ailleurs. Et celle-ci se ne fit ne pas tarder. Après un énième échange d’œillades, la patiente répondit. Et elle avait raison sur ce point, maintenant qu’elle est là, elle n’a plus vraiment le choix que d’écouter son interlocutrice. À cette dernière réplique, le sourire de Leiko s’étira quelque peu. Il est temps pour elle de changer de peau et devenir ce qu’elle est vraiment. Juste l’espace de quelques secondes. Elle se penche alors du maximum qu’elle pouvait vers sa patiente avant de lui chuchoter ces quelques mots :

Leiko Une personne va mourir ce soir. Une personne de cet asile. J’aimerais bien vous donner un indice de plus, mais… tout ce que je peux vous dire, c’est qu’elle le mérite.

Le décor est planté. Pendant l’espace de quelques secondes, le regard de la psychologue avait changé. L’expression sérieuse et guindée qu’elle pouvait avoir s’en était allée. À la place, un regard différent avait pris place. On pouvait brièvement observer la folie meurtrière que la psychologue avait en elle, malgré tous ses efforts pour la refouler, elle n’y arrivait pas à tous les coups. Chasser le naturel, il revient au galop, comme on dit. À la suite de cette déclaration, Leiko pouffa de rire et s’enfonça un peu plus dans le fauteuil sur lequel elle était assise, avant que son regard ne se perde un peu partout. Elle reprenait rapidement sa concentration et son sérieux, avant de sortir son téléphone portable. Elle lança alors une application avant de le poser sur la table à sa droite. Elle reprit ensuite la parole  :

Leiko Je vais enregistrer nos séances, ça fait partie de mon... on va dire « style », ne soyez pas surprise et surtout pas intimidée, vous devez vous livrer complètement à moi. Alors on va commencer voulez-vous ? Une petite question d'abord, qu’est-ce qui vous a poussé à faire ce que vous avez fait ?

Des détails, elle veut des détails la petite Leiko.
Elle veut tout savoir.
Sur Hide, sur son passé.
Elle veut savoir si le diagnostic dit vrai… ou s’il n’est qu’un tissu de mensonges.
Pour l’instant… avantage au diagnostic.

 
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Mer 5 Nov - 17:52



« Who's crazy ? »





 

La réaction de la psychologue n'est pas vraiment celle à laquelle tu t'attendais. C'est plutôt intéressant d'ailleurs. Enfin, ça l'aurait vraiment été si tu étais venue dans le but d'obtenir quelque chose d'elle, ou même de flirter. A vrai dire, ce n'est pas tout a fait la raison pour laquelle tu es assise sur ce fauteuil.
Au lieu de te remettre à la place qui t'a été assignée, ou même de te provoquer à son tour, elle te laisse passer une infime partie de ta colère, sans rien relever. Le fait qu'elle ai cette réaction parvient même à te calmer légèrement. Cette femme à l'air différente de tous les psychopathes que tu as croisé jusqu'alors entre ces murs. Elle est peut-être la seule personne sensée en ces lieux.

Le silence s'installe doucement entre vous. Tu ne la lâches pas des yeux. Peut-être finira-t-elle par lire la sincérité dans les tiens. Tu n'as rien à faire ici, avec ces traitements abominables. Tu en es plus que persuadée.
Finalement, elle se penche vers toi. Tu restes immobile. De toute façon, quoi qu'elle ai bien pu en penser -elle, ou d'autres dans cet établissement-, tu ne lui veux aucun mal.
Ce qu'elle te dévoile te surprend quelque peu. Tu n'en laisses rien paraître, mais un détail dans ce fameux regard que tu soutiens depuis un moment déjà t'a interpellé. Êtes-vous à la bonne place, l'une et l'autre, ou les rôles devraient-ils être inversés ?
Très calmement, tu soupires légèrement avant de lui répondre, sans aucune agressivité dans la voix :

-Bien des personnes méritent de mourir ici.

Tu te penche légèrement en avant pour te rapprocher d'elle, comme si ce que tu allais lui dire relevait du secret. Tes mains restent posées sur les accoudoirs du fauteuil auquel tu es attachée, signe que tu ne cherches pas à la saisir, d'aucune manière. Tu désires simplement ajouter quelque chose, que personne ne pourrait entendre depuis l'autre côté de la porte.

-Seulement, lorsque l'un de ces psychopathes violents disparaît, il en vient un autre, pire encore.

Retour au fond de ton siège.

-J'en ai fais l'expérience...

Et quelle expérience...
Lors de ton arrivée, tu étais encore libre dans ta cellule. Ce qui t'a facilité les choses pour te défendre. Le tortionnaire que tu avais sur le moment a payé pour avoir osé te traiter avec violence et sadisme. Un prix relativement élevé pour lui. Mais qui a finit par te coûter à toi aussi : des chaînes, moins de lumière, un traitement toujours aussi violent et surtout... un nouveau tortionnaire.
"Je vais enregistrer nos séances.." Ces mots te rappellent à la réalité alors que tu t'évadais légèrement dans tes pensées. Qu'est-ce que ça peut bien te faire d'être enregistrée ou non ? Jusqu'ici, même tes hurlements de douleur et de démence n'ont dérangé personne. Alors en quoi tes paroles pourraient-elles changer quoi que ce soit ? Tu as déjà atteints le fond.

-Faites comme bon vous semble. Je ne me suis pas habituée à exiger quoi que ce soit ici..

Tu plisses les yeux en écoutant sa question. Qu'est-ce qui t'a poussé à faire ce que tu as fais ? Mais qu'as-tu fais ? Ou du moins, que pense-t-elle que tu as fais ?

-Je ne sais pas ce qui est écrit dans votre dossier me concernant. Je ne peux donc pas vous répondre avec exactitude. Mais.

Tu gesticule légèrement, trouvant le fauteuil bien inconfortable pour ton dos meurtrit. Puis à nouveau, vos regards se croisent.

-Mais je peux vous dire pourquoi j'ai tué mon propre père. Pourquoi j'ai également tué deux de mes oncles, et quelques amis de mon paternel. Et pour terminer, je peux aussi vous dire pourquoi je n'ai laissé personne m'arrêter, jusqu'à ne plus avoir le choix de me retrouver ici..

Tu inclines légèrement la tête sur le côté. Ton regard continuant de parler à ta place.

Alors ma jolie, ça t'intéresse ?
Ou bien, tu préfères t'en tenir à ton bout de papier mensonger ?
Le choix est tien.




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Jeu 6 Nov - 22:55



 
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H
ide n’avait pas tort sur certains points, bien des personnes de cet asile mériteraient la potence. Mais malheureusement ils sont protégés par cet asile et tout particulièrement leur fameux directeur. Plus le temps passait et plus Leiko semblait dégoûtée par ce qu’elle voyait. Les visions innommables qu’elle avait pu observer via son don la faisait encore déglutir. Et lorsqu’un de ces malades s’en va… un autre prend sa place. Pire encore ? Pauvre Hide, il semblerait qu’elle n’ait pas le moral au beau fixe.

En même temps… c’est compréhensible, et Leiko l’avait bien entendu remarqué. Paradoxalement, même si le diagnostic faisait d’elle une folle à lier, elle n’avait jamais semblé plus sainte d’esprit qu’à ce moment même où elle avait fait preuve d’une étonnante lucidité : ces tortionnaires mériteraient de mourir. Mais passons si vous le voulez bien, pour le moment, Leiko avait la ferme intention de découvrir cet étrange personnage qu’elle avait le plaisir d’avoir en face d’elle. Si d’aventure il s’avère qu’elle n’est pas si folle que cela… peut-être que la belle blonde pourrait envisager une thérapie différente, mais pour le moment, cela ne lui viendrait même pas à l’esprit… bon peut-être un petit peu. Mais alors un chouia. Bien, voilà que l’interlocutrice de la psychologue va se mettre à parler de ce qu’elle a vécu. Et pour le moment, le moins que l’on puisse dire c’est que ça démarre fort. Son père, quelques oncles et des amis de son père… c’est une sacrée collection que nous avons là. Leiko tenta même une petite plaisanterie :

Leiko Vous n’aimiez pas les repas de famille ?

Voyant qu’elle venait de rendre l’ambiance encore plus morose, son sourire en coin se transforma subitement en une petite moue gênée. Il faut dire que c’était plutôt maladroit comme remarque, mais passons. La réaction de son interlocutrice avait eu le don de l’interpeller. Parfois un court silence vaut mieux qu’un long discours… c’est exactement le cas en ce moment. Mais ça voulait dire quelque chose pour la psychologue. Elle avait donné un avantage au diagnostic… mais peut-être que la demoiselle en face d’elle n’était pas aussi folle qu’on pourrait le prétendre en parcourant son dossier. Mais tuer plusieurs personnes comme ça… ce n’est absolument pas normal. En même temps… Leiko ne pouvait pas faire de commentaire sur ce point, car mademoiselle n’est pas si innocente qu’on pourrait le croire. Son ingéniosité est aussi impressionnante que maléfique. Elle est devenue psychologue non seulement parce que le métier est fascinant, mais aussi parce qu’en tant que docteur… elle gagne une certaine crédibilité aux yeux des autres et une certaine sympathie, si ce n’est parfois de l’empathie. Mais soyez-en certain… il y au moins une personne dans cette pièce qui mérite sa place ici. Laquelle ? Ça sera à vous de le décider. Leiko prit alors une légère inspiration avant de s’éclaircir la gorge, reprenant ainsi la parole d’un ton calme et d’une voix douce :

Leiko Si vous pouvez me le dire, n’hésitez pas, allez-y ! Rappelez-vous que je suis censée traiter votre cas et l’arranger. Ce qui est assez paradoxal, car si vous étiez vraiment ce que votre dossier prétend… aucun psychologue ne pourrait vous venir en aide. Mais je vous écoute, développez donc votre propos. Dans les moindres détails. Si je juge ça satisfaisant… je pourrais décider d’une éventuelle suite à cette séance… après tout je peux tout aussi bien dire que vous êtes un cas désespéré et vous laisser ainsi aux mains de votre geôlier qui semble vous apprécier tout particulièrement. Mais je n’en ferais rien si j’ai toutes les informations que je désire. Alors, commencez donc… je ne vous interromprais que si c’est nécessaire.

Et c’est là que la difficulté augmente.
C’est là que Leiko va commencer son travail.
Un travail d’observation.
Les dires d’Hide seront importants certes…
Mais la façon dont elle le dira… ça, c’est primordial.
Que la fête commence.


 
•••

 
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Ven 7 Nov - 11:15



« Who's crazy ? »





 

Si le traitement qui t'était infligé n'était pas aussi monstrueux, tu aurais peut-être pu rire à la plaisanterie de la psychologue. Non, tu n'aimais pas les repas de famille, c'est certain. Mais pour des raisons qu'elle est probablement bien loin de connaître, voir même d'imaginer.
Tu restes donc de marbre, te murant dans le silence quelques instants, la laissant parler à ta place. Une bonne initiative, puisqu'elle t'apprend que d'après ton dossier, tu serais incurable. Incurable de quoi, la monstruosité humaine ?
Lorsqu'elle te laisse la parole, tu laisses un blanc. Comment lui dire la vérité sans qu'elle pense que tu lui mens ? Jusqu'alors, tu n'as rencontré que des gens qui étaient contre toi. Pourquoi se déroberait-elle a la règle ?
Tu esquisse un mouvement pour replacer l'une de tes mèches de cheveux, te rendant bien vite compte que ce geste t'est impossible à cause des liens qui te relient au fauteuil. Des liens bien courts. Tu soupires de lassitude, puis tu relève les yeux, à la rencontre de son regard. Tes yeux sont probablement le seul élément pouvant prouver ta sincérité.

-Si vous avez le courage de vous approcher sans craindre que je ne vous morde, vous arrache les yeux ou je ne sais quoi d'autre, venez jeter un coup d'oeil à mon dos, sous les plaies récentes.

Tu attends quelques secondes, immobile, pour voir si elle se décide à venir ou pas. Pour voir si sa curiosité peut attirer ta confiance. Si elle se lève, c'est qu'elle est prête à te croire. Si non, tu devras trouver autre chose.

-Ma petite soeur. J'ai tué pour elle. Pour la protéger. Pour qu'elle n'ai plus à subir de calvaire. Mon père et sa petite bande de potes, ainsi que deux de ses frères, adoraient passer du temps avec nous. Ils étaient très joueurs.

Est-ce que tu comprends, ma belle ?  

-Je n'pouvais plus supporter de voir ces brutes se défouler sur Deley. Je ne pouvais plus supporter ses pleurs, sa peur. Ma mère s'est interposée une fois entre eux et nous. Ça a été la dernière.

Tu te pinces les lèvres. Ces mots sont douloureux. Ils te ramène à la réalité, au fait que ta petite soeur t'a été enlevée. Mais tu ne peux pas simplement t'arrêter là. Si tu as pu balancer le début, tu te dois de terminer, de tout dire à l'implacable blonde qui te fait face. Elle semble t'écouter, autant en profiter.

-Un jour, mon père nous a dit que d'autres personnes allaient venir nous chercher. Parce que nous n'étions pas comme lui. Parce que nous étions différentes. Ma soeur a un don... Et moi aussi. Je ne voulais pas davantage de souffrances pour elle. Alors j'ai décidé d'agir. Et j'ai usé de mon "petit avantage" pour me débarrasser de ces raclures. Chacun d'eux, sans exception.

Tes paroles sont froides. Ton ton est relativement monotone, sans émotion. Car tu n'en ressens aucune. Il n'y a aucune culpabilité dans ta voix, tout comme dans ton esprit. Personne ne te fera croire que tu as fais le mauvais choix.

-Il n'a pas mentit. Malgré que ma soeur et moi ayons pris la fuite, des gens nous ont retrouvées, puis amenées ici où j'ai été séparée d'elle.

Quelque chose a changé dans ton regard. On pourrait appeler ça du chagrin, de la tristesse, de la crainte.

-Il ne se passe pas un seul instant sans que je ne pense à elle. Je ne sais même pas si elle est toujours en vie, ce qu'elle subit, où elle est.

Tu baisses la tête et serre les poings.
Tu trouveras le moyen de savoir.
Le moyen de la faire sortir d'ici.
A n'importe quel prix.




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Ven 21 Nov - 18:16



 
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V
oilà que la belle Leiko attend, retenant presque son souffle, impatiente de savoir ce que Hide va bien pouvoir lui dire. La psychologue semble relativement excitée par ailleurs, c’est la première fois véritablement qu’elle traite une patiente coupable de meurtre si l’on en croit le dossier. En même temps, c’est rare que les patients de cet asile soient traités pour autre chose que des actes barbares et létaux.

Et d’après les quelques rumeurs que Leiko avait entendues, il semblerait qu’Hide ait commis quelque chose de particulièrement brutal et allant jusqu’à à la limite de l’inhumain. Mais la psychologue avait un peu de mal à croire tous ceux qui lui avaient fait part de ces fameux commérages, sachant que dans leurs esprits… la demoiselle avait eu le loisir d’y trouver des vices particulièrement dégoûtants. Raison pour laquelle elle avait du mal à faire confiance à ces gens, à croire que l’on ne peut faire confiance à personne ici. Est-ce qu’Hide peut-être l’exception qui confirme la règle ? Est-ce vraiment une psychopathe ou une simple humaine qui tout simplement dérapé jusqu’à atteindre un point de non-retour ? Affaire à suivre. Mais voilà que l’interlocutrice de la psychologue semble prête à se confier. Avant cela, elle eut un geste certes malheureux, mais pour le moins amusant. Elle avait essayé de se remettre une mèche de sa chevelure, sauf que les chaînes qui l’entravaient n’étaient pas de cet avis. Dommage ! Mais voilà que l’attention de la belle blonde se focalisa une nouvelle fois sur Hide, elle reprenait enfin la parole, pour la bonne cause cette fois.

Le courage de s’approcher pour vérifier ses blessures ? Sur le coup, Leiko eut une petite hésitation, pour finalement refuser la proposition de la demoiselle en appuyant notamment sur une petite notion : la confiance :

Leiko Nous verrons cela plus tard… comprenez bien que je ne vous fais pas suffisamment confiance pour ça. On ne sait jamais après tout…

Je pourrais avoir l’intention de te déshabiller… plus que nécessaire… Rassurez-vous… elle plaisante, enfin je crois. Voilà qu’enfin Hide entra dans le vif du sujet, et Leiko lui prêta une écoute toute particulière, elle était comme hypnotisée par ses paroles. Elle notait cependant quelques petites remarques sur la façon dont Hide avait de présenter les choses, la certitude qu’elle avait d’avoir fait le bon choix en massacrant son père et ses acolytes si l’on peut dire. Dans la tête de la demoiselle, elle n’avait rien fait de mal… c’est sans doute pour cela que son dossier l’affuble d’un constat aussi innommable que celui d’être une psychopathe. Sans doute que ceux qui l’avaient eu pour patiente n’avaient pas remarqué à quel point ce qu’elle avait fait était… juste, mais terriblement maladroit en fin de compte. Si ça avait été Leiko, à sa place, elle se serait tout simplement enfuie avec sa sœur, pour éviter d’avoir du sang sur les mains… même si ça ne l’a jamais dérangé pour le moment, mais nous y reviendrons plus tard. Leiko écouta alors la fin du récit de la demoiselle, et quelque chose la fit soudainement arrêter net le discours de sa patiente :

Leiko Vous êtes en train de me dire que votre sœur est retenue ici ? Quand on y pense… c’est plutôt pratique pour eux, car ne sachant pas où elle se trouve, vous n’avez pas d’autre choix que de rester, dans l’espoir de la retrouver un jour sans doute. Mais à mon avis, ils la gardent bien au chaud pour éviter de vous voir leur fausser compagnie…

Plus le temps passe et plus Leiko a du mal à croire qu’Hide soit cette folle à lier qu’on redoute tellement dans l’asile, sans doute à cause de son fameux « don ». Il semblerait que Leiko ne soit pas seule dans ce cas, elle aussi possède une capacité extraordinaire, inhumaine pour certains. Mais quelque chose gêne quand même notre psychologue, quelque chose qu’elle a noté durant le discours de son interlocutrice, quelque chose qu’elle ne peut tout simplement pas chasser de son esprit. Il va falloir qu’elle en parle, sinon ça risque de la travailler pendant encore un bon bout de temps :

Leiko Vous savez… bien que vous pensez avoir fait le bon choix… vous avez tort. Au final la seule chose que vous avez réussi à faire, c’est vous faire enfermer et votre sœur avec. Et pour couronner le tout, vous en parler sans qu’aucune émotion ne transparaisse… même si je sens que vous devez fulminer de rage à l’intérieur… ainsi que de chagrin. Je crois que le portrait que l’on dresse de vous est erroné… mais nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir ensemble visiblement. Mais je vais vous rendre service pour apaiser un peu votre esprit.

La psychologue se lève alors avant de faire quelques pas vers le fauteuil d’Hide. Elle reprit alors la parole, mais cette fois à quelques centimètres de l’oreille de sa patiente, murmurant ainsi ces quelques mots :

Leiko Je vais faire en sorte de m’occuper de votre sœur. Je vous apporte des nouvelles d’elle à notre prochaine séance. En échange, il va falloir faire des efforts supplémentaires. Le compromis est pas trop mal non ?

Un peu mon neveu !
Hide ne peut certainement pas rêver de mieux.
Et c’est une bonne manière de l’avoir dans la poche de Leiko.
La psychologue est maligne.
Redoutablement maligne.


 
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Jeu 4 Déc - 21:33



« Who's crazy ? »





 

La communication au sein d'un établissement. Quel vaste sujet. Souvent merdique. Ou alors, tout simplement, la jeune femme en face de toi joue la comédie, simplement pour t'amadouer. Tu ne sais plus vraiment quoi penser.

Si seulement tu pouvais arrêter, tout simplement.

C'est comme si tu lui apprenais que ta sœur était retenue ici. C'est forcément marqué dans ton dossier, non ? Ou alors, il y a pas mal de cachotterie entre collègues..
La psychologue sous-entend qu'elle est peut-être "gardée bien au chaud". Lui dit-on la même chose ? Disent-ils à ta petite sœur que sa grande sœur qui a toujours cherché à la protéger est gardée bien au chaud ? Dans une cellule moisie, humide, enchaînée aux murs, battue et étudiée ? Est-ce cela, la définition de "bien au chaud" ?

-Ils la garderaient bien au chaud c'est ça ? De la même manière qu'ils le font pour moi ? C'est rassurant. Vraiment.

Tu gigote, finalement pas si à l'aise que ça sur ce fauteuil. De toute manière, il n'a probablement pas été conçu pour le confort. Simplement pour retenir assez solidement les gens qui y sont attachés. Tu lèves les yeux vers ton interlocutrice, l'écoutant sagement avant de prendre la parole.

-Je n'ai pas fais de choix. Je n'en ai pas eu l'occasion. Rester là-bas était impossible. Et fuir... J'ai déjà essayé. En vain. Plusieurs fois.

Plusieurs fois qui ont toujours échouées. Pour des raisons assez mystérieuses, ton père vous avait toujours retrouvées. Même lorsque tu avais tenté de fuir le plus loin possible, sans laisser de traces.

-Comment voulez-vous que j'exprime réellement mes émotions ? Savez-vous ce que c'est que d'être enchaînée comme un monstre dans le noir, d'être battue, étudiée, méprisée ? On n'a plus rien à réfléchir, plus rien à penser au bout d'un moment. Il n'y a que le chaos, le noir, la peur. J'ai même peur de moi-même, par moments.  

Quand Leiko se lève pour venir te murmurer une proposition, tu restes immobile. De toute manière, tu ne tenteras rien contre elle. Elle est sûrement la seule personne qui ne te veuille pas de mal ici. Une fois sa proposition achevée, tu lui adresses un signe de la tête, accompagné de ton regard, pour lui indiquer de jeter un oeil à ton dos. Tu es attachées bien trop court pour pouvoir faire quoi que ce soit contre elle. Et si elle a osé s'approcher aussi prêt de toi, elle peut bien soulever le bout de tissus qui couvre ton dos.

-Je ne peux rien vous promettre. Je peux seulement essayer de faire les efforts que vous me demanderez..

Tu serres les dents inconsciemment. C'est dur pour toi, mais un "merci" parvient à franchir la barrière de tes lèvres, comme un simple souffle, une faible respiration.
Un merci jeté au hasard.
Pas une certitude.
Pas une promesse.
Simplement l'attente. L'attente qui amènera des preuves concernant la bonne foi de la psychologue. Ou l'attente qui démontera l'image sympathique qu'elle s'est efforcée de te donner.





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Lun 8 Déc - 22:10



 
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M
algré sa tentative pour rassurer Hide, elle n’en restait pas moins méfiante et dubitative quant aux intentions de la psychologue. Bien que celle-ci semble être de bonne foi, personne ne peut l’affirmer avec exactitude, à moins bien entendu d’être dans sa tête, ce qui n’est certainement pas une bonne idée si vous voulez mon avis. Leiko recèle de mystères, qui pour la plupart ne doivent jamais être dévoilés, sous peine de voir la demoiselle sous un autre jour.

Mais pour l’heure, celle-ci prêta une oreille attentive aux dires d’Hide, l’écoutant dans un silence absolu, pour que sa concentration reste intacte. Elle imagina alors l’enfer que la patiente avait dû vivre et se dit que finalement… elle ne s’en tire pas si mal que ça. Enfin on peut toujours voir le bon côté des choses, elle est encore en vie et il en est certainement pareil pour sa frangine. Même si pour l’heure, Leiko ne peut pas affirmer avec exactitude la véracité de cette pensée. Hide enchaina alors sur son traitement à l’asile et semblait cette fois un peu plus vigoureuse dans ses propos. Visiblement, elle ne semble pas près d’oublier les traitements qu’on lui fait subir. Bien entendu cela débecte notre chère psychologue, mais pour l’heure, celle-ci ne peut rien y faire, même avec toute la volonté du monde. Elle va devoir faire preuve de patience si elle veut atténuer le mal qui ronge sa patiente, qui semble souffrir de quelque chose c’est certain… mais pas de ce que le dossier prétend. Hide termina alors son propos par une sorte de preuve de sa volonté de faire bonne figure en présence de Leiko, c’est déjà pas mal.

Leiko Parfait. On avance. Ne bougez pas d’un pouce voulez-vous ? Je vais examiner rapidement les preuves de votre maltraitance.

La belle blonde souleva alors brièvement le haut de sa patiente, pouvant ainsi admirer les séquelles de son séjour ici. Elle est en train de vivre un enfer pour un acte certes terrible, mais pour le moins compréhensible. La vengeance est un cas typique chez l’être humain, tout comme l’envie de vouloir protéger ceux qu’on aime, quitte à aller trop loin. Leiko ne pouvait que comprendre ce qui avait motivé Hide à faire une chose pareille… est-ce un crime aussi grave après tout ? Elle a juste débarrassé les ordures. Normalement, cette pensée ne devrait même pas traverser l’esprit de la psychologue… car elle n’est pas supposée cautionner cet acte ; et pourtant c’est le cas. Elle arrive à comprendre et aurait certainement envisagé de faire la même chose si elle avait été dans la même situation. Elle enleva alors sa main du haut d’Hide, pour ensuite retourner s’assoir tranquillement sur son fauteuil,prête à poser des questions supplémentaires à sa patiente. Dans son récit, il y avait eu quelques dires qui l’avaient interpellée ; elle comptait bien évidemment revenir là-dessus.

Leiko Vous avez parlé de don ? Que votre sœur possède, tout comme vous. Est-ce que c’est possible d’en savoir un peu plus.

Une question très pertinente, la soif de connaissance de notre psychologue est presque insatiable. Mais pour elle, c’était un bon moyen d’en apprendre plus sur Hide, sans revenir sur les événements qui ont fait d’elle… une prisonnière de cet endroit inhumain.    


 
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Mer 4 Fév - 18:03



« Who's crazy ? »





 

La main de la psychologue se pose dans ton dos pour saisir ton haut. Un contact humain, doux, après tant de violence, d'isolement, de solitude. Tu respectes sa consigne et ne bouge pas d'un centimètre pendant son rapide examen. Si elle est aussi bienveillante qu'elle peut en avoir l'air, alors elle est ton unique chance.
Quand elle se recule finalement, tu bouges légèrement pour t'installer le plus confortablement possible, malgré les liens qui te torturent à chaque instant en frottant sur les plaies déjà présentes sur tes poignets.
Pas de réaction. Pas un mot concernant l'état de ton dos. Que pense-t-elle ? Tu aimerais bien le savoir, percer le secret que cachent ses yeux dont le regard te fixe. Mais sans t'en donner l'occasion, elle enchaîne sur un autre sujet : ton don.

Tu en viens a te demander ce qu'elle sait de toi, ce qu'il y a d'écrit dans ce putain de dossier te concernant. Il est là, posé sur son bureau, et tu ignores totalement ce qui y est inscrit. Le personnel de cet établissement est au courant pour ton don. C'est en partie pour ça que tu es retenue ici, et non en prison. Mais est-il clairement mentionné dans ce dossier ? Ou la demoiselle souhaite-t-elle simplement que tu en parles toi-même ?

-Rien n'est dit dans votre dossier ?

Tu essaies de croiser les bras, en vain, rapidement rattrapée par la dure réalité. Tu ne bougeras pas. Tu jettes alors un oeil a l'horloge murale au dessus de la psychologue. On va bientôt venir te chercher pour te ramener dans ta cellule. C'est toujours ainsi. Tu n'as jamais passé plus d'une heure en dehors de cette pièce sombre et humide.

-J'ai la capacité de provoquer n'importe quel effet de drogue chez une personne par un simple contact.

Swag non ?
C'est une première pierre jetée dans la mare.

-En contrepartie, je subit des sortes "d'effets secondaires" violents la nuit. C'est indescriptible et intensément douloureux. C'est une douleur interne, dans mon corps et ma tête. Je n'ai rien trouvé contre ça, je ne peux qu'attendre que ça passe.  

Pas un mot concernant le don de ta sœur. Parler ne la protégera pas, alors peut-être que ton silence sera plus efficace. Si toute l'attention se porte sur toi, elle sera peut-être laissée en paix quelques temps.
La psychologue te laisse perplexe. Est-elle vraiment là pour t'aider ou bien est-ce seulement une image que l'on veut te donner ? Tu n'arrives pas à mettre de l'ordre dans tes pensées. Tu ne sais plus qui croire. Que croire. Tu aimerais pouvoir faire confiance à cette jolie jeune blonde qui te fait face, assise sur son bureau. Mais tu n'as aucune certitude de pouvoir le faire. Serait-elle capable de te montrer que tu le peux ?

-Pourquoi êtes-vous ici ? Vous êtes différente du personnel que j'ai jusqu'alors eu "l'honneur" de rencontrer. Vous n'êtes pas là pour assouvir votre sadisme et vos envies de violence, si ? Vous ne dirigez pas cette structure non plus? Alors, pourquoi êtes-vous ici ?

Elle trottine cette question. Depuis de longues minutes, elle se ballade dans ta tête, ne demandant qu'à franchir la barrière de tes lèvres. Peut-être qu'elle cache très bien son jeu, mais Mlle Özilis te semble bien plus douce et conciliante que le reste de l'équipe.

Est-elle réellement là pour t'aider où est-ce simplement une nouvelle manière de te briser ?

-Si vous êtes là pour contribuer a leur objectif qui est de me "briser" comme ils s'amusent à le dire, alors je pense que vous perdez votre temps. Ils n'ont pas besoin de vous. Ils ont déjà réussi.

Tu finis par lever vers elle ton regard bleuté et éteint. Après tout ce que tu as vécu ici, tu ne penses pas pouvoir tomber plus bas.

Si ?



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Mar 17 Mar - 23:21



 
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L
es plaies de la patiente en étaient la preuve : cet établissement est une maison de fous. La psychologue était dégoûtée de voir qu’on était encore capable à notre époque de maltraiter autant un être humain. Cela dit… elle-même n’est pas tout à fait claire dans sa tête alors au final… ça ne la surprenait pas vraiment. Mais alors qu’elle venait de poser la question sur le don de sa patiente, celle-ci répliqua avec une question au lieu de répondre à celle posée par son interlocutrice, ce qui eut le don de l’énerver. Leiko déteste qu’on ne réponde pas à ses interrogations dans l’immédiat. La demoiselle n’est pas patiente… du tout. Elle va souvent droit au but pour une raison simple : elle n’a pas de temps à perdre. Sa réplique fut immédiate, à la fois sèche et soudaine :

Leiko C’est de votre bouche que je veux l’entendre. J’ai suffisamment de lecture chez moi, c’est votre voix que je veux entendre. Tout le reste est superflu.

Les mots de la psychologue avaient visiblement fait leur effet, Hide décida enfin de parler de son pouvoir. Leiko alla donc poser son postérieur sur son fauteuil, avant de poser ses émeraudes sur la demoiselle en face d’elle, qui évoqua enfin ce que son interlocutrice voulait savoir. Elle écouta donc attentivement, sans dire un seul mot. Elle nota cependant quelques fois, pour être sûre de ne rien oublier par la suite. N’oublions pas qu’elle est censée s’occuper du cas d’Hide, elle ne voulait donc rien négliger pour le moment. Impatiente certes, mais minutieuse quand même. De ce qu’elle pouvait comprendre, le don de sa patiente semblait être à double tranchant. D’un côté il peut soulager, de l’autre il peut punir. Un peu comme le karma, si jamais certains y croient. Pour ce qui est de la psychologue, elle n’y croit pas. Pas plus en ça qu’en Dieu d’ailleurs. Elle n’aime pas l’idée de devoir être dépendant d’une croyance. Le destin ne lui dit rien non plus… pour la simple raison qu’elle n’aime pas non plus l’idée de ne pas être aux commandes de sa vie. Bref, toujours aussi silencieuse, la demoiselle écoutait d’une oreille attentive les derniers dires de sa patiente. Et c’est alors que celle-ci s’engagea dans une série de questions que Leiko ne pouvait malheureusement pas ignorer. Elle se devait d’y répondre. En revanche… tout avouer sur ses intentions maintenant serait du gâchis. On ne dévoile pas l’entièreté de son jeu en tout début de partie, c’est logique.

La psychologue prit simplement une légère inspiration avant d’esquisser un sourire bienveillant. Elle prit alors la parole en ces termes :

Leiko Je suis bien plus différente que vous ne pouvez l’imaginer. Et je crois avoir été claire au départ non ? Je suis là pour m’occuper de vous. La destruction du peu de ce qu’il reste de vous ne m’intéresse pas. Un psychologue n’est pas là pour démolir… il est là pour avoir l’effet inverse sur l’esprit d’une personne. Seulement voilà… mes paroles ne suffiront pas à vous convaincre. Alors je vais changer la donne, à ma façon. La séance est terminée. Mais avant que vous ne partiez vers votre « chambre »…

La demoiselle se leva alors et s’approcha d’un pas félin vers sa patiente. Une fois suffisamment près de son visage, ses lèvres vinrent bifurquer au niveau de l’oreille d’Hide. Leiko reprit alors la parole, chuchotant avec malice, comme elle sait le faire :

Leiko Au sujet de la personne qui va mourir ce soir. Vous la connaissez. Et vous ne la portez pas vraiment dans votre cœur. J’attends de vous que vous soyez extrêmement plus coopérative demain. Oh j’oubliais presque… j’aurais des nouvelles de votre sœur d’ici demain, je vous en fais la promesse. D’ici là… portez-vous bien.

Oui… une personne de cet établissement va mourir ce soir.
Hide connait cette personne.
Oh… elle ne la connait que trop bien.
Mais… chut ! C’est un secret !   


 
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Mer 18 Mar - 23:05



« Who's crazy ? »





 

Visiblement, la demoiselle n'aime pas que l'on réponde à ses questions par d'autres questions. La rapidité avec laquelle l'expression de son regard a changé en serait presque inquiétante.
Tu fais bien de ne pas la contrarier davantage en coopérant un peu. Si elle est la seule personne susceptible de t'aider ici, tu dois faire en sorte qu'elle en ai envie. Même s'il est désormais compliqué pour toi de dialoguer normalement avec quelqu'un. De plus, le fait qu'elle prenne des notes te met mal à l'aise. Tu as encore cette impression d'être une souris qu'on étudie dans un laboratoire, qu'on malmène et qu'on pousse aux limites de son corps.

Quand tu reprends la parole pour la questionner a ton tour, tu t'attends d'abord à un refus de sa part. Ce qui n'est au final pas le cas puisqu'elle te sourit, avant de prendre la peine de te répondre.
Elle est là pour s'occuper de toi dans le but que tu ailles mieux ? Pour quoi faire ? Pour qu'ils puissent "s'amuser" plus longtemps ?
Tu ne peux pas le lui demander pour le moment, rapidement intéressée par son déplacement. Elle s'approche de toi, sublime, encore et encore, jusqu'à placer ses lèvres à quelques centimètres de ton oreille. Cette femme est incroyablement sensuelle. Fait exprès ou inconsciemment, le moindre de ses gestes te semble gracieux, délicat. En parfaite contradiction avec ses paroles parfois un peu dures.
La preuve immédiate en est la mort proche d'une personne qu'elle t'annonce. Tu ne sais pas quoi penser. Est-elle sérieuse ? Comment le sait-elle ? Et qui va mourir ? Des gens que tu ne portes pas dans ton cœur, il n'y a que ça ici, hormis ta sœur.
Ta soeur, sujet de la promesse qu'elle te fait pour conclure. Elle te promet de t'apporter des nouvelles dès demain. Tu l'espères. Tu l'espères tellement. Savoir si elle va bien. Savoir si elle est réellement ici.
"D'ici là, portez vous bien." Tu en rirais presque. S'il y a bien quelque chose qui ne dépend pas de toi ici, c'est bien ta santé. Cela signifie également la fin de la séance, la fin de ce moment de répit où tu as pu t'asseoir, avec de la lumière, des vêtements propres, et quelqu'un qui ne désire pas se défouler sur toi.
Ce n'est plus qu'une question de seconde avant que quelqu'un vienne te chercher. Ce quelqu'un, tu te doutes bien de qui c'est. Le même qu'il y a une heure, puisqu'il n'a pas encore terminé son service.
Bingo, tu entends la porte derrière toi s'ouvrir, ainsi que le bruit de ses pas pesants quelques secondes plus tard. Tu tournes légèrement la tête et aperçois son visage. Il est à côté de toi, déjà entrain de te détacher du fauteuil. Tu jettes un regard a la psychologue en face de toi. Qu'y lira-t-elle ? De l'espoir ? De la douleur ? De la peur ? Ou bien même les trois ?

On te force à te lever sans trop de douceur. Tu obtempère afin de ne pas t'attirer plus de foudres que celles qui te sont déjà attribuées. Cependant, avant de passer la porte, tu te retournes malgré la menace de ton geôlier, afin d'adresser encore quelques mots à la jolie blonde.

-Pourquoi m'aider à aller mieux si, comme il me l'a été répété tant de fois, je ne sortirais pas d'ici ?

On finit par te pousser en avant. Retour en enfer.
Est-ce que quelqu'un racontera à Mlle Özilis ce qu'à fait l'enfoiré qui t'a ramené dans ta "chambre" en attendant la fin de son service ?
Ton corps, peut-être.





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Dim 29 Mar - 10:42



 
❝ Do you want to know a secret ?
• feat. Hide •


 

 
P
our cette fois, Leiko ne prit même pas la peine de répondre. Elle se contenta de regarder le geôlier préféré d’Hide venir la chercher, pour la ramener dans la cellule qui lui sert de chambre. Dommage pou lui, c’est la dernière fois qu’il pourra faire ce qu’il lui fait. S’il y a bien une chose que la psychologue ne supporte pas, c’est les abus de position dominante. Seulement voilà… grâce à SA faculté, rares sont ceux qui peuvent être aussi dominants qu’elle. Mais là encore, c’est un petit secret, qu’elle ne dévoilera pas au premier venu et donc certainement pas à Hide. Pour le moment en tout cas.

Bref, la séance est terminée.

Le lendemain fut certainement plus facile à vivre pour tout le monde. Pour Leiko comme pour sa patiente. D’ailleurs, la psychologue l’attendait de pied ferme dans le bureau provisoire qu’était le sien pour cette analyse. Cette cure même si l’on en croit les dires de la demoiselle.  Celle-ci s’était confortablement installée sur son fauteuil, relisant les inepties inscrites dans le dossier d’Hide. Chaque ligne était un mensonge, sauf peut-être celles sur les circonstances de la mort de ceux qui lui voulaient du mal, à elle et à sa sœur. Tiens justement, en parlant de sa frangine : comment va-t-elle ? Le même état qu’Hide. Maltraitée et sans véritable espoir de s’en sortir. Leiko avait eu la chance d’observer brièvement le traitement qu’on lui infligeait… elle portait les mêmes séquelles que sa patiente. D’autant plus que cette fois… sa mémoire fut beaucoup plus accessible que celle d’Hide.

Ah ! Quand on parle du loup, on y voit la queue. Voilà la fameuse patiente, qui comme à son habitude, avait une démarche et une mine abattue. Cependant, Leiko remarquait l’absence d’une certaine personne. Tiens… mais où peut être donc le geôlier préféré de la patiente ? Mystère et boule de gomme comme on dit. Enfin… peut-être pas pour tout le monde. Un grand sourire aux lèvres, la psychologue demanda à ce qu’on installe rapidement la demoiselle. Il semblerait que le personnel qu’on ait choisi pour l’accompagner semble un peu moins virulent dans ses gestes, ainsi qu’un peu moins taré. En tout cas… c’est ce que leur mémoire semble lui indiquer. Sans doute que la patiente est entre de bonnes mains pour une fois.

Leiko Ravi de vous revoir mademoiselle. Prenez votre aise j’ai fait un peu de café, une longue séance nous attend aujourd’hui, autant être dans de bonnes conditions, pour ne pas dire optimales.

Un petit sourire en coin plus tard, Leiko attendait que le personnel eu quitter la pièce pour lui donner la tasse. Normalement, elle devrait pouvoir le consommer sans trop de difficulté. Après tout… un certain poids va s’enlever de ses épaules. La psychologue quant à elle, dévora goulument son breuvage. Elle avait une certaine soif et semble être amatrice de café. Tout cela aurait même pu être parfait avec des petits gâteaux. Sans doute que lors de la prochaine séance, elle ne les oubliera pas. Bref, la demoiselle fixa alors longuement son interlocutrice, lui adressant un petit sourire amusé avant de reprendre la parole :

Leiko Tiens… il ne me semble pas avoir vu votre meilleur ami avec vous aujourd’hui… quel dommage. Je me demande bien ce qu’il lui est arrivé. Serait-il juste malade ? Ou mort ? Oh… je suis trop sinistre moi, ça ne va pas du tout ça ! Mais en même temps… j’en connais une dans cette pièce qui se réjouit certainement de cette absence. D’autant plus que mon petit doigt me dit… que vous ne le reverrez plus jamais.

Une fois encore, Leiko s’approcha de sa patiente, pour finalement lui susurrer à l’oreille :

Leiko Mais chuuuuut ! C’est un secret !

Mais alors… qu’est-il arrivé à cet infâme petit enfoiré ?
Enfin, voyons… comme ci ce n’était pas évident.
Mais chut ! C’est un secret !  


 
•••

 
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We gotta live a little, be naughty but nice, just to give a little. A freak show show let's live a little. I'm gonna get what I want, so give a little. We're about to break, and I don't know how much more of this you can take. I wanna see the animal in you escape, Oh can you feel the fire burning through your veins ?
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