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 scare them ; be a terrorist △ néron

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Mer 20 Aoû - 21:28




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DAISY • Tu te réveilles, & James n’est pas là.
En soi, rien d'extraordinaire ; depuis qu'il a retrouvé la vue, il a également retrouvé sa vie. Monsieur s'affaire à Paris Avenue dans la matinée, déjeune avec de futurs partenaires quand vient l'heure du repas puis s'occupe de la paperasse jusqu'à ce qu'il soit temps de rentrer chez lui -chez vous ?- & de faire face à tes caprices, tes sautes d'humeur ou tout simplement à ton silence. Dis moi Zero, depuis combien de temps ton regard n'a-t-il pas croisé le sien ; Pendant combien de temps encore vas-tu jouer les égoïstes ? Tu sais très bien que tu ne peux pas décemment lui en vouloir de s'être arraché à sa condition d'infirme, même si cela impliquait l'aide de Sébastien & sans doute de tout un tas d'autres personnes aussi peu recommandables derrière. Mais c'est plus fort que toi : tu t'étais habituée à votre petite vie à deux, à cet équilibre précaire auquel tu tenais tant. Après tout, qu'est-ce que t'avais connu d'autre ? Depuis que t'étais revenue, il n'y avait eu que James ; tous les autres avaient seulement tenté de te renvoyer les deux pieds dans la tombe. & voila que pour James, la vie reprenait son cours ; mais pour toi ? C'était bien triste à dire, mais pour toi, y'avait simplement pas de cours à reprendre. T'avais pas de potes -t'en avais jamais vraiment eu de toute manière, mais même les rares candidats au poste te pensaient morte & enterrée aujourd'hui-, pas de job & pas grand chose d'autre : tout ce que t'avais, c'était James ; mais James lui n'avait pas que toi.

Ca te laisse pas mal de temps pour réfléchir, & ça laisse surtout pas mal d'occasions à tes démons de ressurgir. D'ailleurs dieu sait qu'ils ne s'en privent pas ; il suffit que tu mettes un pied dehors pour que tu croises l'ombre de Sébastien au détour d'une ruelle, celle de Sora au milieu d'une foule. T'as essayé d'être raisonnable, de te dire que c'était pas eux que tu les croiserais pas que tu les croiserais plus, puis t'as fini par simplement arrêter de sortir. C'est pas si mal, au fond : la villa est grande, alors en te morfondant chaque jour dans une pièce différente, ça t'as pris deux semaines pour en faire le tour. Mais maintenant ça fait plus d'un mois que tu traînes & y'a rien qui s'arrange, & même toi t'as fini par en conclure que de tout laisser tomber n'était clairement pas la solution au problème.

Alors tu t'étais levée ce matin, toute seule mais toute pleine de bonnes intentions ; en essayant de ne pas te souvenir que la dernière fois que t'avais tenté de sauver les meubles, t'étais tombée sur James & son nouveau regard froid, son regard creux son regard vide. & celle d'avant ? T'avais fini les larmes plein les yeux & surtout un couteau en plein coeur. Mais même ça, ça n'avait pas réussi à gâter ton optimisme. Alors t'as regardé l'heure déjà bien avancée de l'après-midi, tu t'es souvenue que James n'avait pas de dîner d'affaire prévu ce soir, & tu t'es dit que t'allais faire un effort, ce genre de trucs que font les gens normaux. T'as passé deux heures dans la salle de bain à tenter de camoufler tes cernes & tes traits tirés, à essayer des fringues que James t'avais ramené du boulot & que t'avais jusqu'alors dédaigné. Ta main s'est posée sur le téléphone pour appeller un taxi, & puis dans un élan de courage, tu t'es dit que t'allais faire les choses jusqu'au bout. Alors t'as fait comme tout le monde ; t'as rassemblé deux trois affaires dans un sac à main, recoiffé tes cheveux à la va-vite & après un mois & quelques, t'as finalement mis les pieds dehors. & dans ce dehors t'en as croisé, des sosies de Sébastien & des clones de Sora, oh oui t'as croisé bien du monde ; mais t'as continué ta route parce que pour une fois dans ta vie tu vas bien arrêter de te morfondre, hein Zero ? Tu vas rassembler ton putain de courage à deux mains parce que t'as passé l'âge de fuir les problèmes dès qu'ils se présentent, pas vrai ? En plus vu le nombre d'entre eux que tu te traînes, tu vas pas tarder à passer ta vie à fuir si tu continues comme ça, ma grande.

& au final, t'es arrivée devant le siège de Paris Avenue à dix-neuf heures pile, passablement secouée mais pas peu fière de toi. T'as pensé que c'était un peu triste, à vingt ans & quelques, de se réjouir pour si peu ; c'est pas le genre de choses dont sont fiers les gamins de quatre ans, plutôt ? Mais t'as secoué la tête pour en chasser la moindre pensée négative, & tu t'es aventurée dans le hall de l'immeuble. On t'a regardée avec bienveillance, la même que celle avec laquelle on regarde les gosses, & encore une fois tu t'es dit que t'étais vraiment pathétique ; mais t'as réussi à articuler deux mots suffisamment intelligibles pour qu'on t'indique le bureau de James, au ving-cinquième étage. Dans l'ascenceur, tu t'es surprise à faire des trucs idiots dignes d'une adolescente avant son premier rencard ; t'as passé les sept premiers étages à recoiffer la même mèche, les six suivants à retoucher ton rouge à lèvres, celui d'après à tirer nerveusement sur ta jupe & ceux qui restaient à sourire un peu bêtement. Puis les portes se sont ouvertes & tu t'es frayée un chemin à travers une armada de filles toutes plus jolies & plus immenses les unes que les autres, de mecs un peu trop enjoués pour être totalement hétérosexuels & d'individus tellement maquillés que t'aurais eu du mal à les classer dans l'une ou l'autre des deux catégories précédentes. & enfin, tu t'es retrouvée devant la porte du bureau de James.

Un coup d'oeil à travers les stores t'apprit qu'il était bel & bien dans la pièce -ou du moins que quelqu'un s'y trouvait, & qui aurait-ce bien pu être d'autre ?- & t'as surpris ton reflet dans la vitre en train de sourire comme une parfaite idiote. T'as effleuré la poignée, retiré ta main, recoiffé une dernière fois cette foutue mèche en te disant que c'était la dernière fois & t'as enfin poussé la porte, en te mordant les joues pour pas débiter tout ce qui te passait par la tête. Salut c'est moi je comment dire j'suis venue te chercher enfin j'me disais qu'on pourrait aller manger quelque part & puis euh j'suis désolée d'être une petite conne complètement égoïste & quand j'te vois j'me demande pourquoi t'es encore là parce que tu mérites tellement mieux que moi & puis je & puis y'a rien qui sort, alors tu te contentes de danser d'un pied sur l'autre avant de t'approcher, timidement. James est de dos, assis à son bureau, & il ne t'a visiblement pas entendue entrer. D'ailleurs, il a l'air d'être passé chez le coiffeur & puis-oh.

Tu laisses échapper un petit cri de surprise & t'esquisses malgré toi un mouvement de recul, emportant avec toi deux trois dossiers qui traînaient par là & qui finissent leur course à tes pieds. C'est pas James. C'est un mec entre deux âges, le visage étonnament blafard, au sourire inquiétant & au regard un peu trop calme.

... Original, tu finis par lâcher avec un vague geste de la main à la hauteur de ton visage, histoire qu'il comprenne que tu parles de son maquillage. Dé-désolée, tu reprends, & ta voix tremble pour une raison que tu ne t'expliques pas, j'voulais pas déranger, je ... je cherche James Winchester, tu t'exclames d'un ton un peu trop enthousiaste.

T'es mignonne, avec ton sourire gêné & ton regard fuyant. T'as vraiment l'air d'une imbécile heureuse, & c'est peut-être bien ce que t'es ; imbécile à n'en pas douter, & heureuse très certainement , mais pour combien de temps ?

Je, j'ai du me tromper de bureau, j'suis vraiment confuse, tu poursuis en détournant les yeux, est-ce que vous pourriez me dire où je pourrais le trouver ?

C'est ça, Zero, demande lui où il est ; & tant que t'y es demande lui pourquoi lui te met mal à l'aise comme ça, demande lui ce qui va pas avec son visage ce qui cloche avec son sourire ; demande toi à quand remonte la dernière fois qu'un inconnu t'as filé ce genre de frissons dans le dos.




néron & zero


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Mer 20 Aoû - 22:43


FEAT. ZERO
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Aujourd’hui était un jour spécial, oh oui. Aujourd’hui était un jour important, car tu allais à nouveau faire avancer ton petit plan malsain visant la destruction du système corrompu mis en place dans la passionnante et gigantesque ville de Tokyo. Ce que tu pouvais être excité à cette idée, c’est fou. Tu n’avais pas été comme ça depuis la fois où tu t’étais amusé à jouer au foot avec la tête d’un enfant mort dans un règlement de compte et la fois où tu étais parti mettre trois balles dans l’abdomen d’un jeune garçon avant de renverser sa vie comme un sablier. Et comme aujourd’hui était un jour spécial, tu avais pris des dispositions on ne peut plus spéciales pour rendre cette journée merveilleuse et surtout mémorable. OH OUI, on en parlera encore dans les journaux comme un acte de barbarie gratuit visant uniquement à atteindre un des trois rois de Tokyo, et pas n’importe quel roi ! Le grand, le majestueux, le tsundere et très probablement alcoolique James Winchester. C’était ton petit préféré des trois, oh oui oh oui. Parce que son nom, même s’il inspire le respect et le pouvoir aux pauvres citoyens, toi il ne t’inspire que quelques blagues. Et c’est sûrement ça qui te permettait de te sentir aussi différent, le fait que tu ne ressentes pas la moindre peur vis-à-vis de quelqu’un d’aussi puissant que le PDG de Paris Avenue.

MAIS TU N’ES QU’UN PETIT VAURIEN NERON, COMMENT COMPTE TU T’APPROCHER D’UN ROI ? Très simple petit narrateur, très simplement. Pour annoncer une mauvaise nouvelle à un roi, le bouffon a besoin d’accompagner ça d’une ou de deux blagues ! Et dans le cas de notre roi Winchester, le bouffon Néron lui apportera un véritable banquet ! N’est-ce pas Néron, tu as bien l’intention de le faire rire à s’en décoller la mâchoire, non ? Au pire du pire, tu peux toujours l’aider avec un bon coup de barre à mine dans les dents. HAHA. Ta chance était la suivante : le jeune garçon que tu avais enrôlé après l’avoir rendu complètement fou t’avais un peu raconté sa vie. Oh, rien de bien intéressant ou que tu ne savais déjà, bien entendu. Mais son chemin avait croisé celui du roi bleu et ça, ça c’était intéressant. Parce qu’il savait également qui était ses proches et avec qui il fallait comploter pour obtenir un dîner aux chandelles avec le brun ténébreux. Zero, une fille au passé aussi trouble et incertain que le tien, semblait tout avoir de la proche compagne pour un roi solitaire et bien trop puissant pour être clean. Alors, c’est avec elle que tu devais discuter si tu voulais une audience avec  James Winchester. Discuter ? Utiliser. Utiliser ? Hahaha. Tu appliquais ton maquillage blanc sur ta peau déjà bien pâle, rajustant ton petit nœud papillon et fait claquer tes talons sur le sol impeccable de ta boutique, aujourd’hui Néron était de sortie !

Où trouver des informations sur la cachette d’une toute petite souris ? DANS LE BUREAU DE SON PROPRIETAIRE, BIEN SUR. Elle devait certainement travailler dans les locaux de Paris Avenue, certainement. Mais tu es un bien piètre détective, Néron. Ou alors, tu n’as pas suffisamment d’intérêt pour les petites pièces que tu ne prends jamais vraiment le temps de t’en occuper correctement. Négligeant, tu n’avais finalement pas la moindre idée d’où pouvait se trouver celle qui te servirait de laisse pour une des trois têtes du cerbère que tu avais l’intention de combattre. Et le regard passablement blasé du type de l’accueil quand il t’annonce qu’il ne connait pas la moindre Zero ne faisait que te renvoyer au fait que tu n’es toujours pas omnipotent, ni omniscient. Tu es juste passablement omnigonflé, toi aussi. Mais tout va pour le mieux, un cats retombe toujours sur ses pattes et le mec de l’accueil semblait bien moins arrogant quand tu lui demanda avec insistance où se trouvait le bureau du grand manitou, avec un sourire qui ne laissait pas place au refus. Te voilà au vingt-cinquième étage, à bidouiller la serrure du bureau du patron pour faire irruption dans son bureau sans même que la sécurité ne se pointe. Enfin, pour une entreprise qui avait fait de la mode grotesque de Tokyo un gagne-pain, tu devais certainement passer pour un mannequin un peu paumé. Et puis si la sécurité des entreprises comme ça était aussi redoutable que ce qu’elle voulait faire croire, ça se saurait. Tu as même entendu dire que Motors District avait pour habitude de se faire vandaliser tous les mercredis, aussi sûr que quand c’est lundi, c’est ravioli. Néanmoins, tu es plutôt agile avec les serrures, alors tu rentres sans trop faire de bruit et WOAW, c’est donc ça la vue qu’on a quand on est au sommet de Tokyo ? C’est donc ça la vue pour laquelle on empilait les cadavres ? Tout ceci te semblait bien futile et tu avais encore une fois la confirmation qu’un peu de chaos dans ce paysage terne lui apporterait quelques couleurs agréable.

And that, kids, is how i met your mother. PARCE QUE JUSTE QUAND TU COMMENCAIS A REELLEMENT TE DEMANDER COMMENT TU ALLAIS TROUVER LA FAMEUSE ZERO, LA VOILA QUI TE TOMBE DESSUS SANS MEME QUE TU LE DEMANDE. Si c’est pas beau la vie. En tout cas, elle correspond tout à fait à la description qu’on t’en avait faite et si elle cherche James Winchester, c’est sûrement elle. Et si c’est pas elle, maintenant qu’elle t’as vu… Tu ne répondis pas à sa question, te contentant simplement d’un haussement de sourcil et d’un petit ricanement de type « Kihihihi » tellement malsain que même le rédacteur se demande s’il ne regarde pas trop de film sur les psychopathes. En silence, tu te levas du fauteuil et quitta le bureau pendant seulement quelques instants, le temps de vérifier qu’il n’y avait personne aux alentours, que vous étiez bien tranquille et de trouver de quoi la maîtriser. Et tu avais exactement ce qu’il fallait dans le grand sac que tu avais ramené avec toi. T’avais fait passé ça pour une perche que tu allais utiliser pour on ne sait quelle activité de mannequinat que tu avais inventé, en tout cas c’était passé crème pour le débile de l’accueil qui voulait plus se débarrasser de toi et oublier ton existence à jamais, qu’autre chose. Tu en sors une lourde masse dont tu poses l’extrémité sur ton épaule droite, avant de revenir doucement et en sifflotant une comptine pour enfant. Un peu de légèreté, quand même.

Maintenant de nouveau dans le bureau et avec ton imposante masse en ta possession, tu fermes tranquillement la porte, toujours en sifflant, avant de te retourner dans sa direction et de sautiller jusqu’à elle, comme le ferait un enfant. Même si avec ta dégaine de clown décharné, on dirait plutôt un… Clown décharné. T’inquiète ma gueule, c’est gratuit. ─ SI TU SAVAIS COMME JE T’AI CHERCHE PARTOUT GWENDOLINE, CA DOIT FAIRE AU MOINS DEUX HEURES ! C’est moi ton père, Mortimer Debellefort ! Non, plus sérieusement. Je suis Néron et j’ai quelques questions, rien de bien méchant. J’aimerais que tu évites de crier, par contre. Je suis pas vraiment chez moi et si jamais la sécurité débarque, je devrais t’accuser de viol. BON. Et si tu allais t’asseoir avant que j’utilise cette grosse masse pour t’éclater les deux genoux et regarder de quel côté l’os briser va sortir de ta peau ? Merci, hihihi. En bon gentleman, c’est tout naturellement que tu lui indiquas le siège du PDG. Tu préfères rester debout. C’est plus simple pour faire du piano en plus, pour moi ça veut dire beaucoup.  
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Sam 23 Aoû - 21:42




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Ca ira.
Combien de fois as-tu répété ou entendu ces mots, ces dernières semaines ces derniers mois ? Sauve toi. Je vais bien, & tout ira bien. C'est fini, tout est fini & tout ira mieux. Ca va aller, ça s'arrangera & on s'en sortira. Autant de promesses balayées par le destin d'un revers de manche ; & tu serais bien en mal de dire si on t'avait menti tout le long, ou bien si tu t'avais juste été trop naïve. Toujours est-il que c'était faux : ça ne s'arrange jamais. On t'avait bercé d'espoir comme on en berce les gamins ; avec le temps tout s'arrange, pas vrai ? & t'y avais cru, t'avais tenu bon parce que ça finira par aller mieux. T'avais cru que tout irait bien quand tu t'étais retrouvée face à Sébastien ce soir-là, cru que tu pouvais t'en sortir & peut-être bien l'en sortir par la même occasion. Quand t'étais revenue, t'avais cru que tu pouvais tirer un trait sur le passé & faire comme si tout allait bien, cru que tes fantômes ne te rattraperaient jamais plus ; & quand ils l'avaient fait t'avais cru que vous vous en tireriez James & toi, cru que c'était terminé quand Sora lui avait crevé les yeux, quand Sébastien s'était tranché la gorge, quand ils s'en étaient allés. Mais ce qu'il faudrait que tu comprennes, Zero, c'est que ça ne finit jamais ; tout comme Hoder était venu arracher les yeux de James ce jour-là, y'aurait toujours quelque chose qui viendrait après, toujours quelqu'un pour piétiner le peu d'espoir qu'il te restait. Ca ne s'arrange pas, ça empire & ça finira par te tuer. Encore.
Tu devrais le savoir, non ? T'aurais du finir par en tirer des leçons, par apprendre à te méfier un peu plus peut-être ; tu devrais même pouvoir sentir le danger venir, à force. Mais non, ça te prenait tout le temps par surprise & jamais assez tôt pour que tu puisses t'en tirer indemne ; & même si tu le sais pas encore, cette fois-ci ne fera sans doute pas exception.

Devant toi l'intrus se lève, & t'as désormais tout le loisir d'observer son visage, de la blancheur fantomatique de sa peau à cette étincelle dans son regard qui ne te dit décidémment rien qui vaille ; mais surtout son sourire, & c'est quand il finit de s'extirper de son fauteil que tu réalises que ce sourire là n'a rien d'humain. Qu'il ne s'agit même pas d'un vrai sourire mais d'une entaille, de l'oeuvre abominablement minutieuse d'un esprit malade ; mais ce que tu ne sais pas, c'est qu'il s'agit du sien. Puis y'a son regard qui te fige & puis son rire, ce rire malade qui te glace le sang. Il s'approche & instinctivement tu recules, jusqu'à ce que ton dos se heurte au mur ; mais lui se contente de te passer devant & de sortir comme si de rien n'était.

Alors tu te dis que t'es peut-être en train de virer paranoïaque, que peut-être le monde entier ne te veut pas du mal & c'est toi qui exagère ; puis son sourire c'est peut-être simplement du sillicone, ce genre de choses qu'ils utilisent dans le cinéma, oui ça doit être après tout qu'est-ce que ça pourrait bien être d'autre ? T'es vraiment une putain d'imbécile à voir le mal partout, faudrait peut-être que tu te calmes Zero, tu crois pas ? C'est ça, se calmer. Tu reprends ton soufle & tu secoues la tête, comme blasée par ta propre idiotie. T'es sur le point de te retourner pour appeler James depuis le téléphone du bureau, quand t'entends la porte claquer dans ton dos ; & dans ta tête c'est forcément lui qui rentre, & tu vas enfin pouvoir le serrer dans tes bras lui dire qu'il t'a manqué & puis lui dire tout le reste aussi ; mais aussitôt que tu fais volte face, ton sourire se fâne à la commissure de tes lèvres & là, ce sont tous tes espoirs qui volent en éclat. Tu te souviens maintenant, Zero ? Ca ne s'arrange jamais.

SI TU SAVAIS COMME JE T’AI CHERCHE PARTOUT GWENDOLINE, CA DOIT FAIRE AU MOINS DEUX HEURES !

& c'est le son de sa voix qui déclenche en toi la panique, & tu comprends que c'est pas un acteur quand tu vois la masse qu'il traîne sur son épaule ; c'est pas un acteur non c'est encore un pauvre malade qui a décidé de ruiner ta vie & t'en as plus qu'assez putain t'as juste envie qu'on te laisse tranquille. Alors tu l'écoutes à peine déblatérer de sa voix trop enthousiaste pour être honnête ; dans ta tête, c'est Sébastien que tu vois en face. Sébastien qui avait lui aussi commencé par te déclamer de fausses politesses, Sébastien avec qui t'avais tenté de discuter, Sébastien qui t'avait planté un couteau en plein coeur sans la moindre once de pitié. Tes mains se crispent & tu secoues la tête : tu te laisseras certainement pas avoir une deuxième fois. Ni négociations ni suppliques, même si au fond de toi tu crèves de peur & t'as juste envie de te le supplier de pas te faire de mal parce que putain, on t'en a déjà bien trop fait. T'as envie de lui hurler tous les efforts que t'as fait pour pas sombrer, t'as envie de l'implorer de pas tout balayer d'un coup de masse de lui jurer que t'as pas mérité ça ; mais à quoi bon ? Au même titre que tous les autres, ce type là n'en a rien à foutre ; si t'as envie de te sauver, il va falloir que tu te débrouilles.

BON. Et si tu allais t’asseoir avant que j’utilise cette grosse masse pour t’éclater les deux genoux et regarder de quel côté l’os briser va sortir de ta peau ? Merci, hihihi.

T'as les larmes qui montent aux yeux, le coeur qui tambourine contre ta poitrine & un patient atteint d'un Parkinson en phase terminale tremblerait sûrement moins que toi ; dieu ce que tu fais pitié, Zero. Tu t'avances vers le siège qu'il t'a désigné en chancelant sans rien dire, & c'est en voulant éviter le sien que ton regard se pose une nouvelle fois sur le combiné du téléphone ; celui que t'avais voulu décrocher pour appeler James, y'a quelques minutes de cela, & tu réfléchis à toute allure parce que tu sais que c'est ta dernière chance ; tu sais que t'as jamais été courageuse & que d'ici quelques secondes, tu vas te mettrer à chialer comme une gamine & t'assoir bien docilement sur ce putain de siège en attendant qu'un pauvre dingue t'éclate les rotules. C'est maintenant ou jamais.

Alors au moment où tu devrais te laisser tomber sur le siège, tu t'empares du premier dossier qui traînes & tu lui lances à la gueule en hurlant faiblement de rage, & t'en balaces un puis deux puis cinq jusqu'à ce que ta main ne trouve que du vide ; & tu profites des quelques secondes de flottement pour te ruer sur le téléphone & composer fébrilement un numéro que tu connais par coeur, & tes doigts tremblent à tel point que t'as sûrement inversé deux chiffres ou douze, mais tu t'accroches à ce putain de téléphone avec l'énergie du désespoir parce que tu sais que t'auras aucune autre chance, à supposer que celle-ci en soit une. Tu sais même si ça sonne au bout de la ligne tu sais même pas si quelqu'un décroche ; t'es en train de perdre pied & t'essaies juste d'articuler quoi que ce soit d'intelligible entre deux sanglots.

- James s'il te plaît James je t'en supplie il va- il est armé j'sais pas ce qu'il veut je je James pitié me laisse pas là tu sanglottes avant que ta voix ne se brise pour de bon & que le combiné ne t'échappe des mains pour atterrir définitivement hors de ta portée.

C'est dommage, d'ailleurs : s'il n'était pas tombé aussi loin, t'aurais peut-être pu te rendre compte que tes mains ont trop tremblé que la tonnalité résonne dans le vide que personne n'entendra jamais ton appel ; ni James ni qui que ce soit d'autre. & qu'une fois de plus, Zero, tous tes espoirs sont vains.



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Mar 26 Aoû - 17:50


FEAT. ZERO
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Si seulement elle avait pu être une gentille petite fille obéissante. Oh, si seulement elle avait été plus comme Sora, tu n’aurais pas besoin d’utiliser la force pour te faire entendre. Enfin c’est pas comme si ça te dérangeait plus que ça, après tout, ça apporte un peu de fun. En revanche prendre des dossiers dans la gueule, c’était beaucoup moins sympathique. Elle cherchait à faire quoi avec ça, hein ? Provoquer un traumatisme crânien à l’aide d’une feuille A4 ? Qu’un coin de pochette t’assomme ? De ce fait, tu ne cherches même pas à éviter les dossiers et continue de subir cette horrible violence à base de feuilles quadrillés dans le visage, donnant encore plus à cette scène l’aspect d’un mauvais film d’horreur. Si elle avait été plus blonde, ça aurait sûrement été intéressant de pousser la chose plus loin, mais vu qu’elle a décidé d’appeler son petit copain à l’aide, tu ne pouvais pas t’amuser plus longtemps. Bien malheureusement pour la jeune femme, sa maladresse la poussa dans une situation où le combiné du téléphone lui échappa et retomba largement hors de sa portée, vous laissant tous les deux dans une situation un peu particulière. Toi car tu ne sais pas si l’appel a eu suite et elle parce qu’elle a certainement signé son arrêt de mort. Mh, oui c’est décidé. Si elle a réussi à appeler James Winchester, il allait rappliquer en vitesse et tu lui auras laissé un beau petit cadavre en guise de cadeau. Tu écartes les feuilles à tes pieds d’un mouvement presque trop calme pour être naturel et t’approches doucement du combiné du téléphone, te baissant avec ta lourde masse et portant le téléphone à ton oreille. Constat amusant, la tonalité est inexistante. Ton sourire psychotique s’élargie, le plus amusant restait quand même le fait qu’irrémédiablement, Dieu semblait de ton côté aujourd’hui. Comme s’il te donnait toutes les armes en main pour voir si tu serais vraiment capable de le titiller. Pari tenu, vieille branche.

Tu laisses le téléphone retomber au sol avant de l’écraser avec un grand coup de masse, accompagnant ton geste d’un rire frénétique, comme si tu t’amusais d’avance de ce que tu allais faire subir à la jeune fille. Et c’est peut-être le cas, après tout, tu es quelqu’un de plutôt créatif. Tu te redresse et balance tes épaules en arrière pour provoquer un craquement glauque, effectuant ensuite un petit moulin avec ta nuque, comme si tu t’échauffais. C’est vrai qu’il va y avoir du sport, mais si son unique manière de se défendre était de t’envoyer des dossiers au visage, tu en aurais vite terminé. ─ Il y a eu un problème avec l’appel. J’ai essayé de réparer le téléphone, je le jure, mais je suis un bien mauvais mécanicien. Je crois qu’il est cassé. J’aurais bien aimé que James vienne à notre petite fête mais… C’est pas encore l’heure pour lui, désolé. Je dois lui préparer une belle petite fête, sinon il risque de ne pas me prendre au sérieux. D’ailleurs, toi non plus tu me prends pas au sérieux, je me trompe ? Je vais te montrer ma petite Josephine que moi, je suis un homme de parole. Mais surtout d’action. Et tu t’approches en sautillant vers Zero, qui même si elle semblait savoir où tu voulais en venir, avait tout d’une jeune fille résignée. Ou alors c’est simplement l’influence de ton pouvoir qui commençait doucement à avoir de l’effet sur elle, bousculant beaucoup trop ses pensées pour qu’elle soit capable de se concentrer sur toi et uniquement toi. Sans grande surprise, tu prends ta masse avec les deux mains, comme s’il s’agissait d’une batte de baseball et l’envoie s’écraser contre le genou droit de Zero dans un geste horizontal emportant ses deux jambes dans le même mouvement, l’envoyant au sol. Maintenant au moins, elle ne risquait pas d’aller bien loin. Sans la moindre douceur, tu envoies ton pied s’écraser contre son visage pour la sonner et l’empêcher de balancer un hurlement capable d’alerter la sécurité. Cette sécurité, bien que pathétique, est sûrement équipé d’un ou deux taser  et faut dire que les tasers c’est quand même super énervant.

Tu hausses les sourcils et laisse tomber ta masse au sol, de toute façon elle est bien trop lourde pour qu’une femme avec un genou complètement éclater sois capable d’en faire quelque chose. ─ Bon maintenant, je pense que j’ai ton attention. On peut discuter ? Holalala, c’est beaucoup trop sérieux tout ça. TU VEUX UNE DEVINETTE ? QU’EST-CE QUI EST EN PLUSIEURS PARTIES ET DANS DES SACS PLASTIQUE ? UN INDICE ? Toi si tu essayes encore de me doubler, kahaha. Merde, j’ai donné la réponse. Bon c’est pas grave. Tu attrapes Zero par les cheveux et la lève de force, parce que c’est forcément de force vu qu’elle a le genou éclaté JE DIS CE QUE JE VEUX OK, et la balance sur la chaise. Vous n’alliez pas avoir une discussion sur le sol, quand même. Tu restes un gentleman.

Une fois l’avoir assis avec plus ou moins de douceur sur la chaise, tu t’assieds à ton tour sur ses genoux, accompagné par un petit craquement qu’il n’est pas réellement nécessaire de de décrire. Et tu t’allonges pratiquement tu elle, collant ton visage au sien. ─ J’me présente, petite coquillette. Je suis la fée clochette. Oui, tout à fait, la fée clochette. Je voudrais changer le monde et le rendre plus beau. MAIS J’AI UN PUTAIN DE GROS PROBLEME, ENCORE PLUS GROS QUE MA baguette. Qu’est-ce que tu croyais. Mon problème, Théa, c’est que personne ne croit en moi. Et si personne ne croit en moi, comme je suis une gentille petite fée, je risque de mourir. Snif snif. ALORS J’AI BESOIN QUE TU M’AIDES A ME FAIRE CONNAITRE, TU COMPRENDS ? Comme ça je pourrais changer le monde et en faire une belle forêt où les animaux de la forêt qui ont le sida pissent dans l’œil de Charlotte aux Fraises, tu comprends ? Tu veux bien m’aider ?
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