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 Save me from the nothing I've become. [Emma, Leiko ♥]

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Dim 13 Avr - 21:27



« I'll never be strong enough. »







Il n’y aurait plus jamais de ‘nous deux’.
Kaiya était partie, et elle ne reviendrait jamais.
Jamais.

Le silence était tombé.
Les sirènes des voitures de police, des ambulances et de tous les autres véhicules qui avaient été appelés en urgence ne retentissaient plus.
Il faisait noir.
Plus le moindre gyrophare, plus le moindre spot halogène, plus rien.
Il n’y avait plus que le noir de mon appartement, le silence dont il était imprégné…

Et la seringue, posée sur la table basse.

Ce n’est pas bien. Je le sais déjà. Ce n’est pas une solution. Je le sais également.
Mais la fuite était ce qu’il y avait de mieux pour me préserver. Je n’avais pas pu fuir devant le corps agonisant de celle qui fut ma sœur, ma protégée. Mais maintenant que je me retrouvais seule, confrontée à l’écrasante réalité, ma volonté n’avait plus eu son mot à dire. Ma raison non plus.
Le garrot retomba sur la table en un léger plissement. Un frisson me parcourait déjà tout le corps. Une douce chaleur réconfortante m’envahissait, m’enveloppait, m’anesthésiait.

Mais c’était loin d’être suffisant car très vite, des images venaient me hanter à nouveau. Un simple regard autour de moi me montrait que la dure réalité était là, juste là, prête à me frapper, encore et encore.  Elle ne reviendrait jamais.
Pour preuve, le sang qui imbibait mes vêtements. L’appartement devait en être couvert, d’ailleurs. Le sang de Kaiya, que j’avais tenue contre moi jusqu’à son dernier souffle, me baignant dans son sang si rouge, si chaud, me couvrait de la tête aux pieds. C’était comme si je l’avais tuée moi-même.
Je ne faisais plus la différence. Mon esprit était tellement dans le noir que je ne savais même plus ce qu’il s’était passé. L’avais-je tuée moi-même, par mes mains ou par mes actes ? Non. Lui faire du mal, lever la main sur elle m’avait toujours été inimaginable. Par contre, pour les actes ayant pu entraîner sa perte, par vengeance ou autre, ce n’était pas impossible.

Il fallait que je sorte d’ici. Cette obscurité quasi-totale devenait oppressante. Je devais sortir, aller loin de cet appartement à l’odeur métallique.
Je me levais donc, et sortais le plus simplement du monde. Sans prendre la peine de fermer la porte, ou de prendre quoi que ce soit. Mon téléphone portable devait toujours être dans ma poche, mes cigarettes également. Dans quel état, ça, c’était une autre question qui ne m’aurait absolument pas effleuré l’esprit sur le moment.

J’avais marché un petit moment, sans savoir où j’allais, sans savoir exactement à quoi je pouvais bien penser. J'étais un peu comme un corps sans âme, un zombie.  Et tout à la fois, les questions se bousculaient dans ma tête, avec tellement de force que je ne pouvais même pas les comprendre.
Jusqu’à ce qu’une fois ne m’interpelle, arrêtant mon flot de pensées sur l’une de ces tumultueuses questions.

« Hé toi là, t’as saigné quelqu’un ou quoi ? »

Non, je ne l’ai pas tuée. J’ai essayé de la sauver, mais je ne pouvais rien faire. J’ai essayé. Je l’ai voulu. Je n’ai jamais voulu qu’elle meure. Je n’ai jamais souhaité qu’elle me laisse, qu’elle disparaisse. Je ne l’ai pas tuée. Je n’y suis pour rien. J’ai mal. Je suis perdue. Je veux qu’elle revienne. Qu’elle ne me laisse pas. Qu’elle me sourit.

« Oh, je t’ai posé une question beauté. »

JE NE L’AI PAS TUEE. JE N’AI RIEN FAIT. JE N’Y SUIS POUR RIEN. NE ME TOUCHE PAS.
L’imprudente main qu’il avait tendue vers moi s’arrêta en chemin, puis recula à mesure qu’il basculait en arrière. Avec moi. Ses mots avaient remis trop d’ordre en moi, trop de clarté. Il avait brisé la bride de ma colère, de ma haine, et surtout, il n’avait pas eu de chance. Et il allait désormais en payer le prix.
Evidemment, sans les effets de la drogue, ma réaction aurait été moins brutale. Sauf que les faits étaient là, et que mon poing s’écrasait sur son visage avec violence.  

Je ne connais pas les péchés dont tu es coupable. Mais j’ai besoin de toi pour accomplir l’un des miens, pour exorciser la peine et la culpabilité que je ressens.






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Sam 28 Juin - 11:30



   

   


   
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 Cigarette. Tu souffles le nuage néfaste dans l'air quelque peu frais de la nuit, savourant ta pause entre deux commandes. C'est fou le nombre de clients qu'il y a ce soir. Tu devrais te dépêcher un peu, mais bon, il faut savoir s'arrêter aussi et ne pas se tuer au travail. De toute façon, ça va bien finir par t'arriver un jour ça, si tu continues à ce rythme. Tu souffles à nouveau, fermant les yeux.

   Puis, au moment où tu vas pour jeter ta clope, une interjection. "T'as saigné quelqu'un ou quoi ?" ? Tu te diriges vers la source de la question, évidemment, ton âme de bonne sœur aillant prit le dessus sur tout le reste -ils peuvent bien se débrouiller encore un peu au bar sans toi. Une autre interjection, plus amère, vient quelques secondes après. "Beauté". Tu tiques brièvement : qu'est-ce qu'ont les hommes à vous parlez ainsi, puisque maintenant c'est à coup sûr à une femme qu'il s'adresse. Exécrable. Ce que tu vois au moment où tu passes le tournant en revanche, enfin, ce qui tombe à tes pieds, est beaucoup plus surprenant.

   - Hide ?..

   Tu passes tes bras sous les siens pour la bloquer et l'éloigner un peu du rustre, criant en même temps à celui-ci de se casser ou tu appelleras la police : infaillible. Évidemment, ça n'en valait pas la peine, sûrement, mais ça reste infaillible. Une fois qu'il commence à s'éloigner tu t'accroupis face à ta protégée, dégageant son visage de ses mèches blondes.

   - Eh, eh, Anko. Hide ! Qu'est-ce qui se passe ?

   Tu la scrutes et ne remarque qu'à cet instant qu'elle a l'air... Poisseuse. Camée. Tu soupires en fronçant les sourcils.

   - Hide, qu'est-ce qu'il s'est passé..?

  Eh, attendez, serait-ce du sang sur elle ?! Tu approches ton visage de son tee-shirt, admets une odeur pour le moins particulière, t'inquiètes. Tu te relèves, entrainant la blonde avec toi, bras dessus bras dessous pour qu'elle ne tombe pas.

   - On va chez moi.

   Une fois dans l'appartement, tu l'assois sur ton canapé, l'examines. Elle n'a pas l'air d'être touchée, physiquement, mais à l'intérieur... Tu localises l'endroit où elle s'est piquée, passe légèrement le pouce dessus. Ton cœur s'affole un peu. Tu aimerais comprendre.

   - Hide, je suis là maintenant, racontes-moi tout.


   
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Lun 30 Juin - 13:50



« I'll never be strong enough. »








C’est un déchaînement de violence.
Tu décharges ta colère et ta peine sur cet homme qui n’a rien à faire dans l’histoire. Non pas qu’il ne mérite pas une claque ou deux. Mais entre deux claques et une pluie de coups de poings, la différence est assez énorme. Tu ne sais même plus pourquoi tu le frappes. La drogue a embrumé ton esprit, et tout ce qu’il te reste en tête, c’est l’image du cadavre mutilé de Kaiya, inanimé dans tes bras.
Donc cet homme, sous tes poings, est le responsable.
C’est injuste et illogique, mais c’est comme ça.

Ou du moins, ça l’est jusqu’à ce que deux mains ne viennent entraver tes bras, les retenant dans ton dos avec une certaine poigne. Tu te retrouves bien vite à genoux face au bitume noir, ta ‘’victime’’ improvisée s’étant fait la malle. La police serait-elle pour une fois arrivée à temps ? Evidement que non. La drogue, la colère et la douleur t’ont tellement coupée du monde que tu n’as pas entendu ton prénom flotter un instant dans l’air. Tu n’as pas non plus reconnu le parfum qui accompagne la personne qui vient de te coincer. Pourtant, tu le connais bien.

C’est Emmanuelle qui s’accroupit devant toi et te dégage le visage. Il est bien mieux caché, pourtant. C’est à ce moment que tu sembles ouvrir les yeux, les oreilles. Tu lui jette un regard à la fois surpris, perdu et défoncé, l’interprétation parfaite de ton esprit à ce moment-là. Qu’est-ce qu’elle fait là ? A vrai dire, tu ne sais même pas où tu es.
Elle te pose la même question, deux fois. Tu l’entends, mais n’y réponds pas. Tu trembles encore de rage, et ta mâchoire ne semble pas décidée à se desserrer. Et puis pour lui dire quoi de toute façon ? Tu ne comprends pas ce qu’il t’arrive, tu ne comprends plus, depuis que tu as trouvé Kaiya près de ton appartement. Maintenant elle est morte, c’est tout ce que tu sais.
La gérante du White Zone te tire alors vers le haut, t’aidant à tenir sur tes jambes. Tu lui obéis assez inconsciemment, faisant l’effort de marcher au mieux jusqu’à chez elle. Chaque pas te fait sentir le contact froid et humide du tissu imbibé de sang de tes habits. Tu as froid, d’ailleurs.

Finalement, tu es autorisée à te laisser tomber sur le canapé. Ce que tu fais sans aucun bruit, t’asseyant tout au bord, les mains jointes. Tes doigts se mêlent et se démêlent nerveusement, rapidement, brutalement. Tu caresses sans douceur tes articulations meurtries par les coups, allant même jusqu’à accompagner le tout d’un léger basculement d’avant en arrière. Une démente.
Le pouce d’Emma effleure ton bras. Tu le sens à peine. Tu n’y fais quasiment pas attention. Habituellement, tu l’aurais au moins caché, histoire qu’elle ne le voit pas, qu’elle ne s’inquiète pas, ou qu’elle ne se mette pas en colère. Là, tu te contentes d’être misérable à côté d’elle, mettant un temps de silence supplémentaire entre vous avant de lui répondre, ou du moins, d’essayer :

-Ils ont tué Kaiya….

Ils ? Tu ne sais même pas qui.
C’en est déjà trop. Ces quelques mots t’éventrent, te compressent le cœur, menaçant de le faire exploser. Tu gémis lamentablement avant de laisser quelques sanglots t’échapper. Puis, quelques secondes après, tu te lèves d’un bon pour faire quelques pas pressés dans la pièce. Comme un animal sauvage en cage, près à attaquer, mais également totalement égaré. Tes poings se crispent. Puis tu te tiens le crâne entre tes deux mains. Tu le lâche, frappant quelque chose d’invisible devant toi. Tu ne sais même plus quoi ressentir.

Il faut que tu casses quelque chose. Quelqu’un.
Mais certainement pas Emma.



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Sam 19 Juil - 16:18



   

   


   
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   Elle croise les doigts. Décroise. Croise. Décroise. Touche ses phalanges meurtries sans même devoir s'en rendre compte. Elle se balance. Elle est... déboussolée, perdue. Il y a vraiment quelque chose qui ne va. Mais quoi, quoi ? Hide, si tu ne lui dis rien, elle ne pourra pas deviner. Emmanuelle se mordille la lèvre, le regard soucieux. Elle ne sait pas quoi faire, elle qui pourtant à tout le temps une quelconque idée en tête. C'est perturbant. Et cette situation est vraiment... Invraisemblable.

  Mais on se réveille Emmanuelle, allez ! Tu es bien dans l'une des capitales où le taux de criminalité est le plus élevé, alors pourquoi ça t'étonne ? Pourquoi t'as l'air autant choquée, pourquoi tu ne dis plus rien, pourquoi tu ne bouges pas ?!

  Et là, réponse. Tu ne voulais pas entendre ce genre de nouvelle et pourtant... Ça ne pouvait être que ça pour qu'elle se retrouve dans cet état : en sang et hagarde. Évidemment. Et ce prénom, Kaiya. Kaiya... Ça te dit quelque chose, elle a déjà dû t'en parler. Ils ont tué Kaiya. Qui ça, ils ? Un autre gang ? Ou ces traqueurs dont certains de tes clients parlent ?

  Elle gémit de la façon la plus déchirante que tu n'aies jamais entendue, pleure. Ça te brise le cœur d'être impuissante face à tant de douleur. Puis elle se lève d'un coup, comme sur ressorts, fait quelques pas dans le salon, prend sa tête entre ses mains pour finalement frapper dans le vide. Ciel. Mis à part le vide, tu n'as rien à lui donner pour quel tape dedans, c'est pas tellement ton genre de... Taper dans un sac de sable par exemple.

  Il faudrait qu'elle change de fringues. Tu passes du coq à l'âne, mais ce n'est pas une mauvaise idée. Tu t'approches doucement d'elle, usant quelque peu de ton pouvoir pour la stabiliser le temps que tu expliques tes intentions.

   - Hide... On va, on va d'abord enlever tes vêtements. Et tu vas prendre une douche, d'accord ? Est-ce que t'as appelé la police, ou quelqu'un ?

  C'est que tu n'as pas vraiment énormément d'informations pour l'instant, alors t'y vas en tâtonnant-en espérant que ça ne la perturbe pas plus encore. Tu l'as tire ensuite doucement en direction de ta salle de bain, priant également pour qu'elle ne parte pas en vrille une fois l'usage de ses membres retrouvé. Soit... Maintenant.


   
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Jeu 31 Juil - 10:58



« I'll never be strong enough. »








Tu vois du sang partout. Où que ton regard perdu se pose, c'est du rouge que tu vois. Tu sens son odeur métallique. Tu sens son contact froid qui commence à sécher sur ta peau et sur tes vêtements. Tu ne sais plus trop si le tien s'est mêlé à celui de Kaiya. Est-ce que l'homme que tu as agressé dans la rue a eu le temps de te frapper ? Es-tu tombée durant ton errance ? As-tu frappé quelque chose ? Aucune idée. Aucun souvenir.

Rien que du sang.

Alors que tu te laisses bercer par la folie dont t'afflige la drogue, Emmanuelle se rapproche. Tu sens finalement le contact de son pouvoir qui t'immobilise doucement. Tu connais cette sensation, tout comme tu connais les intentions de la rousse. C'est pourquoi tu ne cherches pas à te débattre. Tu restes simplement là, immobile, le regard perdu. Sa voix parvient cependant jusqu'à tes oreilles. Tu t'y accroches, écoutant ce qu'elle te dit du mieux que tu peux.
Une douche ne serait effectivement pas une mauvaise idée. Mais ce n'est absolument pas quelque chose que tu avais prévu pour le moment. Un coup de karcher serait peut-être plus efficace d'ailleurs.

Les questions qui suivent te relancent en plein dans l’arène. La police, les secours. Tu as appelé tout le monde, comme la bonne citoyenne modèle qui porte secours à son prochain. Mais surtout, comme l'âme brisée qui perd ce qu'elle a de plus précieux, sans pouvoir faire quoi que ce soit. Impuissante. Et tout ça, avec la pleine conscience des problèmes que cela pourrait t'apporter. La police te connait déjà, elle connait également tes petites affaires, tes "petits" antécédents. Mais Kaiya avait besoin d'aide. Une aide vaine. Mais une aide qui, sur le coup, t'avait donné un peu d'espoir.

-J'ai appelé les secours mais ils sont arrivés trop tard... Et la police pense que j'y suis pour quelque chose...

La gérante du White Zone te tire légèrement pour t'accompagner vers la salle de bain, mais lorsque son pouvoir se retire, tu te laisse tomber à genoux.

-Ils me soupçonne d'avoir provoqué la mort de Kaiya, parce qu'ils ne comprennent pas ce que l'on pouvait avoir en commun... Emma, ils pensent que c'est moi qui ai tué Kaiya...

Tes propres mots te sont insupportables. Tu te torture toute seule. Alors que tes sanglots déchirants et lamentables reprennent, tu passes tes mains rougies sur ton visage avant de lever les yeux vers Emmanuelle.

-Je ne l'ai pas tuée Emma... Je jure que je ne l'ai pas tuée... Je n'aurais jamais pu lui faire de mal.. Pas à Kaiya..

Et tu le répète encore. Pas à Kaiya. Parce qu'effectivement, tu n'aurais jamais pu lui faire le moindre mal. Pas à Kaiya. Cette fleur délicate sur qui tu avais décidé de veiller. Pas à Kaiya. Ta petite soeur.

Mais c'est fini. Il ne reste plus que toi. Lamentable comme une enfant en pleurs, au milieu du salon d'Emmanuelle.



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Lun 18 Aoû - 21:14



   

   


   
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   Elle a appelé. Tu penses même maintenant qu'elle n'a pas arrêté d'appeler. Mais c'est comme dans les films : la cavalerie arrive toujours trop tard. Jamais comme dans les séries : pas de retournements de situation faisant en sorte de sauver tout le monde. Et elle est même suspectée. Elle, pauvre Anko, plus perdue que n'importe qui en cet instant. Elle, désespérée protégée que tu n'as pas su éloigner de ça. De la mort, de la tristesse, de l'abandon, du déchirement. Ce que tu n'as fait qu'effleurer au final quand tu as apprit la mort d'Ayanami, elle doit le ressentir au centuple et ça te désole. Te culpabilise.

  Elle tombe a genoux et inconsciemment, tu sais que ce n'est pas que sur ton parquet, mais également dans un gouffre, un puit, une fosse, ce que vous voulez. Elle tombe et sa chute semble ne pas finir, elle tombe et se brise un peu plus à chaque seconde, comme percutant des obstacles invisibles. Et toi tu ne peux rien faire. Tu ne sais pas quoi faire. Mais tu dois faire. N'importe quoi. N'importe quoi pour essayer de la rattraper ou, au moins, de la ralentir. N'importe quoi pour qu'au final elle ne s'écrase pas et ne se morcelle pas.

 Tu t'agenouilles en face d'elle, la prend dans tes bras et la sert. Pas trop fort. Tu essayes de lui transmettre de ta chaleur à elle, frigorifiée, tu frictionnes doucement son dos en murmurant.

   - Je te crois. Je te crois.

  Tu t'éloignes juste assez pour placer ton visage devant le sien, glissant tes mains sur ses joues. Tes yeux dans les siens.

 - Je te crois, Hide.

 Tu écartes toutes les mèches crasseuses plaquées sur son visage et tu le lui répètes doucement, plusieurs fois. La douche attendra, ce n'est visiblement pas la chose à faire. A la place tu t'adosses donc contre l'encadrement de la porte à côté, tirant l'Atlantide vers toi pour la blottir contre ta poitrine, et tu la berces doucement. En le lui répétant. Elle te parlera plus quand elle le voudra. Elle te parlera plus quand elle le pourra.


   
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